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Élections 2021 : le RNI donné gagnant avec au moins 75 sièges au parlement, le PJD à la ramasse

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Moins de 24 heures du jour du scrutin, c’est bien le scénario d’un gouvernement piloté par le RNI qui se dessine. Une révélation faite par le très bien informé media outlet,Maghreb Intelligence qui a eu accès aux résultats de sondages informels. Aziz Akhannouch qui à la grande surprise de ses adversaires a réussi à ne pas commettre d’erreurs, est en passe, contre toute attente, de créer un courant de sympathie qui pourrait se transformer en voix lors du scrutin. Certes les moyens financiers utilisés par le grand magnat du fuel et de l’oxygène ont atteint des niveaux stratosphériques, mais l’organisation minutieuse de la campagne qui a démarré il y a 4 ans et le niveau très poussé de maitrise du digital devraient être décisifs. Si les pronostiques du sondage se vérifient, Akhannouch aurait réussi, là ou a échoué Ilyas El Omari : tourner la page au mythe qui a prévalu durant une décennie et selon lequel le parti islamiste du PJD serait la clé de la stabilité du Royaume.

Les résultats de sondages informels donneraient la configuration suivante :

  1. RNI
  2. PAM
  3. PI
  4. PJD

Finalement, la grande surprise de ces élections serait la débâcle annoncée des islamistes du PJD, écrit Maghreb Intelligence. Le parti de Saad Eddine El Othmani pourrait voir ses sièges au parlement fondre de 50%. Au mieux il garderait 70 siège. L’idée de leur défaite cuisante commence à s’installer chez une partie des dirigeants islamistes qui évoquent désormais les biens faits d’une « cure d’opposition », croit savoir la même source.

Le RNI doublerait ses sièges au parlement

D’après les mêmes sondages, le RNI devrait doubler ses effectifs, loin devant le PAM et l’Istiqlal. Ce dernier a adopté depuis le démarrage de la campagne une posture neutre face à Aziz Akhannouch et son parti, violemment décriés par Abdellatif Ouahbi, qui a eu la maladresse de s’adresser à l’Agence France Presse, historiquement hostile au Maroc, accusant Akhannouch de corrompre les élections et Abdelilah Benkirane ancien SG du PJD qui a tenté de jouer encore une fois la carte de la stabilité politique du pays.

Le doigt d’honneur du PJD aux marocains, serait-il le dernier ?

Il n’y a plus aucun doute le PJD est fini. Peut être pas en tant que formation partisane mais en tant qu’idée et projet politique et social. Au grand dam de ses électeurs, le parti à «référentiel islamique» fondé par l’emblématique Abdelkrim al-Khatib, a rejoint officiellement le club non fermé des «tous pourris».

Le mérite de cette «performance» revient principalement à ses leaders, Benkirane, El Otmani et Ramid. Alors que le premier s’en sortait plutôt bien en camouflant ses acquaintances avec le monde des affaires qu’il protégeait, la faiblesse du second et le machiavelisme du troisième ont fini par enterrer une fois pour toute l’espoir qui les a fait porter au pouvoir à savoir la lutte contre la corruption, les passe-droits, l’enrichissement illicite et l’économie de rente.

A quelques mois des élections, l’échec cuisant du PJD à moraliser l’action publique, accentue davantage la problématique de la représentation politique au Maroc et amplifie la défiance des citoyens vis à vis les élites.

Tous les regards sont, désormais, tournés vers le Souverain seul à pouvoir enclencher un cercle vertueux d’un changement libérateur.

C’est un doigt d’honneur magistral qu’a adressé le parti au pouvoir et la chefferie de gouvernement aux marocains. Dans un communiqué publié ce vendredi, le PJD a odieusement soutenu ses deux ministres El Mostafa Ramid et Mohamed Amekraz, pris la main dans le sac dans une double affaire de non-déclaration des salariés de leurs bureaux d’avocat respectifs, à la Caisse nationale de sécurité sociale, la CNSS.

« les frères Ramid et Amekraz n’ont pas enfreint les règles d’intégrité et de transparence liées à la gestion des affaires publiques et les dispositions de prise en charge de leurs responsabilités publiques », a publié le secrétariat générale du PJD dans un communiqué qui fait état d’un soit-disant compte rendu des délibérations de la commission d’éthique et de transparence du parti.

Le PJD s’est même permis de féliciter les deux fauteurs, l’un pour avoir «rapidement corrigé son erreur et s’être conformé à la loi» et l’autre pour avoir apporté «une assistance financière conséquente à son assistante décédée» et jamais déclaré au fisc.

Cette sortie médiatique a suscité un tollé général et une avalanche d’articles et de commentaires sarcastiques : «Affaires Ramid-Amekraz: quand le PJD lave plus blanc» a titré Le360, « Fraudez la CNSS, mais surtout pas de photo devant le Moulin rouge» a réagit mohamed Ezzouak sur Yabiladi, «PJD. Ramid et Amekraz ont fauté mais ils sont honnêtes» a ironisé L’Observateur.

Ramid, le maître chanteur

La première fois que Ramid allait révéler son véritable visage, c’était durant l’affaire du pédophile Daniel Galvin. Il va déployer un procédé, le N.M.R : Nier, Monnayer, Retourner sa veste, qu’il va perpétuer jusqu’à ce jour.

Pour faire simple, quand n’importe quelle affaire éclate, il se précipite à nier en bloc toute responsabilité, sans jamais passer par les canaux officiels du gouvernement ou de son parti. Il ne fait confiance qu’à sa page Facebook. Puis il se terre et laisse monter la pression, jusqu’à ce qu’il arrive à négocier une contrepartie et c’est là qu’il va se montrer pour prononcer ce qu’il aurait dû faire ou dire tout simplement dés le début en tant que responsable.

On retrouve d’ailleurs le même schéma dans le scandale de la CNSS. Sa première réaction a été bien évidemment la publication d’un post Facebook où il nie tout. Il va avoir un moment de panique quand il va se faire lyncher sur les réseaux sociaux après avoir obligé la famille de son assistante à signer une déclaration sur l’honneur et à la faire légaliser un jour de congé. Il va par la suite profiter d’un moment de répit suite à l’éclatement de l’affaire de son collègue Amekraz, car la pression s’est déplacée vers le camps du Chef de parti et du gouvernement.

Et que sera la surprise générale quand notre maître chanteur va se montrer en sa qualité de Ministre des Droits de l’Homme aux côtés du porte-parole du gouvernement et du ministre des affaires étrangères, lors du point de presse sur l’affaire Amnesty International. Mais la surprise va se dissiper quand quelques heures plus tard quand le PJD va balancer le communiqué de la honte, qui absout Ramid de ses péchés. Un double doigt d’honneur aux marocains.

«Nous ne sommes ni au Japon ni en Suède pour que je démissionne» avait-il lancé à la figure des parlementaires. Être avocat et enfreindre la loi, être ministre des droits de l’homme et bafouer le droit de travail, être homme politique et ne pas croire en les institutions de l’Etat en l’occurence la CNSS, c’est réduire à néant tout les efforts consentis pour faire du Maroc un pays de droit et de loi.

Le PJD est tombé trop bas et trop vite dans le marécage des compromissions dans le seul et unique but de rester au pouvoir.

Durant la première phase de son mandat, le PJD à travers Benkirane va tout faire pour protéger le lobby des affairistes. L’exemple des pétroliers est criant. Depuis l’indépendance, jamais le secteur des hydrocarbures marocain n’a gagné autant d’argent. Puis aux premières secousses du hirak du Rif, le PJD va servir de paravent pour la fuite des capitaux. Depuis l’indépendance, jamais le pays n’a enregistré un si important transfert des capitaux vers l’étranger au point de pousser à l’indignation le gouverneur de Bank Al Maghrib.

Les scandales de détournement de biens publics se sont multipliés à un rythme infernal tel que le président de la Cour des comptes s’est indigné à son tour devant l’immobilisme du gouvernement face à ses rapports qui ont sombré sous la poussière des tiroirs aux oubliettes du PJD. Le parti «don du ciel», comme a essayé de nous le faire avaler Abdelilah Benkirane, n’a pas été capable d’en juger un seul cas. Ses boys nous ont balancé à la figure, tout au début du mandat, des listes de noms incriminés, non pour les sanctionner, mais toujours dans le cadre de la fameuse politique N.M.R, la politique de chantage et de monétisation dans le but de rester le plus longtemps possible au pouvoir.

La chute du PJD risque d’entraîner la vie politique vers un précipice dont elle ne se relèvera pas de sitôt si l’on continue à couvrir et à subir les affres de cette formation politique honteuse et décevante.

Enfin, il est essentiel de rappeler à Ramid et ses compères que la sécurité nationale et la paix sociale sont garanties par les institutions du pays et ne peuvent jamais être objet de chantage. L’avenir nous le montrera.

Prépotence de la médiocrité, le coup de sang d’Ahmed Charaï

Après son cris d’alarme sur la défiance des jeunes vis-à-vis de la politique, qu’il a qualifiée de bombe à retardement régionale, fragilisant les institutions et jetant son ombre sur l’avenir, Ahmed Charaï, signe cette semaine un éditorial, paru sur l’Observateur du Maroc et d’Afrique, dans lequel il s’affranchit de sa retenue habituelle, pour dénoncer la gestion catastrophique de la crise des enseignants contractuels, par l’exécutif.
Dans son pamphlet, l’éditorialiste tire à boulets rouges sur la majorité gouvernementale qui en plus d’être en miette, a institutionnalisé la médiocrité, perdant systématiquement la bataille de l’opinion publique. Une médiocrité et un marasme qui menacent la marche des affaires, impactant systématiquement investissements et emploi. Ahmed Charai, appelle le gouvernement, qu’il le qualifie d’inaudible et d’aphone de reconnaître son entière responsabilité sur cette défiance croissante de la population et de la morosité ambiante, qui hypothèquent l’avenir du pays.

Vous trouverez ci-après l’intégralité de l’éditorial. Bonne lecture.

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Inédit – M’dina Bus : L’audit de KPMG cloue au pilori la ville de Casablanca et 4 milliards de DH à trinquer pour le contribuable

Le discours royal devant les deux Chambres du parlement, lors de l’ouverture législative du mois d’octobre 2013, avait mis à nu la gestion calamiteuse de la ville de Casablanca, par le couple Boussaid et Sajid. 5 ans après, les élus du PJD et leurs alliés à qui les habitants de la ville ont donné massivement leurs voix, ont démontré leur incompétence dans la gestion d’une des plus grandes métropoles d’Afrique. Et pour cause, le conseil de la ville de Casablanca, présidé par le champion du cumul des mandats, Abdelaziz El Omari, devra s’acquitter de 4 milliards de dirhams en faveur de M’dina Bus selon un audit effectué par le cabinet KPMG diligenté…par le conseil lui-même (!!) et sous le contrôle hiérarchique de l’autorité de tutelle en la personne du ministre de l’Intérieur, et ce suite à une série d’incendies qui a frappé les bus de la ville de Casablanca, révélant au grand jour l’état catastrophique, délétère et dangereux du parc des bus de la mégapole qui abrite Casablanca Finance City.

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El Othmani out du Iftar royal

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Le roi Mohammed VI a offert, mercredi soir à Dar Dyafa à Rabat, un Iftar en l’honneur du président de la Commission de l’Union africaine qui se trouve au Maroc pour une visite officielle. Traditionnellement et selon la coutume, ces types de réceptions sont généralement présidées par le chef du gouvernement sur hautes instructions royales. Cette fois-ci le protocole royal en a décidé autrement.

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Pourquoi The Wall Street Journal s’intéresse à l’affaire Bouachrine

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Dans une tribune publiée dans le prestigieux quotidien américain The Wall Street Journal, Ahmed Charai analyse le contexte et les dessous de l’affaire Bouachrine qui secoue le microcosme médiatique et politique marocain. Le puissant journal new-yorkais de son puissant propriétaire Rupert Murdoch n’aurait pas laissé publier un tel texte s’il s’agissait d’une simple et vulgaire affaire de mœurs à caractère privé, d’autant plus qu’elle se déroule outre-Atlantique, à huit-mille kilomètres de Manhattan. Le quotidien diffusé à plus de 2 millions d’exemplaires et destiné aux décideurs du Dow Jones et du NYSE, fait ainsi le parallèle entre l’affaire Bouachrine et les affaires du même genre qui ont secoué les Etats-Unis depuis l’éclatement du cas Weinstein et les accusations en cascade qui ont touché plusieurs puissants magnats de Hollywood. Habitués à ses analyses sur des sujets de géopolitique et/ou liés aux relations internationales, les lecteurs d’Ahmed Charai n’ont pas tous saisi la dimension de ce grand écart. Mais à y voir de plus près, l’affaire Bouachrine est plus complexe, voire plus compliquée qu’elle n’en a l’air avec des retentissements à l’international que l’on ne soupçonnait pas.

Grâce à ses accès privilégiés aux médias influents des Etats-Unis, Ahmed Charai publiait, il y a un an exactement, deux essais intéressants dans la presse américaine. Le premier, paru dans The National Interest, était une sorte de radioscopie de la situation géopolitique du monde arabo-musulman au lendemain du «Printemps Arabe» et la déliquescence de plusieurs régimes de la région. L’éditorialiste y identifiait clairement l’Islam radical comme étant l’ennemi terroriste qui menace l’Amérique, surtout qu’il émane des pays arabes qui ont échoué dans la gestion de leurs «Printemps» et qui ont versé dans les affres de la guerre civile.

L’autre essai, paru dans le prestigieux magazine du Congrès des États Unis, The Hill, plaidait lui pour une nouvelle Alliance contre l’extrémisme à l’heure de DAECH. Ahmed Charai, seul marocain membre du Conseil d’Administration d’Atlantic Council et conseiller aux affaires internationales auprès du Center for Strategic and International Studies de Washington, avait pris le Maroc en tant que modèle de cette approche, en vue d’appréhender les grandes questions de l’heure et d’intérêt commun, comme la question du conflit israélo-palestinien, l’hégémonie de l’Iran ou les ambitions russes dans la région.

Il y a moins d’un mois, le membre du Think Tank américain basé dans la capitale fédérale américaine signait une tribune dans les colonnes du journal américain The Hill, dans laquelle il mettait justement à nu les discours trompeurs de certains milieux islamistes, sunnites comme chiites, lesquels ont échoué dans leurs expériences respectives jusqu’à mettre en danger leurs États, gouvernements et même leurs concitoyens. Comble de la coïncidence, et moins de trois jours plus tard éclatait l’affaire Bouachrine au Maroc avec les multiples ramifications qu’elle pourrait cacher. Et si Ahmed Charai a décidé d’en parler dans un support aussi important et lu que le Wall Street Journal c’est qu’il y a vraiment feu en la demeure. Quand le phénomène ou l’«effet Weinstein» éclate dans un pays arabo-musulman avec ses traditions, us et coutumes, cela risque d’ébranler plusieurs convictions. C’est ce qui s’est passé dans cette affaire.

Au-delà des attendus judiciaires qui sont aujourd’hui entre les mains de la magistrature assise, c’est le phénomène qui intrigue, voire inquiète. L’intéressé, dont la présomption d’innocence doit être sauvegardée et garantie, est connu pour ses accointances avec les milieux islamistes marocains, notamment les moralisateurs d’entre eux. Proche du PJD et de la direction du MUR, Bouachrine, qui est aujourd’hui poursuivi pour de lourds chefs d’accusations comme le viol, la tentative de viol, l’agression sexuelle et la traite des êtres humains, jouissait d’une certaine crédibilité auprès des chancelleries occidentales qui voyaient en lui le porte-drapeau de l’Islam politique «modéré» et le défenseur des laissés pour compte. Cette image d’Epinal a vite fait de s’estomper surtout qu’il y a des victimes qui crient au scandale. Si l’intéressé parle d’un complot, les victimes aussi veulent qu’on les écoute. D’où l’intérêt de laisser faire la justice. Et d’où l’intérêt aussi du texte de Ahmed Charai dans le Wall Street Journal qui plaide pour une nouvelle culture d’écoute des victimes qui sont facilement flagellées par une société souvent injuste envers les femmes, et vite clouées au pilori alors qu’elles sont en détresse.

Fait rare et louable, la capacité de l’auteur à expliquer et à faire parvenir ces problématiques à l’intelligentsia américaine est une bonne nouvelle pour le Maroc. L’Occident a eu longtemps cette fâcheuse habitude de juger les institutions d’un pays au profit d’influenceurs qui tirent plus vite que leur ombre, souvent au détriment de victimes sans défense. Ce même Occident peut fermer les yeux sur beaucoup de choses, mais pas quand il s’agit de la femme, de son honneur et de son intégrité physique et psychique.

D’habitude, et par crainte de représailles, on ne dénonce pas chez nous les abus des puissants. Mais grâce à la prise de conscience suscitée par l’affaire Weinstein et la parole qui se libère petit à petit, on a pu mettre à nu, au Maroc -et c’est une première depuis la très médiatisée affaire du commissaire Tabit en 1993-, un phénomène habituellement tu car tabou.

Benkirane : «Un juif droit» vaut mieux qu’un «musulman dépravé»

Devant un parterre de Conseillers parlementaires de sa formation politique, le Secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, s’est fendu d’un «juif droit» vaut mieux qu’un «musulman malhonnête» qui fait sa prière nuit et jour : ce dernier est «un ennemi, un ennemi, un ennemi…!» s’est-il écrié devant une assistance restée coi, ne saisissant pas le sens profond de ces propos.

 

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