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Coronavirus

Urgent – Covid : Le Maroc interdit l’entrée sur son territoire à tous les voyageurs provenant de Chine

Compte tenu de l’évolution de la situation et des contacts réguliers et directs avec la Chine, et dans l’intention d’éviter une nouvelle vague d’infection au Maroc et toutes ses répercussions, les autorités marocaines ont décidé d’empêcher tous les voyageurs en provenance de Chine, quelle que soit leur nationalité, d’entrer sur le territoire du Royaume, annoncé un communiqué du Ministère des Affaires Etrangères du Royaume du Maroc.

Cette procédure sera appliquée à partir du 3 janvier 2023 jusqu’à nouvel ordre, précise le ministère dans un communiqué, notant que «le Royaume du Maroc a suivi de près, ces dernières semaines, le développement de la pandémie de la Covid en République Populaire de Chine».

«Cette mesure exceptionnelle n’affecte en rien la forte amitié entre les deux peuples, et le partenariat stratégique entre les deux pays, auquel le Royaume reste fermement attaché» conclut le communiqué.

Des mesures à l’échelle internationale

Les autorités du monde entier imposent ou envisagent d’imposer des restrictions aux voyageurs en provenance de Chine, alors que les cas de COVID-19 augmentent dans le pays suite à l’assouplissement des règles «zéro COVID».

Elles invoquent le manque d’informations de la Chine sur les variantes et s’inquiètent d’une vague d’infections. La Chine a rejeté les critiques concernant ses données COVID et a déclaré qu’elle s’attendait à ce que les futures mutations soient potentiellement plus transmissibles mais moins graves.

La Chine fait face à une explosion des cas de contaminations de cas de Covid-19 depuis la fin de sa stricte politique sanitaire « zéro Covid » . Dimanche dernier, les autorités locales ont annoncé que la commission nationale chinoise de la Santé ne publierait plus les chiffres quotidiens des cas et décès du Covid, les hôpitaux étant surchargés.

Dés mardi, des responsables américains ont expliqué que les États-Unis envisageaient d’ordonner des restrictions d’entrée sur leur territoire aux voyageurs provenant de Chine.

Pays imposant des restrictions aux voyageurs chinois

ÉTATS-UNIS

Les États-Unis imposeront des tests COVID-19 obligatoires aux voyageurs en provenance de Chine à partir du 5 janvier. Tous les passagers aériens âgés de deux ans et plus devront présenter un résultat négatif à un test effectué au plus tard deux jours avant leur départ de Chine, de Hong Kong ou de Macao. Les Centers for Disease Control and Prevention ont également déclaré que les citoyens américains devraient également reconsidérer leurs voyages en Chine, à Hong Kong et à Macao.

BRITANNIQUE

Le Royaume-Uni exigera un test COVID-19 négatif avant le départ des passagers en provenance de Chine à partir du 5 janvier, a indiqué vendredi le ministère de la Santé.

FRANCE

La France demandera aux voyageurs en provenance de Chine de fournir un résultat négatif au test COVID moins de 48 heures avant le départ, ont indiqué vendredi les ministères de la Santé et des Transports.

A partir du 1er janvier, la France effectuera également des tests PCR COVID aléatoires à l’arrivée sur certains voyageurs en provenance de Chine, a déclaré un responsable gouvernemental.

Le PDG de Pfizer épinglé pour ses déclarations «trompeuses» sur les vaccins pour enfants

Le directeur général de Pfizer, Albert Bourla, est dans le collimateur de l’autorité de régulation pour les déclarations qu’il a faites lors d’une interview sur la BBC à la fin de l’année dernière au sujet du vaccin COVID, alors non approuvé, destiné aux jeunes enfants. Ces affirmations auraient été qualifiées de «trompeuses» et de «trop promotionnelles».

C’est la dernière conclusion d’une affaire en cours auprès de l’autorité britannique de réglementation du marketing pharmaceutique, la Prescription Medicines Code of Practice Authority (PMCPA), rapporte The Telegraph.

https://twitter.com/telegraph/status/1596800264161198080?s=61&t=TeXXFD9gu9iWoMJVuY2XBw

Dans une interview accordée à la BBC le 2 décembre 2021, Burla, le patron de Pfizer a déclaré «qu’il n’y a aucun doute dans son esprit que les avantages, absolument, sont en faveur de la vaccination des jeunes âgés de 5 à 11 ans contre le COVID».

Il a ajouté que : «Le COVID dans les écoles est en plein essor […] Cela perturbe, de manière significative, le système éducatif, et il y a des enfants qui auront des symptômes graves.»

Bourla a donné cette interview avant que le vaccin n’ait reçu le feu vert pour être administré aux enfants ce qui signifie que tout ce qui est considéré comme une promotion du vaccin pourrait être considéré comme une violation des règles strictes de commercialisation des médicaments dans le pays.

En fait, ce n’est qu’en février de cette année que le gouvernement britannique a décidé que les enfants âgés de 5 à 11 ans pouvaient se voir offrir le vaccin. Le gouvernement a également laissé la décision de vacciner ou non les enfants entre les mains des parents.

Dans une plainte déposée par UsForThem, un groupe de campagne de parents au Royaume-Uni qui vise à mettre en lumière les dommages causés aux enfants pendant la pandémie, le groupe a déclaré que les commentaires de Bourla étaient «honteusement trompeurs» et «extrêmement promotionnels par nature». L’organisation a fait valoir que l’interview de Bourla enfreignait plusieurs clauses du code de l’Association de l’industrie pharmaceutique britannique (ABPI).

Selon le Telegraph, la PMCPA, qui veille à l’application du code de l’ABPI, a jugé que Pfizer avait enfreint les règles de plusieurs façons, notamment en induisant le public en erreur, en faisant des déclarations non fondées et en ne présentant pas les informations de manière factuelle et équilibrée.

Dans une décision antérieure, la PMCPA avait également conclu que Pfizer avait jeté le discrédit sur l’industrie, encouragé l’utilisation irrationnelle d’un médicament et omis de maintenir des normes élevées, ce qui constitue la partie la plus grave des infractions aux règles.

Mais Pfizer a riposté et a fait appel de ces décisions. En fin de compte, la PMCPA a annulé la plupart des infractions graves, selon le Telegraph.

Un leak inhabituel au Telegraph

La façon dont cette nouvelle est apparue est inhabituelle. Le PMCPA est un organisme d’autorégulation mis en place par l’industrie pharmaceutique, mais il peut appliquer et applique effectivement des sanctions strictes si des entreprises sont jugées en infraction avec ses règles de commercialisation. Dans les cas les plus graves, les conclusions sont publiées dans des revues médicales.

Ces affaires sont toujours téléchargées sur le site du PMCPA et, une fois terminées, elles peuvent être consultées par le public. Mais l’affaire Pfizer – officiellement intitulée AUTH/3591/12/21 – A complaint on behalf of UsForThem v Pfizer – est toujours en cours.

Il semble que les détails aient été communiqués au Telegraph à l’avance, mais à personne d’autre, ce qui n’est pas une pratique habituelle. La PMCPA a déclaré à Fierce Pharma Marketing qu’elle ne pouvait pas dire comment ou pourquoi cette information avait été vue par le Telegraph, mais un porte-parole a déclaré qu’ils «prévoient que le rapport de cas sera publié sur notre site Web avant Noël».

Les États-unis appellent leurs ressortissants en Chine à faire une réserve de 14 jours de médicaments, d’eau et de nourriture

Alors que le nombre de cas de Covid-19 continue d’augmenter en Chine, l’ambassade des États-Unis en Chine a exhorté lundi tous les citoyens américains résidant en Chine de constituer une réserve de 14 jours de médicaments, d’eau en bouteille et de nourriture en prévision d’éventuelles restrictions en cas de pandémie.

Dans un communiqué, l’ambassade des États-Unis a déclaré que la Chine pourrait prendre plusieurs mesures, notamment des quarantaines résidentielles, des tests de masse, des fermetures, des perturbations des transports, des confinements et d’éventuelles séparations familiales, à la suite de la récente augmentation des infections par le virus Covid-19.

«Les États-Unis n’ont pas de priorité plus élevée que la sécurité, la santé et le bien-être des citoyens américains à l’étranger. Nous travaillons activement avec et aidons nos citoyens qui rencontrent des difficultés liées à la récente augmentation des infections au COVID-19 en Chine. Les autorités de la République populaire de Chine (RPC) ont étendu les restrictions de prévention et les mesures de contrôle du COVID-19 au fur et à mesure de l’apparition de foyers», peut-on lire dans le communiqué.

«Ces mesures peuvent inclure des quarantaines résidentielles, des tests de masse, des fermetures, des perturbations des transports, des confinements et d’éventuelles séparations familiales. L’ambassadeur Burns et d’autres représentants de la mission ont régulièrement fait part de nos préoccupations sur bon nombre de ces questions directement aux hauts responsables de la République Populaire de Chine et continueront à le faire. Nous encourageons tous les citoyens américains à conserver une réserve de 14 jours de médicaments, d’eau en bouteille et de nourriture pour eux-mêmes et les membres de leur famille», ajoute le communiqué.

Le Roi Mohammed VI contracte une coronavirus Covid 19 de forme asymptomatique

Le Roi Mohammed VI a contracté une coronavirus Covid 19 de forme asymptomatique, a indiqué ce jour le professeur Lahcen Belyamani, médecin personnel du Souverain.

Par conséquent, le médecin a prescrit une période de repos de Sa Majesté le Roi durant quelques jours, indique un communiqué du professeur Lahcen Belyamani, médecin personnel de Sa Majesté le Roi.

Vacciné et boosté, le directeur de la CIA testé positif au Covid-19

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Le directeur de la CIA, William Burns, 65 ans, a été testé positif au COVID-19 lors d’un test PCR de routine, a annoncé l’agence de renseignement américaine ce jeudi dans un communiqué. Burns a vu pour la dernière fois le président Joe Biden mercredi matin «lors d’une réunion où l’on a respecté la distanciation sociale, et il portait un masque N-95. Leur interaction n’est pas considérée comme un contact étroit tel que défini par les directives du CDC» rassure la CIA.

Le directeur de la CIA, William Burns, rejoint un nombre croissant de personnes dans les hautes sphères du gouvernement américain à avoir été testées positives récemment, écrit Axios. L’attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki, a été testée positive la semaine dernière, et sa principale adjointe, Karine Jean-Pierre, l’a été dimanche.

Dans son communiqué l’agence de renseignement indique que Burns, qui est «entièrement vacciné et ayant reçu les boosts complémentaires» contre le virus, a présenté des «symptômes légers». Il «continuera à exercer ses fonctions» depuis son domicile et «prévoit de retourner au bureau après avoir été isolé pendant cinq jours et avoir été testé négatif».

Burns a tout récemment vu le président Joe Biden lors d’une réunion socialement distante mercredi matin, au cours de laquelle Burns portait un masque N-95, selon la CIA.

«Leur interaction n’est pas considérée comme un contact étroit tel que défini par les directives du CDC, et le directeur Burns partage la nouvelle de son test positif par souci de transparence», a déclaré la CIA.

«J’ai hâte de retourner au bureau dès que possible», a déclaré M. Burns dans ce communiqué.

William Burns, âgé de 65 ans, est un diplomate chevronné qui a fait carrière pendant plus de trois décennies dans la politique étrangère des États-Unis. Il a occupé divers postes de haut niveau au département d’État sous plusieurs administrations, le plus récent étant celui de secrétaire d’État adjoint de l’ancien président Barack Obama.

Burns est le dernier haut fonctionnaire de l’administration à avoir été testé positif au Covid-19 ces derniers jours.

Gouverneur de Floride : «Enlevez vos masques et arrêtez avec ce théâtre de Covid»

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis, visiblement agacé, a réprimandé un groupe d’étudiants pour avoir porté des masques lors d’une conférence de presse mercredi, en disant qu’il était temps de mettre fin à ce qu’il a appelé «ce théâtre COVID».

Ron DeSantis, un farouche opposant aux masques et aux décrets de vaccination anti-Covid, s’est approché d’un groupe d’étudiants et leur a demandé de retirer leurs masques alors qu’ils attendaient l’arrivée du gouverneur républicain à la conférence de presse à l’Université de Floride du Sud à Tampa.

«Vous n’êtes pas obligés de porter ces masques. Je veux dire, s’il vous plaît, enlevez-les. Honnêtement, ça ne fait rien. Nous devons arrêter avec ce théâtre du COVID. Alors si vous voulez les porter, très bien, mais c’est ridicule», a-t-il dit, en laissant échapper un soupir audible et en secouant la tête.

Sa porte-parole, Christina Pushaw, a défendu sur Twitter les propos du gouverneur, écrivant : «Il fallait bien que quelqu’un le dise, après deux ans de propagande qui a terrifié et manipulé les jeunes. Respirez librement, sentez-vous en sécurité et soyez heureux.»

https://twitter.com/ChristinaPushaw/status/1499099001852944387

Dans un deuxième tweet la collaboratrice du gouverneur de Floride fustige les incohérence de certains politiciens. «Pourquoi le Washington Post n’interviewe-t-il pas les parents de ces élèves pour savoir ce qu’ils pensent du port de masque forcé des enfants alors que les politiciens n’en portent pas ?» a-t-elle écrit.

https://twitter.com/ChristinaPushaw/status/1499143901537619974

DeSantis se présente à la réélection et est considéré comme un candidat potentiel du GOP (Parti républicain) à la présidence en 2024. Son opposition aux masques et aux vaccins a attiré l’attention au niveau nationale, et son administration a interdit les décrets présidentiels de masques dans les écoles.

À la fin du mois dernier, les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies ont assoupli leurs directives sur le port du masque, mais ils recommandent toujours le port du masque à l’intérieur dans les zones qu’ils considèrent à haut risque. Le comté de Hillsborough, où se trouve le collège, est considéré comme à haut risque par le CDC.

Critiques sur les réseaux sociaux

L’incident a suscité des critiques à l’encontre de DeSantis sur les médias sociaux.

La représentante Frederica Wilson, une démocrate de Floride, a tweeté : «Honte à vous, gouverneur DeSantis, pour avoir réprimandé des étudiants qui ont choisi de porter des masques et pour avoir qualifié la pandémie actuelle de #Covid de théâtre».

L’armée américaine abandonne le port du masque au Pentagone

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L’armée américaine a déclaré mercredi 2 mars qu’elle n’exigeait plus le port de masques à l’intérieur des bâtiments du Pentagone, suite aux nouvelles directives sur le COVID-19 émises par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

À compter de ce mercredi, les masques ne sont plus requis à l’intérieur du Pentagone, selon un communiqué du ministère de la Défense. «Les personnes peuvent porter un masque si elles le souhaitent».

En outre, le Pentagone – où travaillent environ 20 000 employés militaires et civils – a abaissé son niveau de protection de la santé dans le bâtiment à «Bravo», ce qui permet un taux d’occupation de 50 % dans le bâtiment ainsi que «plus d’options pour s’asseoir dans l’aire de restauration».

L’annonce du Pentagone fait suite à des mesures similaires prises par la Maison-Blanche. D’ailleurs, les législateurs n’ont pour la plupart pas porté de masque lorsqu’ils ont assisté au premier discours sur l’état de l’Union prononcé par le président Biden au Capitole mardi soir.

La Chambre des représentants a rendu, ce mardi, le port du masque facultatif dans tout le complexe du Capitole, quel que soit le statut vaccinal, tandis que la Maison Blanche a mis fin à l’obligation de porter un masque pour les employés entièrement vaccinés.

Ces décisions interviennent après que le CDC a assoupli vendredi dernier sa recommandation de porter un masque pour la plupart des Américains, en indiquant que les personnes vivant dans des communautés où les niveaux de COVID-19 sont « faibles » ou « moyens » n’ont pas besoin de se couvrir le visage.

La région de Washington, D.C., se situe au «niveau vert», selon les mesures du CDC, ce qui signifie que la transmission du COVID-19 est faible.

Bonne nouvelle : Ouverture de l’espace aérien le 7 février 2022

Le gouvernement a annoncé jeudi la réouverture à partir du 7 février 2022 de l’espace aérien aux vols au départ et à destination du Maroc.

Avec MAP

Cette décision intervient conformément aux dispositions juridiques relatives à la gestion de l’état d’urgence sanitaire et suite aux recommandations de la commission scientifique et technique et prenant en considération l’évolution de la situation épidémiologique dans le Royaume, précise le gouvernement dans un communiqué.

Pour accompagner la mise en oeuvre de cette décision, une commission technique se penche actuellement sur l’examen des mesures à adopter au niveau des postes frontières et les conditions requises pour les voyageurs, qui seront annoncées ultérieurement, indique la même source.

Réitérant son appel aux citoyennes et citoyens à poursuivre le respect strict de l’ensemble des mesures préventives et des directives des autorités publiques à ce sujet, le gouvernement invite à prendre rapidement les doses prévues et à parachever le schéma vaccinal, notamment par la troisième dose, comme comportement traduisant la “solidarité nationale” pour faire face à cette pandémie.

Nasser Bourita donne une leçon magistrale de communication à Aziz Akhannouch (Vidéo)

Dans son intervention au parlement lundi 24 janvier 2022, Nasser Bourita a exposé de manière sereine et convaincante la position de L’Etat marocain au sujet de l’ouverture des frontières. Une performance qui contraste avec les gravissimes explications du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors de son entretien télévisé sur les 100 jours du gouvernement.

C’est une véritable leçon de communication qu’a donné le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita au Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch, à l’occasion de son intervention au parlement ce lundi 24 janvier 2022.

Le Chef de la diplomatie marocaine a réussi à expliquer de ma manière sereine, logique, scientifique et politique l’imbroglio de la fermeture des frontières du Royaume suite à la vague Omicron qui a touché le pays.

«L’ouverture des frontières est importante mais demeure liée à la garantie des conditions nécessaires, à même de préserver la santé des visiteurs et des citoyens marocains» a rassuré Bourita avec son ton de voix le plus calme.

Il marque une pause et sort la carte de la souveraineté de décision :« Chaque pays adopte ses propres mesures selon sa situation épidémiologique». Une affirmation qui déstabiliserait tout réfractaire.

Bourita a fait remarquer que la question d’ouverture des frontières est actuellement en cours de discussion, relevant que «le Maroc surveille le développement de la situation épidémiologique dans les pays ayant ouvert leurs frontières et décidera de ce qui pourra être entrepris».

Cette intervention plutôt réussie de Bourita contraste avec le triste spectacle que nous livré le Chef de Gouvernement le 19 janvier dernier, à l’occasion de son entretien télévisé sur les 100 jours du gouvernement.

Interrogé sue le même sujet par Abdellah Tourabi, Aziz Akhannouch a fait du Abdelilah Benkirane, mesquineries, victimisation et messages empoisonnés à destination du palais.

«Au gouvernement nous nous posons les mêmes questions que vous (pourquoi garder les frontières fermées, ndlr). Mais mois je reçois les directives de la commission scientifique et de la commission ministérielle que je suis obliger d’appliquer sans avoir d’explications», s’est-il hasardé à répondre alors même que l’émission était préenregistrée avec une armada d’équipe de communication qui veillait au grain.

La sagesse et la finesse dont a fait preuve Nasser Bourita ce mardi, conforte l’impression générale sur les sérieux handicaps dont souffre Aziz Akhannouch pour mener à bien et à son terme son mandat de Chef de Gouvernement.

Akhannouch sur la télé : un naufrage médiatique et politique

Pour son premier grand oral à la télévision publique depuis sa nomination, Aziz Akhannouch n’a pas réussi ni à rassurer les marocains ni à les convaincre du bilan de ses 100 jours à la tête du gouvernement. Coincé dans un décor exigu, inconfortable et vieillot, déstabilisé par un duo de journalistes hétérogène, le Chef de gouvernement a livré un discours titubant, hésitant, fragile et imprécis dans une langue non articulée, un débit haché et des phrases truffées de francisime. Un naufrage médiatique et politique en différé qui n’annonce rien de bon.

Ce qui était sensé être le grand oral du Chef du Gouvernement, 129 jours après sa nomination, s’est transformé en un naufrage médiatique. L’interview a en effet a suscité un sarcasme général sur les réseaux sociaux et dans les salons privés. Les réactions ont été unanimes, une prestation médiocre et un exercice de communication complaisant et un journalisme couché.

Le rendez-vous tant attendu était déjà mal parti, quand des fuites ont révélé que l’entretien n’allait pas être en direct et que l’enregistrement était prévu pour la veille de la diffusion. Un détail que les chaines concernées ont omis de mentionner.

D’ailleurs, dans un post Facebook du journaliste Abdellah Tourabi annonçant l’entretien qu’il allait mener avec son confère d’Al Aoula, les 143 commentaires qu’il a reçu donnaient un aperçu réel du pouls de la rue.

Lumière, montage, fauteuil, disposition, cadre, Akhanouch a eu tout faux

C’est un retour en arrière assez consternant. La lumière, l’espace et la disposition de l’interviwé et des journalistes ont installé une ambiance où il flottait comme un « petit parfum » des années soixantes. Quand à l’arrière plan, les murs, le fauteuil et la petite table ont formé une pâle et indécente copie du décor des audiences royales.

Le culte de la personne, la mégalomanie et l’incompétence des conseillers ont ruiné d’emblée l’image de celui qui veut réformer et modérniser le pays.

Par ailleurs, quand bien même l’émission était enregistrée, son montage a curieusement laissé passer des plans en défaveur du Chef de gouvernement et des journalistes. A plusieurs reprises la caméra montrait Akhannouch relire son anti-sèche et fixer les journalistes d’une drôle de manière et gardait un grand plan sur Abdellah Tourabi souvent agacé par l’immaturité de son confrère.

Yassine El Idrissi, une erreur de casting

Ce parachuté à la tête de la direction de l’information à Al Aoula, à la place de la journaliste chevronnée Fatima El Baroudi, a démontré hier qu’il n’a rien compris à sa mission et qu’il ne pigeait absolument rien en communication politique.

Son visage et sa posture de bisounours inoffensif, sa voix suave, sa bonne maitrise de la langue arabe et son débit fluide ont certainement dû jouer en sa faveur pour être choisi par un Akhannouch tétanisé. Et c’est là où a résidé le piège dans lequel est tombé le Chef du gouvernement et son équipe de communication.

Ssi Aziz n’avait pas besoin qu’on le caresse dans le sens du poile.

Ssi Aziz avait besoin de crédibilité, de puissance et d’assurance. Tout le contraire de ce que ne lui a apporté le journaliste d’Al Aoula.

Yassine El Idrissi a surtout manqué d’humilité. Il voulait briller face au Chef du gouvernement et imposer sa stature de directeur.

Ses moues approbateurs, l’abscence de contradiction, les perches tendues à répétition ont vidé l’exercice de toute crédibilité. Normal, il vient d’une école du journalisme de déférence où l’idée d’un questionnement incisif n’est pas du tout dans ses mœurs professionnelles. Tout le contraire de son ainé Abdellah Tourabi, un professionnel de la communication politique, qui sait gérer les distances, placer les curseurs et adopter un ton dynamique et crédible.

Dans une séquence embarrassante, El Idrissi, porté par son ambition et pensant détendre l’atmosphère, va s’aventurer dans un exercice qui va déstabiliser Akhannouch et lui faire perdre le fil de ses idée.

Voulant marquer son territoire et démontrer qui menait le jeu dans cet entretien et qui était le plus gradé des deux, il va se précipiter pour poser sa question de génie :«Que pensez-vous de la performance de l’équipe nationale à la CAN ?».

Ça n’a pas raté. Le Chef du gouvernement qui était entrain de relire une dernière fois son anti-sèche, répond certes mais rate son entrée dans le sujet de son bilan, en balbutiant la phrase que ses conseillers lui sont demandé de dire pour qualifier ses 100 premiers jours de son action gouvernementale.

Yassine El Idrissi a été contre-productif. Une erreur de casting qu’Akhannouch a payé au prix fort.

Du candidat conquérant au Chef de Gouvernement impuissant

Aziz Akhannouch a fait une campagne électorale presque sans faute. Fruit de quatre années de préparation, le candidat s’est montré surtout dans la dernière ligne droite avant le scrutin, confiant, conquérant et transformé.

Un état de fait vérifiable dans son intervention dans l’émission «Studio Intikhabate» de Ridouane Erramdani. Un passage qui a d’ailleurs pesé dans la course électorale.

Depuis, Aziz Akhannouch fuit les médias. Surtout après l’éclatement de plusieurs polémiques dès les premières semaines de l’installation de son gouvernement: la claque royale de la destitution de Nabila Rmili; népotisme des ministres et des élus; limitation d’âge de l’accès aux métiers d’enseignement; pass sanitaire; gabegie de son amie Fatim-Zahra Ammor en Espagne.. etc.

129 jours après, on s’attendait à ce que le Chef de Gouvernement fasse preuve de combativité, de résilience et de leadership à l’occasion de ce qu’on pensait aller être son grand oral. Il n’en est rien de tout cela.

L’intervention de Aziz Akhannouch avait pour but de rassurer les Marocains angoissés à l’idée de ne pas savoir où va le pays, dans un contexte d’accumulation de menaces exogènes et endogènes et ce depuis l’avènement de la pandémie. Mais également renouveler l’appel à la responsabilité de toutes les forces vives pour réussir la reprise économique.

Cet entretien a probablement contribué à l’exact l’inverse tant le Chef de Gouvernement est apparu titubant, hésitant, fragile et imprécis. Contrairement à son passage chez Erramdani il y a 4 mois et demi, il n’a à aucun moment imposé son rythme. Il s’est laissé enfermer dans le doux piège de l’impuissance, que lui a a tendu Yassine El Idrissi.

Qu’est donc t-il arrivé à Akhannouch ?

A-t-il perdu la foi ? Se sent-il menacé ? A-t-il été violemment secoué par le palais suite à ses contreperformances ? Ou tout simplement s’est-t-il rendu comte qu’il n’avait pas les épaules pour assumer ses responsabilités gouvernementales ?

Des interrogations légitimes au vu des énormités qu’il a formulé ce mercredi soir.

D’emblée, première question, première grosse bourde de communication et premier signe de l’état d’incertitude mentale du Chef du Gouvernement. Au sujet du bilan des 100 jours, il déclare «Nous avons donné le signal que nous allons être un gouvernement qui respecte ses engagements» Sic!

Un constat d’échec qui constituera le fil rouge de tout l’entretien.

Par ailleurs, alors que nous avons cru que le temps des mesquineries, de la victimisation et des messages empoisonnés à destination du palais était révolu avec le fin de l’ère Benkirane, voilà que Aziz Akhannouch s’y met lui aussi.

Moment le plus critique de plus d’une heure d’émission, et qui ne manquera pas d’alimenter les discussion des salons fermés, c’est quand il est interrogé par Abdellah Tourabi sur le sujet de la fermeture des frontières qui commence à peser sur l’économie, il répond par ceci : «Au gouvernement nous nous posons les mêmes questions que vous (pourquoi garder les frontières fermées, ndlr). Mais mois je reçois les directives de la commission scientifique et de la commission ministérielle que je suis obliger d’appliquer sans avoir d’explications».

Clairement, Aziz Akhannouch dit sur deux chaines nationales, qu’il ne fait qu’exécuter, sans être forcément d’accord et sans se poser de questions, les directives du palais.

Durant l’entretien, le Chef de Gouvernement a implicitement exprimé sa propre compréhension de sa mission en répétant à maintes reprises qu’il était là pour appliquer la loi.

Une conviction qui va lui interdire de répondre de manière positive et constructive sur une interpellation des journalistes au sujet de la crise des enseignants. En effet, alors qu’il venait de signer le jour même, un important accord avec les syndicats grâce au travail laborieux de Chakib Benmoussa, il a choisi la piste défensive : «Les gens ont le droit de manifester contre une décision gouvernementale. Ça se passe partout pareil dans le monde entier. Mais nous, nous sommes là pour applique la loi».

Primo, il a raté l’occasion de surfer sur sa réalisation phare de son gouvernement et qui touche le dialogue social après celle de l’adoption de la loi des finances dans les délais, et de driver l’entretien tout en gagnant de précieuses minutes sur un sujet positif.

Secundo, la mission principale de l’exécutif élu n’est pas de faire appliquer la loi, c’est d’agir sur la loi, créer la loi, améliorer la loi. Exercer le pouvoir n’est pas le bâton. Le pouvoir du mandat du Chef du Gouvernement est d’élaborer les politiques publiques et de les mettre en place. De collecter les impôts, construire des budgets et les administrer. Faire appliquer la loi est le métier de MM Hammouchi , Abdennabaoui et Daki.

Akhannouch arrivera-t-il au bout de son mandat ?

Interrogé par Abdellah Tourabi sur le déficit de communication du gouvernement durant ses 100 premiers jours, Akhannouch, sur la défensive, va sortir cette absurdité : « On sortait d’une campagne électorale lourde qui pour la première fois a concentré aussi bien les municipales que les législatives. Je devais de surcroît juste après ma nomination de former le gouvernement, travailler sur la loi des finances et sur la charte gouvernementale. Ça nous a pris 2 mois».

Le Chef de Gouvernement avoue que les élections l’ont épuisé et qu’il s’est consacré exclusivement durant deux mois à l’installation de son gouvernement. Sachant qu’à date d’aujourd’hui il n’a pas encore réussi à faire nommer ses ministres délégués.

Dans son argumentaire et sans se rendre compte, il va livrer des indices sur les raisons de l’échec de sa communication.

Akhannouch était convaincu, que les points de presse hebdomadaires du Conseil du gouvernement, ses interventions au parlement et ses activités partisanes suffisaient pour communiquer sur ses réalisations. Il ne voyait pas d’utilité de risquer de s’adresser aux médias en dehors de ces cadres de communications officiels.

Ce n’est qu’après la levée des boucliers médiatiques et la pression totale qu’il a eu pour communiquer sur son bilan, qu’il a poussé ses ministres à se montrer, a fait taire son porte-parole et a lancé une nouvelle stratégie de communication digitale.

Aziz Akhannouch a subit la pression au lieu de la gérer

Comme l’a écrit le journaliste Khalid Tritki sur son compte Twitter, les 100 jours est une bid3a occidentale que le Chef de gouvernement fallait aborder sans pression.

«Une vérité à ne pas oublier: les seules réalisations du gouvernement sont: la gestion de la pandémie et la loi des finances. Nous n’avons pas au Maroc les mêmes mécanismes de fonctionnement que les régimes démocratiques et surtout leur célérité d’exécution.» a-t-il écrit.

Et de poursuivre «le grand problème de ce gouvernement est son choix de communication. Il fait l’autruche quand il faut être visible et sort avec fracas pour ne rien dire. Et tout ce que je peux lui conseiller, pour le salut de mes concitoyens fragiles et naïfs, et surtout pour gagner la confiance des sceptiques et indécis, est de changer de stratégie, contenant et contenu.»

D’autres commentaires se sont focalisés notamment sur le bilan et les réalisations. Omar El Hyani élu FGD a posté une liste de huit mesures qu’il estime que le gouvernement aurait du prendre. Parmi elles, figurent entre autres la grâce pour les détenus dits politiques, annulation des agréments de transport et de pêche, et retour à l’Heure légale du Royaume (GMT).

https://twitter.com/Omar_H_/status/1484105604042039297

Entre la CAN, Omicron, le francisime d’Akhannouch et l’insipidité de Yassine El Idrissi, il est certain que l’entretien du Chef du Gouvernement constitue un non-évènement chez le Marocain moyen.

Toutefois, auprès des lettrés, des leaders d’opinion des chancelleries internationales, le doute sur la capacité de l’actuel gouvernement à mener à bien son mandat s’est confirmé.

Passé la période de grâce, le Roi Mohammed VI viendra-t-il au secours du Chef du Gouvernement par un énième coup de pouce ? La nomination des secrétaires d’Etat sera-t-elle l’occasion d’opérer un remaniement ministériel ? Aziz Akhannouch réussira-t-il à se relever après ce faux départ ?

L’avenir nous le dira.

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