fbpx

Mostafa Terrab - Page 2

El Othmani out du Iftar royal

/

Le roi Mohammed VI a offert, mercredi soir à Dar Dyafa à Rabat, un Iftar en l’honneur du président de la Commission de l’Union africaine qui se trouve au Maroc pour une visite officielle. Traditionnellement et selon la coutume, ces types de réceptions sont généralement présidées par le chef du gouvernement sur hautes instructions royales. Cette fois-ci le protocole royal en a décidé autrement.

Lire ici

Phosphate récupéré : le pari gagné de Terrab

/

Le président du groupe OCP le disait au mois de février dernier : « le phosphate piraté par l’Afrique du Sud est et demeurera marocain.» Chose promise, chose due. Le fait qu’aucune société de par le monde n’a procédé à l’acquisition de la cargaison piratée, le navire Cherry Blossom, saisi illégalement le 1er Mai 2017 en Afrique du Sud, a donc quitté les eaux territoriales sud-africaines et sa cargaison de phosphate a été restituée à son propriétaire légitime, le groupe OCP.

Lire ici

Le Groupe OCP honore ses engagements en Afrique et livre 32 000 tonnes d’engrais à la Tanzanie

/

C’est à l’occasion de la visite officielle qu’a effectué le Roi Mohammed VI en Tanzanie, en octobre 2016, qu’un mémorandum d’entente a été conclu prévoyant l’approvisionnement de la Tanzanie en engrais à base de phosphate (DAP/NPK) à des prix compétitifs. Après une première livraison en 2017 de 23 500 tonnes d’engrais, l’Office Chérifien des Phosphates a annoncé la livraison lundi 26 février 2018 d’une cargaison de 32 000 tonnes d’engrais de phosphate diammonique (DAP) en Tanzanie.

« Chez OCP Africa, nous nous concentrons sans relâche sur l’agriculteur africain en lui offrant le bon engrais, au bon moment à des prix compétitifs » – Karim Lotfi Senhadji, Directeur Général de OCP Africa

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une offre marocaine en matière de coopération pour le développement avec les pays africains, avec pour principal objectif l’accompagnement des agriculteurs tanzaniens en leur offrant notamment le bon engrais, au bon moment à des prix compétitifs à travers l’amélioration du réseau de distribution d’engrais en Tanzanie et le développement de nouveaux entrepôts de stockage dans les régions éloignées.

L’autre engagement du Groupe OCP a été le développement de la coopération entre le Maroc et la Tanzanie en matière de Recherche & Développement, afin de développer des formules spécifiques aux sols et aux cultures tanzaniens.

C’est dans ce sens qu’OCP Africa, depuis sa filiale en Tanzanie, a mis à disposition de ses partenaires tanzaniens, le ministère de l’Agriculture Tanzanien, la Tanzanian Fertilizer Company (TFC), la Tanzanian Fertilizer Regulation Authority et la Mlingano Agricultural Research Institute, tout son savoir-faire pour l’analyse des sols. Ce qui a permis de favoriser une montée en gamme de l’expertise locale, développer des engrais spécifiques aux cultures du maïs et du riz en Tanzanie et étudier la production d’engrais au niveau local.

Plus de 800 échantillons de sols ont été prélevés de 63 zones agro-écologiques et ont été analysés durant la première phase du projet en 2017. La deuxième phase entamée en 2018 devrait porter ce chiffre à 1400.

L’agriculture est le principal moteur économique de la Tanzanie. Le secteur primaire représente 28% du PIB et emploie 80% de la population active totale, dont la plupart sont de petits agriculteurs. 70% de la production à ce niveau demeure manuelle avec des rendements faibles en comparaison avec les tendances internationales. L’agriculture est confrontée à plusieurs défis liés au changement climatique, au manque d’infrastructures et au difficile accès aux nouvelles technologies.

Néanmoins, avec seulement 33% de terres arables cultivées sur un total d’environ 44 millions d’hectares, et avec une position stratégique clé en Afrique de l’Est, la Tanzanie détient un grand potentiel, à la fois en tant que centrale agricole et en tant que carrefour de transbordement régional. Les besoins en engrais du pays devraient continuer à croître durant les prochaines années. Ce qui représente une opportunité de croissance et de création de richesse aussi bien pour les agriculteurs tanzaniens que pour le Groupe OCP.

Quand le Soft Power marocain exaspère l’Algérie

/

En s’attaquant frontalement au Maroc dans une sortie hasardeuse en faisant feu de tout bois, Abdelkader Messahel a choisi le très mauvais adversaire dans sa fuite en avant, lui l’apparatchik sans loyauté qui cherche à plaire à des milieux du pouvoir algérois en organisant de piètres mises en scènes dont le seul objectif est de dissimuler la grave crise économique et institutionnelle que traverse l’Algérie.  Les relations entre Rabat et Alger ne sont pas au beau fixe, certes, mais s’en prendre ainsi aux intérêts supérieurs du Maroc par de viles méthodes démontre que l’establishment algérien est au bord du précipice, broyé par les luttes intestines entre différents clans, civils et militaires, qui n’attendent que la mort de Bouteflika pour aspirer à la magistrature suprême du pays. Entre-temps, le Maroc trace son chemin. Au lieu de la politique du pétrodollar chère à la nomenklatura algéroise, Rabat a choisi celle du Soft Power.

Figure 1 : Le Soft Power marocain, économique, culturel et diplomatique en Afrique boosté a coup de tournées historiques dans le continent du Roi Mohammed VI

En s’en prenant aux fleurons de l’économie marocaine, Abdelkader Messahel n’a fait qu’exprimer la haine enfouie des responsables algériens vis-à-vis du Maroc et a remis à l’ordre du jour l’éternel complexe d’infériorité de la classe politique algérienne concernant nos choix économiques et politiques.

Sans Sonatrach, que vaudrait la politique extérieure de l’Algérie ? Sans le pétrole et le gaz, qui de l’Occident ou de l’Orient donnerait crédit à un système obsolète et en déliquescence, naguère fier d’être le pays de un million et demi de martyrs ?

En revanche, le Maroc, et historiquement parlant, n’a eu besoin que de son rayonnement civilisationnel, religieux, spirituel, culturel pour s’enraciner dans son environnement géographique continental, régional et mondial.

Et si le royaume ne dispose pas de richesses naturelles comparables à celles de nos voisins, il jouit en revanche d’un système économique moderne et flexible qui lui permet de s’adapter rapidement aux environnements dans lesquels il tente –et réussit généralement- une immersion.

Il est certain que beaucoup de chemin reste à faire et que le royaume aspire, légitimement, à intégrer un jour le G20 à l’instar du Nigéria, de la Turquie et de l’Afrique du Sud. Pour cela, nous avons besoin d’une série de réformes fiscales, judiciaires, financières et comptables en vue d’une réelle compétitivité à l’international et d’assurer la solidité du tissu économique national afin d’attirer davantage de capitaux et d’investisseurs.

Figure 2 : Exportations, importations et balance commerciale du Maroc avec l’Afrique subsaharienne (Source OCP Policy)
Figure 3: Répartition des flux des IDE marocains en Afrique subsaharienne en 2015 par pays en pourcentage ( source : OCP Policy )

Mais aujourd’hui, la capacité des sociétés marocaines à influencer à l’international ainsi que leur diversité, allant de l’informatique, au paiement électronique, aux énergies renouvelables, en passant par les banques, les infrastructures, les assurances, le conseil et l’immobilier, est notoire et a permis à l’écosystème économique marocain de développer tout un savoir-faire matériel et immatériel, des services de haut niveau qui mettent la compétence marocaine à un niveau d’aptitude rarement atteint par un pays au potentiel de développement humain analogue.

Et comme le dit si bien le théoricien américain Joseph Nye, et sommité mondiale en relations internationales, «aujourd’hui, le plus important ce n’est pas notre armée, mais le fait qu’un million et demi d’étrangers viennent chez nous suivre des études, que des millions d’autres souhaitent voir des films américains et adopter l’american way of life. Ceux sur qui nous exerçons une fascination ne nous feront jamais la guerre, au contraire ceux sur qui nous n’exerçons aucun pouvoir attractif peuvent constituer une menace.»

Figure 4 : Échantillon représentatif de la présence des entreprises privées et publiques marocaines sur le continent africain

Et c’est exactement ce concept, qui ne s’appuie nullement sur la violence ou sur la force de l’argent, qui permet au Maroc d’avoir une place prépondérante parmi ses pairs en Afrique. Les banques et assurances marocaines, la Royal air maroc, l’OCP, Maroc Telecom, l’ONEE, Managem, HPS, Capital Consulting entre autres champions économiques nationaux représentent justement cette force de frappe typiquement marocaine basée sur le Soft Power plutôt que le Hard Power cher à nos amis algériens.

Les beaux projets marocains et belles success stories en Afrique, qui ne sont pas sans risque ni sans de grands sacrifices, témoignent de cette capacité marocaine à pouvoir s’imposer par le savoir, l’intelligence, la connaissance et, surtout, beaucoup d’humilité et de partage.

Abdellah El Hattach

Phosphate marocain retenu à Port Elizabeth : Déclaration du Groupe OCP concernant l’audience du tribunal

/

L’audience concernant l’action unilatérale entreprise par les requérants à Port Elizabeth a eu lieu jeudi, 18 mai 2017. OCP et Phosboucraa ont soumis à la cour que les allégations des requérants, au-delà d’être non-fondées, sont une tentative déplacée et inappropriée des requérants de contourner le processus politique international reconnu présentement en cours et activement mené par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. A l’issue de l’audience, les juges rendront leur décision le 9 juin prochain. Nous sommes convaincus que les fondements juridiques et les faits nous sont favorables.

Phosboucraa maintiendra ses opérations en tant qu’acteur responsable, engagé à renforcer l’économie régionale, à améliorer la qualité de vie de la population locale, et à leur assurer un avenir plus prometteur.

La filiale Phosboucraa du Groupe OCP fait partie intégrante de l’économie de la région. Phosboucraa, ses opérations minières, ses produits et ses activités commerciales, respectent et vont au-delà des exigences des standards juridiques et les meilleures pratiques marocains et onusiens en opérant de manière responsable, en mettant un accent particulier sur la durabilité de ses opérations et sur l’égalité d’accès à l’emploi.

Phosboucraa va même au-delà en s’assurant, de surcroît, que l’intégralité de ses opérations bénéficie à l’ensemble de la communauté locale et de la région, notamment en réinvestissant l’entièreté de ses profits localement. Phosboucraa contribue ainsi de manière significative à la prospérité de la région et à celle de sa population, en assurant la pérennité de ses activités et des ressources naturelles locales au profit de la région.

Gazoduc Atlantic offshore : phosphate contre gaz naturel

///

Mohammed VI joint l’acte à la parole et donne un coup de fouet au projet pharaonique du Gazoduc Atlantique offshore, qui devrait relier le Nigeria, troisième producteur de gaz naturel en Afrique, au Maroc, puis à l’Europe. Le souverain, qui a présidé, lundi au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de signature d’accords relatifs au projet de la phase la plus importante de ce projet le pipeline Nigéria-Maroc, traduit concrètement l’expression des deux pays en faveur d’un co-développement durable, agissant et solidaire du continent africain, basé sur une coopération sud-sud tangible.


Signé le 3 décembre 2016 à Abuja lors de la visite officielle du roi au Nigeria, le projet de gazoduc maroco-nigérian vise à renforcer la vision commune des deux pays au sujet du développement du continent africain, et ce en droite ligne avec les projets logistiques structurants de grande envergure qu’a lancé le Maroc en Afrique tels la réhabilitation de la baie de Cocody en Côte d’Ivoire, le réaménagement du canal des Pangalanes à Madagascar ou la construction par l’OCP de la méga-usine d’engrais en Ethiopie pensée et pilotée par Mostafa Terrab en personne.

Le pipeline Nigeria-Maroc, qui aura un impact direct sur près de 300 millions d’habitants, est le maillon central du Gazoduc Atlantique offshore qui permettra à tous les pays de l’Afrique de l’Ouest d’avoir accès à un carburant viable, stable et rentable pour subvenir aux besoins de production d’électricité et de développement industriel, sachant que le gaz naturel est considéré comme étant l’une des sources de production d’électricité les plus propres et les moins coûteuses.

Le projet constituera également une opportunité pour tous les pays par lesquels le gazoduc passera et permettra aux pays de la CEDEAO de s’approvisionner sans dépendre de la destination finale et de promouvoir les investissements privés dans un marché plus large, de générer des économies d’échelle et de réduire les risques commerciaux et politiques. En plus d’être un levier de poids pour accélérer l’intégration du Maroc à cet espace stratégique considéré comme la profondeur géostratégique et historique du royaume.

A terme, le Gazoduc Atlantique offshore pourrait aussi bénéficier à l’Europe et permettre au “vieux continent” de diversifier ses sources d’énergie, notamment l’approvisionnement en gaz naturel qui provient du Moyen-orient, d’Algérie et principalement de Russie. Annoncé en grande pompe en 2002, le gazoduc transsaharien qui devait relier Lagos à la Méditerranée à travers le désert algérien n’a jamais vu le jour : 1) L’Algérie étouffe dans une crise économique et financière sans précédent ; 2) Le Nigeria et l’Algérie sont en concurrence directe dans les domaines de l’extraction et l’exportation de gaz.

Concernant la Russie, avec qui le Maroc est lié par un partenariat stratégique, il n’est pas question de rivaliser avec son monopole sur le marché européen, mais Rabat peut être un acteur complémentaire à l’horizon 2040 à cause des besoins grandissants des pays européens en différentes ressources.

Phosphate contre gaz naturel: partenariat win-win

D’où le souci du Maroc de joindre à cet accord un protocole d’entente entre le groupe OCP et l’Association nigériane des producteurs et fournisseurs d’engrais en vue de renforcer les capacités de production et de distribution d’engrais au Nigeria et contribuera à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural.

Ce partenariat stratégique pour le développement de l’industrie des engrais au Nigeria conjugué au pipeline Nigeria-Maroc permettra non seulement d’instaurer une réelle architecture de la coopération sud-sud et les avantages qu’elle représente pour les pays africains et leurs populations, mais aussi tirer pleinement profit de la complémentarité entre leurs ressources naturelles, le gaz nigérian et les phosphates marocains.

 

LE1

Six mois après sa nomination à Washington, Lalla Joumala officiellement en poste

//

Nommée par le Roi Mohammed VI, le 13 octobre 2016 au Palais Royal de Casablanca, l’ancienne ambassadrice du Royaume à Londres succède à Rachad Bouhlal nommé à Tokyo. Il a fallu attendre six mois pour que la cousine de Mohammed VI remette ses lettres de créance au président américain. Les raisons de ce « retard » sont pourtant simples à comprendre. La Maison Blanche a vu venir un nouveau locataire, et il était plus judicieux pour Lalla Joumala de temporiser le temps que le président nouvellement installé prenne ses marques. D’ailleurs, elle a remis ses lettres de créance au moment où Mohammed VI est en visite privée aux Etats-Unis, une symbolique intéressante. Au fait, une visite du souverain pas si privée que ça, car elle a permis une dynamique diplomatique discrète qui a donné lieu au rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba et une intense activité officielle via des navettes entre Miami, New York et Washington en vue de suivre de très près la préparation du vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara.

Le Président américain, Donald Trump, a reçu, lundi à la Maison Blanche, Lalla Joumala Alaoui, qui lui a présenté ses lettres de créance en tant qu’Ambassadeur du Roi Mohammed VI aux Etats-Unis d’Amérique, six mois après sa nomination par Sa Majesté.

Lors de cette audience, qui coïncide avec la visite privée qu’effectue le souverain aux Etats-Unis, Lalla Joumala Alaoui a fait part au Président américain «de la Haute considération et du respect de Sa Majesté le Roi Mohammed VI», en se félicitant que le Maroc et les Etats-Unis sont liés par une alliance historique « inébranlable», qui date du 20 décembre 1777, lorsque le Maroc est devenu la première nation à reconnaître formellement l’indépendance et la souveraineté des treize Etats américains engagés dans la lutte pour la liberté.

Le chef de la mission diplomatique du Maroc à Washington, qui a été reçue le jour même du déjeuner offert par Donald Trump aux 15 ambassadeurs membres du Conseil de sécurité des Nations Unies,  a rappelé que les deux nations sont liées par le traité d’amitié le plus ancien -jamais rompu- dans les annales de la diplomatie américaine, et que les deux pays ont joint leurs forces, à travers l’histoire, en faveur des valeurs communes, à savoir la liberté, la démocratie, la paix et la tolérance.

Ces idéaux, a fait observer Lalla Joumala Alaoui, constituent, depuis plusieurs décennies, le socle du fort partenariat politique, sécuritaire et militaire qui unit Rabat et Washington, notant que cette année « marque le 240è anniversaire de nos échanges diplomatiques ».

Revenant sur les réalisations ayant jalonné le partenariat historique maroco-américain, Lalla Joumala Alaoui, qui s’appuie souvent sur l’expertise et l’expérience outre-Atlantique de Mostafa Terrab, Président de l’OCP, a cité la désignation du Maroc en tant qu’allié majeur des Etats-Unis hors OTAN, la conclusion de l’Accord de libre-échange en 2004 et le lancement du Dialogue stratégique Etats-Unis-Maroc en 2012, notant.

Le partenariat grandissant, qui unit le Royaume et les Etats-Unis, a poursuivi Lalla Joumala Alaoui, porte en lui la promesse d’un potentiel encore plus grand, adossé à un engagement profond tel qu’exprimé au plus haut niveau de l’Etat, au service de l’avenir d’une prospérité partagée et d’une vision commune au sujet des différents défis aux plans régional et international.

S’agissant du Moyen-Orient et de l’Afrique, le Royaume du Maroc, a affirmé Lalla Joumala Alaoui, «ne ménagera aucun effort pour soutenir les actions des Etats-Unis en faveur de la paix, la stabilité et la prospérité dans ces parties du monde ».

«En tant que nation, dont la politique étrangère séculaire s’est toujours fixé pour objectif cardinal la promotion de la paix et de la sécurité tout en prônant les vertus de la modération et en sauvegardant les libertés religieuses, le Royaume du Maroc continuera de soutenir tous les efforts visant à lutter contre le terrorisme, à barrer la route à l’extrémisme violent et à promouvoir la tolérance ».

LE1 avec agences 

 

Sécurité alimentaire : #PBM salue l’engagement du Maroc auprès du Nigéria

/

Environ 50 000 emplois ont été créés au Nigeria suite à la signature d’un mémorandum d’accord sur l’approvisionnement de phosphate entre le gouvernement nigérian et le gouvernement marocain. L’annonce a été faite par le Président Nigérian Muhammadu Buhari sur sa page Facebook.

«J’ai approuvé le lancement de l’Initiative présidentielle d’engrais (PFI) en décembre 2016, à la suite de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc et de la signature de plusieurs accords marquants entre nos deux pays – l’un portant sur la revitalisation de l’industrie nationale des engrais au Nigeria. Trois mois plus tard, je suis heureux de constater que l’initiative en cours [permet] de relancer les usines comateuses, de créer des milliers d’emplois, d’économiser les rares ressources que nous aurions dépensées pour les subventions et de mettre des sourires sur les visages des agriculteurs à travers le pays» a publié non sans fierté le chef de l’Etat nigérian dans sa page Facebook officielle.

Par ailleurs, le directeur général de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), Dr. Maikanti Kacalla Baru a révélé, hier, que le MoU entre les deux pays concernait la fourniture de phosphate dans l’objectif de rajeunir l’agriculture, en rendant l’engrais disponible et abordable, tout en confirmant que l’accord a commencé à donner des résultats positifs pour le Nigeria.

«Les Marocains (ndlr: Mostafa Terrab PDG du Groupe OCP et ses équipes pilotent l’ensemble de ce programme) ont déjà fourni un chargement de phosphate qui a été livré à diverses usines de mélange d’engrais composé à travers le pays. Déjà, onze usines ont entamé leur production suite à cet approvisionnement », a précisé le patron de la NNPC.

Maikanti Kacalla Baru a également confirmé le chiffre sur les emplois créés annoncé par le Président : «Je suis heureux de vous informer que cette évolution s’est traduite par la création d’environ 50 000 emplois et a permis la production d’environ 1,3 million de tonnes d’engrais dans le pays».

En plus de cet approvisionnement que le Maroc s’était engagé à livrer, le Royaume aurait également accordé au Nigeria une période de 90 jours de délai de paiement tout en planifiant davantage de cargaisons qui s’adapteront aux différentes usines de mélange d’engrais composé dans le pays.

Selon le programme NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique), ce partenariat a été un grand accélérateur pour le secteur agricole nigérian et pour son économie en général. Ce partenariat stratégique devrait stimuler davantage les relations bilatérales entre les deux pays, conformément à l’objectif du NEPAD de défendre les partenariats économiques régionaux et l’intégration régionale.

Créé par l’Union africaine en 2001, le NEPAD est chargé de défendre l’éradication de la pauvreté, la croissance et le développement durables, l’intégration régionale de l’Afrique et l’autonomisation des femmes.

Jeudi soir, le Président Muhammadu Buhari recevait un émissaire spécial du Roi Mohammed VI en la personne de Nasser Bourita, qui a remis au chef de l’Etat nigérian un message écrit du souverain.

 

Abdellah EL HATTACH

Mainmise de l’Europe sur l’industrie mondiale des fertilisants

///

Lors de l’inauguration du nouveau siège de l’Association Internationale de l’Industrie des Fertilisants (IFA), hier lundi 18 avril 2016 à Paris, le Président de l’IFA, Dr. Abdulrahman Jawahery, a déclaré que la production des engrais et des fertilisants, est décisive pour l’économie européenne, générant des revenus importants pour les agriculteurs de l’UE.  Il a rappelé que les recherches publiées en janvier 2016, montrent que les engrais représentent 26% des coûts variables de production pour les agriculteurs de l’Union européenne. Une région qui connaît un manque de compétitivité tel, qu’elle est devenue le plus grand importateur des fertilisants dans le monde. Des importations européennes de phosphate et d’engrais azotés qui font actuellement l’objet d’une taxation qui s’élève à plus de 6,5% pour une consommation d’engrais d’environ 17 millions de tonnes dans la zone euro.

IFA
Inauguration du nouveau siège de l’IFA à Paris

Il est à noter que l’IFA, est l’une des plus grandes organisations du secteur des engrais et compte parmi ses membres plus de 540 producteurs d’engrais et de produits et services dérivés. L’IFA est gérée par un Conseil d’administration constitué de dirigeants d’entreprises de l’industrie mondiale des engrais et présidée par Dr. Abdulrahman Jawahery président du Gulf Petrochemical Industries Company (GPIC) du Bahrein.

L’Office Chérifien des Phosphates, acteur international incontournable dans le domaine des engrais, a reçu plusieurs Prix de distinction de L’IFA (1). Il est à rappeler que l’OCP avait organisé en novembre 2014 à Marrakech (2), le Forum stratégique de l’IFA où l’Office dirigé par Mostafa Terrab, avait présenté son plan de développement à destination de l’Afrique Subsaharienne (5). Le Président Directeur Général de l’OCP a annoncé en février dernier que le Maroc, qui détient 85% des réserves mondiales de phosphate, deviendra dès 2017, le premier producteur d’engrais au niveau mondial, avec une production de 12 millions de tonnes par an (3).

Le redéploiement du siège de l’IFA au cœur de l’Europe, qui aurait dû revenir au Maroc selon certains observateurs, constitue la plus grande opération de ce genre depuis 50 ans (4). Ce redéploiement stratégique véhicule un message politique qui ne viserait pas seulement à optimiser et à réduire les coûts de fonctionnement de l’IFA, mais constitue également une proximité géographique du plus grand marché des fertilisants à savoir l’Union Européenne, et un facteur d’influence dans les processus de réglementation, de politique fiscale, de Market-Making et de protection de l’environnement.

 

Abdellah El Hattach

 

(1) OCP GROUP RECEIVES IFA PRODUCT STEWARDSHIP EXCELLENCE

(2) Marrakech accueille le sommet stratégique de l’IFA

(3) Le Maroc, «premier producteur mondial d’engrais à l’horizon 2017»

(4) الدكتور جواهري يفتتح مقر الإتحاد العالمي للأسمدة الجديد في العاصمة الفرنسية باريس

(5) Le géant marocain des phosphates mise sur l’Afrique en mal d’engrais