Mustapha Mansouri

L’ancien DG d’Al-Arabiya, Turki al-Dakhil, nommé ambassadeur de l’Arabie Saoudite aux Émirats Arabes Unis

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Le roi Salmane Ben Abdelaziz a nommé, dimanche 10 février 2019, le sulfureux Turki Ben Abdallah Al-Dakhil, nouvel ambassadeur d’Arabie saoudite aux Émirats arabes unis. Ce poste éminemment stratégique ne revient généralement qu’aux dignitaires de l’Etat les plus expérimentés. D’aucuns s’interrogent sur le choix de ce journaliste très polémique pour occuper cette fonction très sensible. La réponse est à trouver du côté du prince héritier Mohammed Ben Salmane dont l’ancien directeur général d’Al-Arabiya a été un des principaux conseillers jusqu’à sa nomination hier à Abu Dhabi. Et c’est justement MBS qui a proposé son nom au roi Salmane qui l’a systématiquement validé.

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Rabat Vs. Riyadh et Abu Dhabi : La vérité sur les turbulences qui secouent leurs relations

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Le Maroc a-t-il retiré son ambassadeur en poste en Arabie saoudite ? Bien sûr que non. Mais Mustapha Mansouri se trouve-t-il vraiment à Rabat ? Oui. Il a été convoqué par le MAECI pour «consultations». Donc, pour être précis dans le vocabulaire utilisé, notre ambassadeur a été «convoqué» mais pas «retiré». De même pour le chef de la mission diplomatique du Maroc à Abu Dhabi, Moha Aït ou Ali. Il se trouve également à Rabat où il a été convoqué pour consultations et non pas retiré des Émirats arabes unis. Lorsque le journaliste de l’agence russe Sputnik a contacté Nasser Bourita pour en savoir davantage sur le sujet, ce dernier a catégoriquement nié que les deux ambassadeurs aient été retirés respectivement de Riyadh et d’Abu Dhabi. Et le ministre avait raison sur la forme. Les deux diplomates n’ont pas été retirés mais «juste» convoqués. Un écart sémantique ou un abus de langage et bonjour la crise diplomatique. Ce qui est certain en revanche, c’est que le Maroc et ses 2 «alliés» du CCG passent réellement par une zone de turbulences au-delà de la terminologie usitée.

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Le président du Yémen se démarque des saoudiens et appelle à renforcer les liens avec le Maroc

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Au moment où c’est le froid qui souffle entre le Maroc et l’Arabie saoudite, les relations sont paradoxalement au beau fixe entre Aden et Rabat. Et alors que le Maroc a rappelé son ambassadeur à Riyadh pour consultations après les prises de positions d’Al-Arabiya, proche du régime saoudien, et gelé la participation du Maroc dans la Coalition armée menée par l’Arabie saoudite, le président yéménite, veut, pour sa part, renforcer les liens avec le Maroc.

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Rabat rappelle son ambassadeur à Riyadh

Le Washington Post a publié ce soir des informations selon lesquelles le Maroc aurait cessé de prendre part aux actions militaires de la Coalition anti-Houthi au Yémen conduite par l’Arabie saoudite. L’influent quotidien de la capitale fédérale américaine avance que le Maroc aurait rappelé son ambassadeur à Riyadh, Mustapha Mansouri. Cette escalade intervient quelques jours après un programme diffusé par la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya qui a attenté aux intérêts supérieurs du Maroc.

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Ces généraux de Hassan II qui servent toujours sous Mohammed VI

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L’héritage militaire du roi Hassan II est toujours bien vivant dans les rangs des Forces armées royales. Si des officiers supérieurs tels que les généraux Hosni Benslimane, Bouchaïb Arroub ou Boubker Skiredj ont dû faire valoir leur droit à la retraite après plus de cinq décennies de bons loyaux services respectivement à la gendarmerie royale, à l’Etat-major des FAR et au Cabinet militaire du souverain en qualité d’aide de camp, d’autres en revanche sont toujours en service et à des fonctions très sensibles. Déjà généraux de brigade sous Hassan II et promus généraux de division par Mohammed VI après son accession au trône, ils ont dirigé -et continuent- des unités d’élite de l’armée royale notamment celles ayant un rapport étroit avec la sécurité du roi et de la famille régnante, et celle des résidences royales. Le général Abdelkébir Benyaïch, le général Bénachir Sourallah et le général Mimoun Mansouri, puisque c’est d’eux dont il s’agit, ont la pleine et totale confiance du roi, commandant suprême et chef d’Etat-major général des Forces armées royales.

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Nasser Bourita marque de son empreinte la nomination des nouveaux ambassadeurs

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Lors du Conseil des ministres tenu à Casablanca le dimanche 25 juin 2017, le Roi Mohammed VI a approuvé la nomination de 13 nouveaux ambassadeurs désignés dans plusieurs capitales du monde. Des chancelleries vacantes ont été pourvues, d’autres renforcées et des missions créées. Cette nouvelle valse de nominations porte l’empreinte du nouveau ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.

Dans le cadre de la nouvelle politique africaine menée par le royaume et le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, il était nécessaire de donner une nouvelle impulsion à cette dynamique par la nomination des profils adéquats aux postes diplomatiques sensibles. Rabat vient ainsi de créer une nouvelle mission diplomatique, à savoir la représentation permanente du royaume auprès de l’union africaine, indépendante de l’ambassade du Maroc à Addis Abeba. Elle a été confiée à Mohamed Arrouchi, actuel consul général du Maroc à Strasbourg, qui a longtemps roulé sa bosse au sein du service central du ministère des Affaires étrangères et dans les missions diplomatiques du royaume à Vienne, New York et Genève

De son côté, la mission du Maroc en Mauritanie est demeurée vacante depuis le décès de Abderrahmane Benomar. Le poste est revenu à l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Hamid Chabar, plusieurs fois Wali et ambassadeur. Poste hautement sensible, Chabar dispose du profil diplomatico-sécuritaire idoine afin de remplir la mission pour laquelle il a été affecté. Ancien gouverneur et Wali dans les provinces du sud, directeur central au ministère de l’Intérieur, numéro 2 de la mission du Maroc à New York, Hamid Chabar aura la difficile tâche de remettre sur les rails les relations entre Rabat et Nouakchott. Il lègue son poste à Akkra à Mohamed Ferhat, ancien second d’ambassade à Pékin et à Paris et ancien chef de division à la direction Afrique au service central.

L’ancien bras droit de Lalla Joumala à Londres, Othmane Bahnini, est propulsé ambassadeur à Lisbonne, au Portugal. Il y succède à Karima Benyaïch désignée chef de la mission diplomatique du Maroc à Madrid en lieu et place de son frère, Fadel, muté à Bucarest en tant qu’ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du royaume auprès de la Roumanie. D’aucuns parleront de disgrâce pour l’ancien chargé de mission au Cabinet Royal, mais l’apparition de ce dernier aux côtés des conseillers royaux lors de la présentation des vœux de l’Aid al-Fitr prouve que le choix du camarade de classe de Mohammed VI pour Bucarest relève d’un redéploiement en force de la diplomatie marocaine en direction de l’Europe de l’Est et non pas une sanction à l’encontre du fils de feu le docteur Benyaïch, médecin particulier de Hassan II.

La mission du Maroc à Genève, laissée vacante depuis la nomination de Mohamed Aujjar à la tête du ministère de la Justice dans le gouvernement El Othmani, a désormais un locataire. Omar Zniber, diplomate de carrière, ancien ambassadeur à Berlin et Vienne, est le nouveau représentant permanent du royaume auprès du bureau des Nations unies à Genève. Compétent et affable, Omar Zniber diligentera, à l’international, tous les aspects politiques et juridiques ayant trait aux droits de l’homme au Maroc.

La grande surprise nous vient de Pékin. Le nouvel ambassadeur du Maroc en Chine, qui a roulé sa bosse dans les plus grandes capitale du monde, coulait des jours heureux et tranquilles dans sa retraite. Aziz Mekouar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait presque toute sa carrière diplomatique à l’extérieur du royaume. Ambassadeur à Luanda, Lisbonne, Rome et Washington, il a été admis il y a quelques années à faire valoir ses droits à la retraite. Repêché par  son oncle maternelle Othmane Benjelloun, il est administrateur de BMCE Bank et conseiller du président. En 2016, à l’occasion de la tenue de la COP22 à Marrakech, Salaheddine Mezouar fait appel à ses services en qualité d’ambassadeur chargé des négociations multilatérales. Sa double casquette de “diplomate-banquier” est une chance pour le Maroc en vue de booster les relations économiques entre Rabat et Pékin. Et avec plus de 40 ans d’expérience dans le circuit diplomatique à son actif, les autorités chinoises n’auront certainement aucun mal à collaborer avec ce chevronné de la négociation.

Par ailleurs, il était nécessaire de faire fondre la glace entre Rabat et Ryad dont les relations bilatérales, sur le plan diplomatique s’entend, ne sont pas au beau fixe. Le choix de Mustapha Mansouri est éminemment politique. Membre du bureau politique du RNI, ancien ministre, ancien Président de la Chambre des représentants, ancien patron du parti de Aziz Akhannouch, et proche de ce dernier, la nomination de Mansouri en Arabie saoudite fera l’unanimité à Ryad qui considérera ce choix comme un signe de bonne volonté de la part de Rabat et une main tendue pour une normalisation des relations bilatérales. Le poste ne pouvait pas demeurer vacant depuis le départ à la retraite de Abdeslam Baraka, surtout après la nomination d’un nouveau prince héritier, en la personne de Mohamed Ben Salmane, nouvel homme fort de l’Arabie saoudite. Il était nécessaire et urgent de combler ce vide, et Mustapha Mansouri dispose des qualités personnelles et subjectives pour cette mission hautement stratégique. Frère de Mansouri Benali, chargé de mission au Cabinet royal et du général Mimoun Mansouri, patron de la Garde royale, lui-même beau-père de Abdelaziz Alaoui, frère du Chambellan du Roi, Sidi Mohamed Alaoui, Mustapha Mansouri est un pur produit de l’Establishment.

LE1