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L’esplanade des Mosquées d’Al-Qods va rouvrir après l’Aïd el-Fitr

Après deux mois de fermeture liée à la pandémie de Covid-19, l’esplanade des Mosquées à Jérusalem rouvrira après l’Aïd el-Fitr, fête marquant la fin du ramadan et prévue ce week-end, a annoncé mardi l’organisme gérant les lieux saints musulmans dans la Ville sainte.

«Le conseil du Waqf a décidé de lever l’interdiction pour les fidèles d’entrer dans la mosquée al-Aqsa après les célébrations de l’Aïd el-Fitr», a indiqué cet organisme dans un communiqué, ajoutant qu’il allait annoncer plus tard les modalités de réouverture.

Le Dôme du Rocher, également situé sur l’esplanade, rouvrira aussi sur décision du Waqf.

Le directeur de la mosquée, cheikh Omar Al-Kisswan, a dit à l’AFP espérer qu’il n’y aurait pas de restrictions concernant le nombre de fidèles pouvant accéder à l’esplanade, troisième lieu saint de l’islam.

Les détails de la réouverture doivent être finalisés «pour éviter toute critique sur le manque de précautions sanitaires», a-t-il ajouté.

La fermeture fin mars de l’esplanade des Mosquées sur décision du Waqf était inédite depuis 1967, selon cheikh Omar Al-Kisswan.

Les forces israéliennes qui contrôlent tous les accès de l’esplanade et y pénètrent en cas de troubles, ont déjà fermé ce site ces dernières années après notamment des violences.

Constatant un ralentissement de la progression du virus, les autorités israéliennes ont allégé les mesures de confinement, dans l’espoir de remettre progressivement l’économie du pays sur les rails. Les plages doivent rouvrir mercredi, puis les restaurants et les bars le 27 mai.

Des liaisons aériennes internationales doivent également reprendre dans les semaines à venir.

Plus de 16.600 personnes contaminées ont été officiellement recensées en Israël. Parmi elles, 277 sont décédées. En Cisjordanie occupée, les autorités palestiniennes ont officiellement recensé 366 malades dont deux sont mortes de la maladie.

Mur des Lamentations ouvert, l’église du Saint-Sépulcre reste fermée

Au début de la pandémie, la mosquée Al-Aqsa avait été fermée par le Waqf mais les fidèles avaient été autorisés à prier en plein air, sur l’esplanade.

Le mur des Lamentations, situé en contrebas de l’esplanade et site le plus sacré où les juifs peuvent prier, dont l’accès avait été considérablement restreint, a rouvert plus largement aux fidèles il y a une dizaine de jours, moyennant des restrictions liées à la distanciation sociale.

L’église du Saint-Sépulcre, considéré comme le lieu le plus sacré du christianisme où, selon la tradition, le Christ a été mis au tombeau après avoir été crucifié, reste quant à lui fermé au public.

Inculpé pour «corruption», Netanyahu retire in extremis sa demande d’immunité

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption dans trois affaires, a sorti mardi un nouveau lapin de son chapeau en annonçant retirer sa demande d’immunité une heure à peine avant un vote du Parlement sur la question.

Benjamin Netanyahu, qui joue sa survie politique lors des élections du 2 mars, a retiré sa demande depuis Washington où doit être présenté dans la journée (à 17H00 GMT) le plan de paix américain pour le Moyen-Orient.

Le Premier ministre, qui a rencontré lundi «son ami» le président américain Donald Trump, juge «historique» le projet américain, déjà rejeté par les Palestiniens ayant coupé tout contact formel avec l’administration Trump après une série de décisions jugées favorables à l’Etat hébreu.

Et ce plan pourrait d’ailleurs être un précieux atout dans sa campagne pour les législatives de mars, d’autant que sa demande d’immunité avait été largement critiquée dans les médias et avait peu de chance d’aboutir car il ne dispose pas de majorité au Parlement, ce qui a d’ailleurs favorisé ce nouveau scrutin.

«J’ai informé le président du Parlement que je retirais ma demande d’immunité. Plus tard, j’anéantirai les allégations ridicules (…) formulées contre moi», a indiqué dans un communiqué le Premier ministre. «Mais pour l’instant, je ne laisserai pas mes adversaires politiques utiliser ceci pour troubler la démarche historique que je mène» à Washington.

A la suite de l’annonce de Benjamin Netanyahu, le procureur général Avichai Mandelblit qui l’a inculpé en novembre pour corruption, abus de confiance et fraude dans trois affaires, a déclaré avoir remis l’acte d’accusation au tribunal de Jérusalem.

Une formalité qu’il s’était abstenu d’effectuer jusqu’ici pour laisser la place à un «débat sur la demande d’immunité du Premier ministre au Parlement», a indiqué son bureau. Le tribunal doit à présent fixer une date pour le début du procès.

Netanyahu devrait démissionner

La loi israélienne prévoit que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner, mais cela ne s’applique pas au Premier ministre. Netanyahu ne jouit toutefois d’aucune immunité face à la justice, d’où sa demande initiale au Parlement début janvier.

Il misait alors sur sa victoire aux élections de mars pour remporter une majorité et ainsi se protéger de la justice.

Mais les partis d’opposition avaient convaincu une majorité de députés d’examiner sa demande d’immunité avant les élections, ce qui posait un problème de taille au chef du gouvernement qui risquait de perdre ce vote crucial.

«Le Premier ministre a fait ce qui aurait dû être fait» il y a longtemps, a estimé auprès de l’AFP le chef du parti travailliste, Amir Peretz, espérant que Netanyahu «passe à l’étape suivante et décide de démissionner, d’aller au tribunal en tant que citoyen lambda, et essaye de prouver son innocence».

Personne ne peut diriger un pays et gérer en même temps trois graves accusations de corruption, malversation et abus de confiance

Le chef du gouvernement, âgé de 70 ans, rejette en bloc les accusations dont il fait l’objet, dénonçant un “coup d’Etat” juridique pour mettre fin à son règne, le plus pérenne de l’histoire d’Israël avec près de 14 ans au pouvoir, dont la dernière décennie sans discontinuer.

«Puisque je n’ai pas eu de procès équitable, puisque toutes les règles de la Knesset (Parlement israélien) ont été bafouées (…), j’ai décidé de ne pas laisser ce jeu malsain continuer», a argué Netanyahu mardi.

Le principal rival de Benjamin Netanyahu en vue des législatives, l’ex-chef de l’armée Benny Gantz, était rentré dans la nuit de Washington, où il a discuté lundi avec Donald Trump de son projet pour le Moyen-Orient, afin justement de participer à la session parlementaire devant décider de créer un comité pour étudier et voter la demande d’immunité.

«Les citoyens israéliens ont un choix clair: un Premier ministre qui oeuvrera pour eux, ou un Premier ministre occupé avec lui-même», a réagi mardi Gantz. «Personne ne peut diriger un pays et gérer en même temps trois graves accusations de corruption, malversation et abus de confiance”, a-t-il ajouté.

«L’accusé Netanyahu doit immédiatement quitter l’arène politique, s’occuper de ses problèmes pénaux et nous laisser nous occuper d’Israël», a de son côté affirmé dans un communiqué Nitzan Horowitz, chef du parti de gauche Meretz.

Sa demande d’immunité retirée, les procédures judiciaires contre Benjamin Netanyahu pourraient désormais s’accélérer, et un procès débuter avant même les législatives du 2 mars, selon des journalistes israéliens.

Avec AFP

Trump dévoilera bientôt son «deal du siècle»

Depuis son Air Force One, le président américain Donald Trump a annoncé jeudi qu’il dévoilerait son plan pour mettre fin au conflit israélo-palestinien avant la visite la semaine prochaine à Washington du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son rival Benny Gantz.

«C’est un excellent plan», a-t-il déclaré aux journalistes à bord d’Air Force One. Concocté depuis le printemps 2017 dans le plus grand secret, ce projet, dont la publication a été maintes fois reportée, est déjà jugé mort-né par les Palestiniens.

Le volet économique a été présenté en juin: 50 milliards d’investissements internationaux dans les Territoires palestiniens et les pays arabes voisins sur dix ans.

Mais les dirigeants palestiniens, qui refusent de discuter avec l’administration Trump depuis que le président américain a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, ont rejeté par avance le plan américain qui semble devoir enterrer la solution à deux Etats jusqu’ici privilégiée par la communauté internationale.

A bord de l’avion présidentiel, Donald Trump s’est félicité que les deux rivaux israéliens, Netanyahu et Gantz aient tous les deux accepté de se rendre à la Maison Blanche alors qu’ils sont en campagne en vue des élections du 2 mars. «Nous avons les deux candidats qui viennent, c’est du jamais vu», a-t-il a souligné.

Selon la Maison Blanche, Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mardi, jour où, par ailleurs, les députés israéliens doivent commencer à discuter de la demande d’immunité du chef du gouvernement, inculpé pour «corruption» dans trois affaires.

Interrogé sur d’éventuels contacts entre son administration et les Palestiniens, Donald Trump est resté évasif. «Nous leur avons parlé brièvement», a-t-il répondu, sans autres précisions.

«Je suis certain qu’ils réagiront peut-être de manière négative au début, mais c’est en réalité très positif pour eux», a-t-il ajouté.

L’Autorité palestinienne a réitéré jeudi son rejet catégorique du projet de paix de la Maison Blanche.

«L’accord du siècle» que le président Trump pourrait annoncer est déjà mort, a déclaré le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas à l’issue d’une rencontre de ce dernier avec le président russe Vladimir Poutine.

«Nous rejetons absolument ce que l’administration Trump a réalisé jusqu’à présent (…) Notre position est claire: Israël doit mettre fin à l’occupation des terres palestiniennes en vigueur depuis 1967», a ajouté Nabil Abou Roudeina.

C’est le vice-président américain Mike Pence, de passage à Jérusalem pour les commémorations de la libération du camp nazi d’Auschwitz il y a 75 ans, qui a annoncé la visite prochaine de Netanyahu à la Maison Blanche pour évoquer «la perspective d’une paix en Terre sainte».

Le plan annoncé par Donald Trump en campagne était attendu à l’automne 2019, après les élections israéliennes de septembre.

Mais ce scrutin, qui a opposé Benjamin Netanyahu à l’ancien chef de l’armée Benny Gantz, n’a pas débouché, comme lors des élections précédentes d’avril, sur la formation d’un gouvernement, d’où la tenue de nouvelles législatives début mars.

«Nous n’avons pas de meilleur ami que le président Trump», a réagi Netanyahu. «Avec tant d’amis à la Maison Blanche, nous devrions arriver à un consensus le plus large possible, afin d’assurer la sécurité et la paix d’Israël», a-t-il ajouté.

Benny Gantz «a également accepté l’invitation du président», selon la Maison Blanche qui n’a pas précisé si sa visite interviendrait le même jour.

Crise politique en Israël: pour tenter d’annuler de nouvelles élections, Netanyahu promeut son plan d’annexion par Israël d’un pan de la Cisjordanie occupée

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réitéré dimanche son intention d’annexer une partie de la Cisjordanie occupée et des colonies israéliennes dans une ultime tentative d’éviter de nouvelles législatives.

«Il est temps d’appliquer la souveraineté israélienne sur la vallée du Jourdain et de légaliser toutes les colonies de Judée et Samarie», a-t-il affirmé, utilisant le terme biblique pour désigner la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

«Elle feront partie de l’Etat d’Israël», a ajouté le Premier ministre lors d’une conférence organisée par le quotidien israélien de droite Makor Rishon.

Netanyahu a fait ces déclarations au moment où il tente de convaincre son rival Benny Gantz de former un gouvernement d’union qui pourrait tirer avantage de la nouvelle position de l’administration américaine sur les colonies.

En novembre, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a affirmé que Washington ne considérait plus les colonies israéliennes en Cisjordanie comme étant contraires au droit international, allant à l’encontre de résolutions de l’ONU.

Netanyahu avait annoncé en septembre, une semaine seulement avant les législatives, son intention d’annexer l’ensemble des colonies dans la vallée du Jourdain, langue de terre stratégique qui représente environ 30% de la Cisjordanie occupée, s’il remportait les élections.

Après l’échec de Netanyahu puis de Gantz à former un gouvernement, le président Reuven Rivlin a chargé le Parlement de trouver un Premier ministre d’ici mercredi pour sortir Israël d’une impasse politique et éviter la tenue d’un troisième scrutin en moins d’un an.

«J’ai proposé à Benny Gantz un gouvernement d’union», a déclaré Netanyahu, affirmant «qu’il n’était pas trop tard» et qu’il «restait du temps pour le faire».

«Cette semaine est importante, nous saurons si Israël retournera aux urnes ou si le bon sens l’emportera pour enfin atteindre l’unité désirée», a-t-il ajouté.

«Je veux que les Etats-Unis reconnaissent notre souveraineté sur la vallée du Jourdain, c’est important», a affirmé Netanyahu, précisant qu’il en avait récemment parlé avec Mike Pompeo, sans présenter de plan formel.

Vendredi toutefois, la Chambre américaine des représentants a adopté une résolution exigeant que tout plan de paix des Etats-Unis soutienne la solution prévoyant un Etat palestinien au côté de l’Etat d’Israël.

Si la colonisation par Israël de la Cisjordanie occupée s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, elle s’est accélérée ces dernières années sous l’impulsion de Benjamin Netanyahu et de son allié à Washington, le président Donald Trump.

Plus de 400.000 Israéliens sont installés dans des colonies en Cisjordanie, aux côtés de 2,6 millions de Palestiniens.

Les colonies sont considérées par une grande partie de la communauté internationale comme un des principaux obstacles à un règlement du conflit.

AFP

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