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Israël – Les 7 défis immédiats du nouveau gouvernement Bennet-Lapid

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The Institute for Policy and Strategy (IPS), le think tank organisateur de la série de conférences annuelles Herzliya en Israël, le grand raout annuel des responsables militaires et économiques de l’Etat hébreu, vient de publier un Policy Paper sur les défis immédiats auxquels doit faire face le nouveau gouvernement israélien Bennett-Lapid. L’intérêt de cette note est qu’elle livre des clés de lecture de l’impact de la rupture occasionnée par l’éviction du couple Trump/Netanyahu sur les équilibres géopolitiques mondiaux. Sept défis ont été ainsi identifiés : 1) Gaza et Cisjordanie; 2) Gestion budgétaire; 3) Nucléaire iranien; 4) Relations juifs-arabes; 5) Rétablir le statut d’Israël aux États-Unis; 6) Covid-19; 7) Jordanie. Aucune allusion n’a été faite aux accords d’Abraham.

«Quelques semaines après l’investiture du nouveau gouvernement israélien, les défis immédiats auxquels il doit faire face de manière urgente et vigoureuse apparaissent clairement», indique le rapport de l’IPS.

1. Préparation à une nouvelle campagne militaire contre Gaza & gouvernance en Cisjordanie

Selon l’influent think tank israélien, la dernière opération à Gaza n’a pu réaliser aucune dissuasion significative vis-à-vis le Hamas. Pire, l’opération israélienne «Gardien des murailles» a eu l’effet inverse, un rebond spectaculaire de la popularité du Hamas auprès de l’opinion publique palestinienne aux dépens du Fatah et d’Abbas Abou Mazen. Les chefs de l’organisation, dirigée par Yahya Sinwar, s’en réjouissent et n’hésitent pas à menacer Israël à visage découvert.

IPS alerte également sur l’extrême fragilité de l’équilibre sécuritaire dans la bande de Gaza en raison des ballons incendiaires, ainsi que l’aggravation de la détresse intérieure.

2. Budget et plan pluriannuel

Face à l’éventualité qu’Israël soit contraint, dans un proche avenir, de lancer une autre offensive militaire contre Gaza, le gouvernement Bennett-Lapid est mains liées sur le plan budgétaire. Surtout que l’opération «Gardien des murailles» a révélé au grand jour les lacunes dans la préparation du front intérieur aux situations d’urgence.

3. Le choc du retour à l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien

Les négociations entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni, auxquels s’ajoute l’Allemagnes et l’Iran à Vienne entrent dans leur phase finale. A ce stade la capacité d’Israël d’influencer sur les clauses finales de l’accord est limitée, souligne l’IPS.

L’administration américaine est impatiente de revenir à l’accord nucléaire. A ce titre, elle est prête à faire des concessions de grande envergure dans le cadre d’un programme stratégique mondial qui cherche à «sécuriser ses flancs et à se tourner vers la lutte contre la Chine pour des considérations d’ordre mondial et de suprématie, qu’elle considère comme historiques».

IPS estime qu’Israël devrait se préparer au « lendemain » de l’accord nucléaire, ce qui lui fera gagner du temps, entre autres pour consolider ses forces afin d’empêcher une future percée iranienne vers des matières nucléaires de qualité militaire. Le think tank recommande au gouvernement israélien d’œuvrer pour restaurer la confiance vis-à-vis de l’administration Biden en passant d’une diplomatie d’opposition bruyante à un dialogue intime et discret.

4. Relations arabo-juives dans les territoires palestiniens

«Les violences qui ont éclaté dans le nord d’Israël (Deir el Assad en Galilée) et le conflit meurtrier de la famille Jarushi, qui continue de faire des victimes, ont démontré que le problème de gouvernance dans la société arabe et la profonde fracture dans les relations arabo-juives sont loin d’être résolus», indique le policy paper de l’IPS. C’est une bombe à retardement qui menace stratégiquement l’État d’Israël en tant qu’État fonctionnant sous la primauté du droit, alerte la même source.

L’IPS suggère au gouvernement Bennett d’adopter une ligne dure et sans compromis pour rétablir l’ordre (renseignements, arrestations, actions en justice, sanctions dissuasives). Au cœur de cet effort, les dirigeants locaux devrait être encouragés et soutenus, et les processus d’intégration avec la société juive et les institutions étatiques accélérés, recommande le think tank.

5. Rétablir le statut d’Israël aux États-Unis

L’escalade à Gaza a révélé la détérioration du statut d’Israël aux États-Unis et l’érosion continue inquiétante de son consensus bipartite, qui est l’un de ses atouts les plus importants aux États-Unis, constate l’IPS.

A ce titre, le think tank propose au gouvernement Bennett de mettre en place un plan national global pour le rétablissement de son statut bipartite aux États-Unis, ainsi que ses relations avec les Juifs américains et le Parti démocrate.

6. Menaces des variants du Covid

Le Covid-19 est toujours à écrit l’IPS, ses variants pourraient nuire à tout le travail fait concernant la pandémie et menaceraient l’efficacité du vaccin.

7. Les relations avec la Jordanie sont au niveau le plus bas

Les mesures prises par Israël ces dernières années, telles que le plan d’annexion, le différend sur les quotas d’eau, les conflits sur Jérusalem et la préoccupation (fondée) de la Jordanie concernant l’érosion de son statut dans les sites sacrés en faveur de l’Arabie saoudite ont eu un effet néfaste sur les relations d’Israël avec le royaume, sapant l’accord de paix avec lui. La stabilité du Royaume hachémite a également été mise à l’épreuve dans l’ombre de la pandémie et de la récente escalade à Gaza.

Selon l’IPS, la Jordanie est irremplaçable en tant que facteur de sécurité d’Israël. Le gouvernement israélien doit prendre en charge le rétablissement de ses relations avec la Jordanie comme un projet spécial. Il est nécessaire d’aider le Royaume hachémite de toute urgence avec les vaccinations et les quotas d’eau, de renouveler sa reconnaissance du statut spécial de la Jordanie dans les sites sacrés de Jérusalem et de l’aider à recueillir une aide régionale et internationale, recommande le think tank israélien.

Urgent – Biden gèle les contrats de vente d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis

Key Points

  • L’administration Biden a annoncé ce mercredi par la voie du porte-parole des Affaires étrangères le gel temporaire des ventes d’armes américaines à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
  • L’administration américaine se donne le temps d’examiner le détail des transactions d’armes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars approuvées par l’ancien président Donald Trump.
  • L’examen comprend la vente de munitions à guidage de précision à Riyad ainsi que de chasseurs F-35 de premier plan à Abu Dhabi, un accord que Washington a approuvé dans le cadre des accords d’Abraham normalisant les relations entre Israël et les pays arabes.

The News :

Au lendemain de sa prestation de serment, le nouveau Secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, a pris sa première décision marquante en rupture avec l’administration sortante. Il va s’attaquer frontalement au cheval de bataille de Trump et sa vache à lait, les contrats de vente d’armes au Moyen-Orient.

C’est son porte-parole, Ned Price qui en fera la lecture devant la presse.

«Les États-Unis interrompent temporairement l’exécution de certains transferts et ventes en cours de matériel de Défense américaine dans le cadre des ventes militaires à l’étranger et des ventes commerciales directes afin de permettre aux nouveaux responsables de réexaminer les décisions», a déclaré le porte-parole du département d’État.

Ned Price a justifié cette décision en soulignant qu’il s’agit d’une action administrative de routine typique de la plupart des transitions.

« Elle démontre l’engagement de l’Administration en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance, ainsi que la garantie que les ventes d’armes américaines répondent à nos objectifs stratégiques de construction de partenaires en sécurité plus forts, interopérables et plus compétents », a précisé le porte-parole.

What to watch:

Aucun délai n’a été donné par le nouveau Chef de la diplomatie américaine, sur la durée du gel de ces contrats.

Si le maintien de la puissance aérienne du Canada avec la commande des C-17, seul avion de transport militaire stratégique occidental, et la sauvegarde de la maintenance des F-16 pour la Roumanie, ne seront probablement pas bloqués, la vente de chasseurs de combat interarmées F-35, de drones et des munitions aux Émirats arabes unis, devrait être sujet à révision par la nouvelle administration Biden.

Selon les informations partagés par les médias américains, Biden accorderait une attention particulière aux accords approuvés par le département d’État dans le deuxième semestre de 2020 et dans les deux mois et demi entre l’élection présidentielle du 3 novembre et l’investiture du président Joe Biden le 20 janvier. Période durant laquelle, l’administration Trump a autorisé 14 contrats de vente militaire à l’étranger, d’une valeur estimée à 26,3 milliards de dollars.

Les montants en jeu pour l’industrie de la défense américaine sont très importants: le département d’État a déclaré que les États-Unis avaient vendu 175 milliards de dollars d’armes à des partenaires et alliés étrangers au cours de l’exercice 2020 seulement. Ce qui rend davantage spectaculaire la décisons du gel des contrats.

Il est a rappelé que les membres du Congrès avaient précédemment exprimé des inquiétudes quant au fait que des accords de ventes d’armes étaient signés par Trump dans la précipitation et sans un examen approprié.

Blinken, alors Secrétaire d’Etat désigné du président élu, avait déclaré à ce propos vers la fin du mois d’octobre que l’accord était «quelque chose que nous allons examiné très, très attentivement».

What next:

L’accord signé avec les Emirats Arabes Unis est estimé à 23,37 milliards de dollars. Il comprend jusqu’à 50 chasseurs F-35A d’une valeur de 10,4 milliards de dollars, 18 drones MQ-9B d’une valeur de 2,97 milliards de dollars et 10 milliards de dollars de munition air-air et air- sol.

Celui avec l’Arabie saoudite, a été négocié à travers une démarche bureaucratique qui évitait la surveillance du Congrès.

Si MBZ avait explicitement associé la signature des Accords d’Abraham avec la livraison des F-35, l’annulation du contrat signé par Trump pourrait sans aucun doute retarder le processus de paix et fera réfléchir d’autre pays arabes à s’engager avec les États-Unis. D’ailleurs, le Soudan a posé une condition aujourd’hui même à la normalisation de ses relations avec Israël. Khartoum veut un engagement de la Maison Blanche de Biden.

Côté israélien, ce gel est accueilli avec scepticisme, non par solidarité avec les émiratis – le gouvernement israélien a toujours été contre la vente des F-35 qui métrait en danger la supériorité technologique de l’Etat hébreu- , mais par crainte de revirement brutal de la politique américaine au Moyen-Orient. D’ailleurs, Israël a mal accueilli l’annonce du retour sur les territoires palestiniens, de l’UNRWA, Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, qu’elle accuse de financer le terrorisme.

La Proclamation américaine sur la marocanité du Sahara distribuée aux 193 Etats membres de l’ONU

Le texte de la Proclamation émise par le Président américain Donald Trump reconnaissant la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara a été distribué aux 193 Etats membres des Nations-Unies, en tant que document officiel du Conseil de sécurité, dans les six langues officielles de l’ONU.

Dans une lettre accompagnant le texte de la Proclamation américaine, l’ambassadrice, Représentante permanente des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, Kelly Craft, précise que le 10 décembre 2020, par cette Proclamation, le Président Donald J. Trump a reconnu que «l’intégralité du territoire du Sahara occidental fait partie du Royaume du Maroc».

Dans cette lettre, adressée au président du Conseil de sécurité et dont copie avait été aussi envoyée au Secrétaire général de l’ONU, Mme Craft souligne que la Proclamation américaine affirme que la proposition marocaine d’autonomie est «le seul fondement d’une solution juste et durable au différend portant sur le territoire du Sahara occidental».

En effet, la Proclamation réaffirme le soutien des Etats-Unis à «la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable au différend sur le territoire du Sahara Occidental».

«Les États-Unis estiment qu’un Etat sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible», lit-on dans ce document historique.

«Nous exhortons les parties à engager des discussions sans délai, en utilisant le plan d’autonomie du Maroc comme seul cadre pour négocier une solution mutuellement acceptable», souligne encore la Proclamation américaine.

«Pour faciliter la réalisation de cet objectif, les États-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, notamment sur le territoire du Sahara occidental et, à cette fin, ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, afin de promouvoir les perspectives économiques et commerciales pour la région», ajoute-t-on.

La publication de la lettre de l’ambassadrice américaine intervient au lendemain de la tenue de la Conférence ministérielle de soutien à l’Initiative d’autonomie sous la souveraineté du Maroc, qui a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le Secrétaire d’État adjoint US en charge des questions du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, David Schenker, avec la participation de 40 pays dont 27 au niveau ministériel.

Cette conférence a été l’occasion pour la communauté internationale d’exprimer, une fois de plus, son soutien fort et franc à l’initiative marocaine d’autonomie pour mettre fin au différend artificiel autour du Sahara marocain.

Live

Urgent – Israël : Biden change le nom Twitter de l’ambassadeur américain en Israël et y inclut la Cisjordanie et Gaza

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Juste après son investiture en tant que président des États-Unis, Joe Biden a procédé au changement de la dénomination du titre de l’ambassadeur des États-Unis sur le son compte Twitter «d’ambassadeur des États-Unis en Israël» à « C’est le compte Twitter officiel de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, en Cisjordanie et à Gaza». La célérité avec laquelle ce changement a été opéré démontre de la volonté du nouveau président de se démaquer de son prédécesseur.

!! Nouveaux développements plus bas !!

Ce changement de titre de l’ambassadeur en Israël à moins de 2 heures de l’investiture du nouveau président marque une transformation significative de la politique américaine envers Israël.

Les États-Unis ont refusé pendant des décennies de prendre une position politique sur la Cisjordanie et les territoires de Gaza, optant pour que les Israéliens et les Palestiniens arrivent à décider lors de leurs négociations sur la manière dont les zones seront réparties dans le cadre de la naissance d’un futur État palestinien.

En incluant Gaza et la Cisjordanie dans le portefeuille de l’ambassadeur, l’administration Biden semble déterminer qu’aucune des deux régions ne feront partie d’Israël – une décision qui ne manquera pas d’agacer les dirigeants israéliens.

La décision de la nouvelle administration indique également qu’elle élèvera la mission du prochain ambassadeur américain pour inclure la conduite d’une diplomatie directe avec les dirigeants palestiniens, y compris dans la bande de Gaza contrôlé par le Hamas maintient.

Une décision qui fera du prochain ambassadeur en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, un cas unique de diplomate américain chargé de mener une diplomatie dans une région contrôlée par un groupe désigné par les États-Unis comme étant un «groupe terroriste».

Biden se distingue ainsi d’Obama, qui avait désigné l’ancien ambassadeur Dan Shapiro comme «l’ambassadeur des États-Unis en Israël».

Reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens

Pour Joe Biden, l’ambassade américaine en Israël «n’aurait pas dû être déplacée» de Tel Aviv à Jérusalem par l’administration Trump sans que cela n’entre dans le cadre d’un accord de paix plus large au Proche-Orient. «Mais maintenant que c’est fait, je ne ramènerais pas l’ambassade à Tel Aviv», avait déclaré le candidat Biden mercredi 29 avril 2020.

Une promesse réitérée par le prochain Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, à l’occasion de son audience au sénat mardi.

Toutefois, cette décision d’intégration dans le portefeuille de l’ambassadeur en Israël de la Cisjordanie et Gaza, il est probable que le nouveau président projette de mettre davantage l’accent sur les pourparlers de paix israélo-palestiniens, qui sont bloqués depuis longtemps. Biden sera également aux prises avec la décision de la dernière administration de reconnaître la région du plateau du Golan le long de la frontière israélo-syrienne comme faisant officiellement partie de l’État juif, estime Jonathan Schanzer, un expert chevronné du Moyen-Orient et vice-président de la recherche à la Fondation pour la défense des démocraties.

« Cette décision de l’administration Biden pourrait entraîner des changements politiques importants», souligne l’expert.

Développements :

Assaillis par les appels des journalistes israéliens, le porte-parole de l’ambassade des États-Unis en Israël a répondu à leurs interrogations en affirmant qu’«il ne s’agit pas d’un changement de politique ou d’une indication d’un changement de politique futur».

Devant la pression médiatique l’ambassade a rétablit le titre initial, sans donner aucune explication.

DIRECT. Investiture de Joe Biden

  • Joe Biden, âgé de 78 ans a prêté serment ce mercredi 20 janvier 2021, devenant ainsi le 46ème président des Etats-Unis
  • En prêtant serment, Kamal Harris devient pour sa part la première femme, et première personne afro-américaine et sud-asiatique, vice-présidente des Etats-Unis.
  • A Washington, les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles : 25.000 soldats de la Garde nationale, des milliers de policiers et une zone rouge délimitée par des grilles et des barbelés.
  • Donald Trump a refusé d’assister à la cérémonie. Il est arrivé à sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, quelques minutes avant la prestation de serment de son successeur Joe Biden.
  • Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton ont été aux premières loges à Washington.

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Trump quitte la Maison Blanche pour la Floride, Biden arrive

Quatre années «extraordinaires»: le président américain Donald Trump a quitté mercredi la Maison Blanche, quelques heures avant la fin de son mandat et la prestation de serment de Joe Biden.

AFP

Le 45e président de l’Histoire américaine, qui, pendant toute la durée de son mandat, a piétiné tous les usages et, pendant plus de deux mois, refusé d’accepter sa défaite, est parti sans avoir rencontré son successeur.

Depuis la base militaire d’Andrews, il a souhaité «bonne chance» à la nouvelle administration sans jamais prononcer le nom de Joe Biden. «Je reviendrai d’une manière ou d’une autre», a-t-il ajouté, entretenant le flou sur ses projets.

Il s’est ensuite envolé à bord d’Air Force One pour la Floride où il entamera dans son club de Mar-a-Lago, à 74 ans, sa vie d’ex-président.

Fait sans précédent depuis 150 ans, il a décidé de bouder la cérémonie d’investiture de son successeur.

Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton seront, eux, aux premières loges durant ce moment fort de la démocratie américaine prévu à 12H00 (17H00 GMT) avec un dispositif de très haute sécurité qui rend la capitale fédérale américaine méconnaissable.

La journée restera dans les livres d’histoire en particulier en raison de l’accession, pour la première fois, d’une femme à la vice-présidence de la première puissance mondiale. Kamala Harris, 56 ans, deviendra aussi la première personne noire, et d’origine indienne, à occuper cette fonction.

A l’issue d’un mandat marqué par une avalanche de scandales et deux «impeachments», Donald Trump quitte le pouvoir au plus bas dans les sondages, coupé d’une partie de son camp horrifiée par les violences du Capitole le 6 janvier dernier.

Juste avant de partir, il a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, accusé d’avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.

Biden marque le contraste

Joe Biden, qui accède à la présidence à 78 ans après un demi-siècle en politique, entend marquer dès le premier jour le contraste — sur le fond comme sur la forme — avec l’ancien homme d’affaires de New York.

«Nous n’avons pas une seconde à perdre pour faire face aux crises auxquelles nous sommes confrontés en tant que nation», a-t-il tweeté mardi soir.

Dès mercredi, il prendra 17 décisions présidentielles pour revenir sur les mesures phares de Donald Trump, en engageant notamment le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat et au sein de l’Organisation mondiale de la Santé.

L’immunologue Anthony Fauci interviendra au nom des Etats-Unis à une réunion du conseil exécutif de l’OMS dès jeudi, a déclaré Jeff Zients, qui coordonne la réponse de la nouvelle administration à la pandémie de Covid-19.

Pour limiter la propagation du virus, le président signera également un décret pour rendre obligatoire le port du masque dans les bâtiments fédéraux, ou pour les agents fédéraux.

Mardi soir, peu après son arrivée à Washington, il avait rendu un hommage solennel aux victimes du Covid-19, prenant le contre-pied de Donald Trump qui a depuis des mois tenté de minimiser l’impact d’une pandémie ayant fait plus de 400.000 morts aux Etats-Unis.

“Pour guérir, nous devons nous souvenir. Il est difficile parfois de se souvenir mais c’est ainsi que nous guérissons”, a-t-il déclaré devant l’imposant monument Abraham Lincoln.

L’ancien bras droit de Barack Obama s’est ensuite recueilli, au son de la chanson “Hallelujah” de Leonard Cohen, face aux 400 lumières allumées autour du bassin rectangulaire dans lequel se reflétait le Washington Monument.

Pas de foule mais des drapeaux

Cette journée de consécration pour Joe Biden se déroulera dans un climat très particulier, sous l’effet combiné de la pandémie et du traumatisme encore frais des violences du Capitole qui ont fait cinq morts.

Les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles. Quelque 25.000 soldats de la Garde nationale et des milliers de policiers venus de tout le pays seront déployés. Preuve de la tension qui règne: douze d’entre eux ont été écartés du dispositif de sécurité dans le cadre d’une procédure de recherche d’éventuels liens avec des groupes extrémistes, a indiqué mardi le Pentagone.

Loin des foules immenses qui se pressent traditionnellement sur l’immense esplanade du «National Mall» pour voir leur nouveau président, l’ancien vice-président de Barack Obama fera face à plus de 190.000 drapeaux plantés pour représenter ce public absent.

De hautes grilles, parfois surmontées de barbelés, protègent la «zone rouge» entre la colline du Capitole et la Maison Blanche.

En attendant, le processus de confirmation par le Sénat des ministres désignés par le président élu a commencé mardi, afin que le gouvernement soit au plus tôt en ordre de marche face aux nombreuses crises.

Sur le front diplomatique, le futur secrétaire d’Etat, Antony Blinken, a promis de rompre avec quatre années d’unilatéralisme en “revigorant” les alliances mises à mal sous Donald Trump.

Mais le futur chef de la diplomatie américaine a aussi déclaré que le républicain avait «eu raison» d’avoir adopté une position «plus ferme face à la Chine».

L’Europe «a de nouveau un ami à la Maison Blanche» a lancé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, quelques heures avant l’investiture de Joe Biden, tandis que le président du Conseil européen, Charles Michel, l’a invité à une réunion avec les dirigeants de l’Union européenne pour «construire ensemble un pacte fondateur nouveau».

Le président iranien Hassan Rohani s’est réjoui, lui, de la «fin» de l’ère du «tyran» Donald Trump.

Du côté de l’économie, la prochaine secrétaire au Trésor Janet Yellen a appelé à «voir grand» dans la réponse à la crise provoquée par la pandémie et à remettre donc à plus tard les préoccupations sur le déficit public.

David T. Fischer : «Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc»

Celui dont le nom restera à jamais gravé dans la mémoire collective des Marocains et dans les annales de l’histoire, David T. Fischer, quitte ses fonctions ce mercredi 20 janvier après une mission des plus euphoriques de sa carrière de diplomate. «Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc, l’un des pays les plus merveilleux, les plus beaux et les plus hospitaliers du monde» a -t-il déclaré avec beaucoup d’émotion lors de son dernier point de presse tenu mardi à Rabat. Si les mandats de Samuel L. Kaplan et de Dwight L. Bush Sr. étaient intenses et difficultueux par moments, David T. Fischer est entré dans l’histoire en étant la haute personnalité américaine qui a apposé sa signature sur la carte complète du Royaume, rétablissant ainsi la vérité occultée par les néo-colonialistes et leurs sbires : la légitimité et la souveraineté complète du Maroc sur ses provinces du Sud, sur Son Sahara.

«Merci à tous d’être avec nous aujourd’hui. Le 20 janvier, dans deux jours à peine, mon mandat d’ambassadeur des États-Unis au Maroc arrive à son terme» a déclaré David T. Fischer, devant un parterre de journalistes venus immortaliser les adieux du haut diplomate américain qui s’est pleinement investi dans le rapprochement stratégique entre les deux pays alliés. Lequel rapprochement a été couronné par la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du Sud, matérialisée par l’adoption d’une carte complète du Maroc par le gouvernement américain et par l’inauguration d’un consulat dans la ville de Dakhla.

«Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc. Le Maroc est l’un des pays les plus merveilleux, les plus beaux et les plus hospitaliers du monde – et l’un des amis les plus importants et les plus anciens des États-Unis d’Amérique.» a poursuivi l’ambassadeur.

M. Fischer a par la suite défendu le bilan de son mandat qui a enregistré un bond historique dans les relations américano-marocaines. Intensité, richesse, défis, efficacité et satisfaction sont autant de qualificatifs qui décrivent l’action de l’ambassadeur en seulement 12 mois.

En effet M. Fischer a prêté serment en tant qu’Ambassadeur des Etats-Unis au Royaume du Maroc le 16 janvier 2020, et est arrivé au Maroc le 21 janvier 2020.

«Je suis arrivé au Maroc il y a exactement un an. Mon tout premier jour ici, j’ai eu l’honneur de rencontrer Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Cette réunion a donné le ton à tout ce qui a suivi. Je tiens à remercier Sa Majesté pour les bases qu’il a jetées pour guider l’amitié américano-marocaine vers un partenariat toujours plus étroit», s’est-il félicité.

Et de poursuivre, «Ce partenariat est vieux de plusieurs siècles, à commencer par une étape incroyablement audacieuse et visionnaire du Maroc, lorsqu’il est devenu le premier pays au monde à reconnaître les États-Unis d’Amérique naissants».

«J’ai passé l’année écoulée à rendre la pareille, renforçant cette amitié au profit des deux pays» a reconnu l’ambassadeur américain.

Mon gouvernement a redessiné notre carte officielle pour reconnaître les véritables frontières du Maroc

La chaleur et la joie exprimées par les marocains à la suite de la décision de l’administration américaine de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur son Sahara semble avoir marqué l’ambassadeur américain. Un moment d’union nationale qu’il a tenu à souligner lors de ce point de presse.

«L’histoire s’est de nouveau faite cette année lorsque je suis devenu le premier ambassadeur des États-Unis à visiter le Sahara marocain, après que mon gouvernement ait redessiné notre carte officielle pour reconnaître les véritables frontières du Maroc», s’est-il-félicité.

«Ce fut un immense honneur de visiter les provinces du sud. J’ai un profond respect pour la place spéciale qu’occupe le Sahara dans le cœur de tous les Marocains», reconnait M. Fischer.

Lorsque j’ai visité le sud du Maroc, a-t-il poursuivit, j’ai déclaré devant la presse que je souhaiterais acheter une villa à Dakhla. Je plaisantais à l’époque, mais maintenant que tout le monde me pose des questions sur ce sujet… Vous savez, ce n’est peut-être finalement pas une mauvaise idée.

«Le Maroc nous tient à cœur et le restera toujours. C’est un pays dont il est facile de tomber amoureux. La chaleur de ses habitants est tout simplement inégalée.» a déclaré M. Fischer

Et c’est non sans émotion que l’ambassadeur a avoué que le Maroc et les marocains allaient lui manquer.

«Le Maroc, nos amis marocains et la vie que nous avons faite ici nous manqueront, mais nous partons heureux, sachant que l’avenir du partenariat américano-marocain est devenu inébranlable et ne peut que se renforcer».

Avec Biden, les relations entre le Maroc et les USA seront entre de bonnes mains

M. Fischer s’est montré par la suite rassurant quant à l’impact de l’arrivée de l’administration Biden sur les avancées réalisées avec l’administration sortante.

«L’avenir du partenariat américano-marocain est aujourd’hui plus fort que jamais, et ne peut que se renforcer davantage», s’est réjoui l’ambassadeur.

«Alors que nous nous préparons à quitter le Maroc, je veux que vous sachiez que l’avenir des relations américano-marocaines sera entre de bonnes mains» a-t-il souligné.

«Je suis sûr à 100% que la nouvelle administration Biden nommera une personne hautement qualifiée pour occuper ce poste d’ambassadeur, quelqu’un qui s’appuiera sur tout ce que nous avons fait ensemble, et que les relations bilatérales ne feront que croître et prospérer ensemble comme elles l’ont fait pendant plus de deux siècles» a affirmé l’ambassadeur américain.

Coopération Sécurité Défense Maroc-USA : une feuille de route de 10 ans

Désormais, c’est une feuille de route de 10 ans qui structure les relations américano-marocaines. Signée en octobre 2020, elle représente le socle et le symbole du partenariat stratégique à long terme entre les deux pays.

«Au cours de l’année écoulée, le Maroc et les États-Unis sont devenus des partenaires encore plus proches sur une série de questions de sécurité» a déclaré M. Fischer.

2 Octobre 2020 – Le Maroc et les Etats-Unis signent un mémorandum d’entente dans le domaine de la coopération sécuritaire, qui a paraphé par le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, et le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper.

Cet engagement durable des États-Unis dans ses relations bilatérales avec le Maroc a été aussi matérialisé par un investissement de 312 millions dollars pour la construction d’un nouveau consulat dans le nouveau quartier résidentiel et d’affaires de la capitale économique, Casablanca et dont la pose de la première pierre s’est déroulée le 3 décembre 2020.

L’inauguration de ce nouveau consulat «démontre également notre soutien à l’avenir du Maroc en tant que porte d’entrée pour toute l’Afrique. Le Maroc est bien placé pour tirer parti de ses nombreux atouts importants, et les États-Unis sont fiers d’investir dans cet avenir» a souligné l’ambassadeur américain.

M. Fischer a annoncé dans le même registre que son pays prévoit de célébrer en 2021 le 200e anniversaire du don du Maroc de l’unique bâtiment historique américain hors des Etats-Unis, la «Légation américaine de Tanger». Il s’agit de la plus ancienne représentation diplomatique des Etats-Unis dans le monde dont l’édifice a été offert en 1821 par le Sultan Moulay Slimane.

M. Fischer a tenu par ailleurs à illustrer la qualité de coopération entre les deux pays en dévoilant le partenariat réussi dans la sécurisation de Tanger-Med.

« J’ai eu l’occasion de voir de mes propres yeux comment le Maroc et les États-Unis travaillent ensemble pour sécuriser le port Tanger-Med, l’un des plus grands ports à conteneurs au monde. J’ai visité l’installation portuaire et observé l’une des deux unités mobiles de numérisation, que les États-Unis ont fait don au Maroc en 2017 pour un coût de 4,5 millions de dollars. Ces unités aident désormais à inspecter les conteneurs et les véhicules de tourisme, assurant la sécurité du Maroc et la fluidité de son commerce» a-t-il révélé.

Réconciliation entre le Maroc et Israël

L’ambassadeur américain a évoqué dans son allocution la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv sous l’égide du président américain Donald Trump. Un évènement qu’il a qualifié d’historique qui devrait contribuer à la stabilité de la région et la création de nouvelles opportunités commerciales.

«L’histoire entre nos deux pays est remplie d’événements importants, et je crois que nous avons encore fait l’histoire cette année, plusieurs fois’est-il félicité.

«Nous avons favorisé une réconciliation entre le Maroc et un autre de nos plus proches alliés, Israël. Le président Trump a fait cette annonce il y a seulement un mois, le 10 décembre, et beaucoup de choses se sont produites depuis lors.» a-t-il rappelé.

M. Fischer a précisé que le Maroc et Israël ont rouvert leurs bureaux commerciaux, qui deviendront bientôt des ambassades à part entière.

«Les hommes d’affaires et les investisseurs en Israël s’adressent déjà à leurs homologues marocains, cherchant à faire des affaires ici. Bien sûr, le tourisme en provenance d’Israël fleurira», s’est-il réjouit.

Covid, Culture, langue anglaise, entreprenariat, Competencies, Capabilities et ALE les principaux axes d’actions de coopération

Dans le tableau des réalisations de David T. Fischer et de ses équipes figurent les divers projets qui s’inscrivent dans le soutien apporté par les États-Unis au Maroc dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle et l’entreprenariat.

M. Fischer a rappelé dans ce sens que le gouvernement américain a investi, par le biais de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), plus de 9,5 millions de dollars dans la réponse du Maroc à la pandémie COVID-19.

«Lorsque le COVID-19 est arrivé au Maroc, j’ai immédiatement donné la priorité à aider le Royaume à faire face de la pandémie, avec une assistance ciblée pour soutenir les personnes les plus vulnérables du Maroc» a déclaré l’ambassadeur.

M. Fischer révèle que l’USAID a travaillé avec le ministère de la Santé et d’autres partenaires pour sensibiliser le public au COVID-19, pour former des agents de santé et pour fournir du matériel d’hygiène et du matériel de laboratoire.

«Le Département d’État américain et le Département de la défense ont également acheté des équipements de protection pour les laboratoires nationaux du Maroc. Je suis fier d’avoir soutenu le Maroc dès le début, dans sa bataille réussie contre la pandémie.» s’est-il félicité.

Au cours de l’année écoulée, j’ai visité presque tous les coins du Maroc, à la recherche de moyens d’améliorer notre coopération et de renforcer les liens entre nos deux grandes nations. Mon objectif a été de faire comprendre au Maroc que l’Amérique investit massivement dans cette amitié et croit fermement en notre avenir.

David T. Fischer, ambassadeur des etats-unis au Maroc

L’ambassadeur s’est également arrêté sur la coopération bilatérale dans les domaines de l’éducation et de la culture, rappelant que les deux parties ont oeuvré ensemble pour préserver «le patrimoine culturel inégalé du Maroc», notamment la signature d’un accord visant à protéger «les objets culturels marocains contre le vol et la contrebande».

«La culture marocaine est incroyablement riche, et les États-Unis sont fiers d’aider les générations futures à vivre l’histoire culturelle du Maroc dans son intégralité», a dit le diplomate.

Sur le plan de l’éducation, M. Fischer dit avoir écouté les attentes des marocains pour l’apprentissage de la langue anglaise et d’avoir agi. Il affirme à ce sujet, que grâce à un partenariat étroit avec le ministère de l’Éducation, l’USAID a pu obtenir un montant record de financement pour l’enseignement de l’anglais dans les écoles publiques au Maroc.

«Je suis également fier d’avoir soutenu le pacte de 450 millions de dollars de la Millennium Challenge Corporation avec le Maroc. Ce partenariat renforce la sécurité foncière et l’éducation des futures générations de Marocains et crée 12 nouvelles zones industrielles.» a-t-il poursuivit.

David et Jennifer Fischer chez Abdellatif Hammouchi

Après cette conférence de presse, David T. Fischer accompagné de son épouse Jennifer Fischer a tenu à faire ses adieux en personne à Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN et de la DGST.

Lors de cette entrevue qui s’est déroulée au siège de la DGSN à Rabat, l’ambassadeur a tenu à exprimer «son profond respect et sa grande reconnaissance envers le corps sécuritaire marocain pour sa forte contribution à la consolidation de la coopération américano-marocaine, en particulier dans le domaine de la lutte contre le terrorisme».

L’ambassadeur a réitéré par la même occasion sa fierté pour le rôle qu’il a lui-même pu jouer dans le dossier du Sahara marocain et pour l’appui qu’il a pu apporter au plan d’autonomie proposé par le Royaume.

Il est à rappeler que M. Fischer avait préparé avec M. Hammouchi la visite haute en symbole du Secrétaire d’Etat américain et ancien Directeur de la CIA Mike Pompeo au siège de la DGST. Une rencontre qui avait réuni de hauts responsables des deux parties.

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