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Donald Trump

Trump affirme que ses passeports ont été saisis par le FBI

Donald Trump a affirmé lundi que ses passeports avaient été saisis lors de la descente du FBI à sa résidence Mar-a-Lago, en Floride, la semaine dernière. Si les allégations de l’ancien président sont vraies, il ne peut donc pas quitter le pays. Trump possède un passeport bleu ordinaire délivré aux citoyens américains et un passeport rouge «diplomatique» qui lui a été délivré quand il était président.

«Wow. Lors du raid du FBI ou de Mar-a-Lago, ils ont volé mes trois passeports (dont un qui avait expiré), ainsi que tout le reste. C’est une agression contre un adversaire politique à un niveau jamais vu dans notre pays. Tiers monde», a-t-il écrit sur sa plateforme digitale «Truth Social».

Donald Trump détient probablement un passeport bleu ordinaire délivré aux citoyens américains et un passeport rouge «diplomatique» délivré pour les voyages officiels du gouvernement. Il aurait reçu un passeport diplomatique en tant que président.

Sans ces passeports, Trump ne pourrait pas voyager en dehors des États-Unis.

La presse américaine souligne qu’on ignore si les passeports ont été véritablement saisis et si le FBI estimait que Trump pouvait fuir.

Trump accuse Biden

Le président Trump et sa famille ont accusé le président Joe Biden d’avoir ordonné le raid.

«Les républicains pourraient gagner de nombreux sièges supplémentaires, tant à la Chambre des représentants qu’au Sénat, en raison de la forte réaction qu’a suscitée le raid à Mar-a-Lago. Les sondages montrent que le territoire perdu par les républicains au cours des dernières semaines a été plus que rattrapé par l’irruption inopinée du FBI, qui n’aurait jamais dû se produire !». a écrit Trump sur son réseau social.

En réponse aux accusation de l’ancien président, la Maison Blanche a déclaré que le président avait appris l’existence du raid par des rapports publics. Une affirmation soutenue par l’attachée de presse de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, qui a déclaré dimanche que le président Biden n’avait pas du tout été mis au courant de cette affaire.

«Pas été informé. Nous n’avons pas interféré», a-t-elle déclaré dans l’émission This Week sur ABC.

Le procureur général Merrick Garland a déclaré à ce sujet qu’il avait «personnellement approuvé» le raid. Il n’a pas donné de détails supplémentaires sur l’enquête, mais a affirmé que le ministère de la Justice avait demandé que le mandat et la liste d’inventaire soient rendus publics en raison du grand intérêt des citoyens américains pour l’enquête.

Au total, les agents du FBI ont emporté 27 boîtes de documents

Selon les documents judiciaires publiés vendredi après qu’un juge fédéral a dévoilé le mandat qui a autorisé la perquisition soudaine et sans précédent de la semaine dernière, le FBI a récupéré des documents «top secrets» et sensibles dans la propriété Mar-a-Lago de l’ancien président Donald Trump en Floride.

L’inventaire des objets saisis par les agents comprend certains éléments spécifiques, notamment un «Executive Grant of Clemency : Re Roger Jason Stone Jr» – un ancien conseiller de Trump qui a été gracié dans les derniers jours de la présidence de Trump – et «info re : President of France».

La liste comprend également des étiquettes plus génériques comme «Divers documents classifiés/TS/SCI». Dans le monde de la sécurité nationale, l’abréviation «TS/SCI» fait généralement référence à «Top Secret/Sensitive Compartmented Information», accessible uniquement aux personnes ayant le plus haut niveau d’habilitation.

Quatre séries de documents «top secret», trois de documents «secrets» et trois de documents «confidentiels» figurent également dans la liste, mais le reçu ne fournit aucune autre information sur leur contenu.

Les avocats de Trump insistent sur le fait qu’en tant que président, il avait le pouvoir de déclassifier les documents avant de quitter ses fonctions.

Trump a également accusé le FBI de prendre des documents qui relèvent du secret professionnel et d’exiger leur restitution.

«Oh, génial ! On vient d’apprendre que le FBI, lors de sa désormais célèbre descente à Mar-a-Lago, a pris des boîtes de documents privilégiés ‘avocat-client’, ainsi que des documents privilégiés ‘exécutif’, qu’il n’aurait pas dû prendre en toute connaissance de cause», a-t-il déclaré dimanche sur Truth Social.

Il a déclaré que le FBI devait considérer sa publication sur le site alternatif de médias sociaux comme une demande officielle de restitution des documents à sa propriété de Palm Beach.

«Par copie de cette publication sur TRUTH», a écrit M. Trump dimanche, «je demande respectueusement que ces documents soient immédiatement renvoyés à l’endroit d’où ils ont été pris. Merci !»

Live – Donald Trump fait son grand retour en public samedi lors du rassemblement annuel des conservateurs, CPAC

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Donald Trump s’est exprimé lors de l’événement CPAC à Orlando, et a commencé son discours en dénonçant la gauche radicale comme «pathétique». Le thème de la conférence de cette année est «Awake Not Woke», référence à la woke culture. Huit mois avant les élections de mi-mandat, les thèmes républicains classqiues tels que la baisse des impôts et une politique étrangère musclée ont été relégués au second plan, au profit de l’idée que l’Amérique recule dans une dystopie woke déclenchée par les élites libérales.

Donald Trump a interrompu son discours à plusieurs reprises pour permettre aux chants de la foule «USA» et «quatre années de plus» de s’éteindre, tandis que le public a également hué les membres des médias présents sur place.

L’ancien président Trump s’en prend également à Joe Biden dans son discours à la CPAC, après avoir fortement critiqué le président actuel cette semaine à la suite de la déclaration de guerre de Vladimir Poutine en Ukraine.

Joe Biden a annoncé une série de sanctions contre la Russie cette semaine, mais ses détracteurs l’ont accusé d’être «faible» et de ne pas faire assez pour stopper l’avancée de Poutine.

En début de semaine, avant le début de l’attaque russe, Donald Trump a fait l’éloge du plan «génial» de Poutine pour envahir l’Ukraine, mais a déclaré que cela ne se serait jamais produit sous sa direction.

«Voici un gars qui est très avisé… Je le connais très bien. Très, très bien», a déclaré Trump sur un podcast conservateur.

C’est quoi le CPAC ?

La CPAC a vu le jour en 1974 et est présentée comme le plus grand et le plus influent rassemblement de conservateurs au monde.

La convention rassemble des milliers de militants pour écouter des tables rondes et parler de politique.

Selon le site officiel de la CPAC, il s’agit du troisième événement politique et de presse de l’année, derrière le State of the Union et le White House Correspondents’ Dinner.

Trump a servi un assortiment de McDonald’s et de coca light lors de sa soirée VIP CPAC

L’ancien président Donald Trump a offert à une liste exclusive d’invités réunis pour la conférence conservatrice son festin préféré, composé de coca light et de fast-food.

Trump a offert différents types de hamburgers McDonald’s dans une pièce faiblement éclairée. On leur propose également du Coca-Cola light, une boisson que Trump demandait en appuyant sur un bouton lorsqu’il travaillait dans le Bureau ovale.

Trump : Le président ukrainien dit que je n’ai «rien fait de mal»

Trump affirme que Volodymyr Zelenskyy, président de l’Ukraine, a dit que Trump n’a «rien fait de mal».

Trump a été accusé d’avoir essayé de faire pression sur l’Ukraine pour qu’elle enquête sur son rival politique Joe Biden, ce qui a conduit à l’une de ses deux enquêtes de destitution.

Trump s’en prend à Biden sous les acclamations de la foule

La foule de la CPAC a scandé «quatre ans de plus» lorsque Trump a mentionné la présidence.

«Le président est un représentant tellement important», a déclaré Trump.

«Psychologiquement, c’est tellement important pour notre pays».

«Vous devez montrer votre force au monde extérieur ou ils vous marcheront dessus.»

Il a également déclaré que l’administration Biden a fait plus de dégâts que «les cinq pires présidents de l’histoire».

Trump impute le «désastre» ukrainien à une «élection truquée»

«Nous prions pour le peuple fier de l’Ukraine. Que Dieu les bénisse tous», a déclaré Trump.

«Cette horrible catastrophe ne serait jamais arrivée si notre élection n’était pas truquée et si j’étais le président», a-t-il ajouté.

«Je me présente comme le seul président du 21e siècle sous la direction duquel la Russie n’a pas envahi un autre pays», s’est vanté Trump.

Trump dénonce une réponse «stupide» à la crise ukrainienne

Trump a averti que le retrait «pathétique» des États-Unis d’Afghanistan indique que les efforts militaires américains en Ukraine se termineront mal.

«Hier, des journalistes m’ont demandé si Vladimir Poutine est intelligent. J’ai répondu ‘bien sûr, il est intelligent’, ce à quoi j’ai été accueilli par c’est une chose si terrible à dire».

Il a ensuite déclaré que Poutine se joue de Biden «comme d’un tambour».

«Le problème n’est pas que Poutine est intelligent, bien sûr qu’il est intelligent. Le vrai problème, c’est que nos dirigeants sont bêtes, tellement bêtes.»

Trump fait une blague sur le réchauffement climatique

Tout en critiquant la politique énergétique de Biden, Trump a déclaré que parler du réchauffement climatique était «déconnecté de la réalité».

«Nous avons un monde qui est prêt à exploser et à se désintégrer à cause de l’énergie et il parle du réchauffement climatique», a-t-il dit.

«Il s’inquiète de la montée des océans au cours des 300 prochaines années… ce qui vous donne un peu plus de propriétés en bord de mer», a plaisanté Trump.

«Il ne pense pas au réchauffement nucléaire. Il pense à d’autres types d’avertissement».

Trump compare la  » crise  » frontalière américaine à une guerre

Utilisant l’invasion russe de l’Ukraine comme point d’entrée, Trump a pivoté pour parler des «échecs» de Biden en matière de sécurité des frontières américaines.

«Sous la direction de Joe Biden, nous sommes en train de perdre notre pays de la même manière que si nous l’avions perdu dans une guerre», a déclaré Trump.

Il a accusé les dirigeants américains d’exposer leur hypocrisie, considérant les frontières de l’Ukraine comme «sacrées» alors qu’aux États-Unis, «nous avons des gens qui entrent dans notre pays et que nous ne voulons pas.»

Trump fait l’éloge du «convoi de la liberté» au Canada

M. Trump a qualifié l’ALENA de « pire accord commercial jamais conclu » et a déclaré qu’il incombait à l’Amérique de défendre la démocratie canadienne.

Si les démocrates veulent vraiment «regarder à l’étranger et se battre pour ce qu’ils veulent, ils devraient commencer par la démocratie qui est menacée juste à côté».

«Il s’agit du Canada.»

Il a poursuivi en disant que les camionneurs faisant partie du «convoi de la liberté» canadien sont des victimes de la «tyrannie» accusées de «crimes bidons».

«Ils sont pourchassés comme des ennemis de leur propre gouvernement», a-t-il accusé. «Soit vous êtes avec les camionneurs pacifiques, soit vous êtes avec les fascistes de gauche».

Trump déclare l’urgence Covid «terminée»

«Ici même, dans notre propre nation, il est plus que temps de déclarer l’indépendance de chaque mandat Covid», a déclaré Trump.

«Dès que cela s’est produit, j’ai laissé les gouverneurs prendre cette décision».

«Je peux vous dire que les gouverneurs républicains se sont bien débrouillés, merci.»

Il a appelé le public à voter contre les politiciens de «gauche radicale» qui soutiennent les mandats de santé publique.

«D’une seule voix, les Américains doivent dire que l’urgence est terminée».

Trump qualifie le «comité du 6 janvier» de «diabolique» et «corrompu»

Trump a déclaré que le comité du 6 janvier est «corrompu» et a qualifié ses efforts d’enquête «maléfique et démente».

«Ils utilisent la big tech pour vous censurer, ils utilisent l’État profond pour vous espionner», a-t-il énuméré. «Ils truquent les élections pour vous priver de vos droits, vous détruire et ruiner vos vies».

«Pendant tout ce temps, ils prétendent comme si c’était eux qui défendaient la démocratie… C’est un tas de conneries, voilà ce que c’est.»

«Le marais de Washington sait que nous venons briser leur emprise sur le pouvoir pour toujours.»

Le «Comité du 6 janvier» est le nom de la commission parlementaire américaine chargée de faire la lumière sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.

La Cour suprême est « terrifiée » par la gauche

Parlant de la Cour suprême, Trump a déclaré que les juges se sentent sous pression pour être «politiquement corrects».

«Ils sont terrifiés par la gauche radicale», a-t-il accusé.

Le gouvernement républicain devrait s’assurer que la Chine « respecte les accords »

Sous la direction des Républicains, les États-Unis imposeront de lourdes amendes et des droits de douane à la Chine, a déclaré Trump.

«Nous ferons payer à la Chine des billions de dollars pour avoir lâché le virus sur le monde», a déclaré Trump.

Il a également déclaré que sous la direction des Républicains, l’Amérique «fera la chose tarifaire, nous n’avons pas le choix».

Il a reproché à Biden de ne pas tenir la Chine responsable des accords tarifaires existants.

«Je comprends maintenant qu’une fois que je serai sorti, la Chine n’adhérera pas à l’accord».

La foule applaudit à la récapitulation du mandat présidentiel de Trump

Lorsque Trump a récapitulé les politiques de sa présidence, la foule s’est mise à l’ovationner aux mots «en tant que votre président».

«Ce sont des patriotes comme vous qui ont construit notre pays, et ce sont des patriotes comme vous qui vont sauver notre pays», a déclaré Trump.

Il a ajouté que les Américains ne céderont pas leur foi, leur culture, leurs frontières, leurs enfants ou leurs valeurs «à la petite bande de brutes et d’extrémistes.»

«Truth Social» l’application de Donald Trump pour concurrencer Twitter, Facebook et YouTube et le Wokisme

Donald Trump lance en février 2022 «Truth Social», une plateforme de médias sociaux contrôlée par son nouveau groupe média «Trump Media & Technology Group». L’ancien président américain cherche à capitaliser sur sa popularité auprès d’une grande partie des républicains et préparer le terrain pour une nouvelle course à la présidence en 2024. Pour cela, Trump aurait levé 1,25 milliard de dollars de financement suscitant l’attention du gendarme boursier américain, la SEC, qui a diligenté une enquête.

Le lundi 21 février 2022 verra la naissance d’un nouveau réseau social très particulier. Celui de Donald Trump. L’ancien président américain a choisi de faire coïncider le lancement de sa plateforme «Truth Social» avec la fête américaine «President Day», un jour férié fédéral en l’honneur des différents présidents des États-Unis, officiellement désigné sous le nom de Washington’s Birthday.

Si l’annonce du lancement de «Truth Social» a été faite par Donald Trump le 20 octobre dernier, la date exacte de sa mise en ligne a été révélée par Apple Store dans lequel ont peut d’ors et déjà pré-commander l’application.

Un design proche de celui de l’application préférée de Trump, Twitter

Les captures d’écran ci-dessous prises sur l’App Store, montrent que Donald Trump a voulu absolument que son réseau social soit une copie conforme de Twitter, qui a été son porte-voix préféré durant des années bien avant son élection. La page de profil de Truth Social ressemble presque exactement à celle de Twitter, et les publications disposent des fonctionnalités de retweets, de favoris et de partage.

Exception faite que chaque publication ne s’appelle ni tweet ni post mais bel et bien «une vérité», « Truth» tandis que l’équivalent du retweet ou du repost s’appelle une «re-truth».

Il a été également rapporté que les termes «Truth Social», «truthing»,« retruth » et « post a truth » ont été déposés comme marques commerciales.

Une société dédiée et un investissement de $1,25 milliards

Après son bannissement de toutes les plateformes existantes, suite à l’insurrection du 6 janvier 2021 sur le Capitole américain, le 45e président a brièvement expérimenté un blog appelée «From the Desk of Donald J. Trump», qui lui a permis de publier des messages et des communiqués «lapidaires» pouvant être partagés sur Facebook, Twitter, Reddit et Pinterest.

Ne générant que 4.000 interactions quotidiennes, soit 100.000 fois moins que les retweets de son ancien compte Twitter, le blog a été fermé un mois après son lancement. Quelques jours après, l’ancien porte-parole de Trump, Jason Miller, lance GETTR, une plate-forme de médias sociaux qu’il a présentée comme un « défi direct aux oligarques des médias sociaux de la Silicon Valley » et un moyen de « déclarer l’indépendance de leur tyrannie Woke».

Miller fait courir la rumeur comme quoi Trump rejoindrait GETTR. Finalement il n’en rien et Miller est contraint de déclarer que lui et son ancien patron « ne pouvaient tout simplement pas s’entendre sur un accord ».

A l’issue de ces échecs et porté par sa frustration d’avoir été contraint au silence médiatique et dans la perspective d’une éventuelle course vers les présidentielles de 2024, l’ancien président décide de sortir l’artillerie lourde et déployer les grands moyens.

En février 2021, il crée Trump Media & Technology Group (TMTG), une société qui sera le véhicule financier et juridique de son propre réseau social. Pour lever de l’argent, Trump fait appel à une nouvelle technique très en vogue à Wall Street, via une Special Purpose Acquisition Company (SPAC), ou Blank Check Company et en français une société d’acquisition à vocation spécifique (SAVS).

Une SPAC (SAVS) est une société sans activité opérationnelle, une sorte de coffre rempli d’un argent dont on ignore encore à quoi il sera utilisé et dont les titres sont émis sur un marché boursier en vue d’une acquisition ou d’une fusion future dans un secteur particulier et avant une échéance déterminée.

En effet, le 20 octobre 2021 précisément, Donald Trump annonce dans un communiqué la fusion entre son entreprise Trump Media & Technology Group (TMTG) et la SPAC Digital World Acquisition Corp cotée au NASDAQ sous le ticker DWAC.

La Spac Digital World Acquisition Corp (DWAC) s’était introduite en Bourse un mois auparavant et avait réussi à lever en peu de temps près de 300 millions de dollars auprès d’investisseurs en leur promettant d’acquérir une pépite du digital.

Laquelle pépite s’est avérée être l’entreprise de Donald Trump qui souhaite concurrencer les géants du numérique qui l’ont censuré. La fusion a valorisé la «Trump Media & Technology Group» à 875 millions de dollars.

Samedi 4 décembre 2021, l’entreprise de Trump a déclaré dans un communiqué avoir obtenu 1,25 milliard de dollars auprès d’un «groupe diversifié d’investisseurs institutionnels», sans révéler leur identité. Selon les analystes, TMTG est désormais évaluée à près de 4 milliards de dollars. Une semaine plus tard, l’évaluation implicite était passée à 10 milliards de dollars, affirme le Financial Times.

Cette annonce semble souligner la capacité de l’ancien président américain à lever des fonds importants malgré sa mauvaise presse.

Les actions de DWAC ont augmenté de 400 %, passant de 10 à 45,50 dollars, après l’annonce de Truth Social. Le lendemain, le cours de l’action a encore été multiplié par deux puis sa cotation sera suspendue à plusieurs reprises en raison de sa volatilité.

TMTG pour les conversations et TMTG+ pour la V.O.D, podcasts et divertissements

C’est suite à ces annonces de fusion et de levée de fonds que l’on connait plus de détail sur le projet «TRUTH Social». Il ne s’agit finalement pas uniquement d’une application clone de Twitter mais de toute une plateforme qui inclue également de la vidéo.

En plus de l’application «Truth Social» qui serait disponible sur les terminaux Apple, la société de Donald Trump compte lancer un service de vidéo à la demande par abonnement, TMTG+, qui comprendrait « des programmes de divertissement, des actualités, des podcasts, etc».

Pour son service V.O.D, Donald Trump a annoncé un partenariat technologique et de services cloud avec la plateforme d’hébergement vidéo Rumble.

«Dans le cadre de notre mission, TMTG continue de s’aligner sur les fournisseurs de services qui ne font pas de discrimination en matière d’idéologie politique», a déclaré Trump dans un communiqué mardi.

«Par conséquent, j’ai choisi le Rumble Cloud pour servir de colonne vertébrale essentielle à l’infrastructure de TMTG. TMTG a déjà lancé Truth Social sur le Rumble Cloud pour les invités seulement, et le lancement initial de la bêta a été excellent. L’Amérique est prête pour TRUTH Social, et la fin de la Cancel Culture.»

Rumble fournira également des services de vidéo et de streaming pour Truth Social dans le cadre de l’accord, tandis que les sociétés sont toujours en négociations pour que Rumble fournisse une infrastructure supplémentaire et la diffusion vidéo pour le service d’abonnement de TMTG, TMTG+.

Cette décision intervient le jour même où Rumble a annoncé qu’il mettait fin à sa relation avec Unruly Group et Tremor International, alléguant que la société de publicité vidéo avait tenté de censurer les vidéos du commentateur conservateur et animateur de Fox News Dan Bongino.

Côté management, Trump a nommé le représentant républicain des États-Unis Devin Nunes, qui a démissionné du Congrès en début d’année, en tant que PDG du groupe Médias. Et pour la plateforme vidéo TMTG+ son choix est tombé sur un professionnel du divertissement, Scott St. John, le producteur exécutif de longue date d’émissions de téléréalité et de jeux télévisés, notamment « Deal or No Deal » et « America’s Got Talent ».

Truth Social : «Contre la Tyrannie» et «anti-Woke Culture»

Pour son réseau social alternatif, Trump promet que la liberté d’expression sera garantie «sans discrimination envers les idéologies politiques». et que les séries, films, documentaires et informations sont garantis «non woke».

«J’ai créé Truth Social et TMTG pour m’opposer à la tyrannie de la Big Tech», a déclaré Trump.

«Nous vivons dans un monde où les talibans sont très présents sur Twitter, mais où votre président américain préféré a été réduit au silence. C’est inacceptable. Je suis enthousiaste à l’idée d’envoyer très bientôt mon premier Truth on Truth Social» a-t-il poursuivit.

«TMTG a été fondé avec la mission de donner une voix à tous. Je suis enthousiaste à l’idée de commencer bientôt à partager mes pensées sur Truth Social et de me battre contre Big Tech. Tout le monde me demande pourquoi personne ne se dresse contre la Big Tech ? Eh bien, nous le ferons bientôt !».

L’accord de Trump sur les médias sociaux fait l’objet d’une enquête des autorités de régulation

Digital World Acquisition Corp. (DWAC), objet de la demande fusion avec TMTG de Trump a déclaré dans un document déposé la semaine dernière qu’elle fait l’objet de certaines enquêtes préliminaires des autorités réglementaires, avec lesquelles elle coopère, rapporte la radio, publique américaine NPR.

La société a précisé que les enquêtes sont menées par la Securities and Exchange Commission ( SEC) ainsi que par la Financial Industry Regulatory Authority, qui contribue à la surveillance des marchés des valeurs mobilières.

Abraham Accords : Cela ne s’est pas passé comme vous le croyez – (Partie 1)

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Vous a-t-il traversé l’esprit, un instant, que les Accords d’Abraham avaient été décidés presque par accident ? Et que Netanyahu n’en voulait pas du tout ? Que Trump considère Mahmoud Abbas comme son père et en veut à mort à l’ancien premier ministre israélien ? Que Jared Kushner a jeté l’ambassadeur israélien à Washington, Ronald Dermer, hors de son bureau ? Que le Royaume-Uni a menacé Trump de reconnaitre la Palestine ? Probablement non! Sauf si vous aviez lu le livre explosif du journaliste israélien, Barak Ravid, intitulé « La paix de Trump : les Accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient » sorti le 8 décembre 2021.

Le livre de Barak Ravid est le récit inédit des coulisses souvent incroyables des négociations qu’ont mené l’ancien président américain, son gendre Jared Kushner et le jeune Avi Berkowitz, donnant lieu aux accords de normalisation entre Israël et quatre pays arabes. Sa sortie a été accompagnée par la diffusion de quelques enregistrements audio de Donald Trump interviewé par l’auteur. Lesquels enregistrements ont suscité de vives réactions, notamment celles de la communauté juive-américaine que l’ancien président accuse de détester Israël. Ce présent livre est un document pour l’histoire qui impactera sans aucun doute la suite des négociations de paix entre palestiniens et israéliens mais également le retour aux affaires de Trump et de Netanyahu. Le récit captivant de Barak Ravid perce le voile doré et scintillant qui magnifiait les relations israélo-américaines pour laisser apparaitre une réalité moins idyllique, présageant une ère d’incertitudes.

Dans cet article, nous avons essayé de synthétiser les révélations clés et inédites dont regorge le livre de Barak Ravid. Dans l’absence d’une version anglaise ou française, car le livre est paru en hébreu, nous avons épluché toutes les interventions de l’auteur, les articles parus sur les principaux journaux israéliens et britanniques, la synthèse disponible sur Amazon éditée par Washington press et surtout trois podcasts essentiels auxquels a participé le journaliste.

Ce que vous devez retenir

  1. Les accords d’Abraham signés en grandes pompes sur le perron de la Maison Blanche sont nés des cendres du deal du siècle avorté par Netanyahu lorsqu’il a annoncé son attention d’annexer la Cisjordanie.
  2. C’est Mohammed Ben Zayed qui a sauvé la mise, à un moment où la relation entre Tel-Aviv et Washington était au plus bas de l’histoire au point de menacer leur alliance historique.
  3. Le deal du siècle de Donald Trump prévoyait d’octroyer à Israël le tiers de la Cisjordanie. Une offre jamais proposée aux israéliens que Netanyahu a tout simplement ignoré.
  4. Donald Trump s’est rendu compte à l’image de Barak Obama et de Bill Clinton que Netanyahu ne voulait pas d’accord de paix avec les palestiniens.
  5. Netanyahu en complicité avec l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, et celui d’Israël à Washington Ronald Dremer, ont essayé de forcer la main à Trump, en annonçant l’annexion de colonies israéliennes de la Cisjordanie.
  6. L’annonce de Netanyahu a suscité la colère de Trump mais aussi du Royaume-uni. L’envoyé britannique aux États-Unis a menacé ses homologues américains de reconnaitre la Palestine ainsi que d’autres pays si Trump autorise le plan d’annexion de l’ancien premier ministre israélien.
  7. Pour dissuader Netanyahu, empêtré dans ses affaires judiciaires et ses échecs électoraux, de mettre à exécution sa menace d’annexion de la Cisjordanie à la date butoir du 1er juillet 2020 que lui même à fixer, Trump a du le menacer de lui retirer tout le soutien international.
  8. Mohammed Ben Zayed, ne faisant pas confiance en Netanyahu, a exigé qu’Israël s’engage envers les américains et non Anvers son pays pour sceller la normalisation.
  9. Le 12 août 2020, à j-1 de l’annonce publique de l’accord de normalisation entre les E.A.U et Israël, Netanyahu a tenté de le faire capoter. Il a exigé des américains la présence d’au moins deux autres pays arabes aux côtés des Émirats.
  10. Toujours à j-1 de l’annonce, les accords n’avaient pas encore de nom. C’est le général Miguel Correa, directeur principal au Conseil national de sécurité, qui a proposé l’appelation «Accords d’Abraham».
  11. Après l’annonce par Trump des Accords d’Abraham, le Bahrein prend attache avec la Maison Blanche par le bias de son ministre des Finances et annonce son souhait de faire partie des signataires. Le ministre Bahreïni s’est confié à Jared Kushner : «La décision des E.A.U est la couverture dont on avait besoin pour révéler publiquement les relations de notre pays entretenait secrètement avec Israël».
  12. Donald Trump savait qu’on reconnaissant Jerusalem comme capitale d’Israël allait fâcher les palestiniens. Il pensait convaincre de prime abord les deux partis en mettant la main dans la poche et miroiter les dollars. Il voulait appâter les israéliens avec des annonces fortes, puis consacrer son deuxième mandat à faire revenir les palestiniens sur la table des négociations.
  13. Trump s’est investi autant dans le dossier israélo-palestinien pour deux raisons. La première est électorale. Trump voulait absolument séduire les électeurs évangéliques. La seconde est la grande influence qu’exerçait son principal soutien financier, Sheldon Adelson. Ce multimilliardaire, magnat de l’immobilier et des casinos, était le véritable architecte de la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël.
  14. Les relations entre Netanyahu et Trump se sont beaucoup détériorées quand ce dernier s’est rendu compte que l’ancien premier ministre israélien l’utilisait et ne se souciait nullement de son ambition de briquer un deuxième mandat. Dans son interview à Barak Ravid, Trump n’a pas hésité à lancer un «qu’il aille se faire foutre» à l’encontre de Netanyahu.
  15. L’assassinat du général iranien, Qassem Soleimani, en janvier 2020, présentée au monde entier comme le point culminant de la coopération et l’alliance israélo-américaine, s’est transformée rapidement en un point de tension majeur entre les deux pays.
  16. Selon Trump, d’aucuns de son entourage ne croit à un possible accord de paix entre palestiniens et israéliens. Les deux parties cultivent trop de haine de part et d’autre. Cette conviction est également partagé par l’auteur du livre Barak Ravid, qui estime à son tour qu’il n’y aurait pas de son vivant un accord de paix entre israéliens et palestiniens.

Le pitch

Le 15 septembre 2020, les pelouses de la Maison Blanche ont vu la signature des «Accords d’Abraham» qui ont changé la configuration géopolitique du Moyen-Orient. Négociés par Donald Trump, ces traités inédits visent à instaurer de relations officielles entre Israël et un certain nombre d’États arabes. A ce jour, quatre pays au total ont ratifié ces accords avec l’Etat hébreu sous l’égide de l’administration américaine : les Emirats arabes unis, le Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Un an après, alors que les pays signataires fêtent le 1er anniversaire de ces traités, le plus connecté et l’un des plus respectés journalistes du Moyen-Orient, Barak Ravid, créé l’évènement avec la publication de son livre « La paix de Trump : les Accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient ».

Le journaliste israélien retrace la naissance de ces accords en apportant ses propres témoignages ainsi que ceux de dizaines de hauts responsables de tout bord, impliqués dans le processus de négociations, y compris Donald Tump lui-même. L’entretien avec l’ancien Président américain a suscité un fort engouement des médias et des réseaux sociaux et ce dès la sortie du livre. Des passages sonores de l’interview de Trump ont fait le tour du monde donnant un coup du publicité inattendu à cet ouvrage.

« Au cours des quatre années de sa présidence, Trump a changé la face du Moyen-Orient : il s’est retiré de l’accord nucléaire avec l’Iran, a déplacé l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, a reconnu le plateau du Golan comme faisant partie d’Israël, a présenté un plan pour résoudre le conflit israélien. -Le conflit palestinien et le point culminant – les accords de paix et la normalisation.» peut-on lire sur la quatrième de couverture du livre.

« Les accords d’Abraham ont été la plus grande avancée du processus de paix au Moyen-Orient au cours des 25 dernières années. Ils ont totalement reconfiguré les relations au sein de la région et un groupe de personnes vraiment improbables les ont rendus possibles. Malgré les échecs de Trump dans les affaires internationales et toutes les décisions controversées comme le retrait de l’accord de Paris sur le climat et l’accord sur le nucléaire iranien, dans ce domaine, de nombreux républicains et démocrates pensent qu’il a eu raison.» a affirmé Barak Ravid dans un podcast du site d’information américain Axios.

Jared Kushner, un problème à Washington, un atout au Moyen-Orient

Jared Kushner, le gendre devenu redoutable conseiller de Trump à la Maison Blanche, a été la cible de critiques acerbes et d’attaques multiples de la sphère politique de Washington dès les premiers jours de sa nomination.

Promoteur immobilier et fils de promoteur immobilier comme son beau-père, Kushner est arrivé à la Maison Blanche avec un mépris assez profond pour le style, la politique et la diplomatie de Washington.

Selon Barak Ravid, il était plein de confiance, venant tout juste de la campagne Trump. A cause de sa mine de papier glacé, il paraissait aux yeux de ses collègues être habité par une arrogance inébranlable.

«Les gens avec qui il discutait, pensaient qu’ils avait affaire à quelqu’un qui venait d’ingurgiter un tas de livres de management et de commerce de la Silicone Valley. Il évoquait souvent sa volonté de rendre la Maison Blanche complètement différente en apportant davantage l’esprit du secteur privé à Washington et la culture start-up» écrit le journaliste. «Ces stéréotypes et ces reprsentations que Kushner avait de la chose politique, ont très probablement influencé la façon dont les choses se sont déroulées durant le mandat de son beau-père» poursuit-il.

Ce que les gens ne savaient pas, c’est que Kushner a appris de la presse la nature de la mission que le nouveau président comptait lui confier.

En effet, avant-même son investiture, Donald Trump dans un brief au New York Times et lors d’une séance d’enregistrement, a annoncé que Jared Kushner, son gendre, allait «diriger les efforts diplomatiques de la Maison Blanche pour parvenir à la paix au Moyen-Orient».

Barak Ravid qui s’est entretenu aussi bien avec Donald Trump que son gendre, affirme que ce dernier n’en savait absolument rien. Kushner avoue même qu’il «n’y connaissait rien du dossier israélo-palestinien, qu’il n’avait aucune expérience sur cette question et qu’il ne pensait même pas qu’il allait s’en occuper». «Je suis un gars de l’immobilier, pas un diplomate» a-t-il insisté.

Quand Kushner arrive à la Maison Blanche, poursuit Barak Ravid, il lance une plaisanterie à son équipe : « Je pense que le président ma confié cette mission parce qu’il ne m’aime pas vraiment».

L’auteur du livre explique dans le podcast d’Axios ( voir ci-dessus) que Jared Kushner a géré le conflit israélo-palestinien comme une affaire immobilière. La nomination de Kushner a été très critiquée à Washington, poursuit-il. Toutefois au Moyen-Orient, sa nomination a été perçue différemment.

Pour de nombreux pays de la région, y compris Israël, parler à quelqu’un qui faisait partie de la famille du président américain avait du sens et du poids.

«Kushner voulait éviter de «re-continguer l’histoire», mais lorsque l’on traite du conflit israélo-palestinien ce n’est pas une option possible . L’histoire est partout et est vite devenue l’obstacle ultime à ce qu’ils essayaient de faire», reconnait Barak Ravid.

Après sa nomination au poste de Conseiller Spécial du président élu, Jared Kushner et Donald Trump ont commencé par mettre en place une équipe en charge du processus de paix. Ils vont ainsi constitué un cercle de conseillers qui allaient de «très pro Israël» à «très très très très pro Israël», souligne le journaliste.

L’une des personnalités clés qui vont peser sur le cours des choses était David Friedman, l’avocat de Trump spécialisé dans les faillites, que le nouveau président a nommé ambassadeur en Israël.

Trump, le plus pro-palestinien de son administration

Le plus drôle, révèle Barak Ravid, commentant l’équipe en charge du «deal du siècle» ainsi constituée, c’est que déjà au tout début de leurs échanges, la personne qui semblait se soucier le plus du côté palestinien était Trump lui-même !

Et ce que beaucoup de gens ne savent pas, signale l’auteur, c’est qu’en réalité, dans la première année de sa présidence, et Trump me l’a dit, sa relation avec le président palestinien Mahmoud Abbas était très très bonne.

Trump a été surpris par les sentiments positifs qu’il éprouvait à son égard, rapporte-t-il.

« Avant de les rencontrer tous les deux (Mahmoud Abbas et Netanyahu, ndlr). Je pensais que les Palestiniens étaient impossibles, et les Israéliens feraient n’importe quoi pour faire la paix et aboutir à un accord. J’ai trouvé que ce n’était pas vrai. C’était exactement le contraire. », s’est confié Donald Trump à Barak Ravid.

Toujours sur sa relation avec le Chef de l’Autorité Palestinienne, Trump confit : «C’était presque comme un père. Il était si gentil. Il n’aurait pas pu être plus gentil.»

Mais cette relation chaleureuse ne va pas durer très longtemps.

En effet, explique M. Ravid, face au manque de sérieux de Netanyahu, et pour faire aboutir son deal du siècle Donald Trump va prendre de court tout le monde en annonçant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Trump pensait, poursuit l’auteur du livre, que ce coup politique pousserait Israël à accepter un plan de paix avec les palestiniens en leur cédant le tiers des territoires occupés.

Finalement sa prise de risque n’a pas servi son dessein de paix, les palestiniens quittèrent la table des négociations et Netanyahu poussera le bouchon encore plus loin.

Dans son podcast Axios, Barak Ravid est interpellé par son co-animateur Jonaythan Swan : « Il est surprenant que, comme Obama et Bill Clinton, Trump soit également arrivé à la conclusion que Bibi (surnom de Netanyahu) n’était pas sincère dans sa volonté de paix avec les Palestiniens ».

En réponse, Barak Ravid cite une déclaration de Donald Trump qu’il lui a fait sur le sujet :

«Je pense qu’il nous a juste fait la pression, beaucoup de pression. Je ne pense pas que Bibi ait jamais voulu faire la paix», a affirmé l’ancien président.

Malgré l’attitude de Trump envers Abbas et Netanyahu à l’époque, la décision de Trump de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem et de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël était inattendue. C’est un tournant important dans l’histoire et c’est aussi un énorme doigt d’honneur aux Palestiniens.

Israël et les Palestiniens considèrent tous deux que Jérusalem est leur capitale. Reconnaître Jérusalem revient donc à prendre parti sur une question qui a fait l’objet de plusieurs cycles de négociations de paix au cours des 25 dernières années.

Pour Trump, cette décision était politique, explique M. Ravid. Il l’a fait pour sa base électorale. Trump et ses conseillers savaient que le transfert de l’ambassade nuirait à leur effort de paix, mais ils pensaient que Jérusalem ne serait qu’une «bombe sur la route». Cela s’est avéré être une énorme erreur de calcul.

Les Palestiniens ont pris connaissance de la décision du président américain lorsqu’une délégation de l’autorité palestinienne s’est déplacée à la Maison Blanche vers la fin de 2017. Jared Kushner a informé le négociateur en chef, feu Saeb Erekat, que l’ambassade allait déménager à Jérusalem. Rabougri, Erekat a dit à Kushner que «si vous faites cela, vous vous seriez disqualifié de tout rôle dans ce processus de paix». Kushner a rétorqué en criant: «Ne me menacez pas ! C’est notre affaire, c’est notre politique». Eurekat a répondu, «si vous faites cela, vous amènerez les Israéliens et les Palestiniens au point de désastre».

Les Palestiniens avaient perdu l’une des choses qui comptait le plus pour eux, écrit Barak Ravid. Ils étaient tellement en colère qu’ils sont sortis de la Maison Blanche et ne sont jamais revenus.

Un peu plus tard, Trump a appelé Mahmoud Abbas, nous informe le journaliste. Il lui a dit de ne pas s’inquiéter, qu’il obtiendrait quelque chose de grand par la suite. Mais Abbas était très en colère. Trump a fait un long monologue pour essayer de le calmer. A un moment donné, il s’est rendu compte que la ligne était coupée et qu’il parlait tout seul depuis plusieurs minutes. L’opérateur a demandé au président s’il voulait reprendre l’appel, Trump a répondu qu’il l’appellerait un autre jour.

Ce fut la dernière fois qu’ils se sont parlés. C’était le mardi 5 décembre 2017.

Le lendemain, Trump fait la grande annonce de sa décision de déplacer l’ambassade américaine à Jerusalem.

«Israël se réjouissait et les Palestiniens étaient furieux», explique le M. Ravid.

Mais survient un autre incident qui va envenimer davantage les relations entre Trump et Abbas.

En janvier 2018, ce dernier présidait une réunion avec les dirigeants palestiniens à Ramallah. Durant son discours, Abbas surpris l’auditoire et maudit le président américain en déclarant en arabe : «que sa maison soit détruite.»

La phrase arrive aux oreilles de Donald Trump, et on lui explique qu’il s’agit de la pire chose qu’on puisse souhaiter à son ennemie «Yekhreb bitak».

Trump ripostera. Dans les mois qui suivent cet incident, il coupe presque toutes les aides aux palestiniens. Il ferme le bureau de l’OLP à Washington ainsi que le consulat américain à Jérusalem qui accueillait la mission diplomatique américaine auprès de l’autorité palestinienne.

Les ponts ont été coupés pour de bon et les Palestiniens ne reviendront plus jamais à la table des négociations.

«Trump a sapé ses propres efforts en vue d’un accord de paix lorsqu’il a reconnu, en décembre 2017, Jérusalem comme capitale d’Israël et a déclaré que l’ambassade des États-Unis y déménagerait», affirme Barak Ravid.

L’auteur rapporte par ailleurs que l’équipe de Kushner s’inquiétait des retombées de la décision de Trump sur l’éventualité d’un accord avec les Palestiniens. «Cela s’est avéré être beaucoup plus grave, devenant la pire crise entre les États-Unis et les Palestiniens depuis au moins 15 ans», écrit-il.

Lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait comprendre la colère des Palestiniens, Trump a répondu : «Nous allions faire quelque chose pour eux dans une autre partie de Jérusalem. J’ai dit : Écoutez, Israël vient de gagner un point. Le prochain point sera le leur. Ils vont obtenir quelque chose de très grand qu’ils veulent’. Je le leur ai fait savoir.».

Trump a également concédé que la réduction de l’aide aux Palestiniens n’avait pas été efficace pour les ramener à la table des négociations. «Ce sont des gens endurcis», a-t-il déclaré.

L’ancien président américain voulait à tout prix être celui qui a réussi à signer un accord de paix entre palestiniens et israéliens malgré la réticence de tout son entourage. A ce sujet, Trump va se confier au journaliste en ces termes :

« Tout le monde m’a dit que ce n’était pas possible. Sheldon Adelson a dit que ce n’était pas faisable. La haine est si grande entre les Palestiniens et les Israéliens. Ils apprennent dès qu’ils sont en capacité d’ouvrir des livres à se détester les uns les autres, surtout les Palestiniens envers Israël. Sheldon m’a raconté les choses horribles sur le peuple juif qu’ils enseignent aux enfants dès leur jeune âge».

Et poursuit : «Sheldon Adelson qui était un de mes amis et sa femme Myriam est une femme fantastique, et qui était reconnu pour être un grand négociateur, il dit aussi que c’est impossible. Mais moi j’y suis allé. Ne connaissez-vous pas l’adage : Qu’est-ce que vous avez à perdre ? Essayez !»

Trump : Netanyahu est déloyal et ne veux pas la paix, «qu’il aille se faire foutre»!

Barak Ravid s’est entretenu avec Donald Trump à deux reprises en 2021, dans le cadre de ses recherches pour son livre sur les accords d’Abraham. Décrivant l’une de ces rencontres : « Nous nous sommes juste assis là seuls. C’était même un peu touchant ».

M. Ravid ne savait pas encore que les enregistrements sonores de l’interview de l’ancien président américain allaient faire autant de bruit. Deux passages créeront l’évènement, celui sur les relations avec Netanyahu d’une part et sa théorie sur les juifs américains et Israël d’autre part.

Au sujet de l’ancien premier ministre israélien, le journaliste affirme que Trump a critiqué Netanyahu à plusieurs reprises lors des deux interviews.

«Bibi ne voulait pas faire d’accord», a déclaré Trump à Barak Ravid.

«Même plus récemment, lorsque nous sommes arrivés avec les cartes et tout, il a dit : C’est bien, c’est bien. Tout était toujours génial, mais il ne voulait pas faire d’accord. Je pensais que les [Palestiniens] étaient impossibles et que les Israéliens feraient tout pour faire la paix et conclure un accord. J’ai découvert que ce n’était pas vrai….. Je ne pense pas que Bibi ait jamais voulu faire la paix, je pense qu’il nous a mis la pression, juste mis la pression, mis la pression, mis la pression…. Bibi ne voulait pas faire la paix, il ne l’a jamais fait.»

Trump a également eu le sentiment d’avoir contribué à assurer la survie politique de Netanyahu, mais n’a pas obtenu la même chose en retour, assure Barak Ravid. Il ne sera d’ailleurs pas au bout des surprises quand Trump lâche à l’encontre de Netanyahu un «Fuck him».

En effet, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Trump a été lorsque Netanyahu a félicité le président élu Biden pour sa victoire électorale alors que Trump contestait encore le résultat.

«J’aimais bien Bibi. J’aime toujours Bibi. Mais j’aime aussi la loyauté. La première personne à féliciter Biden a été Bibi. Et non seulement il l’a félicité, mais il l’a fait sur une vidéo».

«Je ne lui ai pas parlé depuis», a ajouté Trump, «qu’il aille se faire foutre».

Frappe contre le Général Soleimani, Trump estime qu’il a été utilisé et qu’Israël «n’avait pas fait ce qu’il fallait»

L’assassinat du commandant iranien Qasem Soleimani en janvier 2020 semblait être l’apogée de la coopération sécuritaire et diplomatique entre les États-Unis et Israël. La vérité est que cet assassinat est devenu un point de tension majeur entre les alliés, écrit Barak Ravid.

Donald Trump s’attendait, selon ses déclarations, à ce qu’Israël joue un rôle plus actif dans l’attaque. «Mais Israël n’a pas fait ce qu’il fallait» s’est-il plaint.

Et de menacer : «Je ne peux pas parler de cette histoire. Mais j’ai été très déçu par Israël ayant à voir avec cet événement. … Les gens entendront parler de cela au bon moment».

Même si la partie israélienne (Un haut responsable de Tsahal) assure qu’elle avait proposé un rôle plus actif pour les forces israéliennes, et que les États-Unis avaient insisté pour que ce soit eux qui exécutent la frappe, M. Ravid justifie l’exaspération de Trump par son sentiment ainsi que celui de son administration d’être constamment utilisé par Netanyahu.

L’ancien président américain a d’ailleurs illustré la situation par une phrase d’un haut responsable de la Maison Blanche : «Benjamin Netanyahu, était prêt à combattre l’Iran jusqu’au dernier soldat américain».

Trump était foncièrement convaincu qu’aussi bien l’Otan ou Israël, les alliés voulaient systématiquement que les États-Unis combattent à leur place.

Israël – Les 7 défis immédiats du nouveau gouvernement Bennet-Lapid

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The Institute for Policy and Strategy (IPS), le think tank organisateur de la série de conférences annuelles Herzliya en Israël, le grand raout annuel des responsables militaires et économiques de l’Etat hébreu, vient de publier un Policy Paper sur les défis immédiats auxquels doit faire face le nouveau gouvernement israélien Bennett-Lapid. L’intérêt de cette note est qu’elle livre des clés de lecture de l’impact de la rupture occasionnée par l’éviction du couple Trump/Netanyahu sur les équilibres géopolitiques mondiaux. Sept défis ont été ainsi identifiés : 1) Gaza et Cisjordanie; 2) Gestion budgétaire; 3) Nucléaire iranien; 4) Relations juifs-arabes; 5) Rétablir le statut d’Israël aux États-Unis; 6) Covid-19; 7) Jordanie. Aucune allusion n’a été faite aux accords d’Abraham.

«Quelques semaines après l’investiture du nouveau gouvernement israélien, les défis immédiats auxquels il doit faire face de manière urgente et vigoureuse apparaissent clairement», indique le rapport de l’IPS.

1. Préparation à une nouvelle campagne militaire contre Gaza & gouvernance en Cisjordanie

Selon l’influent think tank israélien, la dernière opération à Gaza n’a pu réaliser aucune dissuasion significative vis-à-vis le Hamas. Pire, l’opération israélienne «Gardien des murailles» a eu l’effet inverse, un rebond spectaculaire de la popularité du Hamas auprès de l’opinion publique palestinienne aux dépens du Fatah et d’Abbas Abou Mazen. Les chefs de l’organisation, dirigée par Yahya Sinwar, s’en réjouissent et n’hésitent pas à menacer Israël à visage découvert.

IPS alerte également sur l’extrême fragilité de l’équilibre sécuritaire dans la bande de Gaza en raison des ballons incendiaires, ainsi que l’aggravation de la détresse intérieure.

2. Budget et plan pluriannuel

Face à l’éventualité qu’Israël soit contraint, dans un proche avenir, de lancer une autre offensive militaire contre Gaza, le gouvernement Bennett-Lapid est mains liées sur le plan budgétaire. Surtout que l’opération «Gardien des murailles» a révélé au grand jour les lacunes dans la préparation du front intérieur aux situations d’urgence.

3. Le choc du retour à l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien

Les négociations entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, auxquels s’ajoute l’Allemagnes et l’Iran à Vienne entrent dans leur phase finale. A ce stade la capacité d’Israël d’influencer sur les clauses finales de l’accord est limitée, souligne l’IPS.

L’administration américaine est impatiente de revenir à l’accord nucléaire. A ce titre, elle est prête à faire des concessions de grande envergure dans le cadre d’un programme stratégique mondial qui cherche à «sécuriser ses flancs et à se tourner vers la lutte contre la Chine pour des considérations d’ordre mondial et de suprématie, qu’elle considère comme historiques».

IPS estime qu’Israël devrait se préparer au « lendemain » de l’accord nucléaire, ce qui lui fera gagner du temps, entre autres pour consolider ses forces afin d’empêcher une future percée iranienne vers des matières nucléaires de qualité militaire. Le think tank recommande au gouvernement israélien d’œuvrer pour restaurer la confiance vis-à-vis de l’administration Biden en passant d’une diplomatie d’opposition bruyante à un dialogue intime et discret.

4. Relations arabo-juives dans les territoires palestiniens

«Les violences qui ont éclaté dans le nord d’Israël (Deir el Assad en Galilée) et le conflit meurtrier de la famille Jarushi, qui continue de faire des victimes, ont démontré que le problème de gouvernance dans la société arabe et la profonde fracture dans les relations arabo-juives sont loin d’être résolus», indique le policy paper de l’IPS. C’est une bombe à retardement qui menace stratégiquement l’État d’Israël en tant qu’État fonctionnant sous la primauté du droit, alerte la même source.

L’IPS suggère au gouvernement Bennett d’adopter une ligne dure et sans compromis pour rétablir l’ordre (renseignements, arrestations, actions en justice, sanctions dissuasives). Au cœur de cet effort, les dirigeants locaux devrait être encouragés et soutenus, et les processus d’intégration avec la société juive et les institutions étatiques accélérés, recommande le think tank.

5. Rétablir le statut d’Israël aux États-Unis

L’escalade à Gaza a révélé la détérioration du statut d’Israël aux États-Unis et l’érosion continue inquiétante de son consensus bipartite, qui est l’un de ses atouts les plus importants aux États-Unis, constate l’IPS.

A ce titre, le think tank propose au gouvernement Bennett de mettre en place un plan national global pour le rétablissement de son statut bipartite aux États-Unis, ainsi que ses relations avec les Juifs américains et le Parti démocrate.

6. Menaces des variants du Covid

Le Covid-19 est toujours à écrit l’IPS, ses variants pourraient nuire à tout le travail fait concernant la pandémie et menaceraient l’efficacité du vaccin.

7. Les relations avec la Jordanie sont au niveau le plus bas

Les mesures prises par Israël ces dernières années, telles que le plan d’annexion, le différend sur les quotas d’eau, les conflits sur Jérusalem et la préoccupation (fondée) de la Jordanie concernant l’érosion de son statut dans les sites sacrés en faveur de l’Arabie saoudite ont eu un effet néfaste sur les relations d’Israël avec le royaume, sapant l’accord de paix avec lui. La stabilité du Royaume hachémite a également été mise à l’épreuve dans l’ombre de la pandémie et de la récente escalade à Gaza.

Selon l’IPS, la Jordanie est irremplaçable en tant que facteur de sécurité d’Israël. Le gouvernement israélien doit prendre en charge le rétablissement de ses relations avec la Jordanie comme un projet spécial. Il est nécessaire d’aider le Royaume hachémite de toute urgence avec les vaccinations et les quotas d’eau, de renouveler sa reconnaissance du statut spécial de la Jordanie dans les sites sacrés de Jérusalem et de l’aider à recueillir une aide régionale et internationale, recommande le think tank israélien.

Urgent – Biden gèle les contrats de vente d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis

Key Points

  • L’administration Biden a annoncé ce mercredi par la voie du porte-parole des Affaires étrangères le gel temporaire des ventes d’armes américaines à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
  • L’administration américaine se donne le temps d’examiner le détail des transactions d’armes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars approuvées par l’ancien président Donald Trump.
  • L’examen comprend la vente de munitions à guidage de précision à Riyad ainsi que de chasseurs F-35 de premier plan à Abu Dhabi, un accord que Washington a approuvé dans le cadre des accords d’Abraham normalisant les relations entre Israël et les pays arabes.

The News :

Au lendemain de sa prestation de serment, le nouveau Secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, a pris sa première décision marquante en rupture avec l’administration sortante. Il va s’attaquer frontalement au cheval de bataille de Trump et sa vache à lait, les contrats de vente d’armes au Moyen-Orient.

C’est son porte-parole, Ned Price qui en fera la lecture devant la presse.

«Les États-Unis interrompent temporairement l’exécution de certains transferts et ventes en cours de matériel de Défense américaine dans le cadre des ventes militaires à l’étranger et des ventes commerciales directes afin de permettre aux nouveaux responsables de réexaminer les décisions», a déclaré le porte-parole du département d’État.

Ned Price a justifié cette décision en soulignant qu’il s’agit d’une action administrative de routine typique de la plupart des transitions.

« Elle démontre l’engagement de l’Administration en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance, ainsi que la garantie que les ventes d’armes américaines répondent à nos objectifs stratégiques de construction de partenaires en sécurité plus forts, interopérables et plus compétents », a précisé le porte-parole.

What to watch:

Aucun délai n’a été donné par le nouveau Chef de la diplomatie américaine, sur la durée du gel de ces contrats.

Si le maintien de la puissance aérienne du Canada avec la commande des C-17, seul avion de transport militaire stratégique occidental, et la sauvegarde de la maintenance des F-16 pour la Roumanie, ne seront probablement pas bloqués, la vente de chasseurs de combat interarmées F-35, de drones et des munitions aux Émirats arabes unis, devrait être sujet à révision par la nouvelle administration Biden.

Selon les informations partagés par les médias américains, Biden accorderait une attention particulière aux accords approuvés par le département d’État dans le deuxième semestre de 2020 et dans les deux mois et demi entre l’élection présidentielle du 3 novembre et l’investiture du président Joe Biden le 20 janvier. Période durant laquelle, l’administration Trump a autorisé 14 contrats de vente militaire à l’étranger, d’une valeur estimée à 26,3 milliards de dollars.

Les montants en jeu pour l’industrie de la défense américaine sont très importants: le département d’État a déclaré que les États-Unis avaient vendu 175 milliards de dollars d’armes à des partenaires et alliés étrangers au cours de l’exercice 2020 seulement. Ce qui rend davantage spectaculaire la décisons du gel des contrats.

Il est a rappelé que les membres du Congrès avaient précédemment exprimé des inquiétudes quant au fait que des accords de ventes d’armes étaient signés par Trump dans la précipitation et sans un examen approprié.

Blinken, alors Secrétaire d’Etat désigné du président élu, avait déclaré à ce propos vers la fin du mois d’octobre que l’accord était «quelque chose que nous allons examiné très, très attentivement».

What next:

L’accord signé avec les Emirats Arabes Unis est estimé à 23,37 milliards de dollars. Il comprend jusqu’à 50 chasseurs F-35A d’une valeur de 10,4 milliards de dollars, 18 drones MQ-9B d’une valeur de 2,97 milliards de dollars et 10 milliards de dollars de munition air-air et air- sol.

Celui avec l’Arabie saoudite, a été négocié à travers une démarche bureaucratique qui évitait la surveillance du Congrès.

Si MBZ avait explicitement associé la signature des Accords d’Abraham avec la livraison des F-35, l’annulation du contrat signé par Trump pourrait sans aucun doute retarder le processus de paix et fera réfléchir d’autre pays arabes à s’engager avec les États-Unis. D’ailleurs, le Soudan a posé une condition aujourd’hui même à la normalisation de ses relations avec Israël. Khartoum veut un engagement de la Maison Blanche de Biden.

Côté israélien, ce gel est accueilli avec scepticisme, non par solidarité avec les émiratis – le gouvernement israélien a toujours été contre la vente des F-35 qui métrait en danger la supériorité technologique de l’Etat hébreu- , mais par crainte de revirement brutal de la politique américaine au Moyen-Orient. D’ailleurs, Israël a mal accueilli l’annonce du retour sur les territoires palestiniens, de l’UNRWA, Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, qu’elle accuse de financer le terrorisme.

La Proclamation américaine sur la marocanité du Sahara distribuée aux 193 Etats membres de l’ONU

Le texte de la Proclamation émise par le Président américain Donald Trump reconnaissant la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara a été distribué aux 193 Etats membres des Nations-Unies, en tant que document officiel du Conseil de sécurité, dans les six langues officielles de l’ONU.

Dans une lettre accompagnant le texte de la Proclamation américaine, l’ambassadrice, Représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, Kelly Craft, précise que le 10 décembre 2020, par cette Proclamation, le Président Donald J. Trump a reconnu que «l’intégralité du territoire du Sahara occidental fait partie du Royaume du Maroc».

Dans cette lettre, adressée au président du Conseil de sécurité et dont copie avait été aussi envoyée au Secrétaire général de l’ONU, Mme Craft souligne que la Proclamation américaine affirme que la proposition marocaine d’autonomie est «le seul fondement d’une solution juste et durable au différend portant sur le territoire du Sahara occidental».

En effet, la Proclamation réaffirme le soutien des Etats-Unis à «la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable au différend sur le territoire du Sahara Occidental».

«Les États-Unis estiment qu’un Etat sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible», lit-on dans ce document historique.

«Nous exhortons les parties à engager des discussions sans délai, en utilisant le plan d’autonomie du Maroc comme seul cadre pour négocier une solution mutuellement acceptable», souligne encore la Proclamation américaine.

«Pour faciliter la réalisation de cet objectif, les États-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, notamment sur le territoire du Sahara occidental et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, afin de promouvoir les perspectives économiques et commerciales pour la région», ajoute-t-on.

La publication de la lettre de l’ambassadrice américaine intervient au lendemain de la tenue de la Conférence ministérielle de soutien à l’Initiative d’autonomie sous la souveraineté du Maroc, qui a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le Secrétaire d’État adjoint US en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, avec la participation de 40 pays dont 27 au niveau ministériel.

Cette conférence a été l’occasion pour la communauté internationale d’exprimer, une fois de plus, son soutien fort et franc à l’initiative marocaine d’autonomie pour mettre fin au différend artificiel autour du Sahara marocain.

Live

Urgent – Israël : Biden change le nom Twitter de l’ambassadeur américain en Israël et y inclut la Cisjordanie et Gaza

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Juste après son investiture en tant que président des États-Unis, Joe Biden a procédé au changement de la dénomination du titre de l’ambassadeur des États-Unis sur le son compte Twitter «d’ambassadeur des États-Unis en Israël» à « C’est le compte Twitter officiel de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, en Cisjordanie et à Gaza». La célérité avec laquelle ce changement a été opéré démontre de la volonté du nouveau président de se démaquer de son prédécesseur.

!! Nouveaux développements plus bas !!

Ce changement de titre de l’ambassadeur en Israël à moins de 2 heures de l’investiture du nouveau président marque une transformation significative de la politique américaine envers Israël.

Les États-Unis ont refusé pendant des décennies de prendre une position politique sur la Cisjordanie et les territoires de Gaza, optant pour que les Israéliens et les Palestiniens arrivent à décider lors de leurs négociations sur la manière dont les zones seront réparties dans le cadre de la naissance d’un futur État palestinien.

En incluant Gaza et la Cisjordanie dans le portefeuille de l’ambassadeur, l’administration Biden semble déterminer qu’aucune des deux régions ne feront partie d’Israël – une décision qui ne manquera pas d’agacer les dirigeants israéliens.

La décision de la nouvelle administration indique également qu’elle élèvera la mission du prochain ambassadeur américain pour inclure la conduite d’une diplomatie directe avec les dirigeants palestiniens, y compris dans la bande de Gaza contrôlé par le Hamas maintient.

Une décision qui fera du prochain ambassadeur en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, un cas unique de diplomate américain chargé de mener une diplomatie dans une région contrôlée par un groupe désigné par les États-Unis comme étant un «groupe terroriste».

Biden se distingue ainsi d’Obama, qui avait désigné l’ancien ambassadeur Dan Shapiro comme «l’ambassadeur des États-Unis en Israël».

Reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens

Pour Joe Biden, l’ambassade américaine en Israël «n’aurait pas dû être déplacée» de Tel Aviv à Jérusalem par l’administration Trump sans que cela n’entre dans le cadre d’un accord de paix plus large au Proche-Orient. «Mais maintenant que c’est fait, je ne ramènerais pas l’ambassade à Tel Aviv», avait déclaré le candidat Biden mercredi 29 avril 2020.

Une promesse réitérée par le prochain Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, à l’occasion de son audience au sénat mardi.

Toutefois, cette décision d’intégration dans le portefeuille de l’ambassadeur en Israël de la Cisjordanie et Gaza, il est probable que le nouveau président projette de mettre davantage l’accent sur les pourparlers de paix israélo-palestiniens, qui sont bloqués depuis longtemps. Biden sera également aux prises avec la décision de la dernière administration de reconnaître la région du plateau du Golan le long de la frontière israélo-syrienne comme faisant officiellement partie de l’État juif, estime Jonathan Schanzer, un expert chevronné du Moyen-Orient et vice-président de la recherche à la Fondation pour la défense des démocraties.

« Cette décision de l’administration Biden pourrait entraîner des changements politiques importants», souligne l’expert.

Développements :

Assaillis par les appels des journalistes israéliens, le porte-parole de l’ambassade des États-Unis en Israël a répondu à leurs interrogations en affirmant qu’«il ne s’agit pas d’un changement de politique ou d’une indication d’un changement de politique futur».

Devant la pression médiatique l’ambassade a rétablit le titre initial, sans donner aucune explication.

DIRECT. Investiture de Joe Biden

  • Joe Biden, âgé de 78 ans a prêté serment ce mercredi 20 janvier 2021, devenant ainsi le 46ème président des Etats-Unis
  • En prêtant serment, Kamal Harris devient pour sa part la première femme, et première personne afro-américaine et sud-asiatique, vice-présidente des Etats-Unis.
  • A Washington, les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles : 25.000 soldats de la Garde nationale, des milliers de policiers et une zone rouge délimitée par des grilles et des barbelés.
  • Donald Trump a refusé d’assister à la cérémonie. Il est arrivé à sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, quelques minutes avant la prestation de serment de son successeur Joe Biden.
  • Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton ont été aux premières loges à Washington.

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Trump quitte la Maison Blanche pour la Floride, Biden arrive

Quatre années «extraordinaires»: le président américain Donald Trump a quitté mercredi la Maison Blanche, quelques heures avant la fin de son mandat et la prestation de serment de Joe Biden.

AFP

Le 45e président de l’Histoire américaine, qui, pendant toute la durée de son mandat, a piétiné tous les usages et, pendant plus de deux mois, refusé d’accepter sa défaite, est parti sans avoir rencontré son successeur.

Depuis la base militaire d’Andrews, il a souhaité «bonne chance» à la nouvelle administration sans jamais prononcer le nom de Joe Biden. «Je reviendrai d’une manière ou d’une autre», a-t-il ajouté, entretenant le flou sur ses projets.

Il s’est ensuite envolé à bord d’Air Force One pour la Floride où il entamera dans son club de Mar-a-Lago, à 74 ans, sa vie d’ex-président.

Fait sans précédent depuis 150 ans, il a décidé de bouder la cérémonie d’investiture de son successeur.

Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton seront, eux, aux premières loges durant ce moment fort de la démocratie américaine prévu à 12H00 (17H00 GMT) avec un dispositif de très haute sécurité qui rend la capitale fédérale américaine méconnaissable.

La journée restera dans les livres d’histoire en particulier en raison de l’accession, pour la première fois, d’une femme à la vice-présidence de la première puissance mondiale. Kamala Harris, 56 ans, deviendra aussi la première personne noire, et d’origine indienne, à occuper cette fonction.

A l’issue d’un mandat marqué par une avalanche de scandales et deux «impeachments», Donald Trump quitte le pouvoir au plus bas dans les sondages, coupé d’une partie de son camp horrifiée par les violences du Capitole le 6 janvier dernier.

Juste avant de partir, il a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, accusé d’avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.

Biden marque le contraste

Joe Biden, qui accède à la présidence à 78 ans après un demi-siècle en politique, entend marquer dès le premier jour le contraste — sur le fond comme sur la forme — avec l’ancien homme d’affaires de New York.

«Nous n’avons pas une seconde à perdre pour faire face aux crises auxquelles nous sommes confrontés en tant que nation», a-t-il tweeté mardi soir.

Dès mercredi, il prendra 17 décisions présidentielles pour revenir sur les mesures phares de Donald Trump, en engageant notamment le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat et au sein de l’Organisation mondiale de la Santé.

L’immunologue Anthony Fauci interviendra au nom des Etats-Unis à une réunion du conseil exécutif de l’OMS dès jeudi, a déclaré Jeff Zients, qui coordonne la réponse de la nouvelle administration à la pandémie de Covid-19.

Pour limiter la propagation du virus, le président signera également un décret pour rendre obligatoire le port du masque dans les bâtiments fédéraux, ou pour les agents fédéraux.

Mardi soir, peu après son arrivée à Washington, il avait rendu un hommage solennel aux victimes du Covid-19, prenant le contre-pied de Donald Trump qui a depuis des mois tenté de minimiser l’impact d’une pandémie ayant fait plus de 400.000 morts aux Etats-Unis.

« Pour guérir, nous devons nous souvenir. Il est difficile parfois de se souvenir mais c’est ainsi que nous guérissons », a-t-il déclaré devant l’imposant monument Abraham Lincoln.

L’ancien bras droit de Barack Obama s’est ensuite recueilli, au son de la chanson « Hallelujah » de Leonard Cohen, face aux 400 lumières allumées autour du bassin rectangulaire dans lequel se reflétait le Washington Monument.

Pas de foule mais des drapeaux

Cette journée de consécration pour Joe Biden se déroulera dans un climat très particulier, sous l’effet combiné de la pandémie et du traumatisme encore frais des violences du Capitole qui ont fait cinq morts.

Les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles. Quelque 25.000 soldats de la Garde nationale et des milliers de policiers venus de tout le pays seront déployés. Preuve de la tension qui règne: douze d’entre eux ont été écartés du dispositif de sécurité dans le cadre d’une procédure de recherche d’éventuels liens avec des groupes extrémistes, a indiqué mardi le Pentagone.

Loin des foules immenses qui se pressent traditionnellement sur l’immense esplanade du «National Mall» pour voir leur nouveau président, l’ancien vice-président de Barack Obama fera face à plus de 190.000 drapeaux plantés pour représenter ce public absent.

De hautes grilles, parfois surmontées de barbelés, protègent la «zone rouge» entre la colline du Capitole et la Maison Blanche.

En attendant, le processus de confirmation par le Sénat des ministres désignés par le président élu a commencé mardi, afin que le gouvernement soit au plus tôt en ordre de marche face aux nombreuses crises.

Sur le front diplomatique, le futur secrétaire d’Etat, Antony Blinken, a promis de rompre avec quatre années d’unilatéralisme en « revigorant » les alliances mises à mal sous Donald Trump.

Mais le futur chef de la diplomatie américaine a aussi déclaré que le républicain avait «eu raison» d’avoir adopté une position «plus ferme face à la Chine».

L’Europe «a de nouveau un ami à la Maison Blanche» a lancé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, quelques heures avant l’investiture de Joe Biden, tandis que le président du Conseil européen, Charles Michel, l’a invité à une réunion avec les dirigeants de l’Union européenne pour «construire ensemble un pacte fondateur nouveau».

Le président iranien Hassan Rohani s’est réjoui, lui, de la «fin» de l’ère du «tyran» Donald Trump.

Du côté de l’économie, la prochaine secrétaire au Trésor Janet Yellen a appelé à «voir grand» dans la réponse à la crise provoquée par la pandémie et à remettre donc à plus tard les préoccupations sur le déficit public.

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