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MBZ - Page 2

Au lendemain de sa rencontre avec MBS, Macron autorise l’arrestation d’un suspect du meurtre de Khashoggi

L’un des suspects du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi en 2018 a été arrêté en France mardi 7 décembre à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Réagissant à cette arrestation, l’ambassade saoudienne à Paris a démenti l’implication de son ressortissant dans le meurtre du journaliste Khashoggi et demande sa libération.

Le suspect, un citoyen saoudien a présenté mardi un passeport au nom de Khalid Alotaibi, 33 ans. Il s’apprêtait à embarquer pour Riyad, quand il a été interpellé par la police aux frontières.

Cet ancien membre de la Garde royale d’Arabie Saoudite, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour assassinat émis par la Turquie, a été placé en rétention judiciaire en attendant de savoir si le parquet général décide ou non de son extradition.

Il est soupçonné d’être un des membres présumé du commando qui a assassiné le journaliste saoudien au consulat d’Arabie saoudite en Turquie, à Istanbul.

Selon la presse française, des vérifications étaient toujours en cours pour s’assurer de l’identité de l’interpellé.

Passeport du supect Khalid Alotaibi

L’ambassade d’Arabie Saoudite s’insurge

L’ambassade saoudienne a réagi mardi soir en publiant sur Twitter un démenti de l’implication de son ressortissant dans l’affaire Khashoggi.

«Le citoyen en question qui a été arrêté n’a aucun lien avec l’affaire» a écrit ce mardi soir sur Twitter l’ambassade d’Arabie Saoudite.

«L’ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite à Paris tient à préciser que les informations diffusées dans les médias, concernant l’arrestation d’un citoyen saoudien suspecté dans le cadre de l’affaire Khashoggi, sont inexactes», écrit l’ambassade, qui demande «sa libération immédiate.»

«L’ambassade souhaite également préciser que la justice saoudienne a rendu son verdict envers les coupables du meurtre du citoyen saoudien Jamal Kashoggi, que Dieu lui fasse miséricorde, et que ces derniers purgent actuellement leurs peines respectives», a-t-elle affirmé.

Macron-MBS, une rencontre très contestée en France

Trois ans après le meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi, Emmanuel Macron est le premier dirigeant occidental à rencontrer le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane.

Fustigé par la presse de don pays, le président français a été obligé de se justifier en affirmant que sa rencontre avec MBS était pour aider le Liban et veiller à la stabilité dans le Golfe.

Macron a également assuré avoir « parlé de tout, absolument sans aucun tabou » avec son interlocuteur, lors d’un échange « direct » et « efficace » sur les questions de droits de l’homme, mais sans prononcer le nom de l’ancien chroniqueur du Washington Post assassiné dans l’ambassade saoudienne en Turquie.

https://twitter.com/guillaumedaret/status/1467129731292274692?s=21

Les Émiratis travailleront désormais le vendredi

Les Émirats arabes unis ont annoncé ce mardi 7 décembre l’adoption d’une semaine de travail de quatre jours et demi et du déplacement du week-end à samedi et dimanche. La mesure qui entrera en vigueur à partir du début de l’année prochaine permettra au pays d’aligner son économie sur les marchés mondiaux. Le changement est significatif, étant donné que le vendredi est depuis longtemps un jour sacré pour les fidèles de l’Islam. La plupart des pays du Golfe ont des week-ends du vendredi au samedi. Cette décision pourrait augmenter l’attrait des E.A.U auprès des investisseurs étrangers qui subissent depuis plusieurs mois une pression importante de l’Arabie saoudite qui s’est décidée à concurrencer son allié en décrétant une loi obligeant les entreprises à avoir un siège social régional sur son sol pour pouvoir bénéficier des commandes de secteur public.

Les Emirats arabes unis auront à partir du 1er janvier 2022 une semaine de travail de quatre jours et demi, tandis que le week-end commencera le vendredi après-midi et se prolongera jusqu’au dimanche.

Le gouvernement fédéral émirati a déclaré que cette décision « garantirait des transactions financières, commerciales et économiques sans heurts avec les pays qui suivent un week-end du samedi au dimanche, facilitant ainsi le renforcement des liens commerciaux internationaux et des opportunités pour des milliers d’entreprises multinationales et basées aux Émirats arabes unis ».

Il est à noter qu’au cours de l’année écoulée, les Émirats arabes unis ont pris des mesures pour rendre leur économie plus attrayante pour les investissements et les talents étrangers pour faire face à la rivalité économique croissante avec l’Arabie saoudite voisine.

Qualité de vie

La semaine à 4 jours et demi offrant un long week-end aux salariés et aux fonctionnaires facilitera vraisemblablement l’acceptation de l’opinion publique de ce changement. D’ailleurs le communiqué du gouvernement fédéral insiste sur le fait que la nouvelle organisation du temps de travail «améliorerait l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des employés».

«Les heures de travail du vendredi seront de 7h30 à 12h00 et ceux du lundi au jeudi commenceront à 7h30 et se termineront à 15h30» a indiqué le bureau des médias du gouvernement

«L’adoption d’un système de travail agile permettra aux Émirats arabes unis de réagir rapidement aux changements émergents, augmenter la productivité et améliorer et d’améliorer le bien-être sur le lieu de travail et l’équilibre travail-vie personnelle», a souligné l’agence de presse officielle WAM.

Le pays espère également que cette décision stimulera «non seulement les opportunités commerciales, mais ajoutera également au mode de vie flexible, sûr et agréable que les Émirats arabes unis offrent à leurs citoyens et résidents», selon la même source.

Révolution silencieuse

Le vendredi est un jour férié hebdomadaire dans de nombreux pays à majorité musulmane. La circulaire du gouvernement a noté que plusieurs, comme l’Indonésie et le Maroc, ont des week-ends du samedi au dimanche.

Abdulkhaleq Abdulla, professeur de sciences politiques à la retraite basé aux Émirats arabes unis, a déclaré à CNBC que cette décision était largement attendue et conforme au plan du pays de se mondialiser.

«Les Emirats Arabes Unis du 21e siècle ne sont pas les mêmes que les Emirats Arabes Unis du 20e siècle», a déclaré Abdullah, décrivant le changement comme une «révolution» silencieuse.

Il est à rappeler que les Émirats arabes unis ont commencé par libéraliser les lois concernant la cohabitation avant le mariage, la consommation de l’alcool et les lois sur les libertés individuelles, en plus de l’introduction de visas à plus long terme pour attirer les entreprises et les talents.

Vidéo – Premier déplacement à l’étranger du nouvel Inspecteur Général des Forces Armées Royales Belkhir El Farouk

Le Prince héritier d’Abou Dhabi, Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, commandant suprême adjoint des Forces armées des Emirats arabes unis (EAU), a reçu, mardi à Abou Dhabi, le Général de Corps d’Armée, Belkhir El Farouk, Inspecteur Général des Forces armées royales (FAR), commandant la Zone sud. Il s’agit du premier déplacement à l’étranger du Gén. El Farouk après sa nomination le 15 septembre dernier nouvel inspecteur général des Forces Armées Royales.

Lors de cette rencontre importante qui s’inscrit dans un contexte régional particulièrement tendu, Mohammed Ben Zayed et Le Général de Corps d’Armée EL Farouk ont discuté des relations bilatérales fraternelles entre les deux pays, de la coopération et de la coordination conjointe dans les domaines et affaires militaires et de défense, ainsi que des moyens à même de les développer, comme l’a indiqué l’Agence de presse émiratie Wam.

Au cours de cet entretien, auquel ont assisté le général de division, Hamad Mohammed Thani Al Rumaithi, Chef d’état-major des Forces armées des Émirats arabes Unis, le Chef d’état-major adjoint des forces armées émiraties, Issa Seïf ben Ablan Al Mazrouei, ainsi que le secrétaire du Cabinet du Prince Héritier d’Abou Dhabi, Mohamed Moubarak Al Mazrouei, les deux parties ont passé en revue nombre de questions d’intérêt commun.

Selon la même source, le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a eu également des entretiens avec le lieutenant-général, Saleh Ben Mujren Al-Amiri, commandant des opérations conjointes au ministère de la Défense des Emirats Arabes Unis, et ce dans le cadre de la consultation et de la coordination continues entre les frères visant à renforcer le contact entre les deux pays et à jeter les bases de relations développées dans les domaines de la coopération militaire.

Le responsable émirati, a ajouté l’agence, a salué, lors de cette rencontre, la dynamique de développement des relations fraternelles qui unissent l’Etat des Emirats Arabes Unis et le Royaume du Maroc, mettant en exergue la profondeur des relations fraternelles qui lient les deux pays et leur souci constant de les renforcer et de développer la coopération bilatérale dans tous les domaines, à la faveur du soutien et de la sollicitude des dirigeants des deux pays frères.

Les deux parties ont mis en relief, à cette occasion, la profondeur des relations bilatérales et le niveau de coordination conjointe entre les deux pays dans les affaires militaires et de défense, qui contribuent au renforcement de la coopération et de l’action commune au service de l’intérêt des deux pays.

Le Gén. Belkhir El Farouk rend hommage aux martyrs de l’Etat des Emirats Arabes Unis

Le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, Inspecteur Général des FAR, commandant la zone sud, a également été reçu à Wahat Al Karama à Abou Dhabi par Cheikh Khalifa Ben Tahnoon Al Nahyan, directeur exécutif du Bureau des affaires des familles des martyrs au cabinet du prince héritier d’Abou Dhabi.

A son arrivée à Wahat Al Karama, le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a passé en revue un détachement de la Garde d’Honneur et a, ensuite, déposé une gerbe de fleurs devant le Mémorial du martyr, qui se compose de 31 tablettes qui se reposent les unes sur les autres, comme symbole d’unité, de cohésion et de solidarité entre la direction de l’Etat des Emirats Arabes Unis, son peuple et ses soldats héroïques.

Cheikh Khalifa Ben Tahnoun Ben Mohammed Al Nahyan a donné, lors d’une tournée du Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, à travers l’Oasis, des explications amples sur ses dépendances qui symbolisent l’héroïsme et les sacrifices consentis par les braves fils des Emirats Arabes Unis et qui traduisent les nombreuses nobles significations et valeurs nationales.

Le Général de Corps d’armée, Belkhir El Farouk, a conclu sa tournée en inscrivant un mot dans le Livre des visiteurs exprimant sa considération pour l’héroïsme et les sacrifices des martyrs de l’Etat des Emirats Arabes Unis.

L’inspecteur général des Forces Armées Royales Belkhir El Farouk reçu par MBZ

Le prince héritier d’Abu Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a reçu ce mardi 28 septembre le général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk, inspecteur Général des FAR. Les deux hommes ont discuté des relations bilatérales et de la coopération entre les deux pays frères dans le domaine militaire et de la défense, précise l’agence de presse officielle émiratie WAM.

Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane a reçu aujourd’hui le général de Corps d’Armée Belkhir El Farouk à Qasr Al Shati à Abou Dhabi.

Le général Al Farouk a transmis à MBZ les salutations du Roi Mohammed VI, et ses vœux de progrès et de prospérité au peuple des Emirats Arabes Unis, précise le communiqué émirati.

Cheikh Mohamed a rendu ses salutations au roi du Maroc, souhaitant au peuple marocain plus de progrès sous la direction sage et éclairée de son illustre frère.

La réunion à laquelle ont assisté le lieutenant général Hamad Mohammed Thani Al Rumaithi, chef d’état-major des forces armées, le lieutenant général, Issa Saif bin Ablan Al Mazrouei, chef d’état-major adjoint des forces armées, et Mohammed Mubarak Al Mazrouei, Directeur générale du Cabinet du prince héritier d’Abou Dhabi, a porté sur un certain nombre de sujets d’intérêt mutuel, précise le communiqué.

Urgent – Biden gèle les contrats de vente d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis

Key Points

  • L’administration Biden a annoncé ce mercredi par la voie du porte-parole des Affaires étrangères le gel temporaire des ventes d’armes américaines à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
  • L’administration américaine se donne le temps d’examiner le détail des transactions d’armes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars approuvées par l’ancien président Donald Trump.
  • L’examen comprend la vente de munitions à guidage de précision à Riyad ainsi que de chasseurs F-35 de premier plan à Abu Dhabi, un accord que Washington a approuvé dans le cadre des accords d’Abraham normalisant les relations entre Israël et les pays arabes.

The News :

Au lendemain de sa prestation de serment, le nouveau Secrétaire d’Etat américain, Anthony Blinken, a pris sa première décision marquante en rupture avec l’administration sortante. Il va s’attaquer frontalement au cheval de bataille de Trump et sa vache à lait, les contrats de vente d’armes au Moyen-Orient.

C’est son porte-parole, Ned Price qui en fera la lecture devant la presse.

«Les États-Unis interrompent temporairement l’exécution de certains transferts et ventes en cours de matériel de Défense américaine dans le cadre des ventes militaires à l’étranger et des ventes commerciales directes afin de permettre aux nouveaux responsables de réexaminer les décisions», a déclaré le porte-parole du département d’État.

Ned Price a justifié cette décision en soulignant qu’il s’agit d’une action administrative de routine typique de la plupart des transitions.

« Elle démontre l’engagement de l’Administration en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance, ainsi que la garantie que les ventes d’armes américaines répondent à nos objectifs stratégiques de construction de partenaires en sécurité plus forts, interopérables et plus compétents », a précisé le porte-parole.

What to watch:

Aucun délai n’a été donné par le nouveau Chef de la diplomatie américaine, sur la durée du gel de ces contrats.

Si le maintien de la puissance aérienne du Canada avec la commande des C-17, seul avion de transport militaire stratégique occidental, et la sauvegarde de la maintenance des F-16 pour la Roumanie, ne seront probablement pas bloqués, la vente de chasseurs de combat interarmées F-35, de drones et des munitions aux Émirats arabes unis, devrait être sujet à révision par la nouvelle administration Biden.

Selon les informations partagés par les médias américains, Biden accorderait une attention particulière aux accords approuvés par le département d’État dans le deuxième semestre de 2020 et dans les deux mois et demi entre l’élection présidentielle du 3 novembre et l’investiture du président Joe Biden le 20 janvier. Période durant laquelle, l’administration Trump a autorisé 14 contrats de vente militaire à l’étranger, d’une valeur estimée à 26,3 milliards de dollars.

Les montants en jeu pour l’industrie de la défense américaine sont très importants: le département d’État a déclaré que les États-Unis avaient vendu 175 milliards de dollars d’armes à des partenaires et alliés étrangers au cours de l’exercice 2020 seulement. Ce qui rend davantage spectaculaire la décisons du gel des contrats.

Il est a rappelé que les membres du Congrès avaient précédemment exprimé des inquiétudes quant au fait que des accords de ventes d’armes étaient signés par Trump dans la précipitation et sans un examen approprié.

Blinken, alors Secrétaire d’Etat désigné du président élu, avait déclaré à ce propos vers la fin du mois d’octobre que l’accord était «quelque chose que nous allons examiné très, très attentivement».

What next:

L’accord signé avec les Emirats Arabes Unis est estimé à 23,37 milliards de dollars. Il comprend jusqu’à 50 chasseurs F-35A d’une valeur de 10,4 milliards de dollars, 18 drones MQ-9B d’une valeur de 2,97 milliards de dollars et 10 milliards de dollars de munition air-air et air- sol.

Celui avec l’Arabie saoudite, a été négocié à travers une démarche bureaucratique qui évitait la surveillance du Congrès.

Si MBZ avait explicitement associé la signature des Accords d’Abraham avec la livraison des F-35, l’annulation du contrat signé par Trump pourrait sans aucun doute retarder le processus de paix et fera réfléchir d’autre pays arabes à s’engager avec les États-Unis. D’ailleurs, le Soudan a posé une condition aujourd’hui même à la normalisation de ses relations avec Israël. Khartoum veut un engagement de la Maison Blanche de Biden.

Côté israélien, ce gel est accueilli avec scepticisme, non par solidarité avec les émiratis – le gouvernement israélien a toujours été contre la vente des F-35 qui métrait en danger la supériorité technologique de l’Etat hébreu- , mais par crainte de revirement brutal de la politique américaine au Moyen-Orient. D’ailleurs, Israël a mal accueilli l’annonce du retour sur les territoires palestiniens, de l’UNRWA, Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, qu’elle accuse de financer le terrorisme.

Entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et le prince héritier des E.A.U Mohammed Ben Zayed

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Mohammed ben Zayed Al Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi a reçu un appel du Roi Mohammed VI, durant lequel les deux Chefs d’Etats ont passé en revue les perspectives de consolider davantage les relations fraternelles dans l’intérêt supérieur des deux nations et de leurs peuples, rapporte l’agence de presse émiratie WAM.

Dans le cadre de la coordination et des consultations constantes entre les dirigeants des deux pays sur diverses questions et sujets pour le bien commun de la région et sa prospérité, le Roi Mohammed VI et le prince héritier des Emirats Arabes Unis se sont entretenus au téléphone, dans la soirée de ce jeudi 10 décembre.

Durant cet entretien, précise la dépêche de l’agence de presse émiratie WAM, MBZ a salué la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Royaume sur le Sahara marocain et sa décision de reprendre les contacts officiels et les relations diplomatiques avec Israël. Il a également souligné que ces mesures positives consolideront la quête commune de stabilité, de prospérité et de paix dans la région.

Mohammed ben Zayed a été l’un des premiers chefs d’Etats à réagir à la décision des États-Unis de reconnaitre la marocanité du Sahara.

«Nous nous félicitons de la déclaration des États-Unis à propos de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et la décision de Rabat de reprendre les relations diplomatiques avec l’État d’Israël. Une mesure qui contribue à renforcer notre quête commune de stabilité, de prospérité et de paix juste et durable dans la région» a tweeté Mohammed Ben Zayed, le prince héritier émirati quelques temps après l’annonce officielle américaine.

De son côté, rapporte la même source, le roi Mohammed VI a exprimé ses sincères remerciements au prince héritier pour sa position sincère en faveur de la souveraineté du Maroc. «Le souverain a réaffirmé sa fierté des relations fraternelles de longue date entre les Émirats arabes unis et le Royaume du Maroc et leur détermination à développer la coopération sur tous les fronts.» poursuit l’agence de presse.

Les EAU condamnent l’assassinat attribué au Mossad, du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh

La diplomatie émiratie vient de prendre ses distances avec l’assassinat du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh de peur de représailles de l’Iran avec qui MBZ entretient des relations ambiguës. Alors que le pays du Golf accélère la mise en œuvre des accords d’Abrahams signés avec Trump et Netanyahu, dans le but de mettre devant le fait accompli la nouvelle administration Biden, les rumeurs de la liquidation du père du programme iranien par le Mossad, non démenties par Tel-Aviv, compliquent la position de l’émirat qui se préparait à reprendre son rôle de facilitateur des négociations sur le nucléaire iranien voulues par Biden et l’Europe.

L’agence de presse officielle WAM, vient de publier un communiqué de la diplomatie des EAU, dans lequel elle condamne l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh qu’elle a qualifié de «crime odieux» et met en garde sur les risques d’escalade dans la région.

«Le Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale a affirmé que l’instabilité de notre région et les problèmes de sécurité auxquels elle est confrontée nous incitent tous à œuvrer pour éviter les actions qui conduiraient à une escalade, qui menace la stabilité de toute la région», met en garde Abdallah ben Zayed, ministre des affaires étrangères dans son communiqué.

« Les Émirats arabes unis, fondés sur leur ferme conviction de la nécessité de rechercher tous les éléments de stabilité dans la région, condamnent le crime odieux d’assassinat qui a visé M. Mohsen Fakhrizadeh, qui conduirait à un état d’alimenter le conflit dans la région.» a déclaré le ministère dans le même document.

Avant de rajouter que «compte tenu de ce que traverse la région, les Émirats arabes unis appellent toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue pour éviter que la région ne sente à de nouveaux niveaux d’instabilité et menace la paix.».

Le Conseil des Fatwa des EAU confirme la criminalisation de l’organisation des Frères musulmans et la considère comme une organisation terroriste

Le Conseil des Fatwa des Emirats Arabes Unis réuni ce lundi 23 novembre a soutenu la décision du Comité des grands Oulémas saoudien considérant les Frères musulmans une organisation «terroriste».

Avec WAM

Le Conseil des Fatwa des EAU a annoncé lors da sa réunion régulière qui s’est tenue aujourd’hui par vidéoconférence, son soutien total à la déclaration du Comité des grands Oulémas saoudien, qui fait écho aux précédentes positions des gouvernements des EAU et d’Arabie Saoudite qui considèrent les Frères musulmans comme une organisation terroriste, en raison de leur soutien aux groupes extrémistes violents, de leurs différends avec les dirigeants et de leur désobéissance.

La réunion qui était dirigée par le président du Conseil des Fatwa des EAU, Cheikh Abdallah ben Bayyah a passé en revue la déclaration du Comité des grands Oulémas saoudien, qui affirme que la Charia promeut l’unité et met en garde contre la division et les groupes de voyous.

Le Conseil émirati a également exhorté tous les musulmans à dénoncer les divisions et à éviter de soutenir, de sympathiser et de rejoindre des organisations qui visent à provoquer des divisions, à déclencher des conflits et à verser du sang.

Citant des versets du saint Coran et les paroles et pratiques (Sunna) du prophète Mohamed , le Conseil a affirmé qu’il n’est pas permis de prêter allégeance à une personne autre que le dirigeant, ni à un «émir» .

MBZ et Abdallah II félicitent Biden, Netanyahu attend les résultats officiels et MBS plus soucieux des présidentielles de Tanzanie

Après le message de félicitation de l’émir du Qatar, le roi de Jordanie Abdallah II a publié à son tour un tweet qui reconnait l’élection de Joe Biden. Onze minutes plus tard, Mohammed Ben Zayed, prince héritier des Emirats Arabes Unis, suivra les pas des deux dirigeant arabes et postera un message de félicitation au binôme élu. Au même moment, les médias israéliens rapportent que Netanyahu attendait les résultats officiels.

Le Premier ministre Netanyahu attend les résultats officiels annonçant la victoire de Joe Biden sur Donald Trump pour féliciter le gagnant, rapporte le site d’information Walla, citant des sources proches du Premier ministre israélien.

Le rapport n’indique pas clairement ce que l’on entend par résultats officiels et si cela signifie la certification des résultats de l’État ou l’élection officielle de Biden par le collège électoral.

Par ailleurs, le roi de Jordanie Abdallah II a publié un message de félicitation sur Twitter, accompagné du photo qui le réunissait avec le nouveau président élu : « Félicitations au président élu Joe Biden et à la vice-présidente élue Kamala Harris. J’ai hâte de travailler avec vous pour faire progresser le solide partenariat historique entre la Jordanie et les États-Unis, dans l’intérêt de nos objectifs communs de paix, de stabilité et de prospérité.»

Onze minutes plus tard le Prince héritier des EAU et ami proche de Donald Trump, Mohammed Bin Zayed va reconnaitre à son tour l’élection de Joe Biden dans un message publié sur Twitter : «Félicitations à Joe Biden et Kamala Harris pour avoir remporté les élections américaines. Nos vœux les plus sincères de développement et de prospérité pour le peuple américain. Les EAU et les États-Unis sont des amis et des alliés avec un solide partenariat historique que nous espérons renforcer ensemble.»

Au moment de la rédaction de ces lignes, ni le roi d’Arabie Saoudite, ni son prince héritier n’ont réagit aux résultats des élections américaines. Par contre ils ont bien pris la peine de féliciter la réélection du président de la Tanzanie.

Biden promet à demi-mot aux israéliens de ne pas vendre les F-35 aux émiratis

Le principal conseiller en politique étrangère de Joe Biden a déclaré vendredi dans une interview accordée au Times of Israel que pour préserver l’avantage militaire qualitatif d’Israël – comme l’exige la loi américaine actuelle – une administration Biden allait «examiner attentivement» la vente des F-35, que la Maison Blanche a notifiée au Congrès la semaine dernière.

Avec i24NEWS et AFP

A quelques jours seulement des élections américaines les plus polarisantes de l’histoire récente, le candidat Joe Biden tente de reconquérir le dossier international et les relations israelo-américianes totalement accaparé par son adversaire Donald Trump.

Alors que ce dernier fait des accords d’Abraham un atout majeur de sa campagne électorale, Biden souhaite utiliser une brèche dans ses accords pour rallier les voix de la puissante communauté juive-américaine, la vente des chasseurs furtifs F-35 aux EAU.

Tony Blinken, principal conseiller en politique étrangère de Joe Biden a déclaré vendredi au Times of Israël que la décision américaine de vendre des F-35 aux Émirats arabes unis, dans le cadre des récents accords de normalisation au Moyen-Orient négociés par l’administration Trump, donnait l’impression que celui-ci avait été une sorte de «contrepartie» de la vente.

«L’administration Obama-Biden avait mis ces avions furtifs à la disposition d’Israël dans la région et seulement d’Israël», a déclaré Tony Blinken.

«Qu’il s’agisse en fait d’une contrepartie ou non, cela en a certainement l’air», a-t-il ajouté au sujet de l’accord de normalisation.

Le conseiller de candidat démocrate a ensuite précisé que pour préserver l’avantage militaire qualitatif d’Israël – comme l’exige la loi américaine actuelle – une administration Biden devrait «examiner attentivement» la vente des F-35, que la Maison Blanche a notifiée au Congrès la semaine dernière.

Trump informe le Congrès de son intention de vendre des F-35 aux Émirats

L’administration du président Donald Trump a informé Congrès, le 28 octobre 2020 de son intention de vendre des chasseurs furtifs de dernière génération F-35 aux Émirats arabes unis, un projet qui inquiète Israël, selon le représentant démocrate Eliot Engel.

La décision a été annoncée de façon informelle aux élus de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a précisé l’élu démocrate. Le département d’État, qui annonce habituellement les ventes d’armes à des pays étrangers, n’a pas démenti, soulignant qu’elles étaient annoncées une fois formellement notifiées au Congrès.

Cette annonce intervient alors que le ministre américain de la Défense Mark Esper effectuait jeudi une courte visite à Tel-Aviv pour de nouvelles discussions sur «l’avantage militaire qualitatif» d’Israël dans la région.

La semaine dernière, Israël a dit qu’il ne s’opposerait pas à ce que les États-Unis vendent des F-35 aux Émirats après la normalisation de leurs relations avec l’État hébreu, après avoir reçu des assurances de Mark Esper.

Historiquement, Israël s’oppose à la vente de F-35 aux autres pays du Moyen-Orient, y compris à la Jordanie et à l’Égypte (pays avec lesquels il a signé des accords de paix), car il veut maintenir sa supériorité technologique. C’est la politique du «Qualitative military edge» (QME) – «avantage militaire qualitatif» – appliquée depuis les années 1960 par les États-Unis, qui l’ont même gravée dans la loi.