RASD

Sahara : L’Arabie Saoudite viole le pacte d’amitié qui lie Rabat et Riyadh

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L’Arabie saoudite vient de franchir une des lignes rouges imposées par le Maroc concernant son intégrité territoriale. En préméditant un documentaire diffusé sur la chaîne Al-Arabiya, la télévision saoudienne a mis clairement en doute la souveraineté du royaume sur son Sahara. Un précédent d’une rare gravité dans les relations entre Rabat et Riyadh. Dans une de ses émissions, Al-Arabiya a parlé en long et en large du point de vue du Polisario concernant ce conflit aux dépens du Maroc, soulignant même la reconnaissance de la pseudo-RASD par de nombreux pays. Pis, Al-Arabiya, dont la ligne éditoriale est dictée par le Cabinet royal saoudien, s’est permis d’avancer que la communauté internationale reconnaissait le Polisario comme représentant du «peuple sahraoui ».

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Venezuela : Le Maroc va-t-il reconnaître le «président» Juan Guaido ?

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Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita, a eu, mardi, un entretien téléphonique avec Juan Guaido, président de l’Assemblée Nationale du Venezuela, à la demande de ce dernier. Juan Guaido, qui s’est autoproclamé président par intérim du Venezuela en lieu et place de Nicolas Maduro, président en exercice, a reçu le soutien des États-Unis, de la majeure partie des pays occidentaux et un grand nombre des États de l’Amérique Latine. Juan Guaido a exprimé sa satisfaction de la teneur de son entretien avec Bourita qui a porté sur nombre de questions d’intérêt commun, en faisant part de son souhait de rétablir les relations entre Caracas et Rabat, tout en les renforçant davantage.

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Le Maroc désigne un consul honoraire à Kampala

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Le célèbre homme d’affaires ougandais, le Dr. Robert Mwesigwa Rukaari, a présenté, mercredi 16 janvier, ses accréditations au ministre des Affaires étrangères de l’Ouganda, Sam Kutesa, en sa qualité de nouveau consul honoraire du Maroc à Kampala. Le chef de la diplomatie ougandaise a remis son exequatur au nouveau représentant consulaire du royaume. A cette occasion, le ministre Ougandais des Affaires étrangères, Sam Kut, a félicité le Dr. Robert Mwesigwa Rukaari pour sa nomination et s’est engagé à travailler avec lui pour renforcer les relations bilatérales entre les deux pays.

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Haïti reconnait par écrit la marocanité du Sahara, une première

En marge de la Conférence intergouvernementale sur le Pacte Mondial pour la migration qui se tient depuis deux jours à Marrakech, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita a eu, mardi, des entretiens avec son homologue haïtien, Bocchit Edmond. Lors de cette rencontre, le ministre haïtien, qui est également en charge des Cultes, a réaffirmé le respect de son pays à l’intégrité territoriale du royaume du Maroc et à sa souveraineté sur le Sahara. Bocchit Edmond, qui a tenu à saluer l’initiative marocaine d’autonomie pour parvenir à une solution à ce différend régional, a indiqué qu’elle constitue une garantie pour la stabilité dans la région. Les chefs de la diplomatie des deux pays ont signé par la suite une Déclaration conjointe en 10 engagements qui rappelle que les relations entre Rabat et Port-au-Prince s’inscrivent dans la continuité du dialogue politique et reflètent une volonté commune de donner une impulsion nouvelle aux relations de coopération entre les deux pays dans plusieurs domaines d’intérêt commun, comme le partenariat politique bilatéral, l’importance d’encourager et de promouvoir la culture et le patrimoine des deux pays, la mise en place des instruments juridiques pour contribuer à la facilitation et à la diversification des échanges bilatéraux, les bourses d’études au profit des étudiants haïtiens et de poursuivre, dynamiser et renforcer le partenariat actuel entre les deux départements des Affaires étrangères. L’intérêt de cet Déclaration conjointe, sur le plan de la forme, c’est qu’elle a été signée par les deux parties, une sorte d’engagement solennel de faire suivre les paroles par des actes.

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Youssef Amrani, un poids lourd en Afrique du Sud pour contrer l’axe Alger-Pretoria

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Il est Chargé de mission au Cabinet royal, avec rang de ministre, depuis 2013. Et, depuis 5 ans, il a sillonné le monde plus qu’il ne l’a fait lorsqu’il officiait en tant que numéro 2 des Affaires étrangères. Il a porté la voix du Maroc dans les plus grands forums internationaux et auprès des think tank les plus prestigieux. Ses sujets de prédilections ? La sécurité humaine, les défis multidimensionnels auxquels fait face l’Afrique, la politique migratoire du Maroc, les partenariats nord-sud et sud-sud etc. De Washington à Rome, en passant par Munich, Barcelone et Moscou, Youssef Amrani, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fut, aux côtés du Conseiller de Mohammed VI, André Azoulay le véritable ambassadeur itinérant du Cabinet royal pour les affaires stratégiques globales. Sa nomination le 20 août 2018 en Conseil des ministres en tant qu’ambassadeur du Maroc en Afrique du sud en a surpris plus d’un. Si ce choix montre le caractère stratégique de la relation entre les deux pays, il est intervenu quelques jours avant la visite, à Pretoria, du ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, où le chef de la diplomatie algérienne a réussi à faire publier un communiqué très en faveur de la thèse des séparatistes du Polisario. La nomination de Youssef Amrani tombe à point nommé pour mettre de l’ordre dans cet imbroglio.

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Bourita empêtré dans un bourbier diplomatique

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En clôturant son sommet ordinaire à Addis Abeba, la Conférence des chefs d’Etat a, comme il est toujours question, publié une déclaration finale. Celle-ci comporte un paragraphe important concernant le Sahara marocain et le conflit qui l’entoure. Beaucoup de fuites et de rumeurs se sont ensuite enchaînées pour faire parler un texte qui n’a pas encore été officiellement publié par les instances de l’Union africaine mais dont tout le monde connaissait plus ou moins la teneur.

Malgré tous les contacts entrepris au niveau du ministère marocain des Affaires étrangères, personne n’était en mesure de confirmer ou d’infirmer le contenu du communiqué ou d’en faire disposer une copie aux parties intéressées. Par ce mutisme incompréhensible de la part des services de Nasser Bourita, la voie était dégagée pour Alger et le Polisario afin d’interpréter la déclaration finale du 30ème sommet africain comme bon il leur semblait.

Au lieu de laisser l’opinion publique dans le black-out total, la simple publication par le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale du contenu de la déclaration finale de la Conférence ordinaire des chefs d’Etat africains aurait calmé les esprits et rassuré les marocains. Malheureusement, Bourita et ses équipes ont opté pour des justifications qui n’ont convaincu personne. Il s’agit quand-même de notre première cause nationale et les citoyens ont droit à la vérité. Tout le monde s’attendait au déploiement d’un argumentaire clair et précis de la part de nos services diplomatiques en vue de désarticuler l’amas de mensonges et autres contre-vérités des adversaires du Maroc, sauf que nous avons eu droit à des approximations dans le cadre d’une stratégie défensive jamais offensive.

Durant la conférence de presse donnée hier par Nasser Bourita à Addis Abeba, le chef de la diplomatie marocaine a parlé de tout sauf des points les plus cruciaux qui concernent et inquiètent les marocains. A titre d’exemple, une des moutures fuitées de la déclaration finale, parle de «relancer le processus de négociation entre le Maroc et la RASD» et non pas le Polisario. Que répond Bourita à ce point ? La Conférence des chefs d’Etat africains a aussi appelé les «deux Etats» à engager sans conditions préalables des «pourparlers sérieux et directs pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental.» Motus et bouche cousue de Nasser Bourita. Par ailleurs, alors que Rabat ne reconnaît aucun rôle à l’Union africaine dans l’affaire du Sahara marocain, le communiqué final appelle les deux parties à coopérer pleinement avec «l’envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental», l’ancien président du Mozambique Joaquim Chissano. Bien sûr en plus de l’envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, l’allemand Horst Köhler. Plus grave, la Conférence demande au Maroc de «permettre à la Mission d’observation de l’UA de retourner à Laâyoune (…) pour permettre un suivi indépendants des droits de l’homme dans le territoire» ! En plus de violer la Charte des Nations unies, cette disposition est une grave atteinte à la souveraineté du Maroc et une immixtion inacceptable dans ses affaires internes. Nasser Bourita n’a pas jugé bon de crier au scandale en choisissant de faire profil bas.

Certes le président de la Commission africaine, Moussa Faki Mahamat, a rappelé, oralement, donc sans aucune valeur juridique probante, que la décision 653 adoptée en juillet 2017 était toujours en vigueur, mais à aucun moment il n’a évoqué une quelconque caducité ou nullité de la déclaration finale du 30ème sommet laquelle, il faut le reconnaître, est en défaveur du Maroc. Le texte final a été voté en bonne et due forme, il a donc valeur de droit. Surtout que la Conférence des chefs d’Etat est l’instance suprême et souveraine de l’Union africaine alors que la Commission n’en est qu’un bras exécutif.

Un bémol en revanche : L’adhésion du Maroc au conseil paix et sécurité de l’organisation panafricaine, belle tribune politique et mécanisme militaire intéressant pour déployer notre stratégie africaine et notre vision pour l’avenir du continent.

La balle est aujourd’hui dans le camp du Parlement et ses deux Chambres qui sont tenus de convoquer Nasser Bourita pour qu’il explique les tenants et aboutissants de ses échecs à répétition sur plusieurs théâtres d’opération notre diplomatie, les plus stratégiques : Phosphate, CEDEAO, Pêche et Sahara.

Grave dérive du Secrétaire général des Nations unies : Le Conseil sur la médiation créé par Guterres pullule d’anti-marocains

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Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a nommé auprès de lui un Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation, formé de 18 «personnalités éminentes». Le conseil est chargé de lui prodiguer des conseils sur les initiatives de médiation et de soutenir des efforts spécifiques de médiation dans le monde entier.  Cette structure est formée de 18 dirigeants internationaux, passés et actuels, de hauts fonctionnaires et d’experts renommés qui possèdent, ensemble, une expérience, des compétences, des connaissances et «des contacts sans équivalent.» Parmi ces noms, figurent deux personnalités foncièrement anti-marocaines : Ramtane Lamamra, ancien ministre algérien des Affaires étrangères, et Olusegun Obasanjo, ex-Président de la République du Nigéria.

Lamamra et Obasanjo, des faucons onusiens

Le Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation a été créé pour permettre aux Nations Unies de travailler plus efficacement avec les organisations régionales, les organisations non gouvernementales et les autres acteurs impliqués dans la médiation dans le monde entier. Sauf que la désignation d’un Ramtane Lamamra et Olusegun Obasanjo dont l’anti-marocanisme est d’un credo caractérisé, n’augure rien de bon.

Antonio Guterres est très au fait de ces sensibilités, on se demande sur quelle base ce choix s’est fait.

Que ce soit en tant que chef de la diplomatie algérienne, ou en qualité de Commissaire à la paix et la sécurité de l’Union africaine, ou bien auparavant en tant qu’ambassadeur de son pays aux Nations Unies et aux Etats-Unis, Ramtane Lamamra a toujours veillé à saboter les intérêts du Maroc et à mener une politique haineuse vis-à-vis de Rabat, parfois même avec un excès de zèle accentué.

Pour sa part, l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, est un des théoriciens de l’axe Alger-Lagos-Pretoria qui voulait faire de cet espace un ensemble hégémonique dont le but ultime est d’étouffer économiquement le Maroc et le détacher de ses racines africaines. Ce général et ancien commandant en chef des Forces armées nigérianes est un pro-RASD déclaré. De la même manière qu’il a mené des médiations en Angola, au Burundi, au Mozambique, en Namibie et dans la région des Grands Lacs, son rêve est de voir le Sahara indépendant. Mais indépendant dans le cadre d’une confédération avec l’Algérie. Le Nigeria est également l’un des pays qui refusent l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Si l’actuel président, Muhammadu Buhari, souffrant, montre une certaine sympathie envers le royaume, son opinion générale et son opposition ne le voient pas ainsi. Ils estiment une entrée du Maroc au sein de cet espace comme une menace des intérêts supérieurs du Nigeria, refusant net que les frontières de la CEDEAO s’étendent à la méditerranée et au monde arabe. C’est d’ailleurs la conviction de l’ancien ministre nigérian des Affaires étrangères, Bolaji Akinyemi, proche de Olusegun Obasanjo, qui fait véhiculer cet argumentaire raciste et scandaleusement anti-marocain.

Nasser Judeh et Jean-Marie Guéhenno les moins hostiles

Pourquoi Antonio Guterres n’a choisi aucun marocain pour siéger dans ce Conseil ? Ou un tunisien à titre d’exemple? Ou juste éviter de provoquer gratuitement le Maroc par la nomination de personnalités qui respirent la haine envers le royaume ?

Rabat, dans le rush des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, n’a pas encore fait de commentaire à ce sujet.

Les autres membres du Conseil sur la médiation ne font malheureusement pas le poids devant ces deux ténors des relations internationales et de la diplomatie globale.

Et même si ces personnalités disposaient de l’envergure nécessaire, combien sont-ils sur qui le Maroc peut compter ? La Présidente chilienne Michelle Bachelet ? Elle est tout aussi proche du Maroc que de l’Algérie. La libérienne Leymah Gbowee Lauréate du prix Nobel de la paix ? Trop droit-de-l’hommiste pour s’adapter aux approximations du gouvernement El Otmani.

Peut-être le jordanien Nasser Judeh, ancien Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du royaume Hachémite. Un vrai ami du Maroc. Mais sans plus.

Le Lauréat du Prix Nobel José Manuel Ramos-Horta, originaire de Timor-Leste ? C’est un indépendantiste convaincu et défenseur des droits des peuples à l’autodétermination.

Reste peut-être Jean-Marie Guéhenno, chevronné diplomate français, spécialiste du monde arabe et théoricien de la doctrine de la France en matière de défense et de sécurité nationale sous François Hollande. Espérons qu’il ait été «approché» en amont par nos diplomates.

Guterres n’en est pas à sa première bourde

Il ne s’agit pas du premier dérapage du Secrétaire général des Nations unies depuis son élection. En mars dernier, il demandait à Rima Khalaf, secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie occidentale, de retirer un rapport critique sur Israël. La responsable onusienne, de nationalité jordanienne, n’a pas voulu se soumettre à l’injonction d’Antonio Guterres, qui lui a intimé l’ordre de «de repenser sa décision». Récusant cet ordre, elle a préféré présenter sa démission.

En tout état de cause, et devant cette configuration pas très optimiste, les jours à venir ne s’annoncent pas faciles. Ce Conseil risque de donner du fil à tordre à la diplomatie marocaine qui manque de relais solides dans le nouveau groupe qui vient d’être formé. Nasser Bourita devrait profiter de sa présence à New York pour tirer rapidement au clair cette affaire, directement avec Antonio Guterres dont le chef du Gouvernement, Saad dine El Otmani, disait qu’il était un «grand ami du Maroc».

Abdellah El Hattach


Liste complète des 18 membres du Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation:

  1. La Présidente Michelle Bachelet (Chili)
  2. Mme Radhika Coomaraswamy (Sri Lanka)
  3. Mme Leymah Gbowee (Libéria)
  4. M. Jean-Marie Guéhenno (France)
  5. Mme Tarja Halonen (Finlande)
  6. M. David Harland (Nouvelle-Zélande)
  7. Mme Noeleen Heyzer (Singapour)
  8. M. Nasser Judeh (Jordanie)
  9. M. Ramtane Lamamra (Algérie)
  10. Mme Graça Machel (Mozambique)
  11. Mme Asha-Rose Migiro (Tanzanie)
  12. M. Raden Mohammad Marty Muliana Natalegawa (Indonésie)
  13. M. Olusegun Obasanjo (Nigéria)
  14. Mme Roza Otunbayeva (Kirghizistan)
  15. Mme Michèle Pierre-Louis (Haïti)
  16. M. José Manuel Ramos-Horta (Timor-Leste)
  17. M. Gert Rosenthal (Guatemala)
  18. Archevêque Justin Welby (Royaume-Uni)