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Ni Morale, Ni Éthique, Ni Citoyenneté, Akhannouch recrute un harceleur sexuel notoire pour relancer son groupe de presse

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Après avoir protégé un «digital strategist» accusé de viol. Après avoir placé à la tête de sa campagne électorale, un journaliste qui appuie les thèses des séparatistes. Après avoir engagé une agence de Relations Publiques qui appelle à l’insurrection contre les règles sanitaires dans les endroits fermés. Le voilà Aziz Akhannouch qui recrute, pour relancer son groupe de presse, un homme limogé de son ancien emploi pour harcèlement sexuel. Un journaliste aux mains baladeuses qui s’était illustré en 2012 en s’adressant avec insolence à la personne du Roi Mohammed VI.

C’est cela, le vrai visage de Aziz Akhannouch, le protecteur des cartels (terme choc utilisé par Ahmed Lahlimi) qui siphonnent le Maroc, un homme sans morale, sans éthique et surtout sans citoyenneté.

Quelle est le point commun entre Azaitar et Akhannouch ? La réponse la plus pertinente que l’on puisse trouver est cette formulation exceptionnelle d’un papier publié sur Hespress le 28 mai dernier : «montrer qu’ils sont à l’épicentre du pouvoir et que, par conséquent, rien ne saurait leur être interdit (..) puis contribuer à banaliser les emblèmes de la monarchie et donc à rendre le « mythe » moins fort, moins présent et moins ancré dans la réalité». 

Si les Azaitar se sont fabriqués un trône aux emblèmes de la monarchie sous forme de «donut gonflable», Aziz Akhannouch s’est constitué, quant à lui, un détachement d’une Garde d’honneur en carton pour l’accueillir lors de ses déplacements.

La scène kafkaïenne s’est déroulée ce vendredi à Agadir. Aziz Akhannouch, toujours bien conseillé et bien inspiré, décide d’inaugurer lui même son propre festival musical et un téléférique, alors que le pays est en feu et en flammes. Le nord du Maroc, proie de violents incendies ravageant de centaines d’hectares et une population aux abois, prise au dépourvu par la cherté de la vie qui crient à tue-tête : #Dégage_Akhannouch.

Le Chef du gouvernement, n’a pas fait le déplacement tout seul. Il était accompagné du ministre de la Culture ainsi que sa BFF, la ministre du tourisme, Fatima-Zahra Ammor, qui débarquait avec son mari tout juste de son domicile … au Luxembourg.

Nos confrères de Le360 nous ont immortalisé la mégalomanie et la psychose arrivée à l’état de délire de Aziz Akhannouch. Les images surréalistes du site d’information, nous montrent qu’à sa descente de voiture, un détachement de ce qui ressemblerait à une «Garde d’honneur», d’un ridicule absolu, parfaitement grotesque, lui rendait les «honneurs» !

La Garde d’honneur en carton de Aziz Akhannouch – Agadir 16 juillet 2022 (source Le360)

« La folie des grandeurs. Il se prend pour un chef d’Etat. Heureusement que la loi ne lui donne pas la main sur la garde municipale. Sinon, il se ferait accueillir par elle à chaque déplacement » a commenté un haut responsable.

Ce n’est pas la première fois, qu’Aziz Akhannouch se prend pour le Chef de l’Etat. Rappelez-vous la mise en scène de sa première et dernière intervention télévisée, où il avait mimé jusqu’à la boite de kleenex, le décor du salon royal.

«Des armoiries au trône, en passant par la photographie officielle du souverain, les attributs qui façonnent le Maroc et sa royauté séculaire font l’objet d’une instrumentalisation et d’une déformation aujourd’hui synonyme de caricature. C’est à un véritable déclassement des symboles sur lesquels est adossé le trône auquel assistent, impuissants, les Marocains» a écrit si justement Hespress.

Ce qui devient problématique, c’est que l’absence de réponse dissuasive à ces agissements génère une anarchie, rendant fou les marocains, qui ont toujours sacralisé la monarchie.

En effet, il n’y a qu’à voir le tollé provoqué par Younes Sekkouri avec son «Khitab» et par Abdellatif Ouhabi et son cortège composé de 40 voitures qui l’a accompagné pour l’inauguration d’un centre de justice dans le village perdu d’Abzou.

Akhannouch confie la relance de son groupe de presse à un homme accusé d’harcèlement sexuel

Le mouvement #MeToo a imposé la question du harcèlement sexuel et des violences envers les femmes partout ailleurs : dans la sphère publique et politique, au sein des entreprises, dans les écoles et dans les couples. Sauf chez le milliardaire et Chef de Gouvernement Aziz Akhannouch.

Retour en février 2020, LeDesk lançait une véritable bombe : «Accusé de viol par une journaliste, Ali Bedar, «digital strategist» du RNI a été placé en détention préventive à la prison de Oukacha dans l’attente de son prcè fixé au 3 mars. Selon nos informations, des lieutenants d’Akhannouch avaient été mis au courant de l’affaire quelques temps avant le déclenchement de l’action judiciaire. Ont-ils tenté de faire diversion dans la presse ? »

«Face aux graves accusations dont il fait face, Ali Bedar a ensuite fait publier, pour se disculper, un message confirmant une relation avec l’intéressée mais «niant tout viol». La réalité des faits, a plaidé le prévenu dans sa publication est «totalement à l’opposé» de ce qui circule. D’après plusieurs sources, la victime présumée aurait séjourné plusieurs jours à l’hôpital, mais n’a porté plainte qu’après les exhortations de son entourage. L’expertise médicale a confirmé le viol.» rapporte Barlamane.com

Après ces révélation, c’est silence radio. Plus aucune suite n’a été donné à cette arrestation, ni aucune apparition de l’accusé.

Il fallait attente jusqu’au 9 septembre 2021, au lendemain de l’annonce des résultats des élections, Ali Bedar refais surface et donne des déclarations à la presse internationale.

«Au premier étage du siège du parti à Rabat, les jeunes de l’équipe digitale du Rassemblement national des indépendants (RNI) se congratulent à l’annonce de la victoire de leur candidat Aziz Akhannouch, au petit matin du 9 septembre. Ce succès est aussi la leur après trois années passées à construire l’architecture numérique de la formation» écrit l’Opinion France.

« Le président du RNI a compris très tôt l’importance de la communication digitale», confie Ali Bedar, responsable de la campagne numérique du parti au même journal !!!

Que Aziz Akhannouch ait intervenu ou pas dans l’étouffement du scandal ou la libération de son protégé, importe peu. Mais qu’il décide de le garder dans son équipe de campagne, c’est que l’individu fait preuve d’une absence totale de référentiel de valeurs éthiques ou morales.

Cette affaire nous renvoie à un accident qui a ruiné les rêves de Aziz Akhannouch de mettre la main sur le secteur de la santé au Maroc.

En effet, Akhannouch avait tout planifié pour placer un ministre à lui à la santé. Parmi les CV que lui proposent ses équipes, un médecin, Hicham Najmi. Il le place en 2018, Secrétaire général du ministre de Ait Taleb. Il prend immédiatement les couleurs du RNI et participe à tous les meetings du président.

«Je vous promets de solliciter le portefeuille de la santé que nous remportions les élections en 2021 ou non. Notre parti a des compétences, c’est vous», ainsi Aziz Akhannouch, s’est-il exprimé, juillet dernier, devant 800 professionnels de la santé, en marge du 1er Forum national du RNI sur la gouvernance du secteur.

Sauf que, à un an des élections et peu avant l’éclatement de la pandémie, Hicham Najmi, en état d’ébriété avancé, arrive à un hôtel d’Agadir accompagnée de deux femmes. Il se présente à la réception sous une fausse identité. Une fois dans la chambre d’hôtel, l’une des deux femmes, se jette de la fenêtre.

Hicham Najmi est interpellé après sa fuite. Il sera poursuivit par le parquet pour allégations mensongères et non-assistance à personne en danger. Puis condamné à deux mois de prison avec sursis.

Aït Taleb le vire sur le champ de son poste de SG. Il sera nommé par la suite chef du service des urgences de l’hôpital Al-Razi à Marrakech.

Aujourd’hui, selon les information de LeDesk, Aziz Akhannouch récidive et rappelle un journaliste licencié une première fois pour offense à la personne du Roi Mohammed VI puis une deuxième fois suite à plusieurs plaintes d’harcèlement sexuel.

En effet, après avoir été sommé de licencier immédiatement son journaliste pour offense au Souverain, Aziz Akhannouch va intervenir auprès de l’associé de sa femme, Miriem Bensalah, pour le caser à la CGEM qu’elle présidait.

« Nous avons amassé plus d’une centaine de messages graveleux et plusieurs témoignages de harcèlement sexuel. Il avait institué au sein de la confédération le « Droit de cuissage » et la « promotion canapé », témoigne un membre de la CGEM sous couvert d’anonymat.

Fac à l’horreur des récits des femmes agressées, le Conseil d’Administration de la CGEM, soucieux de préserver l’intégrité et la bonne image de la confédération n’a pas souhaité révéler au grand jour ce scandal sexuel. La version officielle donnée au licenciement de l’acheteur : « départ programmé, motivé par une incompatibilité d’humeur avec la nouvelle équipe dirigeante ».

Alors Ssi Aziz, à votre avis qui a vraiment besoin d’une bonne éducation ?

Un parlementaire du RNI appelle à user de la baston contre les anti-Akhannouch

El Madani Oumlouk, coordinateur provincial du RNI à Tinghir, a appelé ses élus, réunis pour le congrès national du parti les 4 et 5 mars derniers, à soutenir Aziz Akhannouch «jusqu’à la mort» et à affronter ses détracteurs par la baston et le «Jihad».

El Madani Oumlouk, député à la Chambre des conseillers et président de la commune de Kelaat M’Gouna sous les couleurs du parti au pouvoir le RNI, a brillé encore une fois dans la défense de son président Aziz Akhannouch.

Oumlouk qui s’était prononcé contre la campagne de boycott qu’avait frappé la société d’hydrocarbures Afriquia, a créé l’évènement à l’occasion de la tenue du congrès national du RNI les 4 et 5 mars derniers.

Pour les lecteurs qui n’ont pas suivi les travaux de ce congrès, il faut savoir que Aziz Akhannouch sous les feux des critiques populaires a pris des précautions et des mesures drastiques pour que ce rendez-vous statutaire du parti ne se transforme pas en un théâtre d’un putsch.

En effet, en plus de fermer la porte à toute autre candidature, il a fait en sorte à interdire toute intervention, échange, débat ou déclaration qui pourraient faire émerger des voix dissonantes brisant l’unanimité et le consensus imposés par le milliardaire à coups de liasses de billets.

Pour la première fois de l’histoire du parti, et en prétextant la pandémie, chaque province a réuni ses congressistes dans des hôtels reliés via internet à la salle des conférence centrale où seul Aziz Akhannouch et ses proches lieutenants avaient le droit de s’exprimer. Chaque responsable d’antenne du parti était chargé de fliquer et de contrôler les congressistes.

Aziz Akhanouch a éliminé par cette organisation, tout mouvement et dynamique de foule et tout rassemblement hostile.

C’est dans ce contexte et dans une salle de l’hôtel Oasis à Errachidia où les congressistes de la province suivaient sur un écran via streaming les travaux du congrès national, qu’El Madani Oumlouk a pris la parole après l’allocution du président du parti Aziz Akhannouch.

«Les dossiers qui se sont empilés sur les étagères des années et des années, Aziz Akhnnouch les a pris pour travailler dessus. Ssi Aziz Akhannouch lui faut « une staff » pour l’aider, pour travailler et pour communiquer» a-t-il affirmé.

«Vous l’avez tous entendu nous demander de nous mobiliser contre les perturbateurs et les porteurs de la « Fitna ». Il faut qu’on use de la baston contre eux. Je n’ai pas de doute que nous résistons et que nous faisons tous le Jihad pour défendre notre parti et notre président. Nous n’allons pas l’abandonner même si nous mourrons» s’est-il enflammé.

Cette déclaration qu’il a publié sur sa page Facebook a suscité une vaguelette d’indignation et de condamnation très localisée. La machine de communication de Aziz Akhannouch et l’actualité internationale très intense à éclipser ce dérapage.

Elmahdaouy : Akhannouch et Ouahbi ont promis des portefeuilles ministérielles à Lachgar et Benabdallah

Dans une vidéo en date du vendredi 4 mars, Hamid Elmahdaouy a fait des révélations surprenantes et inquiétantes sur des supposées promesses de l’alliance gouvernementale faites à quelques partis de l’opposition, l’USFP et le PPS, en vue d’un imminent remaniement ministériel.

Selon le journaliste, ces promesses ont été faites à Driss Lachgar par Aziz Akhannouch et à Nabil Benabdallah par Abdellatif Ouahbi.

Le Chef de gouvernement doit à Lachgar l’épisode du blocage qui a fait tomber Abdelilah Benkirane. Quand au secrétaire général du PAM et connu pour ses liens d’amitiés historiques avec Benabdallah.

C’est cette carotte ministérielle qui expliquerait, selon Elmahdaouy, le surprenant et coupable silence de l’opposition face aux échecs et aux scandales à répétition de l’exécutif.

Le directeur de publication de Badil.info estime que Abdelilah Benkirane surfe également sur la vague, en répétant à qui veut l’entendre de ne pas attaquer Aziz Akhannouch et son gouvernement. Le SG du PJD, dans une réaction épidermique, refuse de se retrouver dans le même camp que l’USFP, le parti qui l’a fait couler, affirme Elmahdaouy.

Vidéo – Après une semaine noire, Aziz Akhannouch cherche réconfort auprès de la jeunesse de son parti

«Ça fait une semaine qu’il font tout pour saboter cet évènement, maintenant répondez-leur». C’est ainsi comment Aziz Akhannouch s’est adressé aux participants à un évènement du RNI. Revigoré par les acclamations des jeunes, Akhannouch affiche un sourire jaune après une semaine particulièrement oppressante.

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Hicham Najmi, protégé de Aziz Akhannouch, limogé du ministère de la Santé

Quand les malheurs arrivent, ils ne viennent pas en éclaireurs solitaires. Après la fuite dans la presse du rapport de la Cour des Comptes sur l’ONSSA et le plan Halieutis, dans un timing d’une grande sensibilité, Aziz Akhannouch vient d’accuser un nouveau coup. Son candidat pour le poste de ministre de la Santé vient d’être débarqué. Hicham Najmi, RNIste et Secrétaire Général du Ministère de la Santé est poursuivi par la justice dans une affaire de chute d’une femme de la chambre qu’il occupait dans un hôtel à Agadir.

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PAM : Benchamach se fait hara-kiri

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Alors que l’ancien secrétaire général, Ilyas El Omari, et quels que soient les griefs dont il peut être comptable, a permis au PAM, en un laps de temps très court, de s’imposer comme un parti de premier rang dans l’arène politique nationale en tant que deuxième force politique du pays, Hakim Benchamach, lui, et à contrario de ses prédécesseurs, est en train d’emprunter le chemin inverse des pères fondateurs du PAM en démantelant méthodiquement ce qui reste de cette machine politique. D’aucuns sont abasourdis par cette facilité avec laquelle le secrétaire général du parti authenticité et modernité, et non moins président de la Chambre des Conseillers, est en train d’accélérer à la dislocation des structures du PAM dont il représente pourtant une des vieilles gardes. Depuis son élection à la tête de ce parti iconoclaste, Hakim Benchamach n’a eu de cesse de provoquer remous, tiraillements et mécontentements dans les rangs de la formation politique pensée, voulue et fondée par Fouad Ali El Himma.

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El Othmani out du Iftar royal

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Le roi Mohammed VI a offert, mercredi soir à Dar Dyafa à Rabat, un Iftar en l’honneur du président de la Commission de l’Union africaine qui se trouve au Maroc pour une visite officielle. Traditionnellement et selon la coutume, ces types de réceptions sont généralement présidées par le chef du gouvernement sur hautes instructions royales. Cette fois-ci le protocole royal en a décidé autrement.

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Mezouar chercherait-il à démanteler la CGEM ?

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Si l’ambition du RNI depuis l’élection de Aziz Akhannouch à sa présidence, appuyée en cela par la présidente sortante de la CGEM, Miriem Bensalah, est de faire main-basse sur l’ensemble des institutions élues du pays, la candidature de Salaheddine Mezouar paraît bien être la leur. Par ancien ministre des Affaires étrangères interposé. Sauf qu’entre-temps, la campagne populaire de boycott est passée par-là. Et elle a concerné justement les entreprises des deux premiers cités, Bensalah et Akhannouch. Profondément secoués par ce mouvement sans précédent, ils paraissent avoir lâché leur dauphin Mezouar qui, irrité par cette «disgrâce» non déclarée, est sorti de ses gongs et passé à des méthodes peu catholiques, voire dangereuses.

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CGEM : La mainmise du politique sur le patronat, un danger pour la stabilité du pays

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À quelques semaines des « élections » du nouveau président de la CGEM, un certain nombre de milieux institutionnels et médiatiques s’interrogent sur les visées, voire les intentions réelles de certaines candidatures en lice. Non pas qu’ils ont un jugement de valeur intuitu personae pour telle ou telle autre liste, mais c’est une question de principe qui se pose, une question fondamentale. Qui a intérêt, aujourd’hui, à « affaiblir la force stratégique du Maroc et de ses institutions » ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Peut-on accepter en plus qu’un parti politique, quelle que soit sa bonne foi, veuille s’accaparer la représentation du patronat ?

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Mezouar à la tête de la CGEM, un poisson d’avril? Quand Ali Belhaj «clashe» l’ancien ministre

Un journal de la place annonce que Salaheddine Mezouar pourrait être candidat à la présidence de la CGEM. Au conditionnel. Sans trancher. Mais, sans recouper l’information ni la vérifier, la quasi-majorité des médias la reprend en chœur et voit déjà l’ancien ministre des Affaires étrangères succéder à Miriem Bensalah boulevard Mohamed Abdou, au quartier Palmiers à Casablanca.

Pour se porter candidat à la présidence du patronat, il existe trois conditions sine qua non pour postuler à cette fonction : 1) Appartenir à une entreprise membre de la CGEM ; 2) Etre habilité par cette entreprise à la représenter au sein de la CGEM ; 3) S’être acquitté des frais d’adhésion au patronat durant au moins tout l’exercice précédant la candidature. D’emblée, nous pouvons dire que Salaheddine Mezouar ne répond à aucune de ces exigences. Il n’est donc pas admissible à la candidature et est éliminé ipso facto, et de par la force des règlements intérieurs de la CGEM, de cette possibilité. Ca c’est sur le plan juridique.

Ce qui me choque, c’est que l’on présente à ce poste un commis de l’État, plusieurs fois ministres

Sur le plan politique, la candidature de l’ancien président du RNI, si elle venait à se vérifier, violerait un principe éthique et constituerait un mariage antinomique : le mélange entre les affaires et la politique ne fait pas bon ménage. C’est ce qu’a relevé, dans un post sur sa page Facebook, Ali Belhaj, l’ancien président de la région de l’Oriental et ex- secrétaire-général adjoint du Parti authenticité et modernité. Pour Ali Belhaj, cette nouvelle est choquante, non pas à cause du personnage, qu’il considère au passage «très sympathique, agréable et un fin communicateur» mais pour ce qu’il représente : «ce qui me choque, c’est que l’on présente à ce poste un commis de l’État, plusieurs fois ministres» écrit-il.

Voudrait-on infantiliser la CGEM et à l’affaiblir

L’ancien président d’Alliance des libertés, un micro-parti qui avait fusionné au sein du Parti authenticité et modernité à la création de ce dernier, crie au scandale quand il affirme que par cette candidature, on cherche à «infantiliser la CGEM et à l’affaiblir» rappelant que cette dernière si elle «veut rester ce qu'[elle] est, [c’est-à-dire] un des rares corps intermédiaires encore debout, doit rester indépendante», car elle joue un véritable rôle de «syndicat des entrepreneurs». En d’autre termes, y désigner un ancien ministre des Finances ou du Commerce et de l’Industrie comporterait un risque d’indépendance de l’institution en question et constituerait une incompatibilité juridique.

Dans une interaction avec un des lecteurs du post, Ali Belhaj s’interrogeait sur les raisons des difficultés que trouvent «ces hauts fonctionnaires à se recycler dans d’autres domaines/fonctions une fois sortis des sentiers du pouvoir», mais le texte a été supprimé et n’est plus disponible.