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Exportations Maroc : Automobile, Phosphates et électronique cartonnent

Keys Points

  • L’office de change a annoncé une hausse de 38,9% des exportations du secteur automobile au titre du premier trimestre de 2021,
  • Les exportations de phosphates et dérivés ont progressé de 21,7%,
  • Ceux du secteur électronique et électricité ont augmenté de 21,5%,
  • L’aéronautique et le textile & cuir ont baissé respectivement de 17,3% et de 5,5%,
  • Stagnation du secteur agriculture et agro-alimentaire

Avec MAP

Les exportations du secteur automobile ont atteint plus de 22,6 milliards de dirhams (MMDH) au titre du premier trimestre de 2021, en hausse de 38,9% par rapport à fin mars 2020, selon l’Office des changes.

Cette évolution s’explique, principalement, par la hausse des ventes du segment de la construction (51,9%) et celles du segment du câblage (23,4%), précise l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs de mars 2021.

Par ailleurs, le bulletin fait ressortir que les exportations de phosphates et dérivés ont progressé de 21,7% à 13,4 MMDH, suite principalement à la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+1,5 MMDH) et celles des engrais naturels et chimiques de 879 millions de dirhams (MDH).

Concernent les ventes du secteur électronique et électricité, elles ont affiché une croissance de 21,5%.

Toutefois, la hausse des exportations a été atténuée par la baisse des ventes de l’aéronautique de 17,3% et celles du textile et cuir de 5,5%, en raison du repli des ventes des vêtements confectionnés de 7,1% et des chaussures (19,5%).

D’un autre côté, les exportations du secteur agriculture et agro-alimentaire ont enregistré une quasi stabilité à fin mars dernier (+0,6%). Cette évolution est due à la hausse des ventes de l’agriculture, sylviculture, chasse de 2,6%, atténuée par la baisse des ventes de l’industrie alimentaire (1,9%).

#Tech – L’UM6P et l’université américaine EC-Council, se lancent dans la Cybersécurité

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L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) procèdera, dès avril prochain, au lancement d’un Programme Professionnel en Cybersécurité en partenariat avec EC-Council University, première institution d’enseignement supérieur américaine spécialisée dans les technologies de la Cybersécurité.

Basé sur un modèle d’apprentissage aligné au meilleur standard du domaine, ce programme vise à doter les participants de la connaissance et du savoir-faire de pointe dans le domaine de la cybersécurité.

Ce programme, axé sur la pratique, a pour objectifs un apprentissage des stratégies, d’outils et des techniques de cybersécurité contribuant à la protection des données et des informations en milieu professionnel, une utilisation des méthodes de recherche pour enrichir les connaissances en cybersécurité des participants, afin qu’ils soient en mesure de s’adapter à un contexte mondial où les menaces cyber ne cessent d’évoluer, une maîtrise des compétences nécessaires pour accéder à des rôles de leadership en cybersécurité et une adhésion à un standard éthique mondial des experts en cybersécurité.

A l’issue de la formation, les participants auront acquis les principales connaissances et compétences nécessaires pour assurer efficacement la sécurité des systèmes d’information en maîtrisant les techniques d’attaques, les méthodes d’identification des menaces et des failles affectant les applications et les systèmes actuels.

Par la mise en situations simulant des problématiques issues d’environnements professionnels, les participants au programme sont amenés à appliquer leur apprentissage tout au long du programme durant des exercices de cyberdrill afin d’être en mesure d’évaluer leur assimilation des concepts et des techniques enseignés.

Ce programme, qui sera dispensé en ligne, est destiné aux participants qui désirent devenir des spécialistes de haut niveau en sécurité technique des systèmes d’information, ou à des professionnels du domaine ayant une bonne connaissance des besoins des entreprises et qui souhaitent acquérir une meilleure maîtrise technique.

Ce programme couvre des domaines variés de la cybersécurité, traitant de la sécurité offensive, de la sécurité des infrastructures, ou encore des techniques d’investigation numériques.

Etalé sur une durée de 24 mois, le programme comprend des Cyber Bootcamps, qui seront organisés durant cette formation. Durant ces exercices, les participants seront confrontés à des simulations d’incidents auxquels les entreprises doivent traiter dans leurs opérations au quotidien.

Les participants au programme auront ainsi l’occasion de pratiquer ce qu’ils ont appris au cours des semaines de cours qui ont précédé et sous la supervision d’un expert en Cybersécurité.

OCP et Hubei Forbon Technology s’allient pour le développement de nouvelles générations d’engrais

Le Groupe OCP et le Groupe chinois Hubei Forbon Technology ont annoncé, lundi, la signature d’un accord pour la création d’une joint-venture (JV) opérant dans le domaine de la R&D pour le développement de solutions d’engrais nouvelle génération et de la «Smart Agriculture».

MAP

Cette JV détenue à 50/50 et opérant dans le domaine de la R&D, vise le développement de nouvelles générations d’engrais ainsi que la promotion d’une agriculture intelligente (Smart Agriculture), précise-t-on dans un communiqué conjoint.

Située au sein de la «East Lake New Technology Development Zone» à Wuhan (Chine), la JV bénéficiera d’un accès privilégié à l’écosystème d’innovation chinois, considéré aujourd’hui comme l’un des plus dynamiques en termes de R&D dans le domaine de l’agriculture, fait savoir la même source.

A travers cette JV, OCP, leader mondial sur le marché des engrais phosphatés, et Forbon, acteur spécialisé dans la recherche, le développement et la fourniture de solutions globales d’additifs pour engrais et également actif dans le domaine de la Smart Agriculture, visent à établir un partenariat pour le développement d’engrais nouvelle génération et de solutions digitales pour l’agriculture en s’appuyant sur leurs capacités d’innovation respectives.

Ce partenariat profitera également de l’écosystème d’innovation dynamique du parc Biolake de l’Optic Valley, pour explorer des solutions agricoles durables visant à mettre à disposition des agriculteurs des formulations d’engrais sur mesure, des bonnes pratiques agricoles et des services digitaux qui répondent à leurs besoins.

«OCP a fait de l’innovation la pierre angulaire de sa stratégie de croissance, comme l’illustre l’approche systémique que nous avons élaborée avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Localisée au sein de la «East Lake New Technology Development Zone» de Wuhan, la JV aura accès à l’un des réseaux les plus vastes et les plus dynamiques de professionnels investis dans l’innovation ainsi qu’à des universités et centres de recherche de premier plan en Chine travaillant sur l’avenir de l’agriculture», a déclaré le Chief Growth Officer du Groupe OCP, Soufiyane El Kassi, cité dans le communiqué.

De son côté, le Président-Directeur Général de Forbon, Wang Renzong, a fait savoir que l’OCP et Forbon affichent la même vision et la même ambition pour l’avenir de l’agriculture, à savoir mettre à disposition des agriculteurs des formulations d’engrais optimisées et des solutions digitales permettant d’améliorer l’agriculture traditionnelle et les techniques agricoles et ainsi assurer de meilleurs revenus pour ces agriculteurs.

Et de poursuivre que grâce à son expertise en matière d’Intelligence Artificielle (IA), d’équipements de précision, de capteurs, d’IOT et de technologie numérique, Forbon, avec OCP, pourrait ainsi à travers cette JV, mettre à disposition des agriculteurs les solutions les plus adaptées pour une agriculture novatrice et durable. La JV sera dédiée à l’innovation et bénéficiera à l’agriculture chinoise et mondiale.

La transaction est soumise aux conditions de clôture habituelles, y compris les approbations réglementaires, conclut le communiqué.

«La crise Covid vue de l’Atlantique Sud», thématique des AD Talks 2020 du Policy Center de l’OCP suivie par 25.000 personnes à travers 170 pays

Les «AD Talks», édition spéciale en ligne de la conférence annuelle de haut niveau Atlantic Dialogues tenue du 3 novembre au 23 décembre autour du thème de «La crise Covid vue de l’Atlantique Sud», ont été suivis par plus de 25.000 personnes à travers 170 pays.

Avec MAP

Au total, 17 sessions impliquant 80 intervenants issus de 37 pays sur quatre continents (Afrique, Amériques, Europe, Asie), ont traité de l’impact de la pandémie sur la géopolitique, l’économie et la démocratie, indique un communiqué du Policy Center for the New South (PCNS), notant que parmi les intervenants ont figuré nombre d’anciens Atlantic Dialogues Emerging Leaders, de jeunes professionnels issus de tout le bassin Atlantique.

«Cette édition, nourrie par l’actualité des élections américaines et de la distribution de vaccins contre la Covid-19, a donné lieu à un dialogue qui incarne un bien commun que nous apportons, avec des valeurs de tolérance, de respect des faits, de la science, et de curiosité pour les autres cultures», relève Karim El Aynaoui, président du Think tank PCNS.

El Aynaoui : nous sommes à un carrefour, où la gouvernance et la solidarité son essentielles

«La demande de protection est forte, de même que la capacité à mettre en place des filets de sécurité, à apporter les traitements nécessaires et les vaccins. En clair, l’État est de retour» déclare M. El Aynaoui résumant les échanges et les interventions des prestigieux intervenants des AD talks.

«Nous sommes à un carrefour, et nos choix vont affecter les générations futures, notamment en matière de changement climatique. La gouvernance est essentielle, de même que la solidarité. Le Maroc l’a montré, en levant l’équivalent de 3 % de son PIB pour faire face à la pandémie» assure le président du Think Tank.

Ces débat ont été l’occasion d’effectuer un passage en revue de la Covid-19 au Nord et au Sud, qui a permis de rappeler l’actualité du principe de non alignement en Afrique, un continent qui ne veut pas choisir entre la Chine et l’Occident, dans un monde où les notions d’Ouest, de Nord et de Sud semblent de plus en plus dépassées.

Panels et sessions

Panel «Essor de l’Asie : leçons apprises»

Le panel sur «L’essor de l’Asie : leçons apprises», s’est principalement focalisé sur la gestion chinoise de la crise Covid avec un niveau de suppression des libertés individuelles qui n’aurait pas été possible dans des sociétés ouvertes, en plus de dresser le bilan d’une performance mitigée dans certains pays démocratiques dans la gestion de la crise Covid-19 tel que le Royaume-Uni, le Brésil ou encore la France.

Panel «Capacités de santé comme nouvel instrument de pouvoir»

Au sujet des «Capacités de santé comme nouvel instrument de pouvoir», le repli des pays sur eux-mêmes durant la pandémie a mis en évidence le défaut d’une négociation globale, dans laquelle l’Europe et l’Afrique auraient pu s’allier, rappelle le communiqué, notant qu’une stratégie mondiale de vaccination s’avère nécessaire – prélude à l’attitude que devra avoir le monde face au climat.

Panel «Coopération globale pour résoudre des crises globales»

En matière de “Coopération globale pour résoudre des crises globales”, le retour des Etats-Unis sur la scène internationale avec l’administration Biden ne sera peut-être pas si fort, en raison de l’énergie à déployer en interne pour lutter contre la pandémie, et d’un moindre intérêt à jouer le rôle de gendarme du monde, ajoute la même source.

Panel : «La géographie des mécontentements dans le Sud global»

Les attentes frustrées que génèrent les démocraties et le système capitaliste ont été soulignées dans «La géographie des mécontentements dans le Sud global». Alors qu’avec «Les Etats et l’avenir de la démocratie», l’accent a été mis sur la résilience des valeurs démocratiques, malgré la perte d’influence de l’Occident. Et ce, même si le terrorisme entrave les démocraties en Afrique, de même que le populisme et l’islamophobie en Inde.

Panel : «Pandémies: sauver des vies humaines ou l’économie»

La session «Pandémies: sauver des vies humaines ou l’économie», est revenue sur une reprise américaine et asiatique plus dynamique qu’en Europe, de même que sur les effets du populisme, qui ont vu plusieurs chefs d’Etat refuser de porter le masque, comme aux Etats-Unis, au Brésil ou au Mexique.

Panel : «Covid-19 et le commerce international»

Sur la «Covid-19 et le commerce international», on note que l’Amérique latine a été la région la plus touchée du monde, avec une baisse des exportations de 16 % au premier semestre 2020. Afin de préparer la prochaine pandémie, le besoin se fait ressentir d’un cadre international sur le commerce et la santé, afin de ne pas voir rompues les chaînes d’approvisionnement en produits médicaux.

Panel : « Impact de la crise sur les marchés et la transition énergétiques »

Le panel sur «L’impact de la crise sur les marchés et la transition énergétiques» a relevé que les énergies vertes progressent partout. Cependant, la crise économique risque de retarder les mesures à prendre pour la transition, même si cette dernière paraît plus que jamais nécessaire, en raison du changement climatique.

Cession de clôture : «Impact économique de la crise Covid en Amérique latine»

Enfin, la session de clôture en présence de trois anciens présidents du Costa Rica, de l’Equateur et de l’Argentine, est revenue sur l’impact économique de la crise Covid en Amérique latine.

Lancé en 2014 à Rabat avec plus de 40 chercheurs associés du Sud comme du Nord, le Policy Center for the New South offre une perspective du Sud sur les enjeux des pays en développement. Il vise à faciliter les décisions stratégiques et les politiques publiques relevant de ses principaux programmes : Afrique, géopolitique et relations internationales, économie et développement social, agriculture, environnement et sécurité alimentaire, et matières premières et finance.

UM6P lance la «School of Computer Sciences», UM6P-CS

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) annonce le lancement de sa «School of Computer Sciences» (UM6P-CS), une école d’ingénieurs spécialisée dans les sciences de l’informatique, afin de proposer une nouvelle offre innovante de formation et de recherche en la matière, devenue incontournable pour l’avenir du Maroc et de l’Afrique.

L’UM6P-CS sera hébergée au sein du Data Center de Benguérir, qui sera un laboratoire vivant de la nouvelle école pour la pratique et l’expérimentation des travaux de recherche, indique l’UM6P dans un communiqué, précisant que la «School of Computer Sciences» accueillera sa première promotion à l’automne 2021.

La nouvelle école ajoute une nouvelle brique au cursus polytechnique et pluridisciplinaire de l’UM6P, en abordant les besoins numériques du 21ème siècle à la source et dont le but est d’ancrer le Maroc en tant que future «Digital Nation», souligne la même source.

L’UM6P-CS propose, à partir de la rentrée prochaine, une formation d’ingénieur (Bac + 5) spécialisée dans le numérique, note la prestigieuse Université, expliquant que ce cursus d’excellence, à la fois théorique et pratique, se déroule en deux années préparatoires intégrées orientées vers le numérique, suivies du cycle ingénieur de trois ans permettant de se spécialiser dans différentes filières du numérique, dont l’intelligence artificielle, les sciences des données, la cybersécurité, la finance numérique, les réseaux sociaux et l’Internet des objets.

Et de poursuivre que l’équipe pédagogique de l’UM6P-CS réunit des enseignants-chercheurs renommés et bénéficie de nombreux partenariats avec les meilleures écoles d’ingénieurs et universités du monde.

Au-delà des fondamentaux portés par un corps professoral de haut calibre, l’UM6P-CS se veut un endroit privilégié doté d’un dispositif unique au profit de ses étudiants, relève le communiqué.

Tournée vers l’innovation, la recherche et la pratique, l’UM6P-CS prône un apprentissage basé sur l’expérimentation grâce au supercalculateur du Data Center de Benguérir, à ses laboratoires, et en particulier aux «Fablabs» et aux «Living Labs» dans lesquels les étudiants apprennent sur le terrain et mettent en pratique les acquis théoriques, indique la même source.

Selon les initiateurs du projet UM6P-CS, «Dans un monde où les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les BATX (leurs homologues chinoises) sont les entreprises les plus riches au monde et leur puissance dépasse désormais celle des Etats, le numérique est la clé pour un large choix de carrière : 100 % des emplois actuels seront transformés par le numérique; certains emplois disparaîtront au profit de nouveaux et les métiers de demain seront directement liés au numérique. Tous les secteurs seront concernés : la santé (télémédecine), l’éducation (télé-enseignement), le transport (véhicules autonomes), la défense (cybersécurité), l’environnement (météorologie), l’agriculture, le commerce, ainsi que les finances».

Désormais, les meilleurs étudiantes et étudiants marocains intéressés par la voie du numérique ont la possibilité d’accéder à une école d’ingénieurs avec cycle préparatoire intégré, qui délivre au terme des cinq ans d’études un diplôme d’ingénieur, conclut le communiqué.

Exclusif – OCP investit dans une usine d’engrais indienne valorisée à 280 millions de dollars

Dans sa note annonçant un profit warning pour le premier trimestre 2020, le conseil d’administration de la société indienne d’engrais Zuari Agro Chemicals Ltd dévoile avoir approuver la cession de son usine à Goa, valorisée à 280 millions de dollars. L’acquéreur n’est autre que Paradeep Phosphates Ltd (PPL), une JV qu’elle avait constitué depuis 1981 avec le groupe OCP. La note d’information annonce également que le géant des phosphates marocain avait fait, décembre dernier, une offre de 46,5 millions dollars pour le rachat de sa filiale Zuari Farmhub Limited spécialisée dans le commerce d’engrais. Une offre qui a finalement été approuvée par le Conseil qui cherche à réduire les tensions sur la trésorerie de la société engendrée par la pandémie du Coronavirus.

Mostafa Terrab profite de la crise du Coronavirus pour renforcer sa présence en Inde. En effet, le conseil d’administration de son partenaire indien, Zuari Agro Chemicals Ltd vient d’approuver une double opération qui va permettre au Groupe OCP de contrôler une usine de production d’engrais dans la région indienne de Goa, qui abrite l’un des meilleur ports commerciaux du pays et une société spécialisée dans la commercialisation de fertilisants.

En plus du fait que le groupe indien trouve son compte en se rapprochant davantage du premier exportateur mondial du phosphate, Zuari Agro Chemicals subit de plein fouet les effets de la crise sanitaire.

Dans son rapport d’audit financier, Zuari Agro déclare «qu’en raison des retards importants dans la réception des subventions du gouvernement indien au cours des périodes précédentes, la société a constaté une détérioration conséquente de ses liquidités». Et que de plus, «elle n’a pas été en mesure de répercuter l’augmentation des prix des matières premières sur les agriculteurs, ce qui a impacté négativement les flux de trésorerie de l’entreprise».

C’est dans ce contexte que le Conseil d’administration de Zuari tenu fin de semaine dernière a approuver les offres du Groupe OCP.

Il a donc été acté la cession de l’usine d’engrais de GOA pour un montant de 280 millions de dollars au profit Paradeep Phosphates Ltd (PPL), une JV entre la société et l’OCP, de droit indien spécialisée dans la production d’engrais phosphatés (DAP/NPK) avec une capacité de 1,6 million de tonnes par an.

Le produit de la cession de l’usine sera utilisé pour faire face aux passifs à long terme de la société, assure le management de Zuari. Lequel espère également de faire de Paradeep Phosphates Ltd (PPL) une grande entreprise d’engrais ayant accès à différents types de produits et marchés desservis par Zuari et l’OCP.

Il est à rappeler que Paradeep Phosphates, PPL, est détenue à hauteur de 80,45% par Zuari Maroc Phosphates Pvt. Ltd (ZMPPL) qui est elle même détenue à part égale 50/50 par Zuari Agro et OCP. Le reste du capital de PPL est détenu par le gouvernement indien.

Zuari Maroc Phosphates Pvt. Ltd est piloté par un directoire constitué de six directeurs, trois indiens et trois marocains. Du côté marocain, on retrouve Ghislane Guedira, Directrice financière du Groupe OCP, Mohamed Belhoussain, Vice-Président en charge des ventes et du Marketing et l’homme de confiance de Mostafa Terrab, Mohamed Soual.

De plus, le Groupe OCP a eu le feu vert pour entrer dans le capital de la filiale Zuari, Zuari Farmhub Limited qui est spécialisée dans les opérations commerciales relatives à la vente de détail des fertilisants spéciaux, des produits chimiques de protection des cultures, des semences et des engrais mélangés. Terrab devrait débourser pour cela 46,5 millions $.

Endin, la finalisation de l’opération dépendra des opérations de due diligence qu’opèrent les équipes d’OCP mai aussi de l’accord des autorités compétentes

Mustapha ElOuafi, ancienne cheville ouvrière de l’OCP, nommé Président de Maya Gold Silver Maroc

Le groupe canadien Maya Gold Silver, spécialisé dans l’exploration et la mise en valeur des ressources minières, a nommé le 14 mai dernier au poste de Président de sa filiale marocaine, l’ancien Directeur Général Adjoint du Groupe OCP, Mustapha ElOuafi. Homme exigeant, discret et travailleur, le nouveau PDG, aura pour mission, entre autres, la mise en exploitation du site polymétallique de Boumadine, dont l’Etat détient 15% des parts à travers l’ONYHM.

Diplômé de l’école Mohammadia d’Ingénieurs et de l’École des Ponts Business School, Mustapha ElOuafi a fait toute sa carrière professionnelle au sein du Groupe OCP où il a gravi les échelons jusqu’au poste de Directeur Général Adjoint.

Mustapha ElOuafi va en effet passer 15 ans en tant qu’ingénieur des mines à Khouribga avant d’être propulsé en 2007, Directeur Commercial Asie, Moyen Orient et Océanie, puis Directeur du site de Jorf Lasfar en 2011. Deux années plus tard il sera nommé Directeur Exécutif Commercial, Marketing et Achats de matières premières. En juillet 2015, ElOuafi sera désigné par Mostafa Terrab, Directeur Général Adjoint.

Ce tracking record exemplaire va pousser l’un des acteurs miniers les plus importants du pays Maya Gold Silver à jeter son dévolu sur ce profil rare pour accompagner une phase importante de sa croissance.

Maya Gold Silver est une société canadienne qui concentre depuis plusieurs années le principal de ses activités sur l’acquisition, l’exploration et l’évaluation de propriétés minières situées au Maroc. Ses projets phares sont la mine d’argent Zgounder, située à 260 kilomètres à l’est d’Agadir, dans le massif protérozoïque de Siroua de la chaîne de l’Anti-Atlas ainsi que le gisement polymétallique de Boumadine, situé à l’intérieur de la fenêtre protérozoïque d’Ougnat dans l’ouest du Maroc. L’Office National des Hydrocarbures, ONYHM est associé à hauteur de 15% dans ces deux projets stratégiques.

La société possède également d’autres actifs miniers dans le pays, tels que la propriété Amizmiz, la propriété Azegour, le permis minier N° 233263 et la propriété Touchkal. Tandis que son unique investissement en dehors du Maroc se situe au Mexique, La Campana Property, une mine à 70 kilomètres à l’est de la ville de Mazatlan, près de la rivière Baluarte

Deuxième Cadre supérieur de l’OCP à faire partie du Top Management de Maya

Mustapha ElOuafi est le deuxième marocain et cadre supérieur du Groupe OCP à être débauché par la société canadienne pour faire partie de son Top Management. En effet, en Juin 2010, Maya Gold Silver avait fait appel à l’ancien haut cadre du Groupe OCP et de Managem, Noureddine Mokaddem, qui deviendra au bout de quelques mois Administrateur, Président Directeur général.

Le départ en retraite de ce dernier, maintenu au poste d’administrateur, a précipité la réorganisation de Maya. Le groupe va nommer dans un premier temps, le 27 avril dernier, un nouveau Président, le canadien Benoit La Salle, puis dans un deuxième temps Mustapha ElOuafi au poste de PDG de Maya Maroc.

Boumadine, un site prometteur

Dans son édition du 10 mars 2020, notre confrère Africa Intelligence va révéler la création par Maya Gold & Silver et l’ONHYM de la société de droit marocain Boumadine Global Mining.

La création de cette entité, dédiée à l’exploitation du site Boumadine dans la province d’Errachidia, a été qualifiée par la même source comme preuve que la campagne de forages qui dure depuis des années sur le site était concluante. D’ailleurs, révèle le site d’information, Maya avait mandaté, en septembre 2019, la banque d’affaire CIBC World Markets pour l’accompagner dans une levée de fonds internationale destinée à financer ce projet qui vise la production d’or, de l’argent, du zinc, du plomb et du germanium.

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