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MBS à Londres avec 100 milliards de dollars dans ses bagages

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Après une visite de trois jours au Caire, durant lesquels il a traité avec le président Abdelfattah Al-Sissi la guerre au Yémen, le blocus du Qatar, de la lutte contre le terrorisme, de la coopération énergétique et de l’influence iranienne, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, a quitté l’Égypte à destination de Londres où il est arrivé hier soir. Reçu aujourd’hui par la reine Elisabeth II, il aura par la suite des discussions de haut niveau avec le premier ministre Theresa May. Au menu de cette visite, la signature de contrats dont la valeur s’élève à 100 milliards de dollars.

La Grande-Bretagne veut demeurer une destination privilégiée pour les investissements saoudiens. MBS et Theresa May évoqueront l’éventualité d’une entrée en bourse de la compagnie pétrolière Aramco.

Les Bourses de Londres, de Wall Street et de Hong Kong seraient intéressées par cette transaction, dite du siècle. Les spécialistes de la finance internationale parlent d’une volonté saoudienne de vendre 5% du géant Aramco.

Le prince héritier saoudien, qui cherche un appui international à son programme de réformes économiques et culturelles dans le cadre de la Vision 2030, n’est pas parti les mains vides à Londres. Dans ses bagages, 100 milliards de dollars d’investissements dans le Royaume-Uni, parmi lesquels l’achat d’armes et d’entreprises britanniques.

MBS, dont le pays est empêtré dans une guerre d’usure au Yémen, cherche aussi un appui technique et militaire de la part des Anglais, et aspire à collaborer avec Londres dans des secteurs stratégiques comme la recherche scientifique, les technologies de pointe, la sécurité et les sujets de défense.

Les mêmes dossiers seront évoqués par MBS lors de sa visite à Washington du 19 au 22 mars durant laquelle il s’entretiendra avec le président américain Donald Trump en prélude au sommet USA/CCG. Le prince héritier saoudien est également attendu dans les prochaines semaines à Paris sur invitation de Emmanuel Macron, mais la date exacte de la rencontre n’a pas encore été annoncée ni par l’Elysée ni par le Cabinet royal saoudien.

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