Abdellatif Hammouchi

Cherkaoui Habboub, patron du FBI marocain : «Nous avons aidé les américains à localiser Ben Laden»

La nouvelle recrue de la deuxième chaîne de télévision nationale 2M, Ridouane Erramdani, a invité dans son émission «Avec Erramdani», en grande primeur et en exclusivité, le nouveau patron du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), Cherkaoui Habboub, successeur d’Abdelhak El Khayam, relevé de ses fonctions le 29 novembre 2020. L’émission suivie par une large frange des marocains a été l’occasion à celui qui est reconnu pour être l’un des piliers de la lutte contre le terrorisme et du grand banditisme du Royaume, d’expliquer et présenter le rôle et les missions de son Bureau. Dans son récit, il a révélé, entre autres, que le Maroc avait joué un rôle décisif dans la localisation du camp d’Oussama Ben Laden en Afghanistan.

«Le Maroc, sous la direction du Roi Mohammed VI, est devenu au fil du temps un partenaire incontournable dans la coopération internationale pour la lutte contre le terrorisme» s’est félicité Cherkaoui Habboub, nouveau Directeur Général du BCIJ, lors de son passage à la nouvelle émission de la chaîne 2M «Avec Erramdani».

«Nous échangeons nos informations avec l’ensemble de nos partenaires, les États-Unis, la France, l’Espagne, les pays bas, l’Allemagne et les pays d’Afrique subsaharienne..etc.» souligne le responsable sécuritaire.

M. Habboub va ensuite révéler que ces échanges d’informations et d’expertises avec les partenaires internationaux ont permis la réussite de plusieurs opérations anti-terroriste. Hormis la contribution décisive du Royaume dans plusieurs opérations de démantèlement de cellules terroristes notamment la neutralisation du belgo-marocain, Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel présumé des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et de sa complice, Hasna Ait Boulahcen, le patron de BCIJ confie à Erramdani que le Maroc avait été déterminant dans la localisation d’Oussama Ben Laden.

«Le Maroc avait fourni aux États-Unis des informations concernant le camp d’entraînement de Khalden, l’un des camps d’entraînement militaire principaux d’Oussama Ben Laden en Afghanistan. Des renseignements qui ont permis le bombardement du camp», souligne M. Habboub.

Synergie entre tous les services sécuritaires du pays

«Le succès du Maroc dans la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, est le fruit des efforts colossaux de la DGST mais également de la coordination entre l’ensemble des services sécuritaires du pays, la DGED et la Gendarmerie Royale» a déclaré le DG du BCIJ.

Qui est Cherkaoui Habboub ?

Dans l’une des rares biographies consacrées au nouveau DG du BCIJ, celle du Le360 est la plus fournie.

Cherkaoui Habboub est lauréat de l’Académie de police de Kénitra avec le grade de commissaire. Il a d’abord servi à Casablanca et plus particulièrement à Ben M’Sick et à Moulay Rachid.

Ses compétences, dès le début de sa carrière, lui valent d’être repéré pour alimenter les effectifs de la BNPJ.

«Homme de dossiers, il est studieux, tout en mettant la main à la pâte. Il a aussi la manie du détail et on sait très bien qui se cache dans le détail», rapporte une source au site d’information Le360.

Cherkaoui Habboub a formé des générations d’enquêteurs qu’on retrouve aujourd’hui aussi bien à la BNPJ qu’au BCIJ ou dans d’autres services sécuritaires, affirme la même source

Avec son grade de contrôleur général, Cherkaoui Habboub assurait la courroie de transmission avec le ministère public et exécutait les commissions rogatoires à l’international en relation avec le terrorisme.

C’est quoi le BCIJ ?

Emanation de la toute-puissante Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dirigée par Abdellatif Hammouchi le BCIJ a été créé en 2015.

Il s’agit d’un corps de police judiciaire qui assure la liaison entre les services de renseignements et les tribunaux dans les les affaires de grand banditisme et dans la lutte contre le terrorisme.

Selon Maroc hebdo, depuis sa création, le BCIJ a procédé au démantèlement de 80 cellules (74 en relation avec l’Etat islamique (Daech) et six cellules ‘«Al Faye Wa Al Istihlal») avec 1.300 terroristes arrêtés, 135 revenants des rangs de Daech dont 113 en provenance de la zone syro-irakienne, 14 en provenance de la Libye et 8 personnes rapatriées, 4 partants vers les rangs de l’Etat islamique.

David T. Fischer : «Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc»

Celui dont le nom restera à jamais gravé dans la mémoire collective des Marocains et dans les annales de l’histoire, David T. Fischer, quitte ses fonctions ce mercredi 20 janvier après une mission des plus euphoriques de sa carrière de diplomate. «Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc, l’un des pays les plus merveilleux, les plus beaux et les plus hospitaliers du monde» a -t-il déclaré avec beaucoup d’émotion lors de son dernier point de presse tenu mardi à Rabat. Si les mandats de Samuel L. Kaplan et de Dwight L. Bush Sr. étaient intenses et difficultueux par moments, David T. Fischer est entré dans l’histoire en étant la haute personnalité américaine qui a apposé sa signature sur la carte complète du Royaume, rétablissant ainsi la vérité occultée par les néo-colonialistes et leurs sbires : la légitimité et la souveraineté complète du Maroc sur ses provinces du Sud, sur Son Sahara.

«Merci à tous d’être avec nous aujourd’hui. Le 20 janvier, dans deux jours à peine, mon mandat d’ambassadeur des États-Unis au Maroc arrive à son terme» a déclaré David T. Fischer, devant un parterre de journalistes venus immortaliser les adieux du haut diplomate américain qui s’est pleinement investi dans le rapprochement stratégique entre les deux pays alliés. Lequel rapprochement a été couronné par la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Royaume du Maroc sur ses provinces du Sud, matérialisée par l’adoption d’une carte complète du Maroc par le gouvernement américain et par l’inauguration d’un consulat dans la ville de Dakhla.

«Ce fut l’honneur de ma vie d’être l’Ambassadeur des États-Unis au Maroc. Le Maroc est l’un des pays les plus merveilleux, les plus beaux et les plus hospitaliers du monde – et l’un des amis les plus importants et les plus anciens des États-Unis d’Amérique.» a poursuivi l’ambassadeur.

M. Fischer a par la suite défendu le bilan de son mandat qui a enregistré un bond historique dans les relations américano-marocaines. Intensité, richesse, défis, efficacité et satisfaction sont autant de qualificatifs qui décrivent l’action de l’ambassadeur en seulement 12 mois.

En effet M. Fischer a prêté serment en tant qu’Ambassadeur des Etats-Unis au Royaume du Maroc le 16 janvier 2020, et est arrivé au Maroc le 21 janvier 2020.

«Je suis arrivé au Maroc il y a exactement un an. Mon tout premier jour ici, j’ai eu l’honneur de rencontrer Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Cette réunion a donné le ton à tout ce qui a suivi. Je tiens à remercier Sa Majesté pour les bases qu’il a jetées pour guider l’amitié américano-marocaine vers un partenariat toujours plus étroit», s’est-il félicité.

Et de poursuivre, «Ce partenariat est vieux de plusieurs siècles, à commencer par une étape incroyablement audacieuse et visionnaire du Maroc, lorsqu’il est devenu le premier pays au monde à reconnaître les États-Unis d’Amérique naissants».

«J’ai passé l’année écoulée à rendre la pareille, renforçant cette amitié au profit des deux pays» a reconnu l’ambassadeur américain.

Mon gouvernement a redessiné notre carte officielle pour reconnaître les véritables frontières du Maroc

La chaleur et la joie exprimées par les marocains à la suite de la décision de l’administration américaine de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur son Sahara semble avoir marqué l’ambassadeur américain. Un moment d’union nationale qu’il a tenu à souligner lors de ce point de presse.

«L’histoire s’est de nouveau faite cette année lorsque je suis devenu le premier ambassadeur des États-Unis à visiter le Sahara marocain, après que mon gouvernement ait redessiné notre carte officielle pour reconnaître les véritables frontières du Maroc», s’est-il-félicité.

«Ce fut un immense honneur de visiter les provinces du sud. J’ai un profond respect pour la place spéciale qu’occupe le Sahara dans le cœur de tous les Marocains», reconnait M. Fischer.

Lorsque j’ai visité le sud du Maroc, a-t-il poursuivit, j’ai déclaré devant la presse que je souhaiterais acheter une villa à Dakhla. Je plaisantais à l’époque, mais maintenant que tout le monde me pose des questions sur ce sujet… Vous savez, ce n’est peut-être finalement pas une mauvaise idée.

«Le Maroc nous tient à cœur et le restera toujours. C’est un pays dont il est facile de tomber amoureux. La chaleur de ses habitants est tout simplement inégalée.» a déclaré M. Fischer

Et c’est non sans émotion que l’ambassadeur a avoué que le Maroc et les marocains allaient lui manquer.

«Le Maroc, nos amis marocains et la vie que nous avons faite ici nous manqueront, mais nous partons heureux, sachant que l’avenir du partenariat américano-marocain est devenu inébranlable et ne peut que se renforcer».

Avec Biden, les relations entre le Maroc et les USA seront entre de bonnes mains

M. Fischer s’est montré par la suite rassurant quant à l’impact de l’arrivée de l’administration Biden sur les avancées réalisées avec l’administration sortante.

«L’avenir du partenariat américano-marocain est aujourd’hui plus fort que jamais, et ne peut que se renforcer davantage», s’est réjoui l’ambassadeur.

«Alors que nous nous préparons à quitter le Maroc, je veux que vous sachiez que l’avenir des relations américano-marocaines sera entre de bonnes mains» a-t-il souligné.

«Je suis sûr à 100% que la nouvelle administration Biden nommera une personne hautement qualifiée pour occuper ce poste d’ambassadeur, quelqu’un qui s’appuiera sur tout ce que nous avons fait ensemble, et que les relations bilatérales ne feront que croître et prospérer ensemble comme elles l’ont fait pendant plus de deux siècles» a affirmé l’ambassadeur américain.

Coopération Sécurité Défense Maroc-USA : une feuille de route de 10 ans

Désormais, c’est une feuille de route de 10 ans qui structure les relations américano-marocaines. Signée en octobre 2020, elle représente le socle et le symbole du partenariat stratégique à long terme entre les deux pays.

«Au cours de l’année écoulée, le Maroc et les États-Unis sont devenus des partenaires encore plus proches sur une série de questions de sécurité» a déclaré M. Fischer.

2 Octobre 2020 – Le Maroc et les Etats-Unis signent un mémorandum d’entente dans le domaine de la coopération sécuritaire, qui a paraphé par le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi, et le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper.

Cet engagement durable des États-Unis dans ses relations bilatérales avec le Maroc a été aussi matérialisé par un investissement de 312 millions dollars pour la construction d’un nouveau consulat dans le nouveau quartier résidentiel et d’affaires de la capitale économique, Casablanca et dont la pose de la première pierre s’est déroulée le 3 décembre 2020.

L’inauguration de ce nouveau consulat «démontre également notre soutien à l’avenir du Maroc en tant que porte d’entrée pour toute l’Afrique. Le Maroc est bien placé pour tirer parti de ses nombreux atouts importants, et les États-Unis sont fiers d’investir dans cet avenir» a souligné l’ambassadeur américain.

M. Fischer a annoncé dans le même registre que son pays prévoit de célébrer en 2021 le 200e anniversaire du don du Maroc de l’unique bâtiment historique américain hors des Etats-Unis, la «Légation américaine de Tanger». Il s’agit de la plus ancienne représentation diplomatique des Etats-Unis dans le monde dont l’édifice a été offert en 1821 par le Sultan Moulay Slimane.

M. Fischer a tenu par ailleurs à illustrer la qualité de coopération entre les deux pays en dévoilant le partenariat réussi dans la sécurisation de Tanger-Med.

« J’ai eu l’occasion de voir de mes propres yeux comment le Maroc et les États-Unis travaillent ensemble pour sécuriser le port Tanger-Med, l’un des plus grands ports à conteneurs au monde. J’ai visité l’installation portuaire et observé l’une des deux unités mobiles de numérisation, que les États-Unis ont fait don au Maroc en 2017 pour un coût de 4,5 millions de dollars. Ces unités aident désormais à inspecter les conteneurs et les véhicules de tourisme, assurant la sécurité du Maroc et la fluidité de son commerce» a-t-il révélé.

Réconciliation entre le Maroc et Israël

L’ambassadeur américain a évoqué dans son allocution la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv sous l’égide du président américain Donald Trump. Un évènement qu’il a qualifié d’historique qui devrait contribuer à la stabilité de la région et la création de nouvelles opportunités commerciales.

«L’histoire entre nos deux pays est remplie d’événements importants, et je crois que nous avons encore fait l’histoire cette année, plusieurs fois’est-il félicité.

«Nous avons favorisé une réconciliation entre le Maroc et un autre de nos plus proches alliés, Israël. Le président Trump a fait cette annonce il y a seulement un mois, le 10 décembre, et beaucoup de choses se sont produites depuis lors.» a-t-il rappelé.

M. Fischer a précisé que le Maroc et Israël ont rouvert leurs bureaux commerciaux, qui deviendront bientôt des ambassades à part entière.

«Les hommes d’affaires et les investisseurs en Israël s’adressent déjà à leurs homologues marocains, cherchant à faire des affaires ici. Bien sûr, le tourisme en provenance d’Israël fleurira», s’est-il réjouit.

Covid, Culture, langue anglaise, entreprenariat, Competencies, Capabilities et ALE les principaux axes d’actions de coopération

Dans le tableau des réalisations de David T. Fischer et de ses équipes figurent les divers projets qui s’inscrivent dans le soutien apporté par les États-Unis au Maroc dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation professionnelle et l’entreprenariat.

M. Fischer a rappelé dans ce sens que le gouvernement américain a investi, par le biais de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), plus de 9,5 millions de dollars dans la réponse du Maroc à la pandémie COVID-19.

«Lorsque le COVID-19 est arrivé au Maroc, j’ai immédiatement donné la priorité à aider le Royaume à faire face de la pandémie, avec une assistance ciblée pour soutenir les personnes les plus vulnérables du Maroc» a déclaré l’ambassadeur.

M. Fischer révèle que l’USAID a travaillé avec le ministère de la Santé et d’autres partenaires pour sensibiliser le public au COVID-19, pour former des agents de santé et pour fournir du matériel d’hygiène et du matériel de laboratoire.

«Le Département d’État américain et le Département de la défense ont également acheté des équipements de protection pour les laboratoires nationaux du Maroc. Je suis fier d’avoir soutenu le Maroc dès le début, dans sa bataille réussie contre la pandémie.» s’est-il félicité.

Au cours de l’année écoulée, j’ai visité presque tous les coins du Maroc, à la recherche de moyens d’améliorer notre coopération et de renforcer les liens entre nos deux grandes nations. Mon objectif a été de faire comprendre au Maroc que l’Amérique investit massivement dans cette amitié et croit fermement en notre avenir.

David T. Fischer, ambassadeur des etats-unis au Maroc

L’ambassadeur s’est également arrêté sur la coopération bilatérale dans les domaines de l’éducation et de la culture, rappelant que les deux parties ont oeuvré ensemble pour préserver «le patrimoine culturel inégalé du Maroc», notamment la signature d’un accord visant à protéger «les objets culturels marocains contre le vol et la contrebande».

«La culture marocaine est incroyablement riche, et les États-Unis sont fiers d’aider les générations futures à vivre l’histoire culturelle du Maroc dans son intégralité», a dit le diplomate.

Sur le plan de l’éducation, M. Fischer dit avoir écouté les attentes des marocains pour l’apprentissage de la langue anglaise et d’avoir agi. Il affirme à ce sujet, que grâce à un partenariat étroit avec le ministère de l’Éducation, l’USAID a pu obtenir un montant record de financement pour l’enseignement de l’anglais dans les écoles publiques au Maroc.

«Je suis également fier d’avoir soutenu le pacte de 450 millions de dollars de la Millennium Challenge Corporation avec le Maroc. Ce partenariat renforce la sécurité foncière et l’éducation des futures générations de Marocains et crée 12 nouvelles zones industrielles.» a-t-il poursuivit.

David et Jennifer Fischer chez Abdellatif Hammouchi

Après cette conférence de presse, David T. Fischer accompagné de son épouse Jennifer Fischer a tenu à faire ses adieux en personne à Abdellatif Hammouchi, directeur général de la DGSN et de la DGST.

Lors de cette entrevue qui s’est déroulée au siège de la DGSN à Rabat, l’ambassadeur a tenu à exprimer «son profond respect et sa grande reconnaissance envers le corps sécuritaire marocain pour sa forte contribution à la consolidation de la coopération américano-marocaine, en particulier dans le domaine de la lutte contre le terrorisme».

L’ambassadeur a réitéré par la même occasion sa fierté pour le rôle qu’il a lui-même pu jouer dans le dossier du Sahara marocain et pour l’appui qu’il a pu apporter au plan d’autonomie proposé par le Royaume.

Il est à rappeler que M. Fischer avait préparé avec M. Hammouchi la visite haute en symbole du Secrétaire d’Etat américain et ancien Directeur de la CIA Mike Pompeo au siège de la DGST. Une rencontre qui avait réuni de hauts responsables des deux parties.

Décès d’un détenu pour affaire de terrorisme à la prison locale Salé 2

L’administration de la prison locale Salé (2) a annoncé le décès, samedi à 7h00 du prisonnier (A.A), qui était incarcéré dans cet établissement pour affaire de terrorisme, indique un communiqué de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

MAP

Le détenu refusait de prendre les repas alimentaires qui lui étaient servis, invoquant qu’ils sont offerts par ce qu’il appelle «le tyran», souligne le communiqué, ajoutant que le parquet compétent a été avisé de cette décision via deux correspondances, les 09 et 13 novembre 2020. Le prisonnier a été également placé sous contrôle médical à l’établissement, note le communiqué.

Ce détenu a été transporté vers le CHU Ibn Sina, le 25 décembre 2020, où il a été soumis à des examens médicaux, avant qu’il ne soit transféré de nouveau à l’établissement pénitentiaire où il a rendu l’âme samedi matin, en dépit de l’intervention de l’équipe médicale de l’établissement et des soins qui lui ont été prodigués, explique la DGAPR.

Le parquet compétent ainsi que la famille du détenu ont été informés de ce décès, conclut la DGAPR.

Abdellatif Hammouchi retire sa plainte contre Reda Taoujni

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’activiste et ancien patron de presse Reda Taoujni, a annoncé que le Directeur Général de la Sûreté Nationale Abdellatif Hammouchi avait retiré la plainte qu’il a avait déposé contre lui début décembre.

Mohammed Reda Taoujni peut enfin souffler après avoir été sous le coup d’une plainte émanant de la Direction de le Sûreté Nationale suite à des propos tenus par l’activiste contre la direction régionale de la DGSN de la ville d’Agadir, jugés diffamatoires.

« J’ai reçu aujourd’hui une convocation de la gendarmerie royale d’Agadir, suite à la plainte qui a été déposé contre moi par le Directeur Général de la Sûreté Nationale, M. Abdellatif Hammouchi, concernant la vidéo que j’ai publiée le 3 septembre, dans laquelle j’avais fait le récit de mes 48h de garde à vue à la Wilaya de la sureté nationale d’Agadir», avait écrit l’activiste le 4 décembre sur sa page Facebook.

Aujourd’hui, dans une vidéo publiée sur YouTube, M. Taoujni a révélé avoir demandé audience aux responsables de la DGSN. Chose qu’il lui a été accordée rapidement.

Taoujni dit avoir été très agréablement surpris par la compétence, le sérieux et la capacité d’écoute que ces hauts responsables de la DGSN.

Sans donner trop de détail, il dit avoir été victime d’un très grand malentendu sur les motivations de ses propos et révèle non sans satisfaction, que le patron de la DGSN et à la lumière du compte redu de la réunion, avait donné des instructions pour retirer la plainte.

« Que de bonnes nouvelles matinales. Abdellatif Hammouchi, Directeur Général de la Sureté Nationale, vient de donner ses instructions pour retirer la plainte qui a été déposée contre moi. Les détails en vidéo cet après-midi » a-t-il écrit sur sa page Facebook ce jeudi.

Il faut dire que Mohammed Reda Taoujni qui depuis février 2018, date à laquelle il a décidé de tourner la page de son passif en tant que patron de presse et fondateur de l’hebdomadaire marocain Assahra Al Ousbouiya, sillonne les quartiers et la région de la ville d’Agadir pour dénoncer la mauvaise gestion de la ville et l’incompétence de ses élus. Il mènera une guerre contre les élus du PJD, avec des vidéos quotidiennes montrant le délabrement de la ville. Ce qui lui vaut, valeur d’aujourd’hui, deux décisions de la justice, la première liée au procès intenté contre lui par le député parlementaire du PJD Ramdane Bouachra, la deuxième par le maire d’Agadir et parlementaire Saleh Al Malouki.

Le ministère de l’Intérieur condamne les allégations de Mohammed Ziane

Le département d’Abdelouafi Laftit réagit aux déclarations du Secrétaire Général du Parti Libéral Marocain, Mohammed Ziane à l’encontre de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et son patron. Le ministère de l’Intérieur a publié un communiqué dans lequel il condamne «les allégations malveillantes et les déclarations irresponsables» émises contre des institutions sécuritaires nationales et déclare se réserver le droit de recourir à la justice à cet égard.

Sans citer Mohammed Ziane ni sa cliente l’ancienne officier de police Wahiba, ni leurs relais sur les réseaux sociaux, un communiqué du ministère de l’intérieur publié par la MAP, fustige les sorties sur les médias sociaux et certains sites Web de «certaines personnes», par le biais desquels les institutions de sécurité nationale sont attaquées.

« Ces personnes font la promotion des allégations et des fake-news visant à tromper l’opinion publique nationale, à offenser l’image des institutions, à sous-estimer leur travail et à remettre en question leurs réalisations», signale le communiqué.

Le département d’Abdelouafi Laftit exprime sa condamnation absolue et son rejet catégorique «de ces allégations malveillantes» et «déclarations irresponsables» contre une institution connue pour sa compétence, son professionnalisme et son dévouement au service de la nation et des citoyens. Le ministère se dit étonné que cela ait été proféré par des individus supposés faire preuve «d’un minimum de responsabilité et d’intégrité».

« Les fausses déclarations de ces personnes sont une pure et simple calomnie, un préjudice manifeste à la considération personnelle de ses fonctionnaires et une insulte à un organisme structuré. A ce titre, le ministère de l’Intérieur se réserve le droit de recourir à la justice», menace le ministère.

« L’action de de toutes les composantes du ministère de l’Intérieur demeure régie par des dispositions constitutionnelles, des chartes internationales et des exigences légales, avec pour principal objectif de servir l’intérêt général des citoyennes et des citoyens, notamment le respect de leurs droits et libertés, avec pour principal objectif de servir l’intérêt général des citoyennes et des citoyens, notamment le respect de leurs droits et libertés», rappelle le communiqué.

« Ce qui représente, sans nul doute, une preuve du choix démocratique adopté par le Royaume du Maroc» martèle le ministère de l’Intérieur.

Lequel choix, poursuit la même source est fondé sur l’engagement de chacun pour le respect les principes de l’état de droit, que ce soit dans le cadre de l’exercice des droits ou du respect des devoirs.

Dans ce contexte, ajoute la même source, le ministère de l’Intérieur affirme que les institutions judiciaires au Maroc sont en mesure de garantir tous les droits et libertés individuels et collectifs, aux côtés des institutions constitutionnelles auxquelles le législateur a confié la mission de préserver les droits des citoyens, dans leur relation avec l’administration et la consolidation des principes de justice et d’équité.

«Le ministère de l’Intérieur rejette la diffamation systématique de ces personnes, leur manque d’esprit de responsabilité et d’objectivité et leur insistance à dévaluer les progrès et les acquis reconnus au niveau national et international.», conclut le communiqué.

Pour rappel, Mohammed Ziane, qui est sous le coup d’interdiction d’exercer le métier d’avocat pendant un an, mène depuis quelques semaines une guerre ouverte contre le Directeur Général de la DGST, Abdellatif Hammouchi.

Son parti, le Parti marocain libéral a appelé la semaine dernière les autorités compétentes à «dissoudre la Direction générale de la surveillance du territoire» et de «répartir ses employés sur les autres services de sécurité» dans un geste de provocation inédit dans l’histoire politique du Royaume.

Mohammed Ziane et sa cliente, une ancienne officière de police, dans une affaire qui l’oppose à son ancien supérieur hiérarchique, mènent depuis quelques semaines une guerre médiatique depuis l’étranger, contre le corps sécuritaire du pays.

David T. Fischer, ambassadeur américain au Maroc reçu par Abdellatif Hammouchi au siège de la DGST

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Décidemment, les responsables américains semblent apprécier de plus en plus l’accueil de l’homme fort de la «Homeland Security» marocaine, Abdellatif Hammouchi. Dix mois après la visite, première du genre, de l’ancien patron de la CIA et actuel ministre des affaires étrangères Mike Pompeo, c’est au tour de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc David T.Fischer de se rendre au siège de la Direction générale de la Surveillance du territoire, pour rencontrer l’homme qui est sur tous les fronts surtout depuis l’éclatement de la crise sanitaire.

Septembre a été un mois marathon pour Abdellatif Hammouchi. Les couacs à répétition de l’exécutif dans la gestion du déconfinement, l’Aïd al-Adha et la rentrée scolaire, ont poussé Hammouchi de reprendre la main sur le dossier sanitaire dans le but d’endiguer la deuxième vague qui semble s’abattre sur le monde entier.

Par ailleurs, les évolutions inquiétantes des conflits régionaux, les transformations majeures dans la géopolitique du Moyen-Orient et de la méditerranée, le retour sur la scène internationale des talibans et l’instabilité politique au Sahel font ressurgir de nouvelles menaces terroristes. Lesquelles menaces que Hammouchi a tenu a y répondre en procédant à un coup de filet et une campagne médiatique bien orchestrée contre des cellules terroristes dormantes dans les quatre coins du pays.

Il faut être dupe pour penser qu’une telle opération soit une simple opération de «personal branding» du responsable sécuritaire. Il s’agit surtout d’un rappel aux citoyens marocains, aux partenaires et au monde entier de la solidité de ses institutions en dépit de la faiblesse de l’exécutif face à l’urgence sanitaire et économique.

Après Pompeo, Hammouchi reçoit Fischer à la DGST à Temara

«Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi a reçu jeudi l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique accrédité auprès du Royaume du Maroc, David T.Fischer, et ce dans le cadre des relations de coopération bilatérale dans les différents domaines sécuritaires» annonce la DGST dans un communiqué repris par l’agence de presse officielle, MAP.

Cette réunion bilatérale, nous apprend la même source, qui s’est déroulée au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) à Rabat, a vu la participation des cadres des services centraux de la DGST et des représentants de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat.

La DGST a indiqué dans son communiqué que les deux parties ont évoqué les différents sujets sécuritaires d’intérêt commun notamment les mécanismes de coopération et de coordination en matière de lutte contre les risques du danger terroriste, l’extrémisme violent, le crime organisé et leurs liens croissants dans la région de l’Afrique du nord et du Sahel.

Elles ont aussi abordé les moyens à même de mettre en valeur cette coopération devenue un modèle à suivre dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, souligne la même source.

Les deux parties ont également passé en revue les mécanismes de développement et de renforcement de la coopération entre les services de la DGSN et la DGST et les agences américaines de sécurité dans le domaine de lutte contre les risques et dangers liés à la criminalité transnationale organisée, outre l’échange d’expertises et d’expériences.

Au terme de cette rencontre, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire et l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat se sont félicité du bilan de la coopération stratégique bilatérale dans le domaine sécuritaire, exprimant la disposition des deux pays à développer les niveaux de cette coopération en contribution à la paix et à la stabilité mondiales, conclut le communiqué.

Covid-19 : Mansouri, Hammouchi et Haramou se sont administrés le vaccin chinois

Pas moins de 600 membres des FAR, de la Gendarmerie royale, de la DGSN, de la DGST et de la DGED se sont portés volontaires pour les essais cliniques du vaccin chinois contre le covid-19. A leur tête figurent les noms de Yassine Mansouri, Abdellatif Hammouchi et Mohamed Haramou. L’information a été révélée par le très informé directeur de publication de ChoufTV, Driss Chahtan.

Dans un signe de confiance dans le protocole chinois de développement du vaccin contre le Covid, les dirigeants de la Sécurité Nationale du pays à savoir Abdellatif Hammouchi, patron de la Police et des Services de Renseignements Intérieurs, Mohamed Haramou, patron de la Gendarmerie Royale et Yassine Mansouri patron des Services de Renseignements Extérieurs se sont tous administrés le vaccin chinois dans le cadre de la phase III des essais cliniques que réalise au Maroc le laboratoire Sinopharm.

C’est un choix stratégique que celui qu’a fait le Maroc en signant un partenariat avec la Chine au sujet du vaccin le plus prometteur développé à ce jour dans le monde. La réussite de ce projet donnerait au Maroc des mois d’avance sur la planète et permettrait au pays de retrouver rapidement une vie normale pour faire face au défit de la crise économique mondiale qui se profile.

Le Royaume suit ainsi les pas des Emirats arabes unis qui ont pour leur part quelques semaines d’avance. En effet, le site d’information émiratie, Hespress, avait rapporté que les essais cliniques de ce vaccin sont entrés dans la troisième phase, dans ce pays du Golfe. Des essais qui s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat entre Sinopharm et le groupe G4, un leader de l’intelligence artificielle et du cloud computing, basé dans la capitale émiratie, Abu Dhabi. Le Pérou et l’Argentine sont les seuls autres pays à participer également à la conception de ce vaccin potentiel contre le coronavirus, rapporte la même source.

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