#WIAsummit : Le digital, une chance pour la femme africaine

Le 2ème Sommet mondial de Women in Africa (WIA) Initiative qui s’est achevé la semaine écoulée à Marrakech a laissé aux participants le goût du devoir accompli. Avec un rythme saccadé, ces derniers ont multiplié les rencontres, les ateliers et les conférences pour trouver des réponses aux femmes entrepreneurs africaines. Lancée en 2016, WIA Initiative est la première plateforme digitale innovante de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel.


L’espoir fait vivre. Il est le carburant qui libère les potentialités et ouvre de nouveaux horizons. Longtemps présente aux côtés des hommes dans le monde du travail, la femme africaine s’est toujours démarquée par son entreprenariat. Plus de 480 participants provenant de 52 pays africains et de 18 autres pays ont assisté aux masters class et aux conférences qui se sont déroulées au fil de la seconde journée au Beldi Country Club.

Ce sommet s’est achevé sur une note d’espoir en un avenir meilleur pour la femme entrepreneur à la lumière des opportunités d’investissement dans le continent et surtout dans le domaine du digital et des nouvelles technologies.

Stéphane Richard, PDG d’Orange, n’a pas manqué de souligner dans une intervention que « les femmes sont au cœur de la civilisation, de la société, et de la culture africaine. Elles sont le principal vecteur positif de la révolution digitale. Elles ont la capacité de faire en sorte que cette révolution soit réellement bénéfique pour l’humanité». La révolution digitale que connaît le continent noir est une chance inouïe puisque dans trois ans, un milliard de smartphones y seront utilisés. Autant dire que le potentiel est presque pas entamé, bien que plusieurs solutions digitales comme le mobile banking aient réussi en Afrique.

Outre ce sujet fédérateur, les participants ont abordé au cours de quatre rencontres thématiques des thèmes différents comme les nouvelles technologies, l’éducation, le digital et l’énergie et prospecté les opportunités d’investissement. Le sommet a été aussi marqué par l’organisation de deux conférences plénières autour du thème : « Gagner la bataille de l’éducation ! ». Le continent compte aujourd’hui 38% dont deux tiers sont des femmes. Les intervenants ont prôné dans ce dessein, le développement d’un enseignement de qualité en misant sur les infrastructures adéquates, le recours aux nouvelles technologies et le développement des écoles d’excellence.

Un programme varié

Au cours de la seconde et dernière journée, les membres du programme « Men with WIA » ont apporté leur soutien aux femmes et leur appui pour celles qui veulent faire partie de la nouvelle génération de femmes leaders. Souleymane Khol, vice-président marketing des ventes chez Accor a estimé qu’il y a « des défis à relever pour le continent et les femmes ont des choses à apporter. Mais pour cela, il est nécessaire d’avoir le soutien du haut de la pyramide ». Autrement dit, une volonté politique qui fait souvent défaut. Mis à part ce temps fort, le sommet a été aussi marqué par la remise du prix de l’Homme africain de l’année qui est revenu au Tunisien Badreddine Ouali, président du Groupe Vermeg (leader mondial du logiciel financier) et philanthropie.

Organisé autour du thème transversal « Regarder l’Afrique avec confiance, croire en ses talents », le 2ème Sommet mondial de Women in Africa Initiative a essayé d’apporter des réponses concrètes à l’amélioration de l’éducation, d’organiser des rencontres informelles entre les femmes africaines et des personnes influentes qui les soutiennent et de prospecter l’avenir.

Menées tambour battant, les deux journées ont été riches en échanges, en partage d’expérience et en recommandations. Une façon de faire bouger les lignes pour une meilleure intégration des femmes africaines dans leurs sociétés.

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