La chaîne de commandement des services de renseignement algériens touchée par le coronavirus après un stage en Arabie Saoudite

Coronavirus a semé la panique au sein de l’état-major de l’armée algérienne. Le décès d’un adjudant et la contamination d’un capitaine, tous deux opérant au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, fait craindre à l’ANP le scénario iranien. Le COVID-19 a en effet fait des ravages au sein du gouvernement de Téhéran et du corps des Gardiens de la révolution, décimant la chaîne de commandement de la république islamique.

Au moins deux cas de Coronavirus, dont un décès, ont été confirmés au sein des services de renseignement algériens. Il s’agirait d’agents opérant au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure – DGDSE – qui étaient en stage de perfectionnement en Arabie Saoudite, rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence.

Avant sa mort, l’adjudant qui a succombé au virus aurait été en contact étroit avec des dizaines de ses collègues, précise la même source.

La gravité de cette situation a semé la panique entre les cadres de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) qui revenaient d’une autre mission d’Arabie Saoudite. Ils auraient tous subis des tests de dépistage du Coronavirus, à l’hôpital militaire d’Aïn Naadja.

Face à la pandémie, l’Etat major de l’Armée nationale algérienne présente une grande faiblesse : l’âge avancé de ses généraux les plus influents. Ils se seraient d’ailleurs tous mis en quarantaine, non officielle, limitant les contacts entre eux et entre le reste du personnel militaire, précise Maghreb Intelligence.

Brahim Fassi Fihri : «Non, Monsieur le Président, le Royaume du Maroc n’est pas le vulgaire supplétif de la France»

Un tweet inutile et déplacé du Président Français envers les autorités marocaines a déclenché une levée de bouclier dans le Royaume. Dans un contexte de crise sanitaire majeure, où des décisions difficiles et inhabituelles devraient être prises, Emmanuel Macron a oublié le temps d’un tweet, le béaba de la diplomatie internationale. «Je demande aux autorités marocaines de veiller à ce que tout le nécessaire soit fait au plus vite» a-t-il écrit.

«Macron est jeune. Très jeune. Trop jeune pour un langage colonialiste» a fustigé la rédaction de Barlamane.com le ton du président français.

Pour sa part, Brahim fassi Fihri, Président de l’Institut Amadeus, s’est fendu d’une publication au vitriol, en direction du président français. «Non, Monsieur le Président, les autorités du Royaume du Maroc, souveraines et indépendantes, ne pourraient être instruites comme le seraient de simples fonctionnaires de l’Hexagone» s’est indigné le fils du conseiller du Roi Mohammed VI.

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Couverture «Le Reporter» : un acte irresponsable qui fait scandale sur les réseaux

Le numéro du magazine hebdomadaire Le Reporter paru jeudi 5 mars a choisi une couverture, pour le moins qu’on en puisse dire, maladroite et irresponsable. Annonçant un dossier intitulé «1er cas de Coronavirus au Maroc, QUI EST RESPONSABLE?», la rédaction a fait le choix de l’illustrer par la photo volée d’une personne d’origine subsaharienne, se cachant le visage derrière un col. Une couverture choquante qui a déclenché des réactions indignées sur les réseaux sociaux accusant la publication de «racisme», d’«incitation à la haine» et de «désinformation».

Sur Twitter, le journaliste El Hadji Mamadou Gueye a été le premier à publier la «couverture» du Reporter. M. Gueye a écrit : «On essaie de combattre le racisme (dans les médias notamment), les stéréotypes».

La réaction de M. Gueye a a provoqué un tollé. Parmi les nombreuses réactions critiques, celle de la journaliste du New York Times, Aida Alami, connue pour son militantisme contre le racisme envers les migrants africains : «Une énième illustration de la violence des médias envers les migrants subsahariens.

«Désinformation» et «incitation à la haine raciale»

Alors que l’origine des premiers cas du Coronavirus qui ont été confirmés par les autorités sanitaires du pays, a été l’Europe, l’Italie pour les deux premiers cas et la france pour le troisième, Le Reporter, pointe du doigt les ressortissants africains comme étant responsables de la propagation de la pandémie au Maroc. Un traitement médiatique irresponsable surtout dans un contexte de crise sanitaire mondiale où la peur peut se répandre encore plus vite que le virus. L’épidémie est en effet à la fois biologique et psychologique et les fake news, provoquent systématiquement de la démesure.

Entre le sentiment de peur généralisé et les informations viables et réelles, il peut y avoir un fossé dont la profondeur devient chaque jour plus dangereuse à cause de l’irresponsabilité de certains.

Ahmed Charaï pour The National Interest : «Coronavirus une menace pour les pays africains sous emprise de la Chine»

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Ahmed Charaï, membre du Conseil d’administration du prestigieux Think tank américain Atlantic Council, a publié lundi dernier une note sur la revue «The National Interest» analysant l’impact du Coronavirus sur le continent africain. M. Charaï a exprimé ses inquiétudes quant à l’apparente immunité de l’Afrique face au Covid-19 et l’impact de la pandémie sur les pays fortement dépendants de la Chine.
«Dans les capitales africaines, les interrogations sur la Chine se multiplient. Est-elle honnête avec ses partenaires commerciaux africains ?» s’est-il interrogé. L’éditorialiste estime que les mesures de quarantaine ainsi que les perturbations commerciales en Chine sont entrain de ralentir durablement la croissance économique de l’Afrique. Une situation qui conduira inévitablement les africains à chercher de nouer de nouvelles formes de relations aussi bien avec les États-Unis qu’avec l’Union européenne, prédit M. Charaï.

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