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Le Porte-parole d’Akhannouch : Captieux et Ganache

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On peut faire pire que Abayba, faire du Baitas. La malhonnêteté politico-intellectuelle de ce dernier, entretenue par l’obédience aveugle à son maître Aziz Akhannouch, a atteint des sommets. Dans son dernier point de presse, pour justifier les gabegies de Fatim-Zahra Ammor, la pourrie gâtée du gouvernement, Baitas a sous-entendu qu’il ne s’agissait «que d’un don de l’AFD», la ministre peut donc en faire ce qu’elle veut. Circulez y’a rien à voir!

Avec seulement 1,1% de croissance pour l’année en cours et un gouvernement impuissant et incompétant, le Maroc n’est pas à l’abris d’une grave crise économique. Les échos qui viennent des pays voisins sont inquiétants. Il n’y a qu’à suivre le débat sur les menaces de faillite de l’Egypte, lancé cette semaine par Al-Sissi, secoué par le dernier rapport de la Banque Mondiale et du cas du Sri Lanka. Pourtant L’Égypte annonce une croissance de plus 5% en 2022.

Il est urgent de mettre hors d’état de nuire la clique d’amateurs qui gangrènent le gouvernement. Le temps n’est pas à l’amateurisme, il est au jihad économique.

«Quand la médiocrité règne, l’incompétence est une règle, la roublardise une culture», telle est la devise du gouvernement Akhannouch. Entre la cherté de la vie, la passivité de l’excutif, la gabegie des ministres et des élus et l’absurdité de la communication du gouvernement, les marocains ne savent plus où donner la tête.

Cette semaine, le gouvernement s’est surpassé. Tout le monde a entendu Akhannouch scandé au parlement «Simo, Simo, Simo ..» sans que ce Simo daigne l’écouter. – Nota Bene : Simo n’est autre que Mohamed Ghayat, ancien DRH de La Samir, qui pantoufle au parlement, le temps qu’Akhannouch remette la main sur la raffinerie-.

Tout le monde a vu et entendu le Chef du Gouvernement se donner à la délation, accusant son complice dans la libéralisation des hydrocarbures, celui qui lui a permis de doubler sa fortune, Abdelilah Benkirane, d’être à l’origine des flambées des prix.

Tout le monde a vu et entendu également, le SG du PAM et ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, plaidoyer au parlement contre la lutte contre la corruption des élus.

Par contre, peu de marocains ont vu ou entendu le porte-parole du gouvernement mentir sur le prix de la tomate, donner le feu vert à l’augmentation de 30% du prix de l’huile de tournesol et justifier le népotisme et la gabegie de la ministre du tourisme pretextant l’origine de l’argent utilisé, à savoir l’Agence Française de Développement.

Dans un cynisme funeste, la déclartion de Baitas, ce jeudi, au sujet du prix de l’huile de tournosole a été suivi instantanément par l’augmentation de son prix : de 18 à 26 dirhams le litre. «Le prix de l’huile n’a pas augmenté depuis des mois. Les prix des huiles sont liés à la qualité et les produits qu’elles contiennent» a-t-il déclaré, quelques heures seulement avant que le prix des bidons d’huile de 5 litres dans les supermarchés est passé à 130 dirhams.

Au sujet de la polémique de la sous-traitance de l’élaboration d’une loi à deux cabinets conseil dont l’un est celui d’un ancien membre du bureau politique du RNI, Hassan Belkhayat, le porte-parole du gouvernement a fait une déclaration qui a choqué les journalistes présents au point de presse.

Après avoir débité les élèments de langage de la communication de crise: respect des procédures, appel d’offre, bla bla bla, il a clairement sous-entendu que l’argent qui sera versé à ces prestataires, n’est pas du budget de l’Etat mais rien qu’un don de l’Agence Française de Développement. Fatim-Zahra Ammor, la BFF d’Aakhannouch, pouvait donc, selon l’argumentaire de Baitas, en disposer comme elle veut.

Quand le Président de la CGEM utilise du financement de l’Union européenne pour promouvoir sa nièce et son mari, et quand la ministre du Tourisme exploite celui de l’AFD pour arroser ses amis et les consultants proches du parti, c’est la crédibilité du Royaume face aux bailleurs de fonds internationaux qui est menacée.

« Je pense que le point faible de M. Aziz Akhannouch, c’est qu’il s’est entouré, peut-être de n’importe qui, de personnes comme Ammor et comme Baitas. Ce dernier qui, comme on me l’a rapporté, pratiquait jusqu’à récemment, pour arrondir ses fins de mois du racolage avec ses collègues enseignants dans un taxi clandestin dans la commune Assbouya à Sidi Ifni» a écrit le journaliste Mustafa Elfanne sur sa page Facebook.

Le directeur de publication de Anfas a écrit pour sa part : «Dans la perpective d’un remaniement ministériel, Akhannouch est appelé à revoir l’éducation de ses ministres défaillants (losers)».

L’économiste, Philippe Hugon a écrit : «La fragilité renvoie à la faillite des États quant à leurs fonctions régaliennes (finances, sécurité, éducation, santé), aux défauts de légitimité des pouvoirs, à la remise en question du vouloir vivre ensemble». La fragilité est incarnée dans notre contexte par l’incompétence du gouvernement Akhannouch et les menaces alimentaires et énergétiques causées par les bouleversements de l’ordre mondial catalysés par la guerre en Ukraine.

L’amateurisme fait perdre du temps préciseux au Maroc. Le caractère brouillon et improvisé de la politique économique et énergétique gouvernementale menace la solvabilité de l’État.

Les marocains ne croient plus en Akhannouch, il impératif de leur redonner confiance mais également une perspective. C’est l’absence de récit, de courage et de cohérence qui font les jacqueries et les frondes.

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