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Gaza - Page 2

Le Maroc condamne vivement la tuerie israélienne perpétrée à Gaza

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Le Royaume du Maroc a condamné avec force les tirs de l’armée israélienne contre les participants à des manifestations pacifiques le long de la frontière avec la Bande de Gaza, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés parmi les citoyens palestiniens.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a indiqué, lors d’un point de presse avec son homologue espagnol, Alfonso Dastis, que le Maroc condamnait vigoureusement l’utilisation excessive de la force contre des civils palestiniens désarmés, réaffirmant son rejet total de ce comportement dangereux contraire au Droit international, appelant à la fin de ces pratiques d’escalade inacceptables, qui ne font qu’empirer la situation.

Le Maroc déplore ces événements tragiques qui ont coûté la vie à des manifestants civils qui protestaient pacifiquement, notamment contre le transfert de l’ambassade américaine à Al Qods.

A ce sujet, Nasser Bourita a rappelé le message adressé par le roi Mohammed VI, en sa qualité de président du Comité Al Qods, au président de l’Etat de Palestine, Mahmoud Abbas, où le Souverain a réaffirmé son « rejet de cette démarche unilatérale contraire au Droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité et réitéré l’engagement ferme du Maroc à continuer à œuvrer avec l’Administration américaine en vue d’adopter une position équilibrée susceptible de relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, à ne ménager aucun effort pour la mobilisation de la communauté internationale pour que triomphent les droits légitimes du peuple palestinien à l’établissement de son Etat indépendant avec Al-Qods-Est comme capitale, et à poursuivre la forte et constante solidarité du royaume avec le peuple palestinien frère pour la défense de sa cause juste, notamment en ce qui concerne la ville d’Al-Qods.»

Palestine : La Marche du Retour se transforme en bain de sang et Israël sévit en toute impunité

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L’armée d’occupation israélienne a commis vendredi 30 mars une énième boucherie contre le peuple palestinien lors de la Marche pacifique du «Retour» organisée par les habitants de Gaza à l’occasion de la commémoration du 42ème anniversaire de la Journée internationale de la Terre, le long du mur de la honte. Le bilan encore provisoire s’élève selon le ministère palestinien de la santé à 16 morts et plus de 1400 blessés.

Le Conseil de sécurité a accouché d’une souris et n’a abouti à aucune décision

L’occupant a mobilisé tout son arsenal répressif et posté des centaines de snipers pour canarder à balles réelles les dizaines de milliers de pacifistes palestiniens. Il a même eu recours à des drones pour larguer des bombes lacrymogènes contre les marcheurs.

Le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a décrété ce samedi, une journée de deuil. Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni d’urgence vendredi soir à la demande du Koweït pour débattre de la situation sur le terrain et du bain sanglant qui s’en est suivi.

Fidèle à son habitude quand il s’agit du dossier palestinien, le Conseil de sécurité a accouché d’une souris et n’a abouti à aucune décision. D’ailleurs, depuis la création d’Israël, des centaines de résolutions sont restées lettres mortes. Pratiquement, la seule et unique résolution onusienne respectée par Israël est celle de son acte de naissance.

De ce fait, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’est contenté de réclamer une «enquête indépendante et transparente» sur ce qui s’est passé à Gaza. La belle affaire !

Même si Tayé-Brook Zerihoun, numéro deux du département des affaires politiques de l’ONU avait déclaré : «Israël doit assumer ses responsabilités dans le cadre des droits humains et du droit humanitaire international. La force létale doit être autorisée en dernier recours et les décès qui pourraient en découler doivent faire l’objet d’une enquête en bonne et due forme de la part des autorités ».

En désespoir de cause de voir leur cause renvoyée aux calendes grecques, surtout en raison du manque de soutien de la part d’un monde arabe , déchiré et paralysé par des querelles intestines depuis la nuit des temps, se contentant toujours à l’instar de la Ligue arabe de communiqués laconiques de condamnation et de solidarité avec le peuple palestinien, une solidarité beaucoup plus formelle que réelle.

Et l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche avec dans ses valises tout un plan pour remodeler le Moyen Orient et imposer son diktat aux Palestiniens au grand bonheur d’Israël, les Palestiniens n’ont plus aucun choix que de compter sur eux-mêmes.

Ils l’ont compris bien qu’ils soient gangrénés par des divisions, et un bras de fer à non plus finir entre le Hamas et l’OLP, et c’est dans cette logique que s’inscrit cette «Marche du Retour » qui doit en principe se poursuivre jusqu’au 15 mai prochain, date anniversaire de la Nakba, qui a vu la naissance d’Israël sous la Palestine et l’expulsion de centaines de milliers de palestiniens, forcés à l’exil ou prisonniers dans leur propre pays.

Repression de la « Marche du retour », 7 morts et 356 blessés palestiniens

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Les Palestiniens de Gaza ont organisé ce vendredi, à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la Terre, un grand rassemblement le long de la frontière avec Israël pour rappeler leur droit au retour. Tsahal a exécuté ses menaces et a tiré à balles réelles dans la foule des manifestants. Bilan provisoire : 7 morts et 356 blessés palestiniens.

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Israël ouvre son bureau au siège de l’OTAN après la levée du Veto turc

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Après plusieurs années de blocage, la Turquie a levé son opposition pour qu’Israël puisse ouvrir un bureau de représentation au sein du quartier général de l’OTAN à Bruxelles

Le gouvernement israélien a été notifié hier mardi (03.05.2016) par l’OTAN de son accord pour qu’Israël, Etat non-membre, puisse mettre en place une représentation à son siège de Bruxelles, un signe provisoire de rapprochement entre l’Etat juif et membre de l’OTAN en Turquie.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé, au cours d’une réunion des ministres appartenant à son parti, le Likoud, que la Turquie a levé son opposition, qui bloquait la décision depuis plusieurs années.

L’OTAN a déclaré par ailleurs, dans un communiqué, que l’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne, David Walzer, pouvait désormais diriger sa mission du siège de l’alliance.

Nous avons dit que nous pouvons l’accueillir si tous les pays sont traités de la même manière

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a déclaré de son côté, qu’Ankara avait discuté de l’ouverture de la mission israélienne à l’OTAN avec le secrétaire général Jens Stoltenberg. « Nous avons dit que nous pouvons l’accueillir si tous les pays sont traités de la même manière », a précisé Cavusoglu. «Il est important que non seulement Israël, mais d’autres partenaires du Sud se voient accorder le même droit. »

L’agression israéliene contre « flottille de la paix  » pour Gaza

A la suite de l’agression de la marine israélienne contre la “flottille de la paix » pour Gaza, en mai 2010, au cours de laquelle neuf citoyens turcs avaient été tués par les commandos israéliens, les relations entre la Turquie et Israël étaient très tendues, et Ankara s’opposait à toute activité militaire conjointe entre l’OTAN et Israël.

Comme le note Haaretz, les liens entre l’OTAN et Israël (qui n’en est pas membre) sont pourtant étroits, mais les règles internes de l’OTAN exigent l’accord unanime de tous les pays membres pour la coopération militaire avec les pays non-membres.

Pendant que le mouvement de défense des droits des Palestiniens se consacre à la énième campagne censée « stopper Israël », celui-ci a poursuivi son annexion de la Palestine tout en consolidant sa pénétration de toutes les instances stratégiques de pouvoir. Silvia Cattori.

Depuis 2010, la participation de l’armée israélienne aux exercices militaires conjoints donc avait été “gelée”, en dépit des fortes pressions exercées sur la Turquie par les États-Unis et d’autres pays de l’OTAN.

Le gouvernement israélien interprète par conséquent la levée de l’opposition d’Ankara à l’ouverture de sa représentation au quartier-général bruxellois de l’OTAN comme un signe supplémentaire du désir de la Turquie de normaliser ses relations avec Israël. Il y a quelques jours, cependant, le Premier Ministre turc, Ahmet Davutoglu a posé comme condition à la signature d’un accord de réconciliation qu’une solution intervienne au problème de l’approvisionnement en eau et en électricité dans la Bande de Gaza. Les deux problèmes sont liés, puisque l’énergie électrique manque pour faire fonctionner une usine d’épuration d’eau. La Turquie a proposé depuis des années d’envoyer un navire-centrale électrique à Gaza, mais Israël s’y est jusqu’ici toujours opposé.

Des pourparlers devraient reprendre dans une quinzaine de jours entre Israël et la Turquie, et il semble que les précédentes rencontres ont déjà permis de progresser, notamment à propos de la construction d’une centrale électrique à Gaza (au financement de laquelle l’Allemagne participerait) ainsi que d’une usine de désalinisation de l’eau de mer (on peut évidemment se demander combien de temps après leur inauguration ces installations vitales seraient bombardées par l’aviation israélienne).

Un point de crispation demeure, selon Haaretz : la Turquie refuse d’ordonner la fermeture du bureau de représentation du Hamas dans sa capitale, alors qu’Israël affirme que ce bureau sert à planifier et à financer “des activités terroristes” en Cisjordanie occupée.

Avec ReutersHaaretzPourlapalestine.be