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Rapprochement UMA/UpM, le jeu d’influence entre Macron et Sissi

Affaiblie, inaudible et surtout en panne, l’Union du Maghreb arabe, la région la moins intégrée d’Afrique et du monde, a signé la semaine dernière un partenariat avec l’UpM, dirigée depuis peu par l’égyptien Nasser Kamel. Un partenariat visant selon un communiqué conjoint à “créer des synergies entre les deux parties au bénéfice des populations de la région du Maghreb”. Mais que cache ce rapprochement et cet intérêt subit entre ces deux organisations ? S’agit-il des préparatifs au grand sommet sur la méditerranée de cet été, voulu par Président Emmanuel Macron, afin “retrouver le fil d’une politique méditerranéenne” ? Ou bien une ambition égyptienne d’accroître son influence dans une zone qui connaît de profondes mutations, notamment en ce qui concerne la situation libyenne, face à laquelle l’Egypte, la Tunisie et l’Algérie se sont constitué en un front uni contre l’accord de Skhirat?

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Federica Mogherini loue le travail de Fathallah Sijilmassi à la tête de l’UpM

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Lors de sa conférence de presse conjointe avec le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, en marge de sa visite de travail au Maroc le jour de l’adoption par le parlement européen de l’accord agricole Maroc-UE, la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, Vice-Présidente de la Commission Européenne, Federica Mogherini, a loué le travail remarquable effectué par l’ancien Secrétaire Général du l’Union pour la Méditerranée -UpM- à la tête de laquelle l’ambassadeur Fathallah Sijilmassi a œuvré inlassablement pour un rapprochement constructif entre les deux rives de Mare Nostrum et la stabilité de cet espace.

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Le Nigéria provoque le Maroc, Bourita aux abonnés absents

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Pendant que le monde a les yeux rivés sur l’affaire #Khashoggi et sur les transformations que connaissent, d’heure en heure, les équilibres géopolitiques mondiaux imposés par un crapuleux crime d’Etat, et que notre diplomatie nous brandit fièrement le soutien du Yémen -un pays décomposé et rongé par la guerre et par la famine- à l’intégrité territoriale du Maroc, le Nigéria et l’Algérie ont opéré un rapprochement stratégique à l’occasion de la tenue, dimanche, de la 4ème session de la Haute commission mixte algéro-nigériane, en présence du ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama. Une rencontre sanctionnée par la signature de plusieurs accords notamment le parachèvement du gazoduc transsaharien Algérie-Nigéria connu sous le sigle NIGAL.

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L’égyptien Nasser Kamel, nouveau secrétaire général de l’UpM

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Désigné par consensus comme le veut la coutume, les 43 pays membres de l’Union pour la Méditerranée ont opté pour l’Egyptien Nasser Kamel pour succéder au Marocain Fathallah Sijilmassi à la tête du Secrétariat général de l’UpM dont le mandat s’est achevé à la fin du mois de février 2018. L’actuel ambassadeur d’Egypte à Londres doit faire ses adieux aux autorités britanniques avant d’entamer ses nouvelles fonctions au mois de juin prochain. En attendant que le diplomate égyptien rejoigne son quartier général à Barcelone, c’est le Secrétaire général-adjoint, le portugais Jorge Borrego, qui assure l’intérim.

Le Secrétaire général sortant a bien ficelé les choses avant de quitter son poste. Son successeur héritera d’une organisation dont les mécanismes sont huilés et jouissant d’une forte expertise.

Nasser Kamel, qui a été ministre-adjoint pour les affaires économiques internationales au ministère égyptien des Affaires étrangères, a longtemps roulé sa bosse dans le réseau diplomatique de son pays à l’étranger, comme numéro 3 à Washington, numéro 2 à Lisbonne puis à Tunis, et enfin en chef de mission adjoint à Bruxelles puis à Paris.

Rappelé en 2006 au Caire, Nasser Kamel a été désigné par Hosni Moubarak pour diriger le puissant Département d’information de l’État, où il est chargé de coordonner la stratégie de communication du gouvernement et de superviser le travail des bureaux de presse égyptiens à travers le monde.

Six ans plus tard, et après la chute de Hosni Moubarak, il est nommé ambassadeur d’Egypte en France. Durant sa mission diplomatique dans l’hexagone, il croisera et se liera d’amitié avec son futur prédécesseur à l’UpM, Fathallah Sijilmassi, qui était à cette époque-là à la tête de l’ambassade du Maroc en France.

Nasser Kamel ne restera pas plus de deux ans à Paris pour être nommé ambassadeur à Londres en 2014, fonction qu’il exercera durant quatre ans avant d’être désigné quatrième Secrétaire général de l’UpM.

A 60 ans, cet ami du Maroc aura à sa disposition un secrétariat général opérationnel composé de 60 personnes triées sur le volet, la plupart des experts et hauts fonctionnaires détachés de la Commission européenne, de la Banque européenne d’investissement ou de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Ce diplômé de sciences politiques et de sciences économiques, et titulaire d’un Master en Administration publique internationale de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration de Paris, sera assisté dans ses fonctions par six Secrétaires généraux-adjoints.

Fathallah Sijilmassi, un modèle du rayonnement du Maroc

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Après six années de bons et loyaux services en tant que secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, Fathallah Sijilmassi a achevé son mandat à la tête de cet espace dont l’objectif premier est de renforcer la coopération et le dialogue régional et de promouvoir la mise en œuvre de projets concrets ayant un impact direct sur les citoyens de Mare Nostrum. Fathallah Sijilmassi, qui devait faire face à plusieurs défis dont, en particulier, le développement humain, la stabilité et l’intégration régionales, a été un des premiers à comprendre et à assimiler que, face aux difficultés, il n’existait pas de réponses exclusivement nationales et arrêtées dans des périmètres géographiques limités. Digne successeur en 2012 de son compatriote Youssef Amrani, actuel chargé de mission au Cabinet royal, Fathallah Sijilmassi a, tout au long de son mandat, fait l’unanimité des Etats membres composant l’UpM qui ont toujours soutenu ses actions et initiatives.

 

Fathallah Sijilmassi a hérité d’une organisation dans un contexte international difficile. La rive sud de la méditerranée sortait à peine, groggy, des épisodes chaotiques de ce que l’on a appelé le «Printemps arabe», et certains de ses pays connaissaient le début de turbulences structurelles. Alors qu’à l’est de la méditerranée, se formait le noyau d’une troisième guerre mondiale à cause du génocide en Syrie et des multiples puissances en présence dans un triangle géographique restreint et ébullition : Syrie, Irak, Liban/Palestine avec une influence multidimensionnelle russe, israélo-américaine, française, iranienne, turque et arabe (pays du Golfe).

Apprécié de ses pairs ambassadeurs pour sa rigueur, le Secrétaire général de l’UpM se devait donc de coordonner les actions des 43 gouvernements concernés et/ou intéressés, ce qui n’est pas chose aisée. Le diplomate marocain, avec sa vista habituelle, s’est fixé une feuille de route avec trois objectifs prioritaires : 1) La stabilité et la sécurité de l’Europe ; 2) La stabilité et la sécurité de la Méditerranée et de l’Afrique ; 3) Renforcement de l’engagement politique collectif au profit des actions concrètes.

L’ancien ambassadeur du Maroc en France s’est par la suite attaqué aux problématiques de migration ainsi que les enjeux liés au terrorisme et les phénomènes de radicalisation. Grâce à un carnet d’adresses bien fourni, il a ainsi pu organiser, présider ou participer à des dizaines voire des centaines de rencontres, colloques et conférences pour distiller le message du vivre en commun. Connaissant personnellement un grand nombre de chefs d’Etat et de gouvernement, Fathallah Sijilmassi a permis le lancement de dizaines de projets, de plateformes de coopération régionale, et a été derrière le lancement d’une nouvelle approche opérationnelle et pragmatique de l’organisation en vue de sa modernisation.

Connaissant et maîtrisant parfaitement les rouages des institutions européennes, sachant qu’il a été ambassadeur du Maroc auprès de l’UE et de l’OTAN, Fathallah Sijilmassi a toujours milité pour le besoin d’un impératif de premier ordre, à savoir accorder une priorité absolue au renforcement de l’intégration régionale, d’assurer de plus grandes synergies entre les différentes initiatives et actions existantes entre les deux rives de la Méditerranée et de renforcer le caractère inclusif et participatif de cette coopération. Y est-il parvenu ? Difficile d’y répondre vu le stress géopolitique que vivent la majorité des pays qui constituent l’UpM ; en revanche, on peut dire qu’en fin diplomate et homme de consensus, il a tout fait pour dynamiser cette organisation internationale intergouvernementale et de faire de cet espace une réelle plateforme stratégique pour la promotion de la coopération régionale.

Foncièrement attaché à son pays dont il a été un illustre ambassadeur, digne représentant du modèle marocain avec ses spécificités culturelles, historiques et institutionnelles, Fathallah Sijilmassi sera certainement appelé à assumer d’autres responsabilités au service de la nation.