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Cannabis

«Historique», les usages licites du cannabis légalisés au Maroc

La résistance des députés du PJD à l’adoption de la loi 13.21, légalisant la production, la culture et l’usage thérapeutique du cannabis aura été peine perdue. Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, a acté, ce jeudi 2 juin 2022, l’étape ultime avant la mise en œuvre de ladite loi, en président la première réunion du Conseil d’administration de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC).

13 mois après après l’adoption par le parlement marocain de la loi autorisant «les usages licites du cannabis médical, cosmétique et industriel», l’agence nationale créée à cet effet, ANRAC, est rentré officiellement en fonction, ce jeudi 2 juin, avec la tenu de la première réunion de son Conseil d’administration.

Un pari tenu par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, qui avait du gérer les députés récalcitrants du parti au pouvoir sortant, le PJD.

« Cette loi arrive en retard. Le timing n’est pas en notre faveur. On doit faire vite », insistait-il devant les membres de la commission parlementaire de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville, en avril 2021. pointant du doigt un « débat préjudiciable » pour le pays.

Les radicaux du parti islamiste qui voyaient dans l’adoption de cette loi durant leur mandat un danger pour l’issu des élections qui allaient se dérouler quatre mois plus tard.

« Quel rapport y a-t-il entre cette loi et les élections ? Expliquez-moi ! C’est un débat préjudiciable pour le pays », avait répliqué Laftit.

« Il faut sortir la loi au plus vite pour trouver des investisseurs capables de nous accompagner dans ces projets. On fait fuir les investisseurs », avait-il alerté.

Ces députés avaient été «chauffés» par l’ancien secrétaire général du PJD , Abdelilah Benkirane, suite à la publication sur sa page Facebook, d’une lettre manuscrite dans laquelle il annonçait mettre fin à toute relation avec ses collègues du parti, le Chef du gouvernement Saad Eddine El Otmani, Mostafa Ramid, Lahcen Daoudi, Abdelaziz Rabbah et Mohamed Amekraz.

La loi passera aux forceps et sera publiée au Bulletin officiel au grand dam des PJDistes candidats aux élections du 8 septembre, qui se feront laminés par le parti du RNI de Aziz Akhannouch.

L’alliance gouvernementale formée par ce dernier adoptera un décret délimitant les zones où seront autorisées la culture et la production du cannabis à des fins thérapeutiques qui sont : Chefchaouen, Al Hoceima et Taounate.

Toutefois, les investisseurs qui s’étaient manifestés pour se lancer dans le secteur donnaient des signes d’impatience en raison de l’absence de l’agence de régulation.

L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC)

«L’ANRAC assure la mise en œuvre de la stratégie de l’Etat dans le domaine de la culture, de la production, de la fabrication, de la transformation, de la commercialisation, de l’exportation du cannabis et de l’importation de ses produits à des fins médicales, pharmaceutiques et industrielles», indique un communiqué du ministère de l’Intérieur à la suite de la tenue de la 1ère réunion de son Conseil d’administration.

L’Agence est chargée aussi de :

  • réglementer et d’assurer le suivi et le contrôle de l’ensemble des opérations relatives au cannabis et à ses usages licites, conformément aux engagements internationaux du Royaume,
  • veiller à l’organisation et au développement des différentes étapes de cette activité, de la production des semences jusqu’à la commercialisation du produit final,
  • soutenir la recherche sur l’utilisation du cannabis dans les domaines médical, cosmétique et industriel,
  • simplifier les procédures administratives en coordination avec les autorités administratives concernées,
  • orienter les activités illégales vers des activités licites, durables et génératrices de revenus.

L’ordre du jour de la réunion du Conseil d’administration du 02 juin a porté sur plusieurs points, dont l’approbation de l’organigramme de l’Agence et du statut de son personnel, ainsi que sur son budget au titre de 2022, ajoute la même source.

La réunion présidée par Abdelouafi Laftit a vu la participation de :

  1. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, de la ministre de l’Economie et des Finances,
  2. Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts,
  3. Ryad Mezzour, du ministre de l’Industrie et du Commerce,
  4. Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation,
  5. Représentants des autorités gouvernementales en charge de la santé, de l’eau et de l’environnement,
  6. Youssef El Bari, DG de l’AMDIE,
  7. Abdellah Janati, DG de l’ONSSA.

Septième pays africain, deuxième pays arabe

Le Lesotho a été le premier pays africain à légaliser le cannabis médical et ce dès 2008. Il sera suivi par l’Afrique du Sud, qui autorisera de surcroit l’usage et la possession de cannabis dans un cadre strictement privé, après des années de mesures très répressives.

Entre 2021 et mars 2022, qu’âtres autres pays africains autoriseront l’usage thérapeutique du cannabis: Malawi, Rwanda, Zambia, and Zimbabwe.

Par ailleurs, en 2020, le Liban a été le premier pays arabe à légaliser la culture du cannabis à des fins médicales et industrielles.

Plan d’action de l’ANRAC

Le plan d’action de l’Agence au titre de l’année 2022 comprend plusieurs axes souligne le communiqué du ministère de l’Intérieur :

  1. Adoption des cahiers de charges fixant les critères techniques afférents aux activités de la culture, de la production, de la transformation et de l’industrialisation du cannabis, ainsi que de ses semences et des plantes, de la commercialisation, de l’exportation et de l’importation de ces produits à des fins industrielles,
  2. Lancement des procédures d’octroi des autorisations aux opérateurs nationaux et internationaux dans l’industrie du cannabis médical et industriel, aux sociétés de semences, aux pépinières, aux compagnies de transport,
  3. Création des premières coopératives pour la transformation et l’industrialisation des produits locaux dont les membres sont des agriculteurs locaux.

Objectifs du programme de l’usage licite du cannabis

Le programme de l’usage licite du cannabis, lancé par le Maroc à travers la publication de la loi 13.21, vise les objectifs fondamentaux suivants :

  1. Mise en place d’un cadre légal permettant de développer les circuits d’usage médical et industriel du cannabis conformément aux engagements internationaux du Royaume et l’exploitation des opportunités qu’offre ce marché pour attirer des opérateurs internationaux,
  2. Soutien de l’investissement dans la transformation et l’industrialisation des produits extraits du cannabis, ainsi que la réorientation progressive des cultures illégales destructrices de l’environnement vers des activités légales durables et productrices de valeur et d’opportunités d’emploi.
  3. Préservation du patrimoine national et de sa consolidation, ainsi que de la création d’un système rigoureux de suivi et de contrôle pour empêcher l’arrivée sur le marché du cannabis illégal et de ses dérivés.

Urgent – Amnistie générale en faveur des cultivateurs du Kif au Maroc

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Key Points

  • Les cultivateurs de cannabis dans le nord du Maroc vont bénéficier d’une amnistie générale rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence.
  • En dehors du PJD, les partis politiques marocains se sont exprimés en faveur du texte de loi relatif à l’usage légal du cannabis tout en appelant à une amnistie au profit des cultivateurs.
  • 400.000 personnes bénéficieront de l’entrée en vigueur de la loi relative à l’usage légal du cannabis.
  • L’amnistie constituerait un pas important dans la réconciliation avec la région du Rif.

Que se passe-t-il :

Le coup d’accélération donné par l’Etat marocain représenté par le Ministère de l’Intérieur au projet de loi 13-21, relatif à l’usage légal du cannabis, se manifeste ce mercredi par l’annonce d’une amnistie générale au profit des cultivateurs en faveur des cultivateurs de cannabis.

«Des dizaines de milliers de cultivateurs de cannabis dans le nord du Maroc vont bénéficier d’une amnistie générale et ne feront plus l’objet de poursuites», révèle Maghreb Intelligence citant des sources sûres.

«Des promesses ont été données dans ce sens aux parlementaires et aux cultivateurs de cannabis dont plusieurs ont été reçus au Parlement en début de cette semaine», précise la même source.

Il est à noter que les groupes parlementaires du parti de l’Istiqlal et du Parti authenticité et modernité (PAM) au sein de la Chambre des représentants militaient depuis une dizaine d’année et faisaient pression sur la Commission de la Justice et de la législation pour adopter un projet de loi visant à amnistier les cultivateurs de cannabis dans le nord du royaume.

The Big Picture :

Face à un marché mondial du cannabis en surchauffe et extrêmement compétitif, en raison des ruptures politiques et sociologiques observées dans l’hémisphère nord du globe, un nombre croissant de pays s’orientent vers la légalisation de l’usage du cannabis, la mise en place de politiques de discrimination positive, de stratégies commerciales et de mesures législatives adaptées.

Cette tendance a donné lieu à une concurrence acharnée que se livrent les nombreuses entreprises des pays du Nord, qui commercialisent le cannabis, pour s’accaparer ces nouvelles parts de marché qui ne cessent de s’ouvrir dans un marché mondial représentant déjà plusieurs milliards de dollars. Rien qu’en Europe, ce marché est évalué à 10,8 milliards d’euros, selon une étude commandée par le ministère de l’Intérieur marocain.

Cette dynamique mondiale constitue une réelle menace pour les petits cultivateurs traditionnels des pays du Sud. Ils font désormais face à d’énormes problèmes en raison de l’héritage de la criminalisation et des barrières juridiques et administratives qui empêchent d’entrer sur ce nouveau marché.

Le Maroc, réputé pour être le premier producteur mondial de résine de cannabis, fait partie de ces pays émergents du Sud qui sont directement concernés par ce mouvement mondial.

L’approbation e 2 décembre dernier, par la Commission des stupéfiants des Nations unies (CND), l’organe qui décide quelles substances sont considérées comme des drogues au vu du droit international, de la « reclassification » du cannabis et de sa résine dans les conventions internationales, reconnaissant de fait son utilité médicale, a libéré l’action gouvernementale du royaume chérifien sur le sujet.

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit a mis les bouchés doubles pour faire passer la loi 13-21 relative à l’usage légal du cannabis dans un délai record. Grace à cette nouvelle réglementation, le Maroc est en passe de suivre les pas de l’Australie, Royaume-Unis et de la Corée du Sud, de même 28 Etats américains dans la course mondiale de la fin de la prohibition du cannabis instaurée en 1912.

Source LeMonde

Selon des études de faisabilité relatives au développement du cannabis, élaborées par le ministère de l’Intérieur et dont la synthèse a été présentée mardi devant la Commission de l’Intérieur, à la Chambre des représentants, le nombre d’habitants concernés par la culture illégale du cannabis au Maroc est estimé à 400.000 personnes, soit près de 60.000 familles. Par ailleurs, le revenu net annuel du cannabis à usage médical pourrait avoisiner les 110.000 dirhams par hectare.

A ce titre, cette amnistie générale en faveur des agriculteurs s’inscrit dans une politique volontariste du Maroc pour la mise en œuvre d’un chantier d’importance économique et géopolitique de premier ordre et de sensibilité sociale et religieuse non moins importante.

Nbre habitants concernés400.000
Revenus agricoles totaux annuels325 millions Euros
CA consolidé Europe10,8 milliards d’euros
Impact environnementalexploitation excessive des terres agricoles
épuisement des eaux souterraines
usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines
déforestation 1000 hectares / an
Taux de croissance prévisionnelmarché médical mondial est de 30%
marché médical européen est de 60%
Revenu net annuel du cannabis à usage médical110.000 dirhams par hectare
Exportation à horizon 2028Hypothèse 1 : 10 % du marché du cannabis médical
4,2 milliards dollars
Hypothèse 2 : 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars
Marchés prioritaires pour le cannabis médical marocainEspagne,
Pays-Bas,
Royaume-Uni
Allemagne
25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028.

De la prohibition à la légalisation, quelques dates-clés

1912Le cannabis est inclus dans la convention de l’opium de la Société des nations (SDN), premier traité international sur le contrôle des drogues (1912).
1961Convention unique de l’ONU sur les stupéfiants : le cannabis, le pavot à opium et le cocaïer sont déclarés illégaux.
1970France
Loi punissant l’usage du cannabis d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.
1976Pays-Bas
Dépénalisation, consommation et vente au détail de petites quantités (coffee shops).
1996Californie (Etats-Unis)
1998 Etat de Washington (Etats-Unis)
1999 Israël
2001Canada
2008Suisse
2008Lesotho
2012Suisse
2012Colorado, Washington (Etats-Unis)
2013Italie
2013Uruguay
2016Californie (Etats-Unis)
2017 Catalogne (Espagne)
Production et consommation tolérées au sein d’associations (Cannabis social club).
2017Allemagne
2017Pologne
2018Proposition de l’OMS de rétirer le cannabis de la catégorie des substances aux « propriétés particulièrement dangereuses ».
2018 Canada
2018Afrique du Sud
2018Thaïlande
2019 Italie
Autorisation de la vente de cannabis « light » (moins de 0,5 % de THC).
2019Corée du Sud
2019France
Amende forfaitaire de 200 euros en alternative aux poursuites judiciaires en cas d’usage simple de stupéfiants.
2020 France
En janvier, vote de l’Assemblée nationale en faveur de l’expérimentation du cannabis thérapeutique.
2020L’ONU reconnaît officiellement l’utilité médicale du cannabis

Cannabis médical marocain: Un CA prévisionnel à l’export de 630 millions de dollars

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Ci-après les principaux points des études de faisabilité relatives au développement du cannabis, élaborées par le ministère de l’Intérieur et dont la synthèse a été présentée mardi devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la politique de la ville à la Chambre des représentants:

Nbre habitants concernés400.000
Revenus agricoles totaux annuels325 millions Euros
CA consolidé Europe10,8 milliards d’euros
Impact environnementalexploitation excessive des terres agricoles
épuisement des eaux souterraines
usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines
déforestation 1000 hectares / an
Taux de croissance prévisionnelmarché médical mondial est de 30%
marché médical européen est de 60%
Revenu net annuel du cannabis à usage médical110.000 dirhams par hectare
Exportation à horizon 2028Hypothèse 1 : 10 % du marché du cannabis médical
4,2 milliards dollars
Hypothèse 2 : 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars
Marchés prioritaires pour le cannabis médical marocain Espagne,
Pays-Bas,
Royaume-Uni
Allemagne
25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028.
  • Le nombre d’habitants concernés par la culture illégale du cannabis au Maroc est estimé à 400.000 personnes, soit près de 60.000 familles.
  • Les revenus agricoles totaux annuels sont passés d’environ 500 millions d’euros au début des années 2000 à près de 325 millions d’euros aujourd’hui, contre un chiffre d’affaires consolidé en Europe, qui est passé d’environ 12 milliards à près de 10,8 milliards d’euros.
  • Activité destructrice de l’environnement: l’exploitation excessive des terres agricoles, due à l’abandon de la rotation culturale, l’épuisement des eaux souterraines -sachant que cette région connaît la plus grande quantité de pluies au niveau national- et l’usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines ainsi que la déforestation (le couvert forestier détruit est estimé à 1000 hectares par an).
  • Les prévisions 2028 du marché du cannabis légalisé: le taux de croissance annuel du marché médical mondial est de 30% et le taux de croissance annuel du marché médical européen est de 60%. Le marché médical européen représentera environ 60% du marché médical mondial.
  • Le revenu net annuel du cannabis à usage médical pourrait avoisiner les 110.000 dirhams par hectare, soit une amélioration d’environ 40% par rapport aux recettes actuelles, le tout dans le cadre de pratiques respectant les normes de l’agriculture durable.
  • Concernant les marchés d’exportation, le document met l’accent sur les perspectives en direction de l’Europe à l’horizon de 2028, selon deux hypothèses. La première cible 10 % du marché du cannabis médical (4,2 milliards dollars sur un total de 42 et représente un revenu agricole annuel d’environ 420 millions de dollars).
  • La seconde hypothèse concerne 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars et des revenus agricoles de 630 millions de dollars, ce qui permettra de dépasser le volume des revenus agricoles totaux actuels (environ 400 millions de dollars par an), d’autant plus que ces revenus prévus ne tiennent pas compte des revenus de la culture et de la transformation du cannabis à des fins industrielles.
  • Côté législation, les marchés prioritaires pour le cannabis médical marocain sont l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec des prévisions de 25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028.
  • La prise en compte du potentiel des marchés français et italien renforcera le volume du marché potentiel de 17 milliards de dollars, pour atteindre 42 milliards.

#ElectionDay – New Jersey vote pour la légalisation du cannabis

New Jersey a voté en marge des élections présidentielles pour la légalisation de la possession, l’utilisation et la vente du cannabis.

Dans le New Jersey, le cannabis médicinal est légal depuis 2010 pour les personnes souffrant de maladies graves, notamment le cancer, le glaucome, la sclérose en plaques, le VIH / sida, les crises convulsives, la maladie de Lou Gerhig ou les spasmes musculaires sévères.

Depuis lors, un certain nombre de conditions ont été ajoutées à la liste. Aujourd’hui, plus de personnes souffrant d’un large éventail de problèmes médicaux que jamais ont accès au cannabis médicinal dans l’État.

Quatre États ont profité des élections présidentielles pour lancer un référendum sur le cannabis pour décider de la légalisation du cannabis. Il s’agit de l’Arizona, du Montana, du New Jersey et du Dakota du Sud.

Israël: des activistes pro-légalisation du cannabis, larguent via un drone de l’herbe au dessus de Tel Aviv

Un drone a largué jeudi plusieurs sachets contenant en apparence du cannabis sur une place de Tel Aviv, après la promesse faite sur les réseaux sociaux par des militants pro-légalisation de distribuer de l’herbe gratuite par les airs.

Reuters

La police, qui soupçonne les sachets largués sur la place Yitzhak Rabin de contenir une “drogue dangereuse”, a déclaré avoir arrêté deux hommes qui pilotaient l’appareil à distance.

Le groupe pro-légalisation israélien Green Drone avait promis une distribution gratuite de marijuana depuis les airs sur les réseaux sociaux. “Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c’est le Green Drone qui vous envoie gratuitement du cannabis depuis le ciel”, pouvait-on lire
sur leur site Internet.

Le quotidien israélien Maariv a publié sur son site des photos du drone larguant des sachets et de passants en prenant quelques-uns avant l’arrivée de la police.

L’usage médical du cannabis en Israël est autorisé et l’usage récréatif, bien qu’illégal, est largement dépénalisé.

En mai, le gouvernement a donné son accord pour l’exportation de cannabis à usage médical qui devrait lui permettre de générer des revenus importants.

Bienfaits de la pandémie : Pénurie de drogue dure

La paralysie du transport international n’affecte pas uniquement l’économie légale: les trafiquants de drogue aussi doivent gérer une pénurie de matière première et tentent d’adapter leurs routes de livraison bouleversées par la pandémie de coronavirus, selon un rapport onusien publié jeudi.

«Le trafic de drogue par voie aérienne est susceptible d’être complètement perturbé par les restrictions imposées au transport aérien», estime l’UNODC, qui a observé des «signes d’augmentation des routes maritimes», notamment pour le trafic de cocaïne depuis l’Amérique du Sud vers l’Europe.

https://twitter.com/UNODC/status/1258353430739013633

Afghanistan, Colombie, Liban, Syrie et la Bolivie

L’Afghanistan a fermé ses frontières aux individus avec l’Iran et le Pakistan et limité la libre circulation intérieure, ce qui peut avoir une conséquence sur la récolte de pavot ayant lieu entre mars et juin et «entraver la production des opiacés». 90% du pavot planté à des fins illégales est cultivé en Afghanistan.

La production de cocaïne semble également ralentie en Colombie par le manque de carburant et les drogues de synthèse au Liban comme en Syrie souffrent d’un manque de précurseurs, les substances chimiques légales détournées pour leur fabrication.

En Bolivie en revanche, ce sont les autorités qui sont entravées pour contrôler la culture de la feuille de coca.

Augmentation de consommation du Cannabis

Et il existe des signes indiquant que le confinement conduit à une augmentation de la demande de cannabis, ce qui pourrait «intensifier les activités de trafic entre l’Afrique du Nord et l’Europe».

«Il semble que les groupes de trafiquants de drogue adaptent leurs stratégies, certains ayant commencé à exploiter la situation afin de renforcer leur image auprès de la population en fournissant des services, en particulier aux personnes vulnérables», afin de trouver de nouvelles opportunités.

A long terme, les conséquences économiques de la pandémie «ont le potentiel pour conduire à une transformation durable et profonde des marchés de la drogue», écrit l’UNOCD.

Effets sanitaires nocifs chez les personnes dépendantes

La fermeture massive des frontières conduit à une pénurie dans la vente au détail, rapportée par plusieurs États et pouvant «avoir des effets sanitaires négatifs pour les personnes atteintes de troubles de la consommation», a indiqué l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (UNODC).

En Europe, dans le Sud-Ouest asiatique et en Amérique du Nord particulièrement, une baisse de l’offre d’héroïne a également été rapportée, avec un risque croissant d’overdose et de partage des équipements d’injection, vecteurs de contaminations virales.

Les consommateurs d’héroïne pourraient être amenés à se rabattre sur «des substances nocives produites localement», alors que des États ont constaté une inflation du prix des médicaments de substitution.

Les difficultés économiques peuvent «changer pour le pire» l’usage de stupéfiants, prévient l’UNODC, basée à Vienne en Autriche, qui s’attend à une baisse des budgets nationaux relatifs à la lutte contre la drogue.

Coronavirus: aux Pays-Bas ruée sur les coffee shops pour s’approvisionner … en cannabis

Après le papier toilette et les pâtes…la marijuana : les fumeurs de cannabis néerlandais faisaient dimanche la queue devant les coffee shops pour s’approvisionner une dernière fois avant la fermeture ordonnée par les autorités afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus.

En file indienne, les clients attendaient patiemment dans l’espoir de faire leurs réserves avant que les coffee shops ne baissent leurs rideaux pour une durée inconnue mais qui pourrait se compter en semaines.

Le gouvernement néerlandais a ordonné la fermeture dès dimanche 18H00 de toutes les écoles, bars, restaurants, maisons closes … et des coffee shops, afin de contrôler la progression de la pandémie de coronavirus.

Aussi célèbres dans le monde que le quartier rouge d’Amsterdam, les coffee shops ont fermé à 18H.

«On ne pourra plus avoir d’herbe pendant les deux prochains mois possiblement, donc ce serait pas mal d’en avoir un peu à la maison», a dit Jonathan, un Néerlandais rencontré devant un coffee shop à La Haye, averti par un ami de l’annonce faite par le gouvernement.

Après la conférence de presse conjointe du ministre de la Santé et du ministre de l’Education annonçant la fermeture de nombreux commerces et écoles, des files d’attente se sont formées en quelques minutes devant les établissements.

https://twitter.com/HermansTHJ/status/1239235992319660032

De nombreuses photos de ces queues devant les coffee shops à Amsterdam, à la frontière allemande, ou dans la ville étudiante historique d’Utrecht, étaient visibles sur les réseaux sociaux.

«Au cas où nous en aurions pour des semaines ou mois à rester à la maison, je ne serais pas contre un peu d’herbe. La quarantaine, ça peut être long…», témoigne Hannah qui s’est précipitée en bas de chez elle et s’est retrouvée face «à cette queue de 30 personnes, avec des voitures qui arrivaient».

Bien que théoriquement illégale, la vente et la consommation de cinq grammes de cannabis par personne au maximum est tolérée aux Pays-Bas depuis 1976 dans les coffee shops alors que la culture et la vente en gros restent interdites et sont aux mains de groupes criminels.

Israel dépénalise l’usage du cannabis

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Alors que le Département d’Etat américain accuse le Maroc d’être le «premier producteur et exportateur de Cannabis au monde» et pointe du doigt «les rivalités, chevauchement de prérogatives et mandats entre les différentes autorités marocaines intervenant dans la lutte contre le(s) drogue(s)» -ce qui relève en soi d’une immixtion flagrante dans les affaires intérieures du pays -, voilà qu’Israël a emboîté le pas aux Pays-bas et officiellement dépénalisé la consommation du cannabis.

Le gouvernement israélien, présidé par Benyamin Netanyahu, a approuvé dimanche la dépénalisation de la consommation du cannabis et a adopté une nouvelle loi privilégiant les amendes et l’éducation.

Selon le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan, les poursuites pénales ne seront utilisées qu’après une quatrième récidive «clairement identifiée » par la police et à la condition que la consommation ait été faite en public. Cette dépénalisation graduelle est approuvée par la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Israël autorise et encourage depuis 10 ans le cannabis thérapeutique pour les patients atteints de cancer, d’épilepsie, de stress post-traumatique ou de maladies dégénératives. Israël détient d’ailleurs le plus grand nombre de licences par habitant au monde pour l’usage médical du cannabis (24 000).

Aujourd’hui Israël a amélioré ce programme en permettant un accès plus large et des procédures plus standardisées pour le traitement et la recherche.

Cette réforme historique adoptée par la Knesset, a été initiée par le ministre de la santé Yaakov Litzman (Photo). La réforme instaurera plusieurs changements clés au programme du cannabis médical en Israël.

Les principaux points de la nouvelle réglementation adoptée par la Knesset sont:

  1. Les médicaments à base de cannabis seront vendus et distribués dans les pharmacies plutôt que par les producteurs. À l’heure actuelle, le seul autre pays ayant un modèle similaire, mais à moindre échelle, sont les Pays-Bas.
  2. Appels à l’augmentation du nombre de médecins capables de prescrire le cannabis médical, ainsi que le nombre de fonctionnaires qui géreront la délivrance des permis de cannabis médical.
  3. Les prescriptions médicales standards permettront aux patients d’acquérir des pharmacies du cannabis médical annulant l’obligation de recourir à une licence spéciale.
  4. Ouverture des exploitations agréées de la culture du cannabis en Israël. À l’heure actuelle, le nombre d’opérations de culture est limité à huit, dix autres devraient être approuvées.

Toujours selon cette nouvelle réglementation, le ministère de la Santé décrira les paramètres standards de sécurité et de qualité pour tous les produits médicaux de cannabis.

Par ailleurs, le ministère des Finances a proposé que le cannabis médical soit exporté dans le monde entier, soit une valeur marchande potentielle bien supérieure à 1 milliard de Shekel par an soit 270 millions de dollars.

Pour mettre en œuvre la nouvelle politique, une équipe interministérielle sera constituée pour proposer des amendements, des règlements et les changements nécessaires pour mener à bien la nouvelle loi.

Pour la présidente du Comité spécial de la Knesset sur l’abus des drogues et de l’alcool, Tamar Zandberg, il s’agit là, d’une «étape importante, mais pas la fin de la route», tout en indiquant qu’un million d’Israéliens consomment régulièrement du cannabis.

L’argent des amendes ira au financement de l’éducation et du traitement antidrogue.

Abdellah EL HATTACH

Avec Trump les américains ont voté cannabis

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ELECTION MAP Marijuana

8 États ont adopté  une loi approuvant ou élargissant l’usage de la marijuana, rendant le 8 novembre 2016  un des jours les plus importants de l’histoire de la drogue.

Les électeurs de la Californie, du Massachusetts, du Maine et du Nevada ont tous approuvé les mesures permettant  la possession et l’utilisation de la marijuana à des fins récréatives.

Ces états rejoignent l’Alaska, l’Oregon, le Colorado, Washington DC et le District de Columbia permettant aux Américains d’utiliser légalement le chite pour le plaisir malgré une interdiction fédérale en cours.

L’Arkansas, la Floride, le Montana et le Dakota du Nord ont également adopté des mesures de vote légalisant l’utilisation de la marijuana médicale, s’ajoutant aux 25 Etats où la marijuana est déjà autorisée comme traitement pour certains maux.

La Californie, le plus important des États en litige, a adopté la loi de légalisation de la marijuana , avec 56% des voix. L’Etat de Californie, sixième puissance économique du monde, abrite une population plus grande que la population combinée de tous les autres États qui ont voté pour la légalisation du Cannabis. Selon les experts, le vote de cette loi renforce « les entrepreneurs  du cannabis ».

Avec l’entrée en vigueur de la loi, prévue pour le 1er janvier 2018, un montant additionnel de 1,8 milliard de dollars sera versé sur le marché de la marijuana. Dans le sillage de la Californie, le Massachusetts, devient  ainsi le premier Etat dans le Nord-Est américain à approuver la légalisation de la marijuana.

Au moment du vote, chaque Etat a prévu des modalités spécifiques  pour mettre en œuvre la nouvelle législation :

Californie: Adoptée. Permet la possession de 28,35  grammes et de 6 plantes à la maison pour les personnes de plus de 21 ans. Il donne aux municipalités le pouvoir d’autoriser ou d’interdire la culture en plein air et les magasins de marijuana, et cela créerait une culture fiscale et de détail.

Massachusetts: Adoptée. Permet la possession de 28,35  grammes  en public et de 283,5 grammes à la maison. La mesure crée également une nouvelle Commission de contrôle du cannabis pour superviser l’imposition et la réglementation des ventes commerciales. Une taxe d’accise de 3,75% irait dans les caisses de l’organisme de contrôle et au fonds général de l’État.

Nevada: Adoptée. Permet la possession de 28,35  grammes ou au plus  1/8 de cette quantité  de concentré de marijuana et accorde à toute personne qui vit à l’extérieur d’un rayon de 40 km d’un magasin de marijuana à faire pousser jusqu’à six plantes dans leur maison. Toute personne qui se trouve dans un rayon de 40 km doit acheter du cannabis taxé et réglementé.

Maine: Adoptée. Permet la possession de 708,38 grammes, 6 plantes à fleurs et 12 plantes non florales dans leur maison. L’État imposerait et réglementerait les ventes commerciales.

Floride: Adoptée. Permet aux Floridiens le droit d’utiliser la marijuana pour traiter les maladies

Dakota du Nord: Adoptée. Permet aux résidents munis de cartes d’identité spécifiant des maladies.

Arkansas: Adoptée. Autorise l’ouverture de dispensaires de marijuana médicinales et des espaces de culture de l’herbe.

Montana: Adoptée. Autorise les médecins à prescrire de la marijuana pour les troubles de stress post-traumatique et les douleurs chroniques.

Arizona: Non adoptée. Aurait permis la possession 28,35 grammes et jusqu’à 6 plantes à la maison, ainsi que d’un système réglementé par l’État de producteurs commerciaux et les détaillants. Les fonds devaient aller  à la construction d’écoles, aux programmes de maternelle et à l’éducation publique sur les drogues.

Et le Maroc?

Le Maroc, qui s’apprête à voter également la légalisation de la production et la commercialisation du cannabis pour des besoins médicaux, deviendrait-il le premier fournisseur de marijuana des États-Unis ?