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Terrorisme

Meurtre d’une touriste française à Tiznit : Le Parquet antiterroriste français ouvre une enquête, l’assassin interné

Le parquet national antiterroriste français (Pnat) a annoncé ce mercredi 19 janvier dans un communiqué, l’ouverture d’une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » après le meurtre samedi 15 janvier d’une touriste française à Tiznit, dans le sud du Maroc, rapporte l’AFP. Concomitamment, la justice marocaine a annoncé pour sa part l’internement à l’hôpital psychiatrique de l’assassin.

Une ressortissante française de 79 ans a été tuée, samedi dernier à 14h30, sur un marché de Tiznit à l’aide d’une arme blanche. Elle résidait dans un camping proche de la ville. Un suspect âgé de 31 ans a été arrêté le jour même à Agadir où il avait perpétré «une tentative d’assassinat» d’une résidente Belge au Maroc. Cette dernière a été blessée à l’arme blanche et hospitalisée à l’hôpital Hassan II. Ses jours ne sont pas en danger.

« Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure, à la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire et à la direction centrale de la police judiciaire », a précisé le Pnat.

A la suite du meurtre de la septuagénaire, le ministère français des Affaires étrangères avait «recommandé de faire preuve de vigilance dans l’ensemble des lieux publics et lors de ses déplacements au Maroc», dans un conseil aux voyageurs posté sur le site internet de l’ambassade de France au Maroc.

Le verdict est tombé

La justice vient de trancher ce jeudi soir au sujet de l’assassin de la touriste française à Tiznit, et la tentative de meurtre de la ressortissante belge à Agadir, rapporte L’Observateur du Maroc et d’Afrique.

En coordination avec le parquet général de Rabat, le juge d’instruction près l’annexe de la cour d’appel à Salé a ordonné, ce mercredi 19 janvier, l’internement à l’hôpital psychiatrique «Errazi» à Salé du dénommé Ali Boujouham.

Il est désormais médicalement prouvé que ce dernier souffre de troubles mentaux.

Âgé de 31 ans, Ali Boujouham a un casier judiciaire vierge et avait auparavant été admis au service de psychiatrie de l’Hôpital Hassan I de Tiznit durant un mois, du 25 septembre au 25 octobre 2021.

En approfondissant les investigations, le juge en charge de ce dossier a conclu que le tueur est un aliéné mental et a prononcé son verdict en conséquence.

Décès d’un détenu pour affaire de terrorisme à la prison locale Salé 2

L’administration de la prison locale Salé (2) a annoncé le décès, samedi à 7h00 du prisonnier (A.A), qui était incarcéré dans cet établissement pour affaire de terrorisme, indique un communiqué de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

MAP

Le détenu refusait de prendre les repas alimentaires qui lui étaient servis, invoquant qu’ils sont offerts par ce qu’il appelle «le tyran», souligne le communiqué, ajoutant que le parquet compétent a été avisé de cette décision via deux correspondances, les 09 et 13 novembre 2020. Le prisonnier a été également placé sous contrôle médical à l’établissement, note le communiqué.

Ce détenu a été transporté vers le CHU Ibn Sina, le 25 décembre 2020, où il a été soumis à des examens médicaux, avant qu’il ne soit transféré de nouveau à l’établissement pénitentiaire où il a rendu l’âme samedi matin, en dépit de l’intervention de l’équipe médicale de l’établissement et des soins qui lui ont été prodigués, explique la DGAPR.

Le parquet compétent ainsi que la famille du détenu ont été informés de ce décès, conclut la DGAPR.

Etats-Unis: un camping-car explose à Nashville après un mystérieux compte à rebours

Un camping-car a explosé vendredi matin, jour de Noël dans le centre de Nashville à l’issue d’un compte à rebours glaçant diffusé par haut-parleur, un acte «délibéré» selon la police qui a causé des dégâts spectaculaires dans la capitale de la musique country.

Avec AFP

L’explosion a eu lieu à 06H30 (12H30 GMT), provoquant d’importants dommages sur les façades des bâtiments environnants. Les vitres de nombreux appartements, commerces et bureaux ont été soufflées. Des débris — verre, branches d’arbres, briques — jonchaient le sol, des conduites d’eau ont été percées et des véhicules garés ont été endommagés ou brûlés entièrement.

Au moins trois personnes ont été transportées à l’hôpital souffrant de blessures légères, selon les pompiers.

La déflagration, dans un quartier commerçant, a été ressentie à plusieurs kilomètres à la ronde.

«Nous pensons que c’était un acte délibéré», a affirmé le porte-parole de la police de Nashville, Don Aaron.

Le quartier a été bouclé par les forces de l’ordre. Le FBI et l’Agence fédérale spécialisée dans les armes et les explosifs ont pris les rênes de l’enquête.

Le porte-parole du président Donald Trump, Judd Deere, a tweeté que le président était «reconnaissant aux incroyables premiers intervenants et prie pour les blessés».

Le président-élu Joe Biden a publié une déclaration dans laquelle lui et son épouse Jill, «remercient tous les premiers intervenants qui ont travaillé aujourd’hui en réponse à l’incident, et souhaitent aux blessés un prompt rétablissement».

Une patrouille de police, qui avait été appelée peu avant 06H00 pour des coups de feu tirés, a remarqué le camping-car garé devant un bâtiment de la compagnie AT&T sur la 2e Avenue Nord.

Les agents ont «entendu un enregistrement» venant de l’intérieur du véhicule avertissant qu’une bombe allait exploser un quart d’heure plus tard, a expliqué en milieu de journée le chef de la police, John Drake.

«Evacuez maintenant, il y a une bombe. Une bombe est dans ce véhicule et va exploser», disait une voie féminine dans ce message diffusé par haut-parleur avant de commencer un compte-à-rebours, ont raconté des témoins au journal local Tennessean.

Evacuation en urgence

Ce délai a permis à la police de faire du porte-à-porte appelant les résidents des immeubles environnants à évacuer.

La police a publié sur Twitter une photo du camping-car couleur crème, avant qu’il ne se gare sur le lieu de l’explosion et a lancé un appel à témoins.

Plusieurs équipes cynophiles ont inspecté la zone de la déflagration toute la matinée mais n’ont pas retrouvé d’autres charges, a précisé Don Aaron.

Les pompiers ont également examiné les immeubles touchés pour une première estimation de l’étendue des dégâts et fait du porte-à-porte pour chercher d’éventuelles victimes.

Le mobile de cet acte est pour l’instant inconnu. «Le véhicule a explosé devant le bâtiment d’AT&T, nous ne savons pas si c’était une coïncidence ou si c’était délibéré», a indiqué le porte-parole de la police.

L’explosion a endommagé les installations de la compagnie américaine de téléphonie. «Le service pour certains clients de Nashville et des environs peut être affecté», a averti AT&T sur Twitter.

L’aéroport international de la ville a annoncé avoir temporairement arrêté ses vols en raison des «problèmes de télécommunications» liées à l’explosion.

Le gratte-ciel d’AT&T, emblématique de la ville, est surnommé «Batman Tower» en raison de sa forme.

La police ignore également si quelqu’un se trouvait à l’intérieur du camping-car au moment de l’explosion.

Le maire de Nashville, John Cooper, a estimé que la ville avait «beaucoup de chance» qu’il y ait eu si peu de blessés malgré des dégâts «spectaculaires».

«C’est arrivé le matin de Noël, c’est dommage, mais je pense que n’importe quel autre matin aurait été bien pire» car il y aurait eu beaucoup plus de monde dans ce quartier commerçant, a-t-il expliqué.

Interrogé sur les raisons qui auraient poussé les auteurs de l’explosion à viser sa ville, il a expliqué que Nashville, temple de la musique country, était «célèbre»

«Si des gens veulent de l’attention et de la publicité, parfois ils viennent ici», a-t-il dit.

Allemagne : Trèves pleure ses morts après la course folle d’un chauffard

Se recueillir face à l’impensable : les habitants de Trèves, abasourdis par la course meurtrière d’un chauffard qui a tué cinq personnes en pleine ville, ressassent mardi soir des scènes d’horreur et l’acte fou d’un natif de la cité.

AFP

Dans la zone piétonne où se tient habituellement le marché de Noël, les décorations scintillent encore, la plupart des vitrines sont éclairées, mais les pavés de l’antique cité, la plus vieille d’Allemagne, sont jonchés de débris et d’éclats de verre.

Une couverture de survie est restée sur le sol d’une rue commerçante dont les accès sont bloqués par la police : quelques heures plus tôt, à la mi-journée, un homme de 51 ans au volant d’un puissant véhicule a semé la mort sur cette artère très fréquentée.

Ivre au volant, il a précipité son SUV sur les passants déambulant le long des magasins : cinq personnes, dont un bébé de neuf mois, ont péri et une quinzaine d’autres sont blessées, certaines grièvement.

Michael, un commerçant du centre, fume une cigarette devant sa boutique. Cet après-midi, il a seulement entendu un fort «boum inhabituel», lui faisant d’abord penser à un choc entre un vélo et une voiture. La course folle a duré quatre longues minutes, selon la police.

«Très vite sont arrivés de plus en plus de véhicules de police», puis les ambulances. Le commerçant a peine à croire aux événements : «on entend tant de choses mais on pense que c’est loin. Ça ne peut pas se produire dans une petite ville comme Trèves, c’est surréaliste».

Lieu de naissance de Karl Marx (1818-1883), situé non loin de la frontière avec le Luxembourg, Trèves fait rarement la une des journaux.

Incompréhension

A 20h00, les cloches de la cathédrale ont brisé le silence de la ville de quelque 112.000 habitants. Environ 150 personnes se sont réunies dans l’immense lieu de culte pour prier et allumer des bougies au cours d’une cérémonie.

Joachim est venu avec ses deux filles, Helena 17 ans et Sophia 15 ans. Tous les trois se sentent «tristes».

«Nous voulions montrer notre compassion à ceux qui ont perdu la vie et à ceux qui ont perdu un proche», explique le père de famille.

Au pied de la Porta Nigra, monument d’époque romaine emblématique de la ville, des bougies, des roses blanches sont déposées en hommage aux victimes.

C’est par là qu’est passé le chauffard. Le maire de la ville Wolfram Leibe a déjà annoncé vouloir y établir «un mémorial» en souvenir de cette journée.

L’édile a évoqué face à la presse une «scène d’horreur», «le jour le plus noir» pour la ville des bords de la Moselle «depuis la Seconde Guerre mondiale».

«Je veux savoir pourquoi quelqu’un a fait ça», a-t-il martelé mais «je ne sais pas si j’aurai la réponse».

Les premiers éléments de l’enquête ne montrent pas de motif politique, terroriste ou religieux.

Le chauffard, un Allemand né à Trèves en 1969, présente des signes de troubles psychiatriques. Il avait quitté son appartement depuis plusieurs jours, dormant dans sa voiture, selon les policiers.

Le parquet envisage de requérir son placement, à l’issue de sa garde à vue, dans un centre psychiatrique.

Allemagne: un «conducteur fou» fonce dans une zone piétonne, au moins deux morts

Une «scène d’horreur»: un «conducteur fou» a percuté mardi en voiture des passants dans une zone piétonne à Trèves, en Allemagne, tuant au moins deux personnes, dont un bébé, avant d’être interpellé.

Avec AFP

L’homme est un Allemand de 51 ans, selon la police, pour qui le caractère de l’incident, un coup de folie d’une personne fragile psychologiquement ou un attentat à la voiture-bélier, n’est pas encore établi.

Le véhicule, qui roulait à vive allure, a «heurté et écrasé des passants au hasard», a décrit un responsable de la police locale, Franz-Dieter Ankner.

«Ce qui s’est passé à Trèves est choquant. Nos pensées vont aux proches des victimes, aux nombreux blessés et à tous ceux qui sont en ce moment en service pour s’occuper des personnes touchées», a réagi le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seibert, sur Twitter.

Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans cette ville de Rhénanie-Palatinat, dans le sud-ouest de l’Allemagne, non loin de la frontière avec le Luxembourg.

Parmi ces victimes figurait un bébé. «Des gens ont été arrachés à la vie en une seconde, tués par cet acte de folie, y dont un petit enfant, un bébé», a déclaré à la presse la dirigeante de l’Etat régional où se sont déroulés les faits, la Rhénanie-Palatinat, Malu Dreyer.

Sirènes hurlantes

Le bilan des personnes décédées pourrait encore augmenter, selon un porte-parole de la police, évoquant «plusieurs morts».

Quinze personnes ont été blessées, dont certaines «grièvement», selon le maire de la ville, Wolfram Leibe, évoquant un «conducteur fou». Plusieurs enfants feraient partie des blessés, selon les médias locaux. Le véhicule a été saisi par les enquêteurs.

La police et la municipalité de Trèves ont demandé de leur transmettre les photos ou vidéos de la scène plutôt que de les poster sur les réseaux sociaux.

«C’est une scène d’horreur», a déploré un porte-parole de la police. En plus de la quinzaine de blessés, «de nombreuses personnes traumatisées ont besoin de soins», a-t-il précisé.

Une courte vidéo de la zone piétonne montrait des débris sur la chaussée ainsi que des corps allongés.

Une vidéo postée sur les réseaux sociaux montre un véhicule SUV, au capot enfoncé, immobilisé par des véhicules de police toutes sirènes hurlantes. Un homme est menotté sur le ventre sur le trottoir par plusieurs policiers. Il était interrogé par les enquêteurs en fin d’après-midi.

L’auteur présumé connaissait des problèmes psychologiques, selon un de ses anciens voisins, qui sur la chaîne d’informations NTV a dit avoir reconnu son numéro de plaque d’immatriculation. Il avait des soucis d’argent et des «problèmes avec son père», selon ce témoin.

Un profil non confirmé par les enquêteurs mardi en fin de journée. Selon l’agence de presse allemande DPA, citant des sources proches des services de sécurité, les enquêteurs ne disposent pas d’éléments pointant en direction d’un attentat terroriste.

D’autres vidéos montrent la scène de désolation après le passage du véhicule, dans une zone piétonne où a été érigé un grand sapin de Noël.

Des étals ont été renversés. Des secouristes pratiquent un massage cardiaque sur une victime. Le corps d’une autre victime est recouvert d’une couverture.

La voiture a parcouru entre 600 mètres et un kilomètre à vive allure dans cette zone piétonne, percutant tout sur son passage.

Contexte tendu

Si l’origine de ces faits n’est pas encore totalement établie, ils interviennent dans un contexte tendu en Allemagne, suite à divers attentats islamistes, le dernier au couteau début octobre qui a fait un mort et un blessé grave.

En décembre 2016, un attentat au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique qui avait fait 12 morts sur un marché de Noël à Berlin. L’Allemagne a également été meurtrie ces dernières années par des actes terroristes d’extrême droite.

Plusieurs attaques à la voiture-bélier ont aussi été menées ces dernières années par des forcenés souffrant de troubles psychologiques.

La plus grave avait été perpétrée en avril 2018 à Münster. Un homme avait foncé avec un camping-car sur un groupe de personnes réunies devant un restaurant, tuant cinq d’entre elles, avant de se suicider par balle.

Al Qaïda revendique l’attaque de trois bases françaises au Mali

Trois bases de l’armée française dans le nord et l’est du Mali ont été visées par des tirs de roquettes lundi matin en l’espace de quelques heures, des attaques revendiquées par Al Qaïda.

Reuters

Ces tirs n’ont fait aucune victime, a déclaré un porte-parole de l’opération Barkhane.

«Les attaques à la roquette des moudjahidine, en soutien à l’islam et aux musulmans, ont visé les bases de l’armée française infidèle», a déclaré Al Qaïda dans un communiqué diffusé sur Al Sabat, un média affilié.

Les camps, situés à Kidal, Ménaka et Gao ont été touchés par des «tirs indirects», a déclaré le porte-parole de l’armée française Thomas Romiguier.

Seule la base de la Minusma à Kidal a subi des dommages, a-t-il ajouté. Cette base de la mission des Nations unies au Mali est située à proximité du camp français. L’Onu a condamné l’attaque.

Le maire de Ménaka, Nanout Kotia, a dit avoir entendu des explosions en provenance de la base militaire, située en dehors de la ville, sans pouvoir donner plus d’informations.

A Gao, un témoin a déclaré que plusieurs roquettes avaient été tirées en direction de la base françaises vers 05h30 (GMT).

L’armée française a tué le chef militaire de la branche sahélienne d’Al Qaïda, le Malien Bah ag Moussa, au cours d’une opération aéroportée le 10 novembre dernier.

Plus de 5.100 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane.

Une voiture percute la grille d’entrée de la chancellerie allemande à Berlin

Une voiture a percuté mercredi matin sans faire de dégâts apparents la grille d’entrée de la chancellerie allemande à Berlin, rapporte un journaliste de Reuters.

Avec Reuters

Sur une photographie Reuters de la scène, une inscription à la peinture blanche appelant à la fin de la politique de mondialisation est visible sur le flanc droit du véhicule.

D’après d’autres images diffusées sur les réseaux sociaux, le côté gauche est orné d’une phrase interpellant les «maudits assassins d’enfants et de personnes âgées».

Des dizaines de policiers ont été aussitôt déployés et un chien renifleur a inspecté la voiture.

On ne signale aucun blessé.

La chancelière Angela Merkel doit présider ce mercredi matin une réunion en visioconférence avec les dirigeants des Länder du pays, au cours de laquelle doivent être débattues une éventuelle prolongation du «confinement léger» en vigueur en Allemagne et d’autres mesures pour lutter contre l’épidémie due au nouveau coronavirus.

Ouverture d’un procès lié à l’attaque commise sur les Ramblas de Barcelone en 2017

Le procès de trois hommes soupçonnés d’appartenance à une cellule islamiste à l’origine de l’attaque à la camionnette sur les Ramblas de Barcelone en août 2017 s’est ouvert ce mardi devant la Haute Cour d’Espagne, sous un imposant dispositif de sécurité.

Deux accusés, un Espagnol et un Marocain, sont poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste, fabrication et recel d’explosifs et tentative de commettre des dégâts de grande ampleur.

Le 17 août 2017, une camionnette a foncé sur la foule réunie sur la célèbre artère barcelonaise tuant 14 personnes et en blessant plus d’une centaine. Son conducteur, tué quelques jours plus tard par la police, a fait une autre victime en s’échappant.

Le 17 août également, une voiture a foncé sur la foule à Cambrilis, une autre ville de la côte catalane, avant que ses cinq passagers sortent du véhicule pour poignarder des passants, tuant une femme et en blessant plusieurs autres avant d’être abattus par la police.

Tous les chefs d’accusation du procès qui s’ouvre ce mardi sont liés à l’explosion accidentelle d’explosifs et de bombonnes de gaz entreposés à d’autres fins que l’attaque du 17 août. Cette explosion, qui s’est produite la veille, a tué d’autres membres présumés de la cellule dont un imam, son chef de file présumé.

Le ministère public va recourir des peines de prison de 41 ans et 36 ans contre deux des accusés. Un troisième homme soupçonné d’être leur complice encourt quant à lui huit ans de prison.

Daech revendique l’attaque de Vienne

Le groupe Etat islamique vient de revendiquer l’attaque terroriste de Vienne, via son agence de propagande Amaq. Le communiqué de l’EI impute à un «soldat du califat» les fusillades  meurtrières près d’une synagogue et de l’opéra. Dans un texte séparé, accompagné d’une photo de l’assaillant armé, l’agence de propagande évoque «une attaque aux armes à feu menée hier (lundi) par un combattant de l’Etat  islamique dans la ville de Vienne»

Les djihadistes de Daech* ont revendiqué dans un communiqué diffusé sur Telegram l’attaque terroriste perpétrée à Vienne.

L’attaque commise lundi soir en plein cœur de la capitale autrichienne par au moins un assaillant a fait quatre morts et 22 blessés, selon le ministre de l’Intérieur Karl Nehammer. L’assaillant a été abattu par la police.

Selon Karl Nehammer, l’assaillant avait été condamné à 22 mois de prison en avril 2019 pour avoir tenté de se rendre en Syrie pour rejoindre le groupe État islamique avant d’être libéré en décembre dernier.

Indonésie: Des manifestants musulmans protestent à leur tour contre Macron

Des milliers de musulmans ont manifesté lundi devant l’ambassade de France dans la capitale indonésienne Jakarta avec des pancartes décrivant le président Emmanuel Macron comme le “vrai terroriste” et exigeant l’expulsion immédiate de l’ambassadeur français.

Reuters

Rejoignant un mouvement mondial de protestation qui a été déclenché suite aux commentaires d’Emmanuel Macron sur l’islam, les manifestants demandaient que le dirigeant français retire ses déclarations et présente des excuses aux musulmans.

«Inch’Allah (si Dieu le veut), nous les musulmans pardonnons mais, s’il ne retire pas tous ses propos et les caricatures et s’il ne s’excuse pas, Inch’Allah, il sera toujours méprisé (par le monde musulman),» a dit à Reuters Nazaruddin, un manifestant de 70 ans.

Portant des calots noirs et blancs et des masques au visage, les manifestants ont marché dans le centre de Jakarta affichant une caricature de Macron sous des traits diaboliques au visage rouge et aux oreilles pointues, avec le message «Macron est le vrai terroriste».

Ils ont agité des drapeaux islamiques en appelant à l’expulsion de l’ambassadeur français en Indonésie et au boycott des produits français.

L’Indonésie est le premier pays à majorité musulmane au monde.

Depuis ces dernières semaines, la France est la cible de critiques dans une partie du monde musulman en raison de la volonté affichée par le président Emmanuel Macron de s’attaquer à «l’islamisme radical» après l’assassinat de Samuel Paty, professeur de collège ayant montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.

Le président français a défendu sa conception de la laïcité et réfuté toute stigmatisation de la communauté musulmane dans une interview diffusée samedi par la chaîne de télévision Al Jazira.

Ce long entretien a été enregistré vendredi, au lendemain de l’attaque commise à la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice dans laquelle trois personnes ont péri.

Le président indonésien Joko Widodo, plus connu sous le surnom de «Jokowi», a condamné l’attaque de Nice mais aussi les propos de Macron, qui selon lui ont “insulté l’islam” et “blessé l’unité des musulmans partout dans le monde”.

Le ministère indonésien des Affaires étrangères a convoqué pour mardi l’ambassadeur français afin de discuter des commentaires d’Emmanuel Macron.

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