fbpx

Les détails de la sécurité de la visite du Joe Biden en Irlande retrouvés dans la rue à Belfast

Partager

Des documents de la police locale détaillant les protocoles de sécurité de la visite du président Joe Biden en Irlande ont été découverts dans une rue de Belfast mercredi. Cette grave faille de sécurité survient alors que les responsables américains sont sous le choc des fuites du Pentagone et l’Irlande du Nord, dont le gouvernement se trouve dans une impasse législative, enregistre une flambée de violence politique.

Ça faisait dix ans que les services de sécurité de l’Irlande du Nord n’ont pas eu à organiser une opération de sécurité aussi importante. Une démonstration de la puissance de la police locale destinée à protéger le «Chef du monde libre», le président des États-Unis, a finalement tourné au vinaigre.

En effet, des détails sensibles de la sécurité de la visite de Joe Bien ont été rendus publics de manière inattendue mercredi, lorsqu’un homme identifié uniquement sous le nom de «Bill» a découvert un document de planification de la police qui traînait dans une rue de Belfast.

Les documents, découverts près de l’hôtel où séjournait le président Joe Biden, contenaient les noms et les numéros de téléphone des policiers impliqués dans l’opération, ainsi que les rues où ils étaient déployés et d’autres informations telles que les fermetures de rues et les mesures de sécurité visant à détecter les véhicules hostiles.

LIRE AUSSI  Netanyahu dissout le cabinet de guerre sans intention d'en former un nouveau

Ces découvertes interviennent alors que la menace terroriste en Irlande du Nord a été relevée à «sévère» avant la visite de Biden pour commémorer le 25e anniversaire de l’accord du Vendredi saint, qui a mis fin à une guerre civile de plusieurs décennies.

D’ailleurs, la police de Belfast a confisqué mardi quatre bombes artisanales présumées dans un cimetière situé à environ 70 miles de l’université où le président américain s’est exprimé plus tard dans la journée.

La manière dont les documents se sont retrouvés dans une rue de Belfast reste un mystère. Mais un responsable des forces de l’ordre qui a informé les journalistes a émis l’hypothèse qu’ils seraient peut-être tombé de la poche d’un agent de la police locale.

Cette faille de sécurité a montré comment des semaines de planification minutieuse impliquant les services secrets et d’autres organismes chargés de l’application de la loi peuvent rapidement être perturbées par quelque chose d’aussi simple qu’un bout de papier égaré.

Des policiers montent la garde devant l’hôtel où séjournait le président Joe Biden à Belfast, en Irlande du Nord, mardi.

L’opération de sécurité en Irlande du Nord, connue sous le nom de code «Op Rondoletto», a nécessité des semaines de planification et près de 3 000 policiers locaux. Le document de planification, qui portait l’en-tête «OFFICIAL SENSITIVE», ne contenait aucune information sur les opérations des Services secrets américains, qui supervisent la sécurité du président lors de ses déplacements à l’étranger.

La majeure partie du centre-ville de Belfast a été interdite d’accès aux résidents lors de la visite de Joe Biden à l’occasion du 25e anniversaire de l’accord du Vendredi saint, qui a mis fin à trois décennies de guerre civile en Irlande du Nord.

Belfast est une ville qui a une longue histoire de violence. Selon le Belfast Telegraph, quelques jours avant l’arrivée du Président américain, la police a déjoué un attentat à la bombe qui visait Londonderry, en Irlande du Nord, et qui aurait été perpétré par des membres de la New IRA, un groupe paramilitaire affilié à l’Armée républicaine irlandaise.

La découverte du document du service de police d’Irlande du Nord a déclenché une faille de sécurité qui a embarrassé les responsables de l’application de la loi, mais n’a pas perturbé les autres événements soigneusement chorégraphiés du premier jour de la visite de trois jours de M. Biden au Royaume-Uni et en République d’Irlande.

Le président américain n’a pas modifié son agenda et a quitté Belfast comme prévu mercredi et s’est rendu sans incident à Dublin, où il terminera le reste de son voyage.

L’incident survient alors que les responsables de la défense américaine sont sous le choc de la fuite de documents militaires ultrasecrets sur les réseaux sociaux qui a fait boule de neige et qui a révélé des informations sur les prévisions des États-Unis concernant la guerre entre l’Ukraine et la Russie, ainsi que des révélations selon lesquelles des alliés clés des États-Unis s’acoquinaient avec la Russie.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

- Advertisement -