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Orange se retirera-t-elle du Maroc ?

Des rumeurs persistantes font état d’un éventuel départ du Maroc de l’opérateur télécom français Orange. Raison évoquée, la dégradation des relations en Rabat et Paris.

«Autrefois la France jouait avec les gouvernements locaux (Afrique de l’Ouest, ndlr) comme on jouait avec des cubes. Depuis, elle a perdu la main, l’envie et le savoir-faire» affirme Vincent Hervouet, Chef du service « Étranger » de LCI.

Au Maroc, le constat est le même. L’Etat français a perdu la main, l’envie et le savoir-faire de coopérer en intelligence avec le Royaume, devenu libre et émancipé des derniers résidus nocifs du diktat colonial.

Les dossiers qui fâchent s’empilent: les tergiversations de l’Elysée sur le Sahara marocain, le rapprochement sécuritaire et militaire entre Rabat et Tel-Aviv, la crise silencieuse de l’affaire Pegasus, l’accueil et la médiatisation de Youtubeurs marocains, le ralliement du Maroc à l’alliance américaine et anti-française «Africa Focus Group», la basse attaque du Magazine Elle proche de Brigitte Macron, le soutien du Maroc au gouvernement de transition malien et la tentative de manipulation judiciaire du parquet français du décès de la touriste française à Tiznit.

Jamais les relations entre le Maroc et la France ne se sont aussi dégradée. La seule variante dans l’histoire est le déclassement de la France en Afrique et un manque de lucidité d’une intelligentsia française dépassée et sans repères.

Si l’Elysée tente de faire pression sur le Maroc en retirant ses investissements du pays notamment Orange, le Royaume n’en sera que très satisfait. Nos champions nationaux n’attendaient que cette opportunité pour se développer davantage. Dan sa folie, Emmanuel Macron est bien capable à quelques mois de la fin de son mandat, et pour avoir le contrôle de l’opérateur téléphonique, de provoquer un effet de boule de neige avec la «Trafalgar posthume» pour Bernard Tapie poussant à la démission le président d’Orange Stéphane Richard, éclaboussé.

La politique de la terre brulée de la France de Macron

Emmanuel Macron se venge de l’échec de sa strategie du maintien par la force de l’influence française en Afrique de l’Ouest en optant pour la stratégie de la terre brûlée, chère à l’Allemagne nazie.

En retirant subitement ses troupes du Sahel, Emmanuel a déclenché une réaction en chaîne dans les trois pays les plus fragiles de la région, le Tchad, le Mali et tout récemment le Burkina Faso.

Au Burkina, le crime est signé. Le président malien Roch Marc Christian Kaboré s’est fait renversé, arrêté et retenu par des putschistes dont le Chef a fait l’École de Guerre à Paris, au moment où les forces spéciales françaises étaient basées à l’aéroport de Ouagadougou. Et LeMonde de fêter l’opération en titrant : «Au Burkina Faso, un coup d’état militaire salué par la rue».

«Ce coup d’Etat au Burkina Faso montre l’étendue de son échec, d’abord la multiplication des coups d’Etats au Sahel enterrent tous les discours sur la bonne gouvernance, l’Etat de droit qu’on répète comme des perroquets depuis Mitterand», fustige Vincent Hervouet.

Le colonisateur français qui sommeille dans l’appareil d’Etat français, ne supporte pas cette vague continentale et populaire anti-française. Au Mali, le Chef de la junte au pouvoir a réussi à fissurer le blocus international sur son pays, en organisant des manifestations monstres nourries par un sentiment anti-français largement partagé. En Centrafrique et au Burkina, le phénomène, s’amplifie. Paris cris à la manipulation russe.

«Contre les putschistes maliens, Paris avait tendu un cordon sanitaire. Les frontières sont bouclées, l’Union africaine et la CEDEAO ont pris des sanctions, ça n’a pas dissuadés leurs camarades du Burkina d’en faire autant.» souligne M.Hervouet.

Et de poursuivre, «Au Sahel, La France est embourbée. Elle n’a pas empêché la contagion du Jihad, la contagion du putsch. Son aide n’a pas consolider des États fragiles, c’est même le contraire».

«Le monde a bien changé. A force d’enterrer la Françafrique, elle est bien morte est enterrée», Conclut -il.

Orange dément tout projet d’acquisition d’Atos

Orange a démenti mercredi tout projet d’acquisition d’Atos ainsi que son inscription à l’ordre du jour de son prochain conseil d’administration.

Reuters

Le 13 novembre dernier, Orange a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat dans un contentieux qui l’opposait au fisc, lui permettant de récupérer environ 2,2 milliards d’euros.

Plusieurs médias ont depuis évoqué la possibilité d’un rachat d’Atos pour créer un acteur de poids de l’informatique dématérialisée et la cybersécurité.

«Comme rappelé le 13 novembre, les projets d’utilisation des 2,2 milliards d’euros environ issus de la décision favorable du Conseil d’Etat (…) seront soumis au conseil d’administration d’Orange et seront ensuite mis en œuvre, en visant une attribution juste et équilibrée de ces fonds au bénéfice du développement de l’entreprise, de ses salariés et actionnaires, via notamment une offre réservée au personnel et un engagement sociétal renforcé dans le contexte de la crise économique et sanitaire que nous traversons», a déclaré Orange dans un communiqué.

France: L’Etat assuré de retirer au moins 2,4 milliards d’euros des fréquences 5G

L’Etat est assuré de retirer au moins 2,4 milliards d’euros de la vente de l’ensemble des fréquences 5G en France après les offres présentées mardi par les opérateurs télécoms, au premier jour des enchères organisées par l’Arcep.

Reuters

La France a reporté à plusieurs reprises cette opération qui suscite une vive controverse dans l’Hexagone.

Elle a pris ainsi du retard par rapport à ses voisins italien, allemand et espagnol alors que la Commission européenne avait fixé à fin 2020 le déploiement de cette cinquième génération de téléphonie mobile, qui propose des débits beaucoup plus rapides que l’actuelle 4G.

Bouygues Telecom (Bouygues), Orange, Free (Iliad) et SFR (Altice) ont chacun participé à ce long processus piloté par l’Arcep, l’autorité de tutelle des télécoms, et qui permettra à l’Etat de remplir un peu ses coffres au moment où ses dépenses explosent en raison de la crise du coronavirus.

L’Etat avait indiqué initialement qu’il entendait retirer au moins 2,17 milliards de la vente de l’ensemble du spectre des fréquences 5G, ce qui représentait le prix plancher pour la vente de 310 MHz au total.

Il a déjà accepté de vendre un bloc de 50 MHz à chaque opérateur télécom pour 350 millions d’euros, soit 1,4 milliard d’euros.

Les enchères qui ont débuté mardi portent pour leur part sur 110 MHz supplémentaires, proposés à un prix plancher de 70 millions d’euros par bloc de 10 MHz.

Le nouveau prix de 90 millions d’euros par bloc fixé par l’Arcep à l’issue de ce premier jour d’enchères représente ainsi 20 millions de plus que le prix initial.

L’Etat est ainsi désormais assuré d’obtenir au moins 2,4 milliards, soit 220 millions d’euros de plus que le prix minimal.

Orange a demandé cinq blocs, suivi par SFR (3 blocs), Bouygues Telecom (3 blocs) et Iliad (2 blocs), a précisé l’Arcep dans un communiqué. Les enchères se poursuivront les jours suivants tant que la demande des opérateurs excédera le nombre de blocs attribués.

Mi-septembre, des responsables d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ainsi que de formations de gauche avaient appelé à un moratoire sur ces enchères, le temps d’organiser un débat sur les effets potentiels de cette nouvelle technologie en matières sanitaire et environnementale.

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avait répliqué indirectement en ironisant sur ceux qui préféraient le “modèle Amish” et plaidaient pour le retour à la lampe à huile

5G, Mobile Banking, dégroupage, transformation digitale, telles seront les missions du nouveau patron d’INWI

Au lendemain du premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G en France, inwi, le troisième opérateur télécom du pays, opère un changement stratégique dans son organisation. Azzeddine El Mountassir Billah, gardé au chaud à la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd, a été nommé ce mercredi Président Directeur Général de la filiale du groupe Al Mada. L’ancien DG de l’autorité de régulation des télécoms succède ainsi à Nadia Fassi-Fehri, la dame de fer qui a mené avec succès la mission de sauvetage financier d’Inwi. Le profil d’El Mountassir Billah colle parfaitement à la stratégie de développement d’inwi voulue par son actionnaire de référence, à savoir : réussir le virage 5G, renforcer l’offre Mobile Banking, gagner la guerre du dégroupage, accompagner la transformation digitale du pays et internationaliser la société.

«Le départ de Nadia Fassi-Fehri, n’était qu’une question de temps» commente un observateur du secteur à l’annonce du remplacement de la PDG d’inwi. « NFF a atteint ses objectifs fixés par son actionnaire de référence, avec un an d’avance. Elle devait passer le témoin en 2019.» croit savoir la même source.

Nadia Fssi-Fehri, ancienne PDG d’inwi, ancienne DG de FC Com, ancienne DRH du groupe ONA, et ancienne directrice d’exploitation dans une mine de Managem

L’information de la démission de Nadia Fessi-Fihri est tombée en fin de matinée de ce mercredi 30 septembre à l’issu du Conseil d’Administration de Wana Corporate.

«Après l’examen des comptes du premier semestre et un passage en revue des actions entreprises durant cette période, Nadia Fassi-Fehri a présenté sa démission au Conseil d’Administration pour des raisons de convenances personnelles. Le Conseil a accepté la démission de Madame Fassi-Fehri et lui a rendu un hommage appuyé pour les efforts déployés durant les cinq années passées à la tête de la société » a annoncé un communiqué dudit conseil.

«Nadia Fassi-Fehri a rappelé que les objectifs qui lui avaient été confiés lors de sa nomination à savoir la restructuration de la société et le retour de la croissance avec le développement de différentes segments étaient atteints.» précise la même source.

NFF a mis fin à la gabegie de Fréderic Debord et aux poches de résistance héritées de Karim Zaz, a rétabli l’équilibre financier de la société et l’a engagé dans un processus de transformation numérique

Nadia Fassi-Fehri a eu comme missions délicates, dès sa nomination en juin 2015, de tourner la page définitivement au mauvais départ de la marque opéré par Karim Zaz et à l’hémorragie financière causée par son successeur Fréderic Debord. Sous l’œil attentif de son conseil d’administration, Nadia Fassi-Fehri va mener une révolution interne en déstructurant toutes les mauvaises pratiques héritées des anciennes équipes dirigeantes. NFF, n’a pas cherché à plaire. elle se devait d’honorer ses engagements envers ses actionnaires : rétablir l’équilibre financier de l’opérateur et pourquoi pas enclencher un cercle vertueux de rentabilité.

Dès sa deuxième années les efforts de la dame de fer vont commencer à porter leurs fruits pour aller par la suite affronter sereinement la concurrence.

Parmi les décisions stratégiques prises par l’ancienne PDG d’inwi et qui ont engagé l’opérateur dans un investissement très lourd n’est autres que le choix de la solution Vlocity de Salesforce. Le marché parle d’un investissement qui dépasserait 50millions de dirhams. Un investissement qui a permis à l’opérateur télécoms de faire un bond technologique très important distançant tous les concurrents de la place.

Toutefois, si Nadia Fassi-Fehri devait garder un seul sujet d’insatisfaction, ça serait san aucun doute celui de la gestion de sa communication dans l’affaire du dégroupage face à un Ahizoune plus machiavélique que jamais.

Azzeddine El Mountassir Billah, le profil parfait

Ingénieur Télécom Paris, cadre dirigeant de banque, père de l’e-Commerce au Maroc, DG de l’autorité de régulation des télécoms, discret, brillant et travailleur, Azzeddine El Mountassir Billah (AMB) a le profil parfait pour la mission qui lui a été impartie par Al Mada.

AMB est d’ailleurs l’un des très rares profils nationaux à même à accompagner le pays dans la gestion de la quatrième révolution industrielle qui est là et qui s’appuie sur l’émergence des nouvelles technologies.

La 5G, des recettes pour l’état et un nouveau souffle de développement pour le secteur

L’engouement des opérateurs télécom français constaté au premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G, nous donne un avant goût de ce qui va se passer dans notre pays les prochains mois.

L’Etat français s’est assuré d’empocher au moins 2,4 milliards d’euros de la vente de l’ensemble des fréquences 5G en France après les offres présentées mardi 29 septembre, lors de la première journée des enchères organisées par l’Arcep (autorité française de régulation des télécoms).

Et c’est Orange qui a été l’opérateur le plus ambitieux en se positionnant sur le maximum possible des fréquences à savoir 50 MHz de fréquences (en plus des 50 MHz déjà détenus par la société). Orange a demandé cinq blocs de 10 MHz de fréquences sur la bande des 3,5 GHz, au prix unitaire de 85 millions d’euros, au terme du quatrième tour des enchères, qui s’est achevé mardi.

La désignation de Azzeddine El Mountassir Billah tombe donc à point nommé. Avec son expérience à la tête de l’ANRT, le nouveau patron d’inwi sera très probablement décisif dans la gestion de l’appel d’offre des fréquences de la 5G au Maroc.

Le Mobile Money, la bataille de la décénie

Son autre atout indéniable est sa connaissance approfondie de la fintech. AMB maitrise au bout des doigts les interactions électroniques entre les banques vu qu’il a été dirigeant d’Interbanque et de l’ancêtre du CMI. Une compétence qu’a souhaité mettre à profit, Mohamed Horani Président fleuron nationale de la fintech, HPS, en lui confiant des missions de conseil stratégique après son départ de l’ANRT.

Avoir un profil pareil à la tête d’un opérateur télécoms, devrait donner sans aucun doute un boost important au Mobile Money qui bat tous les records en Afrique subsaharienne mais qui fait face à des blocages systémiques dans notre pays. Inwi se donne ainsi les moyens de faire face à la puissance de l’offre banking d’Orange mais également de déployer une offre Afrique complète.

D’ailleurs, l’enjeu du Mobile Money au Maroc est stratégique, car il constitue entre autres la solution aux aides directes de l’état aux populations précaires.

Après trois années de morosité du marché et de la stagnation des offres, la nomination d’Azzeddine El Mountassir Billah est un signal positif donné par Al Mada au secteur. Une nomination qui réveillera un Ahizoune en hibernation en raison des soubresauts des relations diplomatiques entre le Royaume et les Emirats-arabes-unis, ses actionnaires des références, et poussera à réagir le management d’Orange, tapi dans l’ombre prêt à bondir sur le marché de la 5G et du Mobile Money.

Le président d’Orange prend ses distances avec Huawei

Orange va probablement avoir moins recours aux équipements de Huawei en Europe et il est possible que l’opérateur télécoms français se passe du groupe chinois pour le déploiement de son réseau mobile de nouvelle génération 5G en Pologne et en Belgique, a déclaré jeudi son PDG Stéphane Richard.

Les pays européens sont soumis à une forte pression des Etats-Unis qui les exhortent à exclure Huawei de leur réseau 5G, Washington accusant le groupe chinois de servir aux activités d’espionnage de Pékin. Huawei et la Chine rejettent ces accusations.

La Grande-Bretagne a annoncé mi-juillet qu’elle n’utiliserait plus aucun équipement de Huawei pour son réseau 5G d’ici 2027 et des sources ont déclaré la semaine dernière à Reuters que la France allait aussi exclure de facto le groupe chinois d’ici 2028.

«Il y a une partie du réseau 5G qu’on fera avec Huawei en Espagne», a dit Stéphane Richard, en soulignant que ce pays avait déjà choisi ses partenaires pour le déploiement de cette nouvelle technologie.

«Dans les autres pays, je pense notamment à la Belgique et à la Pologne, on n’a pas encore pris de décision finale. Mais c’est évident qu’on sera amenés à prendre en compte le contexte général, politique (et) géopolitique, que nous voyons en Europe. Et donc, en effet, il est probable que, à terme, la part des équipements Huawei en Europe va diminuer», a-t-il ajouté lors d’une conférence téléphonique avec des analystes, à la suite de la publication des résultats du groupe.

Orange, contrôlé par l’Etat français, n’utilise pas les infrastructures de Huawei sur son réseau en France et il est l’un des opérateurs européens les moins exposés au groupe chinois, a souligné Stéphane Richard.

Interrogé sur les conséquences éventuelles des pressions subies actuellement par le groupe chinois sur le partenariat avec Orange dans les servies d’informatique dématérialisée «cloud», Stéphane Richard a déclaré que cet accord ne conservait pas forcément de «pertinence» en Europe.

«C’est clair que cette infrastructure cloud Huawei n’est aujourd’hui pas forcément celle qu’on va mettre en avant en Europe», a-t-il dit.

Il a ajouté que l’offre d’Orange Business Services, en partenariat avec Huawei, pouvait toutefois encore convenir à des clients hors d’Europe, notamment en Asie.

Orange a annoncé mardi un partenariat stratégique avec Google, filiale d’Alphabet, dans les données, l’intelligence artificielle et les services “cloud”.

Pour quitter Oukacha, Karim Zaz a mis la main à la poche et ce n’est pas fini !

Karim Zaz a dû trouver un accord à l’amiable avec l’administration des douanes pour pouvoir quitter Oukacha où il a passé cinq ans et 2 mois de prison ferme pour détournement et trafic d’appels internationaux. L’information révélée par Jeune Afrique précise que l’ancien PDG de Wana doit encore faire face aux poursuites au civil engagées par Inwi, Maroc Telecom et Orange.

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#WIAsummit : Le digital, une chance pour la femme africaine

Le 2ème Sommet mondial de Women in Africa (WIA) Initiative qui s’est achevé la semaine écoulée à Marrakech a laissé aux participants le goût du devoir accompli. Avec un rythme saccadé, ces derniers ont multiplié les rencontres, les ateliers et les conférences pour trouver des réponses aux femmes entrepreneurs africaines. Lancée en 2016, WIA Initiative est la première plateforme digitale innovante de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines leaders et à haut potentiel.


L’espoir fait vivre. Il est le carburant qui libère les potentialités et ouvre de nouveaux horizons. Longtemps présente aux côtés des hommes dans le monde du travail, la femme africaine s’est toujours démarquée par son entreprenariat. Plus de 480 participants provenant de 52 pays africains et de 18 autres pays ont assisté aux masters class et aux conférences qui se sont déroulées au fil de la seconde journée au Beldi Country Club.

Ce sommet s’est achevé sur une note d’espoir en un avenir meilleur pour la femme entrepreneur à la lumière des opportunités d’investissement dans le continent et surtout dans le domaine du digital et des nouvelles technologies.

Stéphane Richard, PDG d’Orange, n’a pas manqué de souligner dans une intervention que « les femmes sont au cœur de la civilisation, de la société, et de la culture africaine. Elles sont le principal vecteur positif de la révolution digitale. Elles ont la capacité de faire en sorte que cette révolution soit réellement bénéfique pour l’humanité». La révolution digitale que connaît le continent noir est une chance inouïe puisque dans trois ans, un milliard de smartphones y seront utilisés. Autant dire que le potentiel est presque pas entamé, bien que plusieurs solutions digitales comme le mobile banking aient réussi en Afrique.

Outre ce sujet fédérateur, les participants ont abordé au cours de quatre rencontres thématiques des thèmes différents comme les nouvelles technologies, l’éducation, le digital et l’énergie et prospecté les opportunités d’investissement. Le sommet a été aussi marqué par l’organisation de deux conférences plénières autour du thème : « Gagner la bataille de l’éducation ! ». Le continent compte aujourd’hui 38% dont deux tiers sont des femmes. Les intervenants ont prôné dans ce dessein, le développement d’un enseignement de qualité en misant sur les infrastructures adéquates, le recours aux nouvelles technologies et le développement des écoles d’excellence.

Un programme varié

Au cours de la seconde et dernière journée, les membres du programme « Men with WIA » ont apporté leur soutien aux femmes et leur appui pour celles qui veulent faire partie de la nouvelle génération de femmes leaders. Souleymane Khol, vice-président marketing des ventes chez Accor a estimé qu’il y a « des défis à relever pour le continent et les femmes ont des choses à apporter. Mais pour cela, il est nécessaire d’avoir le soutien du haut de la pyramide ». Autrement dit, une volonté politique qui fait souvent défaut. Mis à part ce temps fort, le sommet a été aussi marqué par la remise du prix de l’Homme africain de l’année qui est revenu au Tunisien Badreddine Ouali, président du Groupe Vermeg (leader mondial du logiciel financier) et philanthropie.

Organisé autour du thème transversal « Regarder l’Afrique avec confiance, croire en ses talents », le 2ème Sommet mondial de Women in Africa Initiative a essayé d’apporter des réponses concrètes à l’amélioration de l’éducation, d’organiser des rencontres informelles entre les femmes africaines et des personnes influentes qui les soutiennent et de prospecter l’avenir.

Menées tambour battant, les deux journées ont été riches en échanges, en partage d’expérience et en recommandations. Une façon de faire bouger les lignes pour une meilleure intégration des femmes africaines dans leurs sociétés.

L’ancien patron d’inwi rebondit chez Orange Cameroun

L’ancien patron de inwi qui a perdu sa place à cause, entre autres, de l’arrivée d’Orange sur le marché marocain, se retrouve deux années plus tard à la tête de l’antenne de ce même opérateur au Cameroun. Frédéric Debord remplace Elisabeth Medou Badang, propulsée directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-orient et l’Afrique. Un jeu de chaises musicales qui aura probablement un impact direct sur notre écosystème Télécom national.

C’est un joli coup d’Orange de rapatrier en Afrique un de ses anciens cadres et pas n’importe lequel, celui qui a lancé la marque inwi au Maroc pour le compte de la filiale du groupe SNI.

L’annonce de la nomination de Frédéric Debord a été faite ce mercredi à l’issue du conseil d’administration de la filiale camerounaise d’Orange. «Le conseil d’administration félicite Monsieur Frédéric Debord pour sa nomination et lui souhaite également plein succès dans la mission qui lui est confiée de continuer à faire d’Orange Cameroun un acteur majeur du développement socio-économique du pays », indique le communiqué de la structure rendu public le mercredi 14 février.

Frédéric Debord succède ainsi à la camerounaise Elisabeth Medou Badang, qui cumulera désormais les fonctions de directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

L’ancienne directrice générale a d’ailleurs choisi Twitter pour annoncer ses nouvelles fonctions. Elisabeth Medou avait révélé dans la surprise générale qu’elle allait arrêter d’occuper ses fonctions au sein d’Orange Cameroun pour se diriger vers de nouveaux horizons et de nouveaux défis. Elle a également précisé que ses nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange lui permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains, et continuer de porter haut le flambeau du Cameroun.

Frédéric Debord chez le concurrent, une mauvaise nouvelle pour inwi ?

Durant la réunion de présentation au Conseil d’administration d’Orange, Frédéric Debord a fait du « Debord » en se vantant d’avoir “accompli sa mission avec le lancement de la 4G au Maroc”. Bien sûr il a omis de donner le détail de son départ mouvementé et sur l’état pas très reluisant de son compte charges. Une situation économique que son successeur, Nadia Fassi Fehri, a réussi, d’une main de fer, à redresser. Aujourd’hui les comptes inwi sont au vert et l’opérateur est tout à fait armé pour passer à la vitesse supérieure.

Toutefois, en recrutant l’ancien patron de la filiale de SNI, Orange marque une posture agressive vis-à-vis de ses concurrents marocains, probablement se prépare-t-elle à une éventuelle offensive Made in Morocco sur le continent africain.

Trump enfonce le Qatar, Macron propose ses bons offices

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Depuis que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, l’Égypte ont rompu les relations avec le Qatar il y a 48 heures, créant par-là la pire crise diplomatique qui a frappé les États arabes du Golfe depuis des décennies, les yeux étaient braqués sur la Maison Blanche pour connaître la position des Etats-Unis. Le président Donald Trump semble avoir donné raison à la décision de certains pays du Golfe de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, cet important allié américain. En revanche, le président français Emmanuel Macron, se propose en missi dominici.

«Au cours de mon récent voyage au Moyen-Orient, j’ai déclaré qu’il n’y avait plus de place pour le financement de l’idéologie radicale. Les dirigeants ont pointé du doigt le Qatar», a-t-il tweeté.

Le tweet pourrait poser des difficultés aux États-Unis pour expliquer pourquoi le Qatar demeure l’hôte de la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, As-Sayliyah Army Base.

Les trois pays du Golfe et l’Égypte accusent le Qatar de soutenir le terrorisme et de déstabiliser la région. Le Qatar – qui partage sa seule frontière terrestre avec l’Arabie Saoudite – a rejeté ces accusations, les qualifiant d’«injustifiées» et «sans fondement».

Les citoyens du Qatar ont été informés qu’ils ont 14 jours pour quitter l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahrein, et ces trois pays ont également interdit à leurs propres citoyens d’entrer au Qatar. Pour leur part, le Yémen et les Maldives ont également réduit leurs liens avec le Qatar.

La profonde crise entre les alliés du Golfe les plus proches de Washington pourrait perturber les efforts des États-Unis pour lutter contre DAECH, surtout que ces pays forment ensemble la coalition dirigée par Washington contre ce groupe extrémiste et c’est le Qatar qui accueille la base aérienne américaine As-Sayliyah Army Base, dite Al-Udeid, qui se trouve être le principal centre interrégional pour les missions aériennes stratégiques et de coordination de toutes les opérations aériennes. Le Secrétaire américain à la Défense,James Mattis, a estimé que cette crise ne perturberait pas cette coopération militaire. D’ailleurs, au de son voyage le mois dernier au Moyen-Orient, Donald Trump avait déclaré que les relations américaines avec le Qatar étaient «extrêmement bonnes».

Macron à la rescousse

Voyant la crise s’amplifier et éventuellement évoluer vers des situations de non-retour, le président français, Emmanuel Macron, en véritable chef de guerre et commandant en chef des armées de son pays, a décroché son téléphone et appelé l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, pour proposer une possible mission de bons offices entre Doha d’une part et Ryadh, Abu Dhabi, Manama et Le Caire, d’autre part.

La France, qui est liée au Qatar par un Accord militaire de Défense, accueille, principalement via le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), des investissements très importants dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier, du sport et des médias, ainsi que des participations dans les fleurons de l’économie française, à l’instar de Lagardère, EADS, Vinci, Veolia Environnement, Total, Vivendi, Orange etc. Outre le Paris Saint Germain, les investisseurs qataris, entre autres l’opérateur étatique Katara Hospitality, spécialisé dans l’hôtellerie de luxe, possèdent entièrement ou en partie de grands hôtels de luxe en France, parmi lesquels l’hôtel Martinez à Cannes, l’hôtel Palais de la Méditerranée à Nice, l’hôtel Concorde Lafayette à Paris, l’hôtel du Louvre à Paris, l’hôtel Raffles – Royal Monceau à Paris, l’hôtel Peninsula à Paris, l’hôtel Majestic Barrière à Cannes, l’hôtel Gray d’Albion à Cannes, l’hôtel Carlton de Cannes ou encore le lido à Paris.

La France, qui demeure l’une des premières cibles pour les investissements massifs du Qatar au niveau international, ne peut pas rester indifférente à l’embargo imposé à ce dernier car il va de milliers d’emplois qui risquent de s’évaporer en cas d’escalade. Malgré des appels à la suppression des avantages fiscaux du Qatar en France, exprimés par le ministre français de la justice, François Bayrou, cette affaire reste pour Paris une question de sécurité nationale. Et Emmanuel Macron en est conscient. Il s’agira donc pour la diplomatie française, et pour le président français, de mener une vraie course contre la montre pour tenter d’éteindre ce feu naissant et éviter qu’il se propage. On peut dire qu’il s’agit pour Macron sa première grosse épreuve, en ce sens qu’il est question d’un sujet de politique étrangère qui a un impact direct sur l’économie du pays.

 

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