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Maroc : l’inflation atteint 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans

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Dissimulé dans le dernier paragraphe du communiqué du HCP, l’inflation au Maroc a atteint un niveau jamais vu depuis plus de 26 ans, à savoir 5,3 % en mars par rapport au même mois de l’année précédente, en raison de la montée en flèche des coûts de l’énergie et des denrées alimentaires.

Dans une dépêche MAP au titre rassurant «Hausse de 1,8% des prix à la consommation en mars» se cache une information de taille : l’inflation au Maroc a atteint le niveau record de 5,3 % son plus haut niveau depuis plus de 26 ans.

Il s’agit des derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan sur l’indice des prix à la consommation. Le HCP explique ce niveau historique d’inflation par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 9,1% et de celui des produits non alimentaires de 2,8%. Des chiffres qui viennent démentir les messages rassurants du Chef du gouvernement lors de sa dernière sortie au parlement où il a accusé les députés de l’opposition d’exagérer les prix de certaines denrées alimentaires.

Statistic: Morocco: Inflation rate from 1986 to 2026 (compared to the previous year) | Statista
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Le HCP précise également que pour les produits non alimentaires, les variations sur un an glissant vont d’une stagnation pour la «santé» et la «communication» à une hausse de 7,6% pour le «Transport».

Les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2022 concernent principalement :

  • Les “Légumes” + 13,8%,
  • les “Poissons et fruits de mer” + 6,2%,
  • les “Fruits” + 5,2%,
  • les “Viandes” + 3,5%,
  • le “Lait, fromage et œufs” + 2,1%,
  • le “Pain et céréales” avec 1,9% les “Huiles et graisses” + 1,2%,
  • “Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes” -0,2%

Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des “Carburants” avec + 8,0%.

Par villes, les hausses de l’IPC ont été enregistrées à :

  1. Errachidia + 2,8%,
  2. Beni- Mellal + 2,5%,
  3. Settat et Al-hoceima + 2,4%,
  4. Fès, Tétouan et Safi + 2,3%,
  5. Meknès, Tanger et Laâyoune avec 2,1%,
  6. Kénitra et Oujda + 1,9%,
  7. Casablanca + 1,7%,
  8. Dakhla + 1,6%,
  9. Marrakech + 1,4%,
  10. Agadir et Rabat + 1,2%,
  11. Guelmim + 0,7%.

Le danger d’un tel niveau d’inflation est qu’il ne soit pas tiré par une économie forte, ni par une tension sur le marché du travail. Le Maroc ne dépassera pas les 1,1% de croissance en 2022 et l’économie continue à détruire des emplois.

En raison de la passivité et l’impuissance du gouvernement Akhannouch face aux défis géostratégiques, le Maroc s’engouffre jour après jour dans une crise à ne plus finir.

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