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DAECH - Page 6

Ahmed Charai: Quel monde arabe pour Donald Trump ?

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La radioscopie de la situation géopolitique du monde arabo-musulman à la lumière d’un pseudo-«Printemps Arabe» qui s’est transformé en véritable «automne» après la déliquescence de plusieurs régimes de la région et l’éclatement de conflits dévastateurs, n’est pas chose aisée. Surtout avec l’avènement d’une nouvelle administration américaine dont on ne maîtrise encore pas les réelles visées et encore moins son approche diplomatique, en plus de la renaissance d’un «empire russe» qui se veut un acteur incontournable de l’architecture du nouveau Proche-Orient et l’émergence de groupuscules extrémistes de plus en plus équipés et davantage violents.

Et  «bien que les détails et les contours de la stratégie de Donald Trump ne sont toujours pas figés et en constante mutation», selon Ahmed Charai, membre du Conseil d’Administration de Atlantic Council, prestigieux Think Tank américain basé à Washington, il n’en demeure pas moins que le nouveau président américain tente de combiner une pincée de «pragmatisme» à une volonté ferme de «faire face aux ennemis» et à tous types de menaces.

Pour Ahmed Charai, qui signait une analyse dans le bi-mensuel américain The National Interest, paru lundi, Trump «identifie clairement l’Islam radical comme l’ennemi terroriste qui menace l’Amérique et émane des pays arabes qui ont échoué dans la gestion de leurs «Printemps» et ont versé dans les affres de la guerre civile.»

Donald Trump que le monde apprend à connaître au fil des semaines est peut-être le président américain qui saura trouver le juste équilibre entre les politiques de son prédécesseur, Barack Obama, trop laxiste avec les mouvements extrémistes (d’ailleurs c’est sous son mandat qu’est né le monstre DAECH), et le prédécesseur de ce dernier, Georges W. Bush, trop radical et un tant soit peu éradicateur, les prisons de Bagram et de Guantamo étant les témoins de cette funeste époque.

Pour ce faire, et éviter de succomber à l’obscurantisme ou à la «paralysie de l’analyse», comme sous Obama et son administration d’intellectuels, il y a, selon Ahmed Charai, «un moyen d’aiguiser la stratégie de sécurité nationale que désire poursuivre le [nouveau] président [américain» et ce via un travail pédagogique qui permettrait de mieux cerner le phénomène de l’islamisme radical et cerner ses «de nombreux visages ». Car si le «djihadisme salafiste (…) est une sorte de mélange hybride de la religion et du fascisme», les sociétés musulmanes comptent aussi dans leurs rangs des libéraux qui s’opposent à cette vision obscurantiste et cherchent à voir éclore «une éthique civique transcendante sans contrainte religieuse » en parallèle à un «système de gouvernance pluraliste», autrement dit démocratique.

La menace vient également de l’islamisme politique qui puise son danger dans les idées qu’il véhicule prônant la non-violence mais qui partage le même projet idéologique que l’islamisme extrémiste.

L’inflexion de la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique s’est produite, sans ambages, le 11 septembre 2001, sinistre date d’événements tragiques qui vont bouleverser le monde. Quelques années auparavant, en 1989, Francis Fukuyama, a intitulé un de ses articles ‘The End of History? qui va devenir très célèbre et rencontrer aussi une grande critique. D’aucuns, à l’avènement du 11-Septembre, ont cru à la ‘fin de l’histoire’ prédite par Francis Fukuyama. Le texte, publié à l’époque dans The National Interest, est une analyse inverse de celle que propose aujourd’hui Ahmed Charai, publiée 28 ans plus tard, dans le même journal, et qui propose, un Début de l’Histoire, et non une fin de celle-ci.

Si Georges W. Bush considérait faisant partie de l’Axe du Mal tous ceux qui s’opposaient à sa politique, Obama est demeuré très conciliant avec les mouvements de l’islamisme radical mais (injustement) très critique avec les pays qui avaient engagé des processus de réformes. Et au lieu de les soutenir à procéder leurs mutations institutionnelles, l’administration Démocrate usait du ‘coup de grâce’, à travers son arme fatale préférée : les droits de l’homme.

Sept ans après les dits «Printemps», le bilan est triste.  Si, en Egypte, «le gouvernement des Frères musulmans dirigé par Mohammed Morsi s’est achevé dans une effusion de sang, en Jordanie, le Parlement contrôlé par Frères musulmans qui ont joué un rôle politique majeur depuis des décennies dans le pays, a été dissous», par le Roi Abdallah II sans aucune violence. Alors qu’en Tunisie, le mouvement «Ennahda » qui a remporté les élections législatives après la chute de Benali a été canalisé par une société civile qui a refusé le diktat islamiste. Au Maroc, où le parti de la Justice et du Développement a remporté en 2011 les élections législatives lors d’un scrutin historique, a vu monter au créneau une société civile hostile au projet hégémonique du PJD. Ladite société civile a été réconfortée quand «le Roi qui a gardé sous son autorité les domaines régaliens de la Nation à savoir les Affaires étrangères et les politiques sociales».

Si le Maroc a pu tirer son épingle du jeu, l’Egypte est aujourd’hui au bord de la banqueroute alors que la Jordanie et la Tunisie, naguère très prospères économiquement souffrent d’une sévère récession, se retrouvent au milieu d’un écosystème géographique menacé de guerres civiles.

Grâce à ce constat, le jugement de Ahmed Charai tombe comme un couperet : «Les contrastes entre ces quatre situations (dans quatre pays différents) (dé)montrent pourquoi il est faux de considérer le monde arabe comme étant monolithique.» A chaque pays, on adapte un modèle, à chaque pathologie, un remède.

Si dans certains cas Washington se voit forcée d’intervenir militairement cas de menace réelle et directe de ses intérêts, elle ne peut que passer par la case dialogue et par des incitations économiques au profit des pays qui fournissent des efforts réels de réformes et de maturation institutionnelle.

D’où le rôle fondamental de la nouvelle administration américaine qui est tenue de saisir et de comprendre la différence entre les différents pays de la région et leurs spécificités respectives.

A cet effet, le Maroc a réussi haut la main l’examen de 2011 en adoptant une Constitution dans l’ère du temps. Et toutes les réformes politiques qui ont suivi ont permis une plus large souveraineté populaire exprimée par un réel suffrage universel applaudi par le monde en entier. «Et même avec moins de 20% des voix, le PJD a pu gouverner» remarque Ahmed Charai, qui note que ce dernier été « incapable de former une nouvelle majorité [suite aux élections de 2016), en dépit de cinq mois de négociations avec les différents acteurs politiques, ce qui a bloqué tout le pays » se désole-t-il.

Aujourd’hui qu’une nouvelle personnalité a été chargée de former le gouvernement, prouve que « l’intervention royale a ouvert la voie à une solution au blocage institutionnel» qui sclérosait la scène politique nationale conclut Ahmed Charai.

 

Abdellah EL HATTACH

Abdallah II de Jordanie au Maroc le mercredi

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En provenance des Emirats Arabes Unis, où il séjourne depuis quelques jours, le Roi Abdallah II de Jordanie effectuera, à compter du mercredi 22 mars, une visite officielle au Maroc de 3 jours, à l’invitation du Roi Mohammed VI.

A cette occasion, le souverain aura des entretiens politiques officiels avec l’illustre hôte du royaume en l’honneur duquel le Roi Mohammed VI offrira un dîner officiel au Palais Royal à Rabat.
Cette visite, qui illustre la profondeur et la qualité des relations bilatérales fondées sur un partenariat solide et pérenne entre les deux monarchies, intervient à une semaine de la tenue à Amman la 28ème édition du Sommet Arabe, prévue le 29 mars 2017.

Des sources concordantes précisent que le souverain hachémite profitera de cette occasion pour convier le Roi Mohammed VI à participer à cette réunion cruciale des Chefs d’Etat et de gouvernement arabes, en vue de faire face aux défis géopolitiques, sécuritaires et militaires de toute la région. Les deux pays sont impliqués dans la lutte mondiale contre le terrorisme et participent à la Coalition mondiale contre DAECH.

En mars 2015, le roi Mohammed VI du Maroc et la princesse Lalla Salma avaient reçu, pour une visite d’Etat de trois jours, les souverains Hachémites, Abdallah II et la reine Rania.

 

LE1

André Azoulay en «VRP» du Maroc au #MSC2017

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Devant un parterre de 500 personnalités, civiles et militaires, toutes triées sur le volet, le Conseiller du Roi Mohammed VI, André Azoulay, a représenté le Maroc à la 53e édition du Munich Security Conférence (MSC2017).

Ce panel dirigé par le Professeur Felbermayr, directeur de l’Institut Info Center for International Economics, comprend outre M. André Azoulay Conseiller du Roi Mohammed VI, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et Dirk Hoke, Président exécutif (CEO) d’Airbus Defence and Space (DS) Ce Side Event traitant de l’immigration a été organisé en marge du #MSC2017 par l’Institut du commerce Allemagne-Afrique dit AFRIKAVEREIN.

Le Forum de Munich sur les politiques de défense –ou Wehrkunde en allemand -, fondé en 1962 par l’éditeur allemand Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin sous le nom de Wehrkundetagung, est une rencontre annuelle, qui s’étale sur trois jours, et consacrée aux questions de sécurité internationale. Elle permet à des ministres, de hauts responsables militaires, des diplomates et autres scientifiques et représentants des médias d’avoir des échanges informels sur les questions de politique étrangère et de politique de défense qui se posent à l’Europe et à l’Amérique, notamment.

Cette année, les 500 participants ont débattu en profondeur des relations transatlantiques mais aussi de l’Afrique. André Azoulay, qui intervenait au nom du Maroc, a tenu à affirmer, que le Roi Mohammed VI, «tournant le dos sans état d’âme et sans frilosité à tous les postulats qui ont longtemps enfermé la relation de l’Afrique avec le monde occidental dans une équation dissymétrique et parfois archaïque, a d’entrée de jeu et sans ambiguïté installé le Maroc dans une dialectique et une stratégie qui disent à nos partenaires africains que le moment est venu pour l’Occident de passer d’un esprit de conquête à un esprit de partage.» Pour le Conseiller du souverain, «c’est à une véritable refondation de la relation Sud-Sud que le Roi Mohammed VI s’est attelé, inspiré par une révision radicale des paramètres qui, depuis la fin de la période coloniale, ont déterminé un modus vivendi qui s’est longtemps accommodé du seul instinct de conservation des intérêts acquis et de la préservation archaïque du statu quo d’un autre temps

Et c’est cette refondation exemplaire qui a l’ambition d’installer une dynamique qui, à terme, portera la signature du Maroc pour «sceller la fin du pacte post-colonial en proposant une répartition plus juste des richesses créées en commun en Afrique et pour une gouvernance d’une nouvelle génération qui sera à la hauteur des attentes et des espoirs d’un continent qui dépassera les trois milliards d’habitants à l’horizon 2050», soit près du tiers de la planète.

La 53e Conférence de sécurité de Munich, marquée notamment cette année par la présence du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le président du Conseil européen, Donald Tusk, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, ou encore le vice-président des États-Unis Mike Pence, des ministres russe, saoudien et iranien des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Adel Al-Jubair et Jawad Zarif, ainsi que du ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, fut une excellente tribune pour André Azoulay de mettre en exergue l’exceptionnelle percée des entreprises marocaines dans le continent Africain, notamment dans le secteur bancaire, celui des engrais, des télécommunications ou des services.

Et c’est justement dans le cadre de ce rôle avant-gardiste joué par le Royaume du Maroc dans toute la région, et notamment dans la recherche d’une solution juste et durable à la Cause palestinienne, qu’André Azoulay a appelé les participants à ce «Davos de la Défense», de protéger et encourager la solution de deux Etats –Palestine/Israël- rappelant au passage tous les efforts consentis par le Maroc durant plus d’un demi-siècle pour éviter la fragilisation des acquis au Moyen-Orient.

Et si deux jours avant l’intervention d’André Azoulay à Munich, le Maroc prenait part à Bruxelles, à la réunion des ministres de la défense des pays de la coalition contre l’organisation terroriste Daech en Syrie et en Irak, avec une importante délégation conduite par Abdellatif Loudiyi, ministre chargé de l’Administration de la Défense nationale, pour discuter des défis de la lutte antiterroriste, André Azoulay a achevé son intervention au Wehrkundetagung en appelant à une accélération de la reconnaissance de l’État de Palestine, seule réponse concrète et valable que la communauté internationale peut apporter aux menaces qui pèsent sur ce processus, et seul moyen susceptible, demain, d’apporter la paix, le respect mutuel, la dignité, la justice, les droits à tous les peuples de la région et aux générations montantes.

Abdellah EL HATTACH 

Maroc: Démantèlement d’une cellule terroriste de 7 membres s’activant dans plusieurs villes du Royaume

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Rabat – Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) relevant de la Direction générale de la Surveillance du territoire national (DGST) est parvenu, sur la base de renseignements précis, à mettre en échec un dangereux projet terroriste du groupe dit “Etat islamique”, ayant permis le démantèlement, ce vendredi, d’une cellule terroriste composée de sept membres s’activant dans les villes d’El Jadida, Salé, El Gara, la commune rurale Boulaâouane (province d’El Jadida), et au douar Maatallah (caïdat Ouled Zoubir, Cercle Oued Amlil, province de Taza), a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Vidéo de l’arrestation par le BCIJ marocain de deux terroristes à El Jadida au Maroc

Cette opération sécuritaire, qui s’inscrit dans le cadre des efforts de surveillance des menaces terroristes qui visent la sécurité du Royaume, a permis la découverte d’une planque aménagée par le cerveau de cette cellule terroriste à El Jadida en vue de préparer des opérations terroristes ciblées dans le Royaume à l’instigation de dirigeants de Daech opérant sur la scène irako-syrienne et en Libye, a précisé le ministère dans un communiqué.
Il a été procédé lors de cette opération à la saisie d’armes à feu, dont un pistolet mitrailleur muni de lunettes à vision nocturne infrarouge et 7 pistolets, d’une importante quantité de munitions, 4 couteaux de grand format, deux appareils de télécommunication, ainsi que des pantalons treillis militaires, des bâtons télescopiques, des équipements et substances chimiques et des liquides suspects servant probablement à la fabrication d’explosifs et deux gilets dotés de ceintures explosives, ajoute la même source, précisant que ces objets suspects seront analysés au laboratoire de la police scientifique et technique pour en déterminer la nature.

Les membres de cette cellule ont planifié de recruter davantage d’éléments jeunes et de les embrigader en vue de commettre des opérations destructives qui feraient le plus grand nombre de victimes afin de semer la terreur parmi les citoyens et porter atteinte à la stabilité, souligne le communiqué.
Le démantèlement de cette cellule terroriste intervient au moment où se multiplient les attentats de Daech qui ont visé récemment plusieurs pays, ainsi que les menaces que ne cessent de proférer des combattants marocains au sein de ce groupe via des campagnes médiatiques qui confirment leur détermination à commettre des attentats similaires au Maroc afin d’en faire une “wilaya” relevant de cette organisation terroriste, relève la même source.
Les suspects seront déférés devant la justice une fois achevée l’enquête qui se déroule sous la supervision du Parquet général.

 

 

LafargeHolcim accusé en France de « financement du terrorisme »

L’ONG française Sherpa de défense des victimes de crimes économiques a déposé plainte, ce matin, auprès du doyen des juges d’instruction de Paris contre le cimentier franco-suisse LafargeHolcim pour «financement du terrorisme», «complicité de crimes contre l’humanité», «complicité de crimes de guerre» et «mise en danger d’autrui». Le cimentier est accusé d’avoir indirectement payé des taxes et des droits de passage à l’organisation Etat islamique.

AFRICAN LION 2016 Interopérabilité multinationale

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Jusqu’au 28 avril courant, des unités militaires représentant la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, la Mauritanie, les Pays-Bas, l’Espagne, Sénégal, la Tunisie, le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis et le pays hôte participent, dans le sud du Maroc, à divers entraînements tactiques et exercices de poste de commandement dans le cadre de l’exercice AFRICAN LION 2016, avec comme mission « le soutien aux activités d’entrainement mandatées par l’ONU en vue de faire progresser l’interopérabilité multinationale et le renforcement des capacités dans un contexte de soutien de la paix suivant une potentielle crise régionale. »

Contrairement à l’édition 2015, qui a connu un déploiement massif des composantes terre, air et mer, celle de 2016 sera limitée à l’aspect du maintien de l’ordre durant les opérations onusiennes, et c’est en 2017 que des exercices militaires d’envergure auront lieu.

L’exercice AFRICAN LION, le plus vaste exercice multinational sur le continent africain, sollicite la participation de contingents terrestres, aériens et navals. Il vise à mettre à l’épreuve les capacités interarmées, interinstitutions et multinationales des partenaires à mener des opérations de paix et à enrichir les relations militaires dans la région.

Ce type d’entraînement donne aux participants la possibilité de renforcer leur coopération avec des forces multinationales, de consolider leurs capacités de défense, de maintenir une position stratégique et de se préparer à intervenir en cas de crise sur le continent africain.

Dans le cadre de l’exercice AFRICAN LION 2016 se tiendront plusieurs activités, notamment la planification d’intervention en cas de crise et les opérations conformément aux normes de l’ONU relativement aux opérations de paix, comme la protection des civils et la lutte contre la violence et le trafic humain, ainsi que la formation des pays participants à l’entraînement au sujet du droit des conflits armés.

African Lion et le GCTF, des interfaces militaire et politique Maroc-US

Bourita GCTF

Lors d’une réunion du comité de coordination du Forum mondial de lutte contre le terrorisme le GCTF, tenue le 13 avril 2016 à LA Haye, le Maroc a succédé à la Turquie et a rejoint les Pays-Bas – qui ont eux-mêmes remplacé les Etats Unis- en tant que nouveau co-président du forum. Il est a rappeler que les 2 pays coprésidaient auparavant le Groupe de travail des combattants terroristes étrangers au sein du GCTF.

Nasser Bourita, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Royaume, présent à la cérémonie marquant la passation de la co-présidence, a défini trois fondamentaux du plan d’action stratégique de la co-présidence du GCTF pour la période 2016-2018. Il s’agit de la consolidation et l’innovation, l’action au service du résultat et l’ouverture dans la cohésion portant notamment sur le renforcement de la coordination entre les membres des GCTF, ses institutions spécialisées, les Nations Unies et les organisations régionales et sous régionales.

Aujourd’hui, African Lion et GCTF sont des interfaces militaires et politiques, entres autres, permettant aux États-Unis et au Maroc de coordonner leurs actions pour la sécurité dans la région. Désigné comme un allié majeur hors-OTAN, le Maroc est le premier pays du Maghreb à être un membre de la coalition américaine anti-Daech.

Durant le sommet des dirigeants des États-Unis-Afrique en Août 2014, les deux pays avaient signé un cadre de coopération sur la formation pour les services de sécurité civile  » afin de développer une expertise mutuelle dans les domaines de la gestion des crises, la sécurité aux frontières et enquêtes sur le terrorisme pour renforcer les capacités de lutte contre le terrorisme régional et à stopper l’expansion des terroristes et des réseaux terroristes  »

 

LE1.

80% de la jeunesse des pays arabes ne veulent pas de Daech

L’édition 2016 du sondage annuel sur la jeunesse arabe à l’initiative du cabinet ASDA’A Burson-Marsteller, indique un recul de l’influence du groupe Etat Islamique parmi les jeunes de 18 à 24 ans dans le monde arabe.

Près de 80% des jeunes interrogés cette année affirment qu’ils ne soutiendraient pas Daech même si celui-ci devenait moins violent. Il y a un an, seuls 60% des sondés exprimaient ce point de vue, note le Washington Post. Par ailleurs, 76% des sondés estiment aujourd’hui que Daech ne parviendra pas à établir un Etat Islamique dans le monde arabe.

Autres enseignements dans le même sens : 77% se déclarent « inquiets » (dont 50% « très inquiets ») de l’avancée des idées de l’Etat islamique. 50% sont d’avis que le premier danger pour le Moyen-Orient est la montée du groupe djihadiste. Pour 24% des jeunes sondés, c’est le marasme sur le front de l’emploi et des opportunités de travail qui explique essentiellement le ralliement des citoyens à la cause de Daech ; 25% sont très catégoriques et rétorquent que rien à leurs yeux ne justifie qu’on rejoigne l’EI.

D’autres résultats pas moins intéressants

Sunnites et chiites:
La majorité des jeunes interrogés déclarent que les dissensions entre sunnites et chiites se sont aggravées et qu’elles sont une source majeure de tensions dans la région.

Iran
Les jeunes de l’Irak, du Liban et de la Palestine perçoivent l’Iran comme leur meilleur soutien. Pour les jeunes des pays du Golfe, perçoivent les Etats-Unis comme leur meilleur soutien.

Printemps Arabe : grosse désillusion
Ils était 72% en 2012 à penser que le monde arabe était dans une meilleure posture grâce au Printemps arabe, ce chiffre a fondu jusqu’à 36%. Pour 53% des jeunes arabes sondés, la stabilité de nos jours passe avant la démocratisation. N’empêche, 67% déclarent que les leaders du monde arabe devraient se soucier plus des droits de l’homme.

Droits de la femme
70% des jeunes sondés, souhaitent que les leaders du monde arabe améliore les libertés et les droits des femmes dans la région. Les hommes y sont tout aussi favorables (66%) que les femmes (68%).

Consommation de l’information
La jeunesse arabe à l’instar de la tendance mondiale, suit l’actualité sur internet aux dépens des médias traditionnels.

Place to live
Pour la 5e année consécutive, les Emirats Arabes Unis arrivent en tête des pays où les jeunes de la région souhaiteraient vivre (22%), suivis des Etats-Unis (15%).

Echantillion de 3500 jeunes de 16 pays

Cette enquête approfondie, menée auprès de 3500 jeunes femmes et hommes de 16 pays (Bahreïn, Koweït, Qatar, Oman, Etats Arabes Unis, Arabie Saoudite, Jordanie, Irak, Liban, Palestine, Yémen, Algérie, Égypte, Libye, Maroc et Tunisie), témoigne du changement de perception du groupe terroriste deux ans après qu’il a annoncé l’avènement de son «califat» auto-proclamé.

La liaison terrestre Égypte-Arabie Saoudite inquiète Israël

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L’Arabie saoudite et l’Égypte ont convenu de construire un pont qui reliera les deux pays. Long de 50 km, il fera la liaison entre la péninsule du Sinai et la région de Tabouk, au nord-ouest de l’Arabie saoudite. Il s’agit d’un projet  demeuré longtemps dans les tiroirs et jamais mis en oeuvre à cause du veto israélien; l’Etat hébreu y voyant une menace pour sa sécurité nationale.

L’ancien président égyptien Hosni Moubarak a également pesé de tout son poids pour que le projet ne sorte jamais de sous terre suite à une pression constante de Tel-Aviv. Situé dans une des régions les plus sensibles du globe, le futur pont joindra trois points sous haute surveillance, à savoir le triangle constituant le golfe d’Aqaba et le golfe d’Eilat, adjacent à la mer Rouge et le détroit de Tiran, région sous contrôle militaire direct des armées saoudienne, égyptienne et israélienne, d’où l’inquiétude d’Israël qui risque de ne plus avoir un droit de regard sur le trafic dans cette zone, sachant que le Sinaï est une  base arrière active et dangereuse de Daech et qu’à son extrême pointe sud se trouve la station balnéaire huppée de Charm al-Chaikh, désertée depuis quelques mois par les touristes étrangers suite à l’attentat contre un avion de ligne russe qui avait fait de nombreuses victimes.

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Le projet de pont permettrait quant à lui d’attirer les riches familles saoudiennes de la rive ouest de l’Arabie même si le risque sécuritaire reste posé.

par Abdellah El Hattach

Arrestation de 2 terroristes liés à la branche libyenne de DAECH

Rabat – Deux éléments terroristes chargés du financement et de la coordination avec les combattants de DAECH en Libye ont été appréhendés les 1er et 2 avril à Casablanca et Had Soualem, dans le cadre de l’enquête en cours au sujet du démantèlement d’une cellule terroriste liée à la branche libyenne de DAECH, qui s’activait à Marrakech, Essmara, Sidi Bennour et Had soualem, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur.

Les investigations ont révélé l’ampleur de la gravité des plans de cette cellule, marqués par une évolution qualitative visant la paix et la stabilité du Royaume à travers une série d’opérations terroristes prenant essentiellement pour cible des éléments des différents services sécuritaires.

L’enquête a montré également que certains membres de cette cellule, qui projetaient de rejoindre les camps de DAECH en Libye, étaient en liaison avec des éléments actifs sur la scène libyenne, chargés du soutien logistique, pour leur faciliter l’adhésion à cette organisation terroriste dans la perspective d’un retour au Royaume pour y perpétrer des projets terroristes selon l’agenda de l’organisation dite “Etat islamique”.

Composée de 10 membres, la cellule terroriste liée à la branche libyenne de DAECH a été démantelée le 24 mars dernier.

– Avec MAP