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Barack Obama

L’USAID prône une nouvelle révolution mondiale de la dignité

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A l’occasion d’un événement co-organisé par le National Press Club et Freedom House, le 7 juin dernier à Washington, Samantha Power, administratrice de l’USAID, a appelé a étendre «une révolution de la dignité dans le monde entier». Il est à rappelé que cette ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies, milite depuis plus de vingt ans pour le droit d’ingérence dans les pays dits autocratiques.

Ci-après, les cinq points saillants de ce discours qui annoncent la volonté des États-unis à réimaginer l’approche de l’USAID en matière de soutien à la démocratie dans le monde.

L’administratrice de l’USAID, Samantha Power, a prononcé le 7 juin dernier, au Ballroom du National Press Club à Washington, un discours de politique générale d’une importance majeure.

L’ex-ambassadrice à l’ONU Samantha Power et militante de la diplomatie humanitaire, nommée par Biden à la tête de l’agence chargée de l’aide publique au développement USAID, a déroulé une feuille de route en cinq points pour le renouveau démocratique dans le monde.

L’administratrice de l’USAID a expliqué que, malgré les tendances au recul de la démocratie et à la montée des autocraties, le moment est venu pour les États-Unis et les autres partisans de la démocratie de s’unir dans la poursuite d’un monde plus libre et plus prospère.

«Pour étendre une révolution de la dignité dans le monde entier, nous devons réimaginer notre approche pour renforcer la démocratie mondiale» a-t-elle souligné.

Samantha Power, annonce également que dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le renouveau démocratique, l’USAID a lancé une série d’efforts en matière de politique et d’assistance étrangère afin «d’étendre et de moderniser la manière dont les États-Unis soutiennent la démocratie, défendent les droits de l’homme et combattent la corruption à l’étranger».

«En dépit de 16 années de déclin démocratique et de la montée de l’autoritarisme dans le monde, le moment présent offre une occasion cruciale d’inverser ces tendances et de créer un avenir plus démocratique, pacifique et prospère» a-t-elle poursuivit.

Power a expliqué comment les «nations libres» du monde, les institutions multilatérales, les partenaires du secteur privé et les sociétés civiles peuvent démontrer que les démocraties sont à la hauteur de ce que «les autocraties ne pourront jamais faire», et relever les défis auxquels nous sommes confrontés, de l’insécurité alimentaire au changement climatique en passant par le COVID-19.

Voici cinq points saillants tirés de son discours sur la façon dont l’USAID compte soutenir les pays du monde entier en réinventant les règles du jeux standards de la démocratie.

1. Prouver que les démocraties sont efficaces

Nous avons là une importante opportunité à saisir. Les preuves que nous recherchons, qui attestent que les autocraties sont plus faibles et moins capables que les démocraties, ne figurent pas seulement dans les publications universitaires sur lesquelles nous travaillons… elles se déroulent sous nos yeux.

– Samantha Power

Dans son discours, l’administratrice de l’USAIF Samantha Power a cité des exemples tels que la guerre brutale de Poutine contre l’Ukraine et la réponse de la République populaire de Chine à la pandémie de COVID-19 pour souligner qu’aujourd’hui, l’histoire révèle que les autocraties sont plus faibles, moins capables et moins aptes à servir leur peuple que les démocraties.

Mme Power a assuré que les partenariats pour le développement démocratique de l’USAID iront au-delà de l’aide traditionnelle à la démocratie, en s’associant à des gouvernements «réformistes» pour intégrer les pratiques démocratiques dans les efforts de développement et répondre aux besoins matériels les plus pressants de la population locale afin de contribuer à démontrer que la démocratie peut apporter des avantages tangibles.

2. Mettre en évidence les «points forts» de la démocratie

Nous devons cimenter les progrès dans les points lumineux démocratiques qui existent en ce moment, aider les gens à lutter contre l’autoritarisme numérique, et mettre en lumière les oligarques et les autocrates qui cachent leurs biens mal acquis dans des coins sombres, et ce avec une grande sophistication.

– Samantha Power

«En Afrique du Sud, des élections démocratiques ont permis de surmonter des décennies d’apartheid écrasant. En Corée du Sud, une guerre beaucoup plus courte mais tout aussi dévastatrice a laissé place à des réformes modernes et démocratiques» a affirmé Samantha Power. Et plus récemment, les citoyens moldaves ont élu leur première femme présidente en 2020 et se sont attachés à élire des dirigeants pro-démocratie et anti-corruption au sein de leur parlement.

«Au lieu de voir les démocraties naissantes s’élever puis vaciller – pensez au Soudan ou à de nombreux pays du printemps arabe de 2011 – l’USAID prévoit de soutenir ces démocraties naissantes par des actions qui aideront les réformateurs à agir rapidement et à montrer des résultats concrets» affirme l’administratrice.

«Il s’agit notamment d’alléger la dette, d’intervenir d’urgence dans le domaine de la santé, de mettre en place un solide filet de sécurité sociale et d’injecter des compétences bureaucratiques» explique-t-elle.

Et d’ajouter : «L’USAID a l’intention d’attirer l’attention sur ces démocraties et, avec ses partenaires, de soutenir ces réussites et de partager les stratégies avec d’autres pays qui cherchent à suivre la même voie».

3. Combattre la désinformation par la démocratie numérique

Nous devons aider les gens à lutter contre la propagande numérique et les systèmes de surveillance que les autocraties et les démocraties moins bien établies utilisent pour agresser les citoyens à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières.

– Samantha Power

L’USAID et la New America Foundation vont réunir des technologues, des universitaires, des experts de la société civile et d’autres personnes pour élaborer un code d’éthique qui donne des instructions sur le respect des valeurs démocratiques et des droits de l’homme, et que devraient suivre ceux qui promeuvent la démocratie dans la sphère numérique.

«De la même manière que les médecins s’engagent à ne pas nuire, les technologues doivent développer un ensemble d’idéaux communs qui leur sont chers», a-t-elle déclaré.

La nouvelle initiative «Advancing Digital Democracy» de l’USAID et la Coalition for Securing Election Integrity auront pour objectif d’aborder cette question, alors que les autoritaires font de la technologie et des données un champ de bataille dans la lutte pour la démocratie.

4. Soutenir les journalistes d’investigation

L’automne dernier, nous avons annoncé la création d’un fonds d’assurance pour les journalistes d’investigation, «Reporters Mutual». Ce que nous avons appris par une étude actuarielle depuis le lancement, c’est que les choses étaient pires que nous le soupçonnions.

– Samantha Power

Les journalistes d’investigation sont trois fois plus souvent poursuivis en justice que les autres journalistes, ce qui les rend inassurables sur le marché commercial. L’USAID apporte son expertise et des fonds de démarrage pour lancer «Reporters Mutual», un fonds mondial destiné à protéger les journalistes d’investigation contre les poursuites pour diffamation. Le fonds, qui sera opérationnel l’année prochaine, fournira une assurance pour couvrir le coût de la défense des journalistes contre les poursuites visant à réduire au silence leurs reportages.

5. Réinventer les règles du jeu

Nous devons faire la lumière sur les coins sombres où la corruption prospère et où les oligarques cachent leurs richesses volées. …Cette nouvelle réalité exige que l’USAID transforme son travail de lutte contre la corruption pour être plus avisé et moins cloisonné par pays. Nous construisons des coalitions de réformateurs au-delà des frontières, des secteurs et des idéologies.

– Samantha Power

Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour le renouveau démocratique du Sommet 2021 pour la démocratie, l’USAID a lancé une série d’efforts en matière de politique et d’assistance à l’étranger pour étendre et moderniser la manière dont les États-Unis soutiennent la démocratie, défendent les droits de l’homme et combattent la corruption à l’étranger.

L’Agence élabore actuellement un guide de dékleptification – un manuel destiné à aider les pays à effectuer la difficile transition de la kleptocratie (définie comme un gouvernement qui utilise la corruption pour obtenir et exercer le pouvoir politique) vers la démocratie. S’inspirant des exemples de la Roumanie, de la République dominicaine et de l’Afrique du Sud, le guide fournira des conseils aux réformateurs sur la manière d’éradiquer la corruption et de mettre en œuvre des mesures radicales de transparence et de responsabilité dans des fenêtres d’opportunité historiques, rendant ces réformes plus difficiles à inverser.

Samantha Power : la théoricienne d’Obama du droit d’ingérence et de l’interventionnisme armé

Samantha Power est considérée comme le leader des « faucons libéraux », ces démocrates favorables à des interventions militaires tous azimuts afin d’affirmer la suprématie des États-Unis sur le reste du monde. Une sorte d’alter-égo des « néo-conservateurs » dans la promotion de l’interventionnisme de « l’Empire américain ». Durant une audition devant le Sénat américain, en juillet 2013, elle fait une déclaration qui marquera à jamais sa doctrine. Après avoir dénoncé «la discrimination dont Israël fait l’objet à l’ONU» et en promettant de «travailler sans relâche pour le défendre», elle dit : «Ce pays est le plus grand pays du monde. Je ne m’excuserai jamais pour l’Amérique». ( Lire article The Samantha Power Doctrine par sur The New Yorker, le 15 décembre 2014).

Diplômée de droit à Yale, elle entame sa carrière en tant que journaliste sportif à CNN. Elle intègre plus trad Carnegie Endowment for International Peace comme assistante de Morton Abramowitz, qui siégeait en tant qu’administrateur de la National Endowment for Democracy, la face légale de la CIA.

Durant la guerre de Bosnie-Herzégovine elle devient reporter bénévole pour le Boston Globe, The Economist, New Republic et U.S. News and World Report.

Après la guerre, elle reprend ses études à Harvard, à l’École Kennedy de Gouvernement, où elle crée, en 1998, le Centre Carr pour la politique des Droits de l’homme.

Elle remporte le prestigieux Prix Pulitzer pour son livre de 2002 Un problème de l’enfer : l’Amérique et l’âge du génocide (A problem from Hell : America and the Age of Genocide), dans lequel elle critique la timidité américaine face aux génocides dans le monde et théorise le droit d’ingérence.

Samantha Power a rejoint l’équipe de transition du département d’État de Barack Obama à la fin du mois de novembre 2008. Elle a été assistante spéciale du président et directrice principale des affaires multilatérales et des droits de l’homme au Conseil de sécurité nationale de janvier 2009 à février 2013.

En avril 2012, Obama l’a choisie pour présider un conseil de prévention des atrocités nouvellement créé.

En tant qu’ambassadrice des Nations unies, Power s’est concentrée sur des questions telles que la réforme des Nations unies, les droits des femmes et les droits des LGBT, la liberté de religion et les minorités religieuses, les réfugiés, la traite des êtres humains, les droits de l’homme et la démocratie, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, au Soudan et au Myanmar.

On considère qu’elle a été une figure clé de l’administration Obama en persuadant le président d’intervenir militairement en Libye.

En 2016, elle a été classée par Forbes comme la 41e femme la plus puissante du monde.

En janvier 2021, Joe Biden l’a nomme à la tête de l’USAID. Sa nomination a été confirmée par le Sénat américain le 28 avril 2021.

Puneet Talwar, diplomate de guerre d’Obama, candidat au poste d’ambassadeur de Washington à Rabat

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La Maison Blanche s’est enfin décidée de nommer un ambassadeur au Maroc, depuis le départ de Dwight L. Bush la veille de l’investiture de Donald Trump. En effet, le Président Joe Biden a annoncé ce vendredi son intention de nommer Puneet Talwar au poste d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats-Unis auprès du Royaume du Maroc. Un diplomate chevronné connu pour être le diplomate de guerre de Barack Obama et qui avait collaboré avec Biden alors qu’il était vice-président des États-unis. Dans la foulée le président américain a choisi un ancien des «Marines», spécialiste de l’Irak et de lutte contre le terrorisme.

Le Président américain Joseph R. Biden Jr. a annoncé vendredi son intention de nommer Puneet Talwar au poste d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire des Etats-Unis auprès du Royaume du Maroc.

Dans un communiqué, la Maison Blanche a déclaré que Puneet Talwar a occupé des postes de haut niveau en matière de sécurité nationale et de politique étrangère au Département d’Etat, à la Maison Blanche et au Sénat des Etats-Unis.

Puneet Talwar est actuellement conseiller principal au département d’État. Auparavant, il a occupé les fonctions de secrétaire d’État adjoint aux affaires politico-militaires, d’assistant spécial du président et de directeur principal au Conseil national de sécurité, ainsi que de membre du personnel professionnel principal de la commission des relations extérieures du Sénat des États-Unis.

Talwar a également occupé des postes clés à la Chambre des représentants des États-Unis et au Policy Planning Staff du département d’État.

Le diplomate de guerre d’Obama

Puneet Talwar a été nommé secrétaire d’État adjoint pour le Bureau des affaires politico-militaires le 9 avril 2014, sous le président Barak Obama. Sa nomination est survenue deux mois avant l’annonce de Daech du « rétablissement du califat » dans les territoires sous le contrôle en Irak et en Syrie, de l’adoption de nom d’« État islamique » et de la proclamation de son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, « calife et successeur du prophète de l’Islam.

Durant le mandat Obama, le secrétaire adjoint Talwar a géré plusieurs composantes essentielles de la politique étrangère des États-Unis, notamment le maintien des relations du département d’État en matière de sécurité mondiale, la fourniture d’une assistance internationale en matière de sécurité, la négociation d’accords internationaux en matière de sécurité et la mise en œuvre de l’initiative d’Obama de réforme du contrôle des exportations.

Le future ambassadeur de Washington à Rabat a été également le principal agent de liaison du département d’État avec le département de la défense. De 2009 à 2014, Talwar a occupé le poste d’assistant spécial du président et de directeur principal pour l’Irak, l’Iran et les États du Golfe au Conseil national de sécurité de la Maison Blanche.

De 1995 à 1999 et de 2001 à 2008, Talwar a été le conseiller principal pour le Moyen-Orient du vice-président Biden au sein de la commission des affaires étrangères du Sénat. Il a également fait partie du personnel de planification politique du département d’État de 1999 à 2001 et a été conseiller en politique étrangère à la Chambre des représentants.

En dehors du gouvernement, il a été Senior Fellow à l’Asia Society Policy Institute, chercheur invité au Penn Biden Center de l’Université de Pennsylvanie, conseiller de l’ONG de résolution des conflits Inter Mediate et chercheur non résident au Center for Security Studies de l’Université de Georgetown.

Talwar a obtenu un B.S. en ingénierie de l’université Cornell et un M.A. en affaires internationales de l’université Columbia. Il est membre du Council on Foreign Relations et est originaire de Washington, DC.

Dans la foulée, Biden propose Timmy Davis au poste d’ambassadeur auprès du Qatar

Joe Biden a également annoncé son intention de nommer Timmy Davis, au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de l’État du Qatar.

Timmy T. Davis, membre de carrière du Senior Foreign Service avec le grade de conseiller, a récemment occupé le poste d’assistant exécutif du secrétaire d’État. Avant cela, Davis a été consul général des États-Unis à Basrah et dans le sud de l’Irak. Ses missions à l’étranger incluent Guatemala City au Guatemala ; Najaf en Irak ; Canberra en Australie ; et Bogota en Colombie.

Ses affectations nationales comprennent un poste d’officier de surveillance principal au centre d’opérations du département d’État, un poste d’assistant spécial du secrétaire d’État, un poste de directeur pour l’Irak au Conseil national de sécurité, un poste de chef de cabinet adjoint de l’envoyé présidentiel spécial pour la lutte contre le terrorisme, un poste de conseiller principal du conseiller du département, un poste de chef de cabinet du sous-secrétaire aux affaires politiques et un poste de chef de cabinet par intérim du département d’État.

Timmy T. Davis, est titulaire d’un Distinguished Honor Award et de plusieurs Superior and Meritorious Honor Awards, a également reçu le Ryan C. Crocker Award for Outstanding Leadership in Expeditionary Diplomacy du département d’État, ainsi que le William R. Rivkin Award for Constructive Dissent de l’American Foreign Service Association.

Originaire de Virginie, Davis est lauréat de l’université de l’Alabama. Il a servi dans le corps des Marines des États-Unis pendant près de dix ans, notamment lors d’opérations dans la Corne de l’Afrique et en Irak, avant de rejoindre le service extérieur. Il parle espagnol et arabe.

Tollé après le refus de Trump de s’engager à transmettre pacifiquement le pouvoir

Donald Trump s’attirait jeudi des réactions outrées jusque dans son camp républicain après avoir refusé de promettre un transfert pacifique du pouvoir si son rival Joe Biden l’emportait lors de la présidentielle américaine du 3 novembre, certains le comparant à un dictateur.

Avec AFP

Allié du président, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s’est senti obligé de réaffirmer aux Américains que le résultat du scrutin serait respecté.

«Le vainqueur de l’élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier» comme prévu, a tweeté le conservateur. «Il y aura une transition en bon ordre comme tous les quatre ans depuis 1792», date de la deuxième élection présidentielle des Etats-Unis avec un mandat de quatre ans.

Sa grande ennemie, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est, elle, scandalisée.

Il faut «lui rappeler: vous n’êtes pas en Corée du Nord, vous n’êtes pas en Turquie, vous n’êtes pas en Russie M. le président. Et d’ailleurs, vous n’êtes pas en Arabie saoudite. Vous êtes aux Etats-Unis d’Amérique. Nous sommes une démocratie», a-t-elle martelé en conférence de presse.

Dans un contexte tendu, à moins de six semaines de l’élection dans une Amérique profondément divisée, le tollé est né d’un court commentaire mercredi soir de Donald Trump, qui joue régulièrement avec l’idée de ne pas reconnaître les résultats de l’élection. Il avait formulé la même menace lors du scrutin de 2016 qu’il avait remporté face à Hillary Clinton.

En réponse à une question, le président a refusé de s’engager à garantir un passage sans violence du pouvoir, quel que soit le résultat de l’élection qui l’opposera au démocrate Joe Biden.

«Il va falloir que nous voyions ce qui se passe», a-t-il répondu lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

Ces transferts de pouvoir sont un pilier de la démocratie américaine. Et donnent traditionnellement lieu à des échanges courtois, parfois touchants et empreints de dignité même entre partis rivaux, comme lorsque George W. Bush avait laissé une lettre à Barack Obama en 2009.

Une élection entre Donald Trump et la démocratie

Actuellement en retard dans les sondages, le président républicain se plaint régulièrement des conditions d’organisation du scrutin et affirme que le vote par correspondance est source de fraudes potentielles. Cette assertion n’est pas démontrée, mais le vote par courrier devrait être beaucoup plus utilisé cette année du fait de la pandémie de Covid-19.

Jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche a réaffirmé que Donald Trump «acceptera(it) le résultat d’une élection libre et juste».

Le président a semblé la veille appeler à une annulation des bulletins envoyés par la poste. «Débarrassons-nous de ces bulletins et ce sera très pacifique, il n’y aura pas de transfert vraiment, ce sera une continuation», a-t-il dit. Et a répété jeudi, sur Fox News, que les bulletins par courrier étaient «une horreur».

Si la Cour suprême décidait que Joe Biden avait gagné, en cas d’une course très serrée, «je serais d’accord avec cela mais je pense que nous en sommes encore loin», a-t-il précisé.

Le directeur du FBI Christopher Wray a pourtant encore réaffirmé jeudi matin que ses services n’avaient jamais «constaté, dans l’histoire, de tentative coordonnée à l’échelle nationale de fraude électorale pour une élection majeure, que ce soit par courrier ou autre».

Joe Biden avait immédiatement réagi aux propos de Donald Trump

«Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles, je ne sais pas quoi dire», a déclaré le candidat démocrate.

Le sénateur républicain Mitt Romney, qui s’oppose régulièrement au président, s’est insurgé.

«Le transfert pacifique du pouvoir est fondamental pour notre démocratie; sans cela, c’est le Belarus. Toute suggestion par un président qu’il puisse se soustraire à cette garantie constitutionnelle est à la fois impensable et inacceptable», a-t-il affirmé sur Twitter.

Et Liz Cheney, l’une des chefs de la minorité républicaine à la Chambre et fille de l’ancien vice-président américain, s’est aussi clairement démarquée jeudi des propos du 45e président des Etats-Unis. «Le transfert pacifique du pouvoir est inscrit dans notre Constitution et essentiel à la survie de notre république», a-t-elle tweeté.

Chez les démocrates, l’ancienne rivale du milliardaire Hillary Clinton a dénoncé, sur Twitter, le comportement digne «d’un aspirant dictateur désespéré». «C’est pathétique. Mais parce qu’il est président, nous devrions prendre sa menace au sérieux».

Le sénateur Bernie Sanders a lui longuement pris la parole sur le sujet jeudi, dénonçant une menace pour la démocratie «comme jamais auparavant». «Il ne s’agit pas seulement d’une élection entre Donald Trump et Joe Biden. C’est une élection entre Donald Trump et la démocratie. Et la démocratie doit gagner», a-t-il affirmé, en réclamant la constitution d’un comité réunissant républicains et démocrates pour surveiller l’élection.

Obama, Sanders et Biden, les Avengers enfin réunis pour en finir avec Trump

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Silencieux durant toutes les primaires, Barack Obama s’est enfin décidé de s’adresser aux américains, assommés par le coronavirus. L’ancien président a annoncé mardi son soutien à Joe Biden, capable selon lui de les guider à travers l’une de leurs «heures les plus sombres». Obama, qui aurait été derrière la décision de Bernie Sanders de se retirer de la course à la Maison Blanche, n’a pas hésité à appeler ses compatriotes à se rassembler dans un «grand sursaut» pour en finir avec Donald Trump.

Poids lourd chez les démocrates, encore très populaire, le premier président noir des Etats-Unis entre ainsi en plein dans la campagne pour aider son ancien vice-président, qui doit absolument rassembler le parti s’il veut battre le républicain lors de la présidentielle du 3 novembre.

«Joe a le tempérament et l’expérience pour nous guider à travers l’une de nos heures les plus sombres», a déclaré Barack Obama dans une vidéo. «Et c’est pour cela que je suis fier» de le soutenir.

«En cette heure, nous avons besoin que les Américains de bonne volonté s’unissent dans un grand sursaut contre une politique qui a trop souvent été définie par la corruption, la négligence, l’intérêt personnel, la désinformation, l’ignorance et de la pure méchanceté», a-t-il asséné, après plus de trois ans de présidence de Donald Trump.

«Barack, ce soutien veut tout dire pour Jill et moi», a répondu Joe Biden, 77 ans, en évoquant son épouse.

Pour «rassembler» les Etats-Unis, le septuagénaire a promis de suivre l’exemple de Barack Obama, qui avait su attirer une coalition assez large d’électeurs –ouvriers, jeunes issus des minorités, femmes, indépendants…– pour décrocher deux mandats.

La popularité et le charisme de Barack Obama seront précieux pour un Joe Biden qui, s’il a remporté rapidement, et largement, la primaire, n’a toutefois pas fait taire les doutes sur sa forme ou sa capacité à attirer l’aile la plus progressiste du parti.

La victoire ne sera pas facile

Dans sa longue vidéo de 12 minutes, Barack Obama évoque la douleur des familles endeuillées par le nouveau coronavirus avant d’affirmer que choisir Joe Biden, dont il est devenu un «ami proche», comme vice-président entre 2009 et 2017 «a été l’une des meilleures décisions» de sa vie.

«C’est quelqu’un à qui la vie a appris la persévérance, comment rebondir après avoir été laissé K.O», poursuit-il, en référence aux tragédies familiales qui ont bouleversé Joe Biden.

Tandis que la pandémie endeuille les Etats-Unis, le monde, et ravage l’économie, Barack Obama met en avant l’expérience de Joe Biden à la Maison Blanche face à la grande crise financière de 2007/2008. Et son aide lors de crises sanitaires, qui a permis notamment, affirme-t-il d’empêcher que l’épidémie d’Ebola se convertisse en une pandémie comme celle que nous voyons aujourd’hui ».

Sans jamais nommer son successeur, Barack Obama critique les républicains et une Maison Blanche seulement «intéressée par le pouvoir», au détriment des Américains ou de la lutte contre le changement climatique.

Joe Biden, lui, saura s’entourer d’une équipe compétente et «travailler avec (les) alliés» des Etats-Unis, assure-t-il.

«Notre avenir dépend donc de cette élection», lance Barack Obama, tout en soulignant que la victoire ne sera «pas facile» alors que les républicains ont déjà levé des millions de dollars pour la campagne de réélection de Donald Trump.

«Trump va le détruire»

Très discret depuis son départ de la Maison Blanche en janvier 2017, Barack Obama aura donc attendu, comme en 2016, le dénouement de la primaire pour se prononcer.

Son message survient au lendemain du ralliement du champion de la gauche Bernie Sanders à Joe Biden.

L’ancien président était sorti de son silence public une rare fois pour affirmer, en novembre 2019, que l’élection se remporterait au centre. Les Etats-Unis ne sont pas un pays «révolutionnaire», avait-il déclaré.

S’il ne citait personne, tous avaient pensé à Bernie Sanders.

Mardi, Barack Obama a pris soin de saluer la carrière du sénateur indépendant, qui a su inspirer «une énergie et un enthousiasme, surtout chez les jeunes» qui sera «crucial» pour gagner.

Et en direction de l’aile gauche, il a souligné que Joe Biden avait le «programme le plus progressiste» de l’histoire des présidentielles américaines.

La campagne électorale est mise en sourdine depuis un mois en raison de la pandémie de Covid-19, qui a mis un terme à tous les meetings, réunions publiques et autres porte-à-porte. Donald Trump reste lui très visible pendant la crise, dont l’impact électoral est incertain.

«Barack Obama a passé une bonne partie des cinq dernières années à exhorter Joe Biden à ne pas se présenter à la présidentielle par crainte qu’il se ridiculise», a ironisé son chef de campagne, Brad Parscale, dans un communiqué.

«Le président Trump va le détruire».

OTAN arabe : L’alliance judéo-sunnite pour combattre le chiisme

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Soucieux de réduire la présence des forces américaines et leur budget dans le Moyen-Orient, Donald Trump pousse de toutes se forces en faveur de la création d’un OTAN arabe qui comprendrait la Jordanie, l’Égypte, le Bahreïn, le Qatar, le Koweït, les Émirats arabes unis, Oman et l’Arabie saoudite. L’idée de départ, formulée par Barack Obama était de créer une alliance judéo-sunnite pour combattre le chiisme, mais pas seulement. Toutefois, ce projet a peu de chances d’aboutir.

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NBA : Le Maroc dans le projet de la nouvelle ligue africaine de basketball soutenue par Obama

Barack Obama a soutenu le projet d’une nouvelle ligue de basketball (LBA) en Afrique et devrait jouer un rôle dans le projet. L’ancien président américain a exprimé son soutien à la collaboration entre la NBA (National Basketball Association) et la FIBA, l’instance dirigeante mondiale du basketball, afin de créer une compétition d’élite impliquant plusieurs pays africains. Obama devrait être «directement impliqué» dans la Ligue africaine de basketball, bien que le rôle qu’il assumera reste à déterminer.

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Netanyahu boycotte le sommet de Marrakech sur la migration

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé que son pays se retirait du pacte sur la migration qui doit être approuvé lors du sommet de l’ONU le mois prochain à Marrakech. A l’instar des États-Unis, de la Hongrie, de l’Australie, de la Pologne, de la Bulgarie et de l’Autriche qui ont également annoncé leur retrait de l’initiative ou exprimé des réserves de fond, invoquant pour la plupart des préoccupations concernant la souveraineté nationale.

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Donald Trump signe la nouvelle stratégie cybernétique américaine contre les adversaires étrangers

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L’administration Trump a annoncé jeudi soir que les Etats-Unis agiraient désormais officiellement pour dissuader et répondre aux cyberattaques par des actions offensives contre des adversaires étrangers.

La nouvelle stratégie cybernétique des États-Unis, signée par le président Trump, marque l’adoption par le gouvernement fédéral d’une approche plus agressive face aux cybermenaces présentées de par le monde, rapporte le site américain The Hill.

L’administration Trump a fait l’objet de critiques pour ne pas en faire assez pour décourager les cyberattaques contre les États-Unis, en particulier après celles qui ont eu lieu lors des présidentielles de 2016.

Pourtant, des responsables de l’administration ont récemment émis des avertissements de cyber-menaces de la part de pays tels que la Russie, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine. Facebook, Twitter et Google ont également récemment supprimé des comptes soupçonnés d’être liés à une campagne de désinformation soutenue par le gouvernement iranien.

Le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que ces actions font partie d’une stratégie de dissuasion globale : lancer des cyberattaques contre des acteurs d’autres pays en vue d’empêcher ces adversaires d’attaquer les Etats-Unis en premier.

Bolton a également confirmé que le président Trump avait signé il y a quelques semaines une mesure annulant une directive de l’ère Obama sur la manière dont les cyberattaques contre d’autres pays sont menées. Cette directive exigeait que plusieurs agences interviennent dans la décision de lancer des attaques contre d’autres pays. Ce n’est désormais plus le cas aujourd’hui.

 

Nucléaire : Rouhani prépare la riposte de l’Iran

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Le président iranien, Hassan Rouhani, a réagi hier soir dans une déclaration télévisée à la décision de Trump de se retirer de l’Iran Deal signé en 2015 par les 5+1 –les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne-, en déclarant qu’il avait demandé à l’agence iranienne de l’énergie atomique de préparer les plans nécessaires pour l’enrichissement de l’uranium industriel afin de l’appliquer si nécessaire.

Pour Hassan Rouhani, et à «partir de maintenant, l’accord est entre l’Iran et seulement 5 pays. Nous devrions voir comment les cinq grands pays vont traiter l’affaire». «Nous allons attendre et parler avec nos amis et les signataires de l’accord, si cela garantit nos intérêts, nous resterons dans l’accord, sinon nous déciderons autrement » a ajouté le président iranien qui a ordonné à son ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif, d’entamer des pourparlers avec les pays européens ainsi que la Chine et la Russie pour garantir la pérennité de l’accord.

Le président iranien a souligné que «Téhéran a toujours respecté ses engagements vis-à-vis de l’accord, alors que les Etats-Unis n’ont jamais respecté les leurs.»

Quelques heures plus tôt, le président américain, Donald Trump, annonçait sa décision d’annuler l’accord nucléaire signé avec l’Iran, et qu’il rétablira «le plus haut niveau de sanctions économiques» qui a été levé dans le cadre dudit accord en 2015, accomplissant l’une de ses promesses électorales majeures, en annulant un engagement majeur de la politique étrangère de l’administration Obama.

Trump, qui a dû faire face à une forte pression des alliés européens, notamment Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson lors de leurs  visites à Washington avant que le président américain ne prenne sa décision, n’a pas fléchi et est demeuré sur sa décision.

Pour sa part, l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, qui était l’un des architectes de l’accord sous le président Obama, a fustigé la décision de Donald Trump. Ce dernier a accusé l’ancien secrétaire d’Etat américain d’avoir «très mal négocié » l’accord et que Kerry «était celui qui a créé ce désordre en premier lieu » !

Les premières réactions à ce retrait n’ont pas tardé. Pour l’Iran, il s’agit d’une décision illégale, illégitime et qui va à l’encontre des conventions internationales. Pour  la Russie, cela constitue une menace pour la sécurité mondiale.

Pour Emmanuel Macron, la France «regrette » ce retrait, de même pour l’Allemagne et la Grande Bretagne regrettent. De son côté, Federica Mogherini, a estimé que l’Union européenne «est déterminée à respecter l’accord tant que l’Iran le fera.»

Pour leur part, Israël et la majorité des pays du Golfe ont accueilli favorablement la décision américaine la qualifiant d’«historique» et de «courageuse.»

Trump remplace le secrétaire d’État Rex Tillerson par le patron de la CIA Mike Pompro

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Le président américain, Donald Trump, a mis fin aux fonctions de son ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, rentré précipitamment aux États-Unis après avoir interrompu sa tournée africaine.

C’est par la voie de Twitter que le président Trump, qui se trouvait à la frontière avec le Mexique pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction du Mur de sécurité entre les deux pays, a décidé de débarquer Rex Tillerson du Département d’Etat.

Trump a donc utilisé son outil de prédilection et a tweeté que l’ancien congressman et actuel directeur de la CIA remplacera Rex Tillerson.

C’est un secret de polichinelle : le désormais ancien Secrétaire d’Etat avait des “relations tendues” avec le locataire de la Maison Blanche. Son départ était même évoqué depuis des mois mais toujours démenti par Donald Trump.

“Le secrétaire (d’Etat) n’a pas parlé avec le président ce matin et il ignore les raisons, mais il est reconnaissant d’avoir pu servir, et continue à penser que servir dans le public est une tâche noble qu’il ne faut pas regretter”, a déclaré Steve Goldstein, un haut responsable du département d’Etat. Des déclarations qui n’ont visiblement pas plu à Donald Trump qui a également décidé de congédier ce haut fonctionnaire suite à ces propos.

Trump et Tillerson se parlaient souvent mais le président paraissait avoir fréquemment la mainmise sur les grandes décisions en matière de politique étrangère. Un responsable de la Maison Blanche a déclaré que Trump voulait avoir une nouvelle équipe en prévision des futurs pourparlers avec la Corée du Nord et pour les négociations commerciales en cours.

Tillerson, qui était en tournée en Afrique la semaine dernière, a été pris de court par Trump en annonçant avoir accepté une invitation pour rencontrer le dirigeant Nord coréen Kim Jong-Un. Un jour auparavant, Tillerson avait déclaré à la presse que les négociations étaient “lointaines” provoquant l’ire du président.

L’actuel patron de la CIA désormais à la tête de la diplomatie américaine

Tout en remerciant Rex Tillerson pour ses services, le président a également annoncé la nomination de Gina Haspel comme nouvelle directrice de la CIA, première femme à occuper ce poste. Dans son tweet, Trump écrit : ”Mike Pompeo, directeur de la CIA, va devenir notre nouveau secrétaire d’Etat. Il fera un travail fantastique ! Merci à Rex Tillerson pour son travail ! Gina Haspel va devenir la nouvelle directrice de la CIA, pour la première fois dirigée par une femme. Bravo à tous !”

« Nous avons la même façon de penser », assure le président américain à propos de celui qui était jusqu’alors directeur de la CIA.

A 53 ans, Mike Pompeo a eu un parcours fulgurant. Né en Californie, il est sorti major de sa promotion à la prestigieuse école militaire de West Point en 1986.

Après avoir servi pendant cinq ans dans l’US Army, il a intégré la Harvard Law School, l’une des plus grandes et prestigieuses facultés de droit du pays, par laquelle est aussi passé Barack Obama.

Il a fondé une société d’ingénierie dans le Kansas avant de se lancer dans la politique en 2010 avec le soutien des frères Koch, Charles et David Koch, des milliardaires qui financent à coups de centaines de millions de dollars les causes les plus néolibérales.

Ce fidèle parmi les fidèles de Donald Trump sera « parachuté » à la tête de la CIA le 23 janvier 2017, soit trois jours après l’investiture du président.