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Gabon

Tentative de putsch au Gabon avortée

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Après plusieurs heures de confusion, la situation à Libreville semble avoir beaucoup évolué vers une reprise de contrôle par les forces loyalistes. Le porte-parole du gouvernement, Guy Bertrand Mapangou, qui minimise cette tentative de Coup d’Etat parle des putschistes comme étant des inconnus qui ont «juste déjoué la vigilance» des services de sécurité en s’emparant brièvement des locaux de la radio nationale d’où ils ont été délogés par un commando du GIGN et mis aux arrêts.

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Gabon : Un grave incendie ravage le plus important entrepôt de pétrole du pays

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Un incendie d’une grande ampleur s’est produit mercredi matin au niveau du plus important dépôt pétrolier du Gabon, appartenant à la Société gabonaise d’entreposage des produits pétroliers (SGEPP), après l’explosion d’une citerne dans laquelle était stocké du fuel. Aucune perte humaine n’est à déplorer.

C’est au niveau du nouveau port d’Owendo, situé à 18 kilomètres au sud de la capitale gabonaise, Libreville, que c’est déclaré l’incendie, plus précisément sur les installations de la Société Gabonaise d’Entreposage des Produits Pétroliers (SGEPP).

L’origine du feu, qui a commencé par une explosion occasionnée probablement par le gaz conditionné dans de grosses cuves, n’est toujours pas connue. Les détonations ont conduit à l’arrêt de toute l‘activité portuaire.

Le New Owendo International Port (NOIP), inauguré en grande pompe par le président Ali Bongo en octobre 2017, et fruit d’un partenariat public-privé, a été construit par Olam Gabon et géré par le groupe français Bolloré.

Ce n’est pas la première fois qu’une installation pétrolière du pays prend feu. Déjà, en mars 2016, le site pétrolier d’Obangué du chinois Addax Petroleum, a été soufflé par un incendie suite à une explosion au niveau du bac de stockage de brut, faisant un mort et six blessés graves.

 

Crise politique au Gabon : la Cour Constitutionnelle dissout le parlement et le gouvernement, Ali Bongo passe outre

Situation inédite depuis plusieurs jours au Gabon : le pays se trouve sans députés à l’assemblée nationale et sans gouvernement ! La raison : la Cour constitutionnelle présidée par Marie Madeleine Mborantsuo a pris la décision de dissoudre l’assemblée nationale et de mettre fin aux fonctions du gouvernement pour non respect de ce dernier d’organiser des élections législatives au plus tard le 28 avril.

Le mandat de l’assemblée nationale gabonaise a expiré en décembre 2016 et a été renouvelé depuis à deux reprises. La cour a motivé sa décision par le souci d’éviter un vide institutionnel et a transféré une partie des compétences de l’assemblée au sénat qui est habilité à voter des lois.

La Cour a en outre intimé au président Ali Bongo de nommer un gouvernement transitoire, un exécutif provisoire qui devra rendre son tablier une fois les nouvelles législatives organisées et les résultats proclamés.

En réponse, le président gabonais vient de rendre la monnaie à la Cour constitutionnelle ce jeudi après midi en reconduisant, et par décret, son premier ministre, Franck Emmanuel Issoze Ngondet qui avait démissionné le 1er mai avec son équipe.

Donc fin de suspense et il ne reste plus à l’ex-nouveau premier ministre et l’un des plus fidèles du président qu’à former son gouvernement ou reconduire le sortant et se mettre aussi à préparer l’organisation des prochaines législatives !

Pourquoi l’Union africaine a besoin d’une Ethiopie stable

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L’institut sud africain d’études de sécurité (ISS) a publié ce vendredi 16 mars une analyse de l’un de ses consultants, Liesl Louw-Vaudran, consacrée à la situation politique en Ethiopie et ses répercussions sur l’Union africaine. Vu sa pertinence, le1.ma l’a traduite pour vous.

Le chef de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a offert ses bons offices au gouvernement éthiopien suite aux troubles politiques dans le pays. Après des mois de manifestations antigouvernementales et d’actions des forces de sécurité, le gouvernement a décidé cette année de libérer plusieurs prisonniers politiques. Les troubles se poursuivent toutefois dans plusieurs régions du pays.

Dans une déclaration qui a suivi la démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn à la fin du mois dernier, Faki Mahamat a déclaré que son bureau se tient à la disposition du gouvernement afin de «relever les défis qui se dressent, approfondir la démocratie et promouvoir le développement».

Mahamat a également rencontré Desalegn après sa démission. Le successeur de Desalegn devrait être bientôt nommé par le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien. Il n’est pas surprenant que Mahamat soit préoccupé par la crise en Éthiopie. L’Union Africaine, dont le siège est à Addis-Abeba, a besoin d’une Éthiopie stable.

Jusqu’à présent, l’UA et la plupart des membres de la communauté diplomatique ont gardé le silence sur la situation politique. L’Ethiopie occupe une position stratégique en tant qu’hôte de l’UA et constitue un puissant pouvoir dans une partie instable de l’Afrique.

L’Union européenne considère également l’Éthiopie comme un allié majeur dans sa tentative d’empêcher les migrants africains de fuir vers l’Europe.

L’Ethiopie occupe une position stratégique en tant qu’hôte de l’UA et en tant que puissance dans une partie instable de l’Afrique

Le siège de l’Union Africaine abrite quelque 2 000 membres du personnel travaillant pour l’Organisation panafricaine à Addis-Abeba. En plus des nombreux bureaux des Nations Unies parmi lesquels le siège de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, il y a plus de 100 ambassades dans la ville. C’est grâce à l’importance croissante de l’UA qu’elle est devenue une escale presque obligatoire pour les dirigeants non africains qui visitent le continent, comme l’ancien secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov récemment.

Cette importante présence internationale crée des emplois pour de nombreux Éthiopiens, fait grimper le marché immobilier à Addis-Abeba et contribue à la croissance économique de la ville qui compte près de cinq millions de personnes. Au moins une fois par an, Addis-Abeba accueille un grand sommet de l’UA avec la présence de nombreux chefs d’État, des dignitaires et un important contingent médiatique qui passe du temps dans la ville. Les habitants de la capitale savent d’avance qu’un sommet est sur le point de se produire par le déploiement de forces spéciales le long des routes principales. Jusqu’à présent, l’Union Africaine et les délégations en visite sont reconnaissantes pour la sécurité qui leur est garantie, même si cela signifie de ne pas parler des restrictions entourant la liberté d’expression ou du manque de participation réelle de l’opposition au gouvernement.


Dans un pays limitrophe d’États en proie à des conflits tels que la Somalie et le Soudan du Sud, certains estiment que des mesures de sécurité solides sont justifiées. Au moins pour l’instant, personne ne remet en question le statut d’Addis-Abeba en tant que siège de la seule organisation continentale de l’Afrique. Ceci est en grande partie dû à la prévoyance de l’ancien dirigeant éthiopien Haïlé Sélassié qui a réuni des chefs d’Etat africains du continent à la première réunion de l’Organisation de l’unité africaine à Addis-Abeba en 1963.

L’Ethiopie prétend être le seul pays africain jamais colonisé et possède une fière histoire remontant à l’époque des empires abyssiniens. En 2000 et 2001, lorsque des discussions ont eu lieu autour de la formation de l’Union Africain, très peu ont suggéré un siège alternatif possible.

Plusieurs structures de l’UA se trouvent ailleurs, comme le Parlement panafricain, le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs et le secrétariat du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, basé en Afrique du Sud; la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples basée en Gambie; et le Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme basé à Alger. Mais l’Ethiopie a fermement soutenu le maintien du siège de l’organisation à Addis-Abeba. En plus d’être le berceau historique de l’OUA, l’Éthiopie est également un acteur majeur de la Corne de l’Afrique en raison de son rôle militaire important dans la région et des 850 000 réfugiés qu’elle accueille, principalement originaires du Soudan du Sud, de la Somalie, du Soudan et de l’Érythrée.

L’Éthiopie est également l’un des principaux contributeurs aux missions de maintien de la paix de l’ONU et de l’UA dans le monde, notamment à Abyei, au Darfour, au Soudan du Sud et en Somalie. Le statut de l’Éthiopie sur le continent a augmenté au cours des deux dernières décennies, en particulier sous le gouvernement de l’ancien premier ministre Meles Zenawi, en raison de ses taux de croissance économique élevés et de ses politiques axées sur le développement.

Pourtant, avec sa population massive de 102 millions d’habitants, dont la plupart sont des jeunes, la menace d’instabilité politique a été évoquée depuis un certain temps. Les taux de croissance élevés qu’a connus l’Éthiopie au cours des dernières années n’ont pas été partagés par tous, ce qui crée des tensions parmi certaines couches de la population. Dans un rapport publié en mai dernier, l’ISS a souligné que l’amélioration de la gouvernance et de l’inclusivité serait la clé pour l’avenir. Comparé à son passé violent, l’Ethiopie en 2017 est un pays plus stable. L’instabilité dans la région est sans doute également en baisse, y compris en Somalie. Cependant, le passé violent de l’Éthiopie, ses niveaux relativement faibles de développement, son type de régime mixte et sa forte expansion démographique font que le risque d’une future rupture violente reste élevé. La présence de l’UA en Ethiopie pourrait servir de facteur de stabilisation dans une situation très complexe.

La démission de Desalegn et la déclaration d’un état d’urgence pour la deuxième fois depuis 2016 créent une incertitude quant à l’avenir immédiat du pays. Desalegn a déclaré qu’il a démissionné pour que le processus politique, qui a commencé avec la libération des prisonniers politiques, puisse suivre son cours.

Pour les nombreux étrangers vivant en Éthiopie, dont beaucoup sont là parce que l’Union Africaine y a son siège à Addis-Abeba, l’état d’urgence signifie des fermetures périodiques d’Internet dans certains endroits, même si la capitale et le siège de l’UA sont généralement épargnés. Suite à une demande de l’ancien président de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini Zuma, une interdiction temporaire des diplomates voyageant en dehors d’Addis-Abeba dans le cadre de l’état d’urgence précédent a été levée. Cette interdiction n’a pas été rétablie dans l’état d’urgence actuel, mais certaines ambassades découragent toujours leur personnel de voyager à l’extérieur de la capitale.

Cependant, que peut faire l’UA pour aider à atténuer les risques d’instabilité pour elle-même et pour son pays d’accueil? Pas vraiment beaucoup, semble-t-il.

Mahamat Faki a précisé dans sa déclaration soigneusement rédigée qu’il attend avec impatience le renforcement des mesures prises pour répondre aux préoccupations exprimées par des segments de la population dans un esprit de dialogue, de tolérance mutuelle et d’engagement envers les meilleurs intérêts de l’Éthiopie qui transcendent tous les intérêts politiques et autres divergences.

Les analystes s’accordent à dire que l’Éthiopie est traditionnellement beaucoup moins sensible à l’influence extérieure dans ses affaires intérieures que beaucoup d’autres pays africains. La participation de l’UA à la situation politique interne de l’Éthiopie ne semble pas probable. Une discussion sur la situation au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, composé de 15 membres et traitant des conflits sur le continent, n’a jamais eu lieu. La présence importante de l’UA et des organisations internationales, garde cependant le pays et surtout sa capitale à l’honneur.

L’UA est également importante pour l’Éthiopie, compte tenu de sa contribution en termes de création d’emplois et de débouchés économiques à Addis-Abeba. En ce sens, et au strict minimum, la présence de l’UA pourrait servir de facteur de stabilisation dans une situation très complexe.

Ali Bongo assainit son entourage

Même s’il ne s’agit pas du fond de l’affaire Drapor à proprement dit, celle-ci continue de susciter des remous et des rebondissements malgré la disparition, depuis presque deux ans déjà, de Lahcen Jakhoukh, principal plaignant de ce dossier rocambolesque.

Aujourd’hui, c’est un de ses principaux lieutenants, Mohamed Ait Ben Ali, qui a accompagné le défunt patron durant toute la success story du groupe familial, qui est tombé dans les filets de la police gabonaise.

En effet, Mohamed Ait Ben Ali, sous le coup d’un mandat international, et qui était activement recherché pour détournement de fonds, a été arrêté à Libreville, au Gabon.

Ait Ben Ali est accusé, lui et plusieurs autres complices, d’avoir procédé à des montages abracadabrantesques pour mettre la main sur le patrimoine constituant l’héritage industriel de Lahcen Jakhoukh.

Si l’affaire a fait les choux gras de la presse marocaine depuis 2014, aujourd’hui elle prend une tout autre ampleur. En tombant, le marocain Ait Ben Ali a fait tomber avec lui plusieurs gros pontes du microcosme politico-financier du Gabon, et pas des moindres, accusés de l’avoir couvert et protégé tout ce temps, car considérés comme «intouchables». Ainsi, en quelques heures, l’influent ministre du Pétrole, Etienne Ngoubou, a été déchargé de ses fonctions et placé sous contrôle judiciaire, alors que le puissant ministre d’État, Magloire Ngambia, Conseiller spécial du président de la République, Ali Bongo, a été arrêté.

Cette opération mani pulite, menée par le pouvoir Gabonais, et suivie par Ali Bongo en personne, cherche à assainir le pays de certaines pratiques pour le moins qu’on puisse dire «mafieuses», et encouragera les autorités judiciaires au Maroc à relancer le dossier dans son «volet marocain» et procéder à l’arrestation de certains protagonistes de l’«affaire-mère» toujours en état de fuite.

Au Maroc, et pour rappel, Mohamed Ait Ben Ali (ainsi que ses principaux acolytes Abdelbar Marouazi, El Houssine Qanit et Loubna Saï) fait l’objet d’un mandat d’arrêt national et international depuis le mois d’août 2014 dans le cadre de l’affaire Drapor, et est poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, parmi lesquels l’abus de confiance et participation dans l’usage de mauvaise foi de fonds et créances à des fins personnelles, alors qu’au Gabon, Mohamed Ait Ben Ali est accusé de «gestion illégale de la société Satram, avec recours à des méthodes mafieuses, sous la protection complaisante de trois anciens ministres : Magloire Ngambia, Etiennen Ngoubou et Séraphin Moundounga».

Entre football et cynisme diplomatique, le jeu perdant de l’Égypte

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Le Sommet de l’Union africaine tenu à E le 27 janvier dernier, et durant lequel le Maroc a retrouvé sa place au sein de sa famille africaine après une bataille diplomatique épique de plusieurs années et un lobbying de haut vol, était l’occasion pour Rabat d’identifier exactement qui sont réellement ses amis – sachant que nos amis on les connaît parfaitement- et tisser de nouvelles alliances interafricaines.

L’objectif derrière cette offensive diplomatique, n’était nullement de composer une majorité numérique qui porterait la voix des intérêts du Royaume au sein de l’Union africaine, mais relevait surtout de la perspective d’une vision politique qui permette la construction d’un vrai espace économique africain qui transformerait le continent en une future vraie puissance dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, et développant des infrastructures et chantiers communs, des liaisons terrestres, maritimes, aériennes et de (télé)communications qui placeraient l’Afrique, à l’avant-garde des espaces régionaux produisant une grande croissance et offrant une forte valeur ajoutée humaine et dans les services.

Nonobstant cet exercice d’identification politique, il était impensable, a priori, pour les stratèges marocains, de considérer l’Égypte comme faisant partie du camp hostile aux intérêts supérieurs du Maroc. Mais les faits sont têtus et Le Caire a fait preuve d’une mauvaise foi complexe à l’égard du Maroc dont il est difficile d’analyser et de comprendre les tenants et aboutissants.

Le régime militaire égyptien s’est aligné sur les thèses des séparatistes sans raison politique objective et à un moment du nouvel ordre mondial où ces mêmes thèses élisent de moins en moins domicile dans les chancelleries internationales. Ce qui prouve que la position de l’Égypte est largement anachronique et n’épouse pas l’évolution logique de la géopolitique mondiale.

Et pour confirmer cette tendance belliqueuse infondée de la part de l’Égypte, il est intéressant de rappeler que lors du Sommet africain, Israël a décidé de donner un coup de fouet à sa politique de colonisation. Et pendant que les observateurs attendaient une réplique diplomatique de la part des autorités égyptiennes, le régime d’Al-Sissi a fait la sourde oreille, habitué qu’il est de la politique de l’autruche, et a continué, avec l’Algérie, de tirer les ficelles du Polisario dans les coulisses d’Addis Abeba.

En revanche, et alors que tout le monde attendait le Maroc sur le seul front africain, Rabat a surpris l’opinion mondiale en prenant franchement et solennellement la défense des intérêts palestiniens. En effet, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu, malgré un agenda surchargé, à envoyer un message urgent au président palestinien Mahmoud Abbas dans lequel le souverain réitère la position ferme et inconditionnelle du Royaume du Maroc aux côtés du peuple palestinien, et sa condamnation avec les termes les plus forts de la politique expansionniste israélienne, rappelant au responsable palestinien l’engagement du Maroc et de Sa Majesté, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, en faveur de la cause palestinienne.

La mesquinerie égyptienne est également anecdotique sur le plan du fairplay. Le fairplay sportif s’entend. Il y a quelques jours, certains titres de la presse égyptienne, ont mal digéré le message de remerciements de Sa Majesté le Roi au président camerounais à l’occasion de la victoire de la sélection camerounaise sur son homologue égyptienne en finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football tenue à Libreville au Gabon. L’esprit des félicitations du souverain était purement sportif, mais l’interprétation d’une partie des médias égyptiens était politiquement tordue.


Illustration de l’hystérie collective des médias égyptiens

Cela nous rappelle comment les régimes militaires successifs au pouvoir au Caire ont toujours tenté d’imiter et, à défaut, de faire capoter, le leadership naturel du Maroc dans son environnement régional, oubliant au passage toute l’influence imposée par le Maroc, sous l’impulsion directe de Sa Majesté Hassan II, pour permettre le retour de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe après qu’elle fut chassée de ses rangs suite à la reconnaissance de l’État hébreux résultant des Accords de Camp David et le discours du président Anouar Sadate devant le parlement israélien, la Knesset : efforts de Sa Majesté Hassan II couronnés de succès et ont effectivement permis la réintégration de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe lors d’un sommet tenu au Maroc sous la présidence effective du défunt souverain.

Abdellah El Hattach.

Diplomatie sécuritaire: Hassad, Mansouri et Hammouchi chez Ali Bongo

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Le président gabonais, Ali Bongo, a reçu ce lundi, au Palais présidentiel de Libreville, une délégation marocaine de haut niveau conduite par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, et composée du Directeur général de la Direction Générale des Etudes et de la Documentation(DGED), Mohamed Yassine Mansouri, et du Directeur général de la Direction de la Surveillance du Territoire et de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN et DGST), Abdellatif Hammouchi.

Lors de cette audience, le président gabonais, Ali Bongo, était accompagné de son ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Pacôme Moubelet Boubeya, et du Général Célestin Embinga, directeur général de la Documentation et de l’immigration (DGDI), les services de renseignement gabonais.
Cette rencontre coïncide avec la réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) qui se tient à Tunis, dans laquelle le Maroc est représenté par le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur Charki Draiss.

Rappelons que le Président gabonais avait effectué, la semaine écoulée, une visite de travail et d’amitié au Maroc durant laquelle il a été reçu en audience par le Roi Mohammed VI.