Coronavirus

Le PDG de Recipharm ému devant le roi Mohammed VI

A l’occasion de la signature des accords visant entre autres à faire entrer le Maroc dans le cercle très fermé des producteurs du vaccin anti-Covid, M. Marc Funk, PDG du 5ème plus grand sous-traitant mondial de l’industrie biotechnologique Recipharm, est apparu particulièrement ému devant le Roi Mohammed VI. Respectueux à l’égard du souverain, M. Funk ponctuait son allocution de l’expression propre aux sujets marocains «Que Dieu l’assiste».

Le protocole et le rituel ancestral de la Maison Royale a fait son effet sur Marc Funk, PDG de la société suédoise Recipharm. Sa voix trahissait son émotion, lundi, lors de la cérémonie de signature des accords devant le roi Mohammed VI qui consacrent l’autosuffisance, la complémentarité et la souveraineté sanitaire.

«Sa Majesté Que Dieu L’assite, merci de vitre invitation et votre hospitalité. C’est pour moi un immense honneur et privilège d’être présent ici à cette cérémonie, et d’assister au nom du groupe que je représente Recipharm, d’aider à construire ici un centre de compétence et de manufacture.» a-t-il entamé son allocution.

Le projet d’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Maroc, dont le mémorandum d’accord a été signé lundi sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, est en phase avec la stratégie sanitaire du Royaume, a indiqué M. Marc Funk.

M. Funk a souligné que le projet de la société Recipharm au Maroc a pour objectif d’accroître les possibilités d’accès aux campagnes vaccinales, qu’elles soient préventives, endémiques ou pandémiques.

La contribution de Recipharm vise à démontrer que le Maroc sera, le plus rapidement possible, «le premier centre d’excellence de remplissage de vaccins injectables par voie parentérale au service du peuple marocain et du Continent africain», a poursuivi M. Funk, notant que Recipharm aidera à poursuivre l’ambition en créant dans un second temps la manufacture des vaccins complets (forme active et remplissage) en partenariat avec les compagnies innovantes dans la branche.

Réitérant l’engagement de Recipharm au service de l’Initiative Royale de production de vaccins et de biothérapies, M. Funk a affirmé que son groupe apportera son assistance au pilotage de la construction de l’usine de remplissage de vaccin.

Il contribuera également à la formation des équipes de travail au Maroc et en Europe dans les usines Recipharm, au transfert de technologies de manufacture en salle blanche et savoir-faire adéquat, à la gestion de l’usine au Maroc et la garantie de la qualité des lots fabriqués, a-t-il poursuivi.

Au sujet de l’impact du projet sur le plan sanitaire, social et économique, M. Funk a assuré que Recipharm contribuera à l’amélioration de la sécurité sanitaire du peuple marocain, comme il favorisera les échanges avec les États partenaires africains en exportant dans les meilleurs délais les futurs vaccins nécessaires pour anticiper les futures vagues de maladies infectieuses endémiques ou pandémiques.

Ce projet pilote contribuera à la création d’un centre de compétences marocain pour la fabrication des vaccins de demain selon le modèle «Public-Private Partnership», ainsi qu’à la création d’emplois dans ce secteur d’avenir et au développement d’une expertise dans le secteur.

«Son Excellence, Que Dieu l’assiste. Merci de votre invitation. Soyez assuré de notre total engagement» a-t-il conclut non sans moins d’émotion.

Le Roi Mohammed VI amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc

Key points

  • Le Roi Mohammed VI a présidé ce lundi à Fès la signature d’un mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM). La délégation chinoise a participé à la cérémonie par visioconférence depuis Pékin.
  • Le Maroc s’appuie pour établir sa capacité de fabrication de vaccins sur le savoir-faire du groupe suédois Recipharm, 5ème sous-traitant mondial. Son président, Marc Funk, a fait le déplacement à Fès pour présenter le projet devant le roi.
  • Le Laboratoire marocain Sothema est partie prenante du projet en mettant à la disposition de l’État marocain ses installations de remplissage aseptiques.
  • A court terme, 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19 seront produites par mois.
  • Le projet mobilisera un investissement global de l’ordre de 500 millions de dollars.
  • Samir Machhour, vice-président de Samsung Biologics, conseille le Maroc dans cette stratégie de fabrication et de mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid19 et autres vaccins.

L’évènement

C’est à Fès que le Roi Mohammed VI, entouré de son Conseiller Fouad Ali El Himma, du Ministre des Affaires Étrangères, Nasser Bourita, du président du GPBM, Othman Benjelloun, du PDG d’Attijariwafa-Bank, Mohamed El Kettani, du PDG de la Banque Populaire, Mohamed Karim Mounir et du vice-président de Samsung Biologics, Samir Machhour, a lancé ce lundi 5 juillet un projet d’une enveloppe budgétaire de 500 millions de dollars pour le transfert de technologie visant à assurer le «fill & finish» des vaccins anti-Covid au Maroc, dernière étape de leurs fabrication (le flaconnage ou la mise en seringue).

Deux laboratoires pharmaceutiques étrangers ont été mis à contribution dans ce projet, le groupe chinois Sinopharm et le groupe suédois Recipharm. Le marocain Sothema pour sa part mettra à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques pour la fabrication du vaccin anti-Covid19.

La cérémonie a été clôturée par la signature de trois accords devant le Roi, à savoir :

  1. Le Mémorandum relatif à la coopération pour le vaccin anti-Covid19 entre l’État marocain et le Groupe Pharmaceutique National de Chine (SINOPHARM), signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et le Président du Groupe Sinopharm, Liu Jingzhen.
  2. Le Mémorandum d’accord concernant l’établissement de capacités de fabrication de vaccins au Royaume du Maroc entre l’État marocain et la société Recipharm, signé par le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, et Président du Conseil d’Administration du Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, Mohamed Benchaâboune, le Président Directeur Général de la Société Recipharm, Marc Funk, et le représentant du consortium de banques marocaines, Othmane Benjelloun.
  3. Le Contrat de mise à disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques de la Société de Thérapeutique Marocaine (Sothema) pour la fabrication du vaccin anti-Covid19 propriété de la société Sinopharm entre l’État marocain et la société Sothema, signé par le Ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, et la Présidente Directrice Générale de la Sothema, Lamia Tazi.

En chiffres, le projet mis en branle ce lundi vise à démarrer à court terme avec une capacité de production mensuelle de 5 millions de doses de vaccin anti-Covid19, avant de passer à la vitesse de croisière sur le moyen terme.

Ce qu’on doit retenir

Face à la rareté des vaccins à l’échelle mondiale, aux risques sanitaires, aux dépendances extérieures et aux contingences politiques, le Roi Mohammed VI avait dès le troisième trimestre de 2020, enclenché le processus de l’établissement de capacités industrielles et biotechnologiques complètes et intégrées nationales, dédiées à la fabrication de vaccins au Maroc.

En effet le roi s’était entretenu le 31 août 2020 au téléphone avec le président chinois Xi Jinping. Les deux chefs d’État s’étaient engagés à une coopération opérationnelle bilatérale dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

Le Maroc a été parmi les rares pays ayant participé aux essais cliniques du vaccin Sinopharm. En contrepartie, la Chine s’était engagée à opérer graduellement le transfert de son savoir faire au Royaume dans le but d’en faire une plateforme avancée d’export du vaccin anti-Covid vers l’Afrique.

Une année après, le Maroc n’a pas démérité dans sa gestion de la pandémie. Il se distingue au niveau mondial pour sa stratégie nationale de vaccination, surpassant certaines puissances européennes avec 25% de la population marocaine vaccinée, au moment où le continent africain enregistre un taux de 3% de taux de vaccination.

Aujourd’hui, Mohammed VI donne un coup d’accélérateur à la feuille de route de l’autosuffisance, la complémentarité sanitaire, en impliquant des géants mondiaux du pharmaceutique et de l’industrie biotechnologique, un acteur national dynamique et des bailleurs de fonds nationaux. Un écosystème vertueux, fruit partenariat prometteur qui amorce l’ère de la souveraineté sanitaire et industrielle du Maroc et consacre son rayonnement international.

Le Maroc s’engage ainsi dans la production, non seulement du vaccin anti-Covid, mais dans d’autres vaccins clés, de manière à faire du Maroc une plateforme de biotechnologie de premier plan à l’échelle du continent africain et du monde dans le domaine de l’industrie du «fill & finish».

Ce que vous devez observer

  1. Géopolitique : L’annonce de cet accord Maroc/Sinopharm (Chine) est d’ores et déjà reprise par l’ensemble des agences de presses internationales. Alors que le monde n’a jamais été aussi protectionniste et divisé, le Royaume du Maroc brise cet état de fait et joue la coopération internationale en impliquant trois continents : Asie, Europe et Afrique. Le monde occidental rejette la fabrication asiatique, notamment chinoise et indienne, faisant fi des besoins pressants des pays en voie de développement au moment où le Maroc persiste et signe dans sa feuille de route tracée dès le début de la pandémie en faveur d’une intégration régionale et continentale.
  2. Samir Machhour : Cet électron libre qui révèle un caractère moins introverti que celui du ministre de la santé semble plutôt bien engagé dans ce projet signé devant le souverain. Sa société MarocVax sera-t-elle parti prenante de l’écosystème industriel qui bénéficierait du savoir faire du groupe suédois Recipharm ?
  3. Sothema : Le rôle de Sothema dans la fabrication des vaccins Covid va-t-il se limiter à la mise à disposition de l’Etat de ses installations ?
  4. Pfizer/Sanofi : La mise en œuvre de cette plateforme biotechnologique, poussera-t-elle les autres fabricants mondiaux comme Pfizer ou Sanofi à signer d’autres accords similaires à ceux de Sinophram avec le Maroc ?

Pour la Chine, la 3ème guerre mondiale sera biologique

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Key points

  • Des scientifiques chinois se préparent depuis six ans à une troisième guerre mondiale utilisant des armes biologiques et génétiques, dont le coronavirus, selon un document obtenu par des enquêteurs du département d’État américain.
  • Selon ce rapport, Pékin aurait considéré le potentiel militaire des coronavirus depuis 2015.
  • La troisième guerre mondiale «sera biologique» selon les auteurs de l’enquête.

Que se passe-t-il

Le DailyMail et The Australien ont révélé l’existence d’un dossier produit par l’Armée populaire chinoise de libération en 2015, Pékin considérait le potentiel militaire des coronavirus SRAS.

Des enquêteurs du département d’État américain qui ont eu accès à ce rapport explosif affirment que des scientifiques chinois se préparent depuis six ans à une troisième guerre mondiale à base d’armes biologiques et génétiques, dont le coronavirus.

L’article du «The Australian» rapporte que les scientifiques et des responsables de la santé de l’Armée populaire de libération ont examiné la manipulation de maladies pour fabriquer des armes d’une manière jamais vue auparavant.

Le document insiste sur le fait que le fait qu’une troisième guerre mondiale sera biologique et que les virus seront l’arme principale de la victoire dans un tel conflit, contrairement aux deux premières guerres qui ont été décrites respectivement comme chimique et nucléaire.

«les armes biologiques seront l’arme principale de la victoire dans une troisième guerre mondiale.», souligne le rapport. Lequel document décrit les conditions parfaites pour libérer une arme biologique et documente l’impact qu’elle aurait sur le système médical de l’ennemi.

Les scientifiques chinois estiment que les attaques ne devraient pas être menées au milieu d’une journée lumineuse, car la lumière du soleil intense peut endommager les agents pathogènes, tandis que la pluie ou la neige peuvent affecter les particules d’aérosol.

«Au lieu de cela, il doit être libéré la nuit, à l’aube, au crépuscule ou par temps nuageux, avec une direction du vent stable afin que l’aérosol puisse flotter dans la zone cible», décrivent-ils.

L’étude chinoise note par ailleurs que toute attaque biologique entraînerait une augmentation du nombre de patients nécessitant des soins hospitaliers, ce qui pourrait entraîner l’effondrement du système médical de l’ennemi.

En quoi est-ce important

Après le départ de Donald Trump qui n’a cessé d’accuser la Chine d’être derrière l’éclatement de la pandémie du Covid-19, le monde entier scrute les faits et gestes de la nouvelle administration américaine sur le sujet.

Alors que les États-Unis s’apprêtent à annoncer sa victoire contre le virus le 4 juillet prochain, la publication de ce type de rapports dans la presse internationale incriminant indirectement Pékin, soulève plusieurs interrogations et suscite de l’inquiétude. Plusieurs déclarations vont ainsi dans ce sens :

  • Le député Tom Tugendhat, président de la Commission des affaires étrangères : « ce document soulève des inquiétudes majeures quant aux ambitions de certains de ceux qui conseillent les dirigeants du parti. Même sous les contrôles les plus stricts, ces armes sont dangereuses. »
  • Hamish de Bretton-Gordon, expert en armes chimiques : « la Chine a contrecarré toutes les tentatives de réglementation et de police de ses laboratoires où une telle expérimentation a pu avoir lieu ».
  • Peter Jennings, directeur exécutif de l’Australian Strategic Policy Institute : « Si vous développez des compétences apparemment pour protéger votre armée d’une attaque biologique, vous donnez en même temps à votre armée la capacité d’utiliser ces armes de manière offensive. Vous ne pouvez pas séparer les deux. »

Ces révélations redonnent une nouvelle vie aux théories et hypothèses que soutiennent entre autres des agences de renseignement qui soupçonnent que le Covid-19 pourrait être le résultat d’une fuite accidentelle dans un laboratoire de Wuhan. Mais elles indiquent surtout que la lutte d’influence entre les États-Unis et la Chine est entrée dans une phase critique et potentiellement dangereuse.

Pas de prière de l’Aid Al-Fitr pour la deuxième année consécutive

Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a annoncé, mardi, qu’il a été décidé de ne pas accomplir la Prière de l’Aid Al-Fitr dans les Moussalas et les mosquées, en raison de l’affluence observée à cette occasion et des difficultés de garantir les conditions de distanciation.

«Dans le cadre des mesures préventives pour faire face à la pandémie, il a été décidé que la prière de l’Aid Al-Fitr ne sera pas accomplie dans les Moussalas et les mosquées eu égard à l’affluence observée à cette occasion et aux difficultés de garantir les conditions de distanciation», précise le ministère dans un communiqué.

Démenti : Pas de contrôle spécifique pour accéder à la ville de Fès pour l’Aïd

Suite aux informations relayées sur d’éventuelles restrictions des déplacements de et vers la ville de Fès durant la période du 11 au 16 mai, le Comité régional de veille et de suivi de la Wilaya de la région de Fès-Meknès a assuré qu’il s’agit de simples propositions qui faisaient l’objet d’examen, par le comité compétent, entre autres recommandations et mesures.

Le Comité affirme que rien n’a été définitivement tranché quant aux mesures préventives à prendre pour faire face à la pandémie du Coronavirus dans la région de Fès-Meknès.

Les opérations de contrôle de et vers la ville de Fès, souligne-t-il, n’ont subi aucun changement et demeurent conformes aux dispositions actuellement en vigueur, et ce jusqu’à nouvel ordre.

MAP

Votre Briefing du Jeudi

#1 – Couvre-feu Ramadanien : les marocains résignés à moitié

La communication déplorable du gouvernement a mis les marocains en émoi à l’annonce du couvre-feu nocturne durant le Ramadan. Le vide laissé par le Chef de gouvernement Saad Dine El Otmani et le ministres des affaires religieuses, Ahmed Toufiq, a créé une grande confusion profitant à des mouvements répertoriés extrémistes. Du pain béni pour Hassan al-Kettani, qui entre deux posts sur les tarawih, glisse une menace de déstabilisation à la Jordanienne. Cette troisième vague semble mal supportée par les populations, de par le monde, lassées et épuisée des mesures de restriction sanitaires et les contradictions générées par le grand écarts des gouvernements impuissants devant l’ampleur de la menace économique, sociale et sécuritaire.

Au Maroc, la campagne de vaccination et une grande flexibilité des autorités acquise au fil du temps, ont certes amélioré les libertés de circulation et la vie sociale en comparaison avec les pays européens, mais la menace économique est très importante. Dans l’absence d’aides directes, de plan volontariste et puissant de relance Saad Dine El Otmani, a fini par grippé à la machine de production au risque de mettre en équation la paix sociale du pays.

Fait insolite en relation avec le couvre-feu Ramadanien, le président de la Commune de Louta, près d’Al Hoceïma, Mekki El Hannoudi, a annoncé sur sa page Facebook, qu’il allait permettre aux habitants de sa commune qu’il allait les laisser sortir jusqu’à onze heure du soir et qu’il en assumerait les conséquences. A des fins purement électoralistes, cet usfpéiste prend le risque de créer un mouvement de désobéissance au niveau national.

#2 – Les images des arrestations violentes des jeunes manifestantes émeuvent les femmes au Maroc

Les autorités publiques perdent pour la seconde fois la bataille de l’image face à un mouvement des enseignants contractuels, de plus en plus organisé et de plus en plus imprévisible. Les vidéos de l’arrestation ciblée de deux jeunes femmes , identifiées comme leaders du mouvement ont choqué de par leur violence. Des scènes que les féministes n’ont pas voulu laisser passer. Elles rappellent que trop les violences quotidiennes dont sont victimes les femmes marocaines. Militantes de gauche, actrices ou collectif Masaktach ont exprimé sur les réseaux sociaux leur colère et ont demandé la libération immédiate de ces jeunes femmes dont Nezha Majdi qui avait dénoncé le harcèlement et les agressions sexuelles des forces de l’ordre dans une précédente manifestation.

20 manifestants sont tours en état d’arrestation.

#3 – Cryptomonnaie : Benchaaboun calme les ardeurs de Jouahri

Le Benkirane de l’économie et des finance, Abdellatif Jouahri, qui à force de vouloir vulgariser Keynes, sa langue a fourché le mardi 24 mars en traduisant «Souverain» par «Moul Chi» créant une dangereuse confusion sur un dossier aussi sensible que celui des ententes des pétroliers, s’est fait corriger par Mohammed Benchaaboun sur les cryptomonnaies.

«La crise a démontré que le digital et le numérique vont prendre de plus en plus d’importance, pas uniquement dans les domaines du commerce et des échanges, mais également sur le plan monétaire. J’ai dis à mes équipes que nous devons absolument être agiles et proactifs», avait déclaré tout sourire le gouverneur de la banque centrale.

Notre Binebine de l’économie avait également assuré les médias qu’il avait mis sur pied un comité, «en bonne et du forme, dont les membres se dédient à cette problématique, avec pour mission d’identifier et d’analyser les avantages».

Mais, comme les transformations consomment beaucoup de bande passante, un luxe que le Ministre de l’Economie et de Finance semble ne pas en disposer pour le moment, vu les montagne de problèmes plus urgentes à traiter, Benchaaboun décide de mettre fin au débat par une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Une vidéo sur laquelle les logos du Ministère et celui de BAM ont bien été mis en évidence, une voix off nous explique la dangerosité de l’investissement dans la cryptomonnaie.

«Intaha Al Kalam».

#4 – Le Maroc dézingue, Moul El Bendir, le Chef de la gendarmerie des séparatistes … par le biais d’un drone de combat chinois

Le héros national s’appelle désormais, Wing Loong 1, un drone de combat d’altitude de croisière moyenne et de longue autonomie (MALE), construit par l’entreprise chinoise China Aviation Industry Corporation.

Dah El Bendir, le chef du corps de la «gendarmerie» du groupe séparatiste du Polisario, qui tentait une incursion dans la région de Touizgui en territoire marocain, en tête d’une milice armée, a été abattue mardi 7 avril par les Forces Armées Royales par le drone Wing Loong 1.

Il s’agit de la première opération du genre à être médiatisée en raison du grade de la cible.

La presse officielle a pleuré Dah El Bendir, le qualifiant de martyre.

#5 – La séduction à la française, salie par #MeToo

Depuis le début de l’année, rappel The New York Times, un certain nombre d’hommes puissants dans certains des domaines les plus importants de la France ont fait l’objet d’accusations directes et publiques d’abus sexuels et d’insecte. La plupart de ces accusations ont surgi après des années de silence. L’effet a été immédiat, des enquêtes officielles lancées, des accusés ont perdu leur poste et d’autres ont été purement et simplement bannis de la vie publique.

La liste des noms est déjà longue et s’allonge : Gérard Depardieu, la plus grande star de cinéma française, Gérald Darmanin, le puissant ministre de l’Intérieur, Olivier Duhamel, un intellectuel éminent, Richard Berry, un acteur célèbre et PPDA, ancien roi des JT.

Ces accusations ont également conduit à repenser la masculinité française, y compris l’archétype des Français en tant que séducteurs irrésistibles, souligne Natasha Frost, journaliste au NYT.

#6 – Une large campagne appelant au boycott des E.A.U trouve son échos en Arabie Saoudite

Le hashtag مقاطعه_الامارات# ( Boycott des Emirats ) est un trending twitter dans plusieurs arabes depuis mardi 6 avril. Il s’agit de la première campagne digitale de boycott d’un pays arabes jamais lancée sur les réseaux sociaux. Israël et la France ont souvent fais les frais de mobilisations de ce genre.

Les lanceurs de cette campagne ont trouvé le liant idéal : la Palestine et le rapprochement entre MBZ et Netanyahu. Mais les véritables raisons sont d’ordre géopolitique et économique.

Le plus surprenant et que l’analyse de cette campagne révèle que plus de 60% des utilisateurs avaient des adresses IP saoudiennes. Le Yémen, la Libye, l’Algérie et le Koweït viennent après.

La crise en Jordanie, les difficultés dans lesquels est confronté Sissi en Egypte, la reconsidération du dossier iranien sont des signaux d’une reconfiguration en cour de la géopolitique de la région MENA.

[Urgent] – Le Royaume-Unis recommande de ne plus administrer d’AstraZeneca pour les moins de 30 ans

L’agence britannique des médicaments a recommandé ce mercredi de proposer une alternative à son vaccin AstraZeneca aux jeunes de moins de 30ans, à savoir un vaccin de Pfizer ou de Moderna. Une décision qui survient après le décès de 19 personnes sur 79 cas de caillots sanguins identifiés parmi les patients vaccinés avec une première dose du vaccin suédo-britannique.

Alors que Khalid Ait Taleb vient de publier une dépêche rassurante au sujet du vaccin AstraZeneca, l’agence britannique des médicaments, la MHRA (Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency), a recommandé mercredi que les moins de 30 ans se voient proposer une alternative au vaccin d’AstraZeneca, à savoir soit celui de Pfizer, soit celui de Moderna.

Le régulateur britannique a révélé que 19 personnes ayant reçu le vaccin développé par l’université d’Oxford et le groupe anglo-suédois AstraZeneca étaient mortes après avoir développé des formes rares de caillots sanguins, sur un total de 79 cas identifiés au 31 mars. Tout en prenant soin de rappeler que ce nombre devait être rapporté aux plus de 20 millions de doses de ce vaccin injectées outre-Manche à ce jour, rapporte LesEchos.fr

«Le nombre de thromboses est en forte augmentation par rapport aux 4 cas recensés», souligne un précédent rapport de la MHRA datant du 22 mars. En contrepartie, aucun incident de ce type n’a été repéré sur le BioNtech/Pfizer, l’autre vaccin utilisé par le Royaume-Uni. Les 79 cas recensés portaient tous sur des patients n’ayant reçu qu’une première dose du vaccin AstraZeneca (peu de deuxièmes doses ont été administrées), a indiqué la MHRA.

Face à des cas similaires, plusieurs pays ont déjà décidé ces dernières semaines de ne plus administrer ce vaccin en dessous d’un certain âge, comme la France (55 ans), l’Allemagne (60 ans) ou encore le Canada (55 ans), tandis que d’autres ont carrément suspendu son utilisation, comme la Norvège et le Danemark.

Néanmoins, l’agence européenne du médicament maintient que la balance bénéfice/risque de la vaccination avec AstraZeneca dans la prévention de la Covid-19 est positive. Alors que l’université d’Oxford avait annoncé qu’elle suspendait les essais sur les enfants du vaccin développé avec AstraZeneca, dans l’attente de l’avis de l’autorité anglaise du médicament (MHRA).

Pour rappel, 31,7 millions de Britanniques (soit trois adultes sur cinq et 47,3 % de la population totale) ont déjà reçu une première dose de vaccin et 5,6 millions ont bénéficié d’une deuxième.

Au Maroc, plus de 8 millions de doses AstraZeneca ont été administrées à ce jour, ce qui place le Royaume à la huitième position avec 22,3 doses pour 100 habitants. Une campagne qui devrait se poursuivre malgré les délais rallongés de livraison de la commande du vaccin suédo-britannique, après l’assurance du Président de l’Assemblée Nationale Populaire de Chine, Li Zhanshu, ce mercredi, de livrer 10 millions doses de vaccins en Avril/Mai.

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