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Le Molnupiravir, la pilule qui est entrain de changer la donne de la lutte anti-covid

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Deux ans après l’avènement de la pandémie du coronavirus, la course aux masques et aux vaccins, le monde occidental se trouve un nouveau centre d’intérêt, le Molnupiravir. Une pilule américaine à laquelle on attribut la réduction significative des risques d’hospitalisation et de décès lorsqu’elle est prise dans les premiers jours de l’infection.

Au lendemain de l’annonce par Bill Gates d’un investissement de 120 millions de dollars dans la fabrication du Molnupiravir, le nouveau traitement anti-covid développé par l’américain Merck, la France s’est empressée d’effectuer une commande de 50 000 doses de cette pilule miracle. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé français, Olivier Véran, ce mardi 26 octobre lors d’une audition au Sénat.

«Cette commande sera livrée à la France à compter des derniers jours de novembre ou des premiers jours de décembre», a précisé le ministre.

La France suit timidement les pas des Etats-unis et le Royaume-unis qui ont respectivement commandé 1,7 millions et 480.000 doses pour faire face à une éventuelle vague attendue cet hiver.

Le coût du Molnupiravir reste très élevé si on se base sur la valeur de la commande américaine qui s’élève à 1,2 milliard de dollars – soit environ 700 dollars par dose. C’est ce prix prohibitif de ce traitement qui aurait poussé Bill Gates à injecter de l’argent afin d’encourager la production de génériques du médicament par des entreprises, notamment indiennes, auxquelles Merck a d’ores et déjà accordé une licence. Merck prévoit de fabriquer les doses nécessaires pour 10 millions de traitements d’ici la fin de l’année. Mais une grande partie risque de revenir aux pays riches, comme cela a été le cas pour les vaccins.

Comment marche le Molnupiravir ?

Le Molnupiravir a pour but de réduire le risque de développer une forme grave du Covid et la durée de la maladie. Il inhibe la réplication du SARS-CoV-2, l’agent causal du Covid-19, en s’incorporant dans le génome du virus. Il entraîne alors des erreurs de réplication de l’ARN du virus l’empêchant de se propager. Concrètement, après sa prise le virus se multiplie moins voire plus du tout.

Selon le laboratoire Merck, lors d’un essai clinique de phase 3 mené sur plus de 1500 patients, la prise de 800 mg de Molnupiravir, deux fois par jour, a réduit le risque d’hospitalisation ou de décès des patients Covid d’environ 50%. De plus il reste actif contre les variantes les plus courantes dont le Delta.

Une alternative au vaccin ?

C’est le grand débat qui agite les médias depuis l’annonce de l’industriel américain ce début de mois de vouloir demander une autorisation d’utilisation d’urgence auprès de l’agence sanitaire américaine (la FDA). Une annonce qui a reçu les vives encouragements du conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, Anthony Fauci, qui a estimé que les données de l’essai clinique étaient «impressionnantes».

L’idée de la commercialisation d’un traitement simple et efficace contre le Covid-19 a ravivé l’espoir d’une alternative à la vaccination. Les «fact-checkers» et les «experts » ont très vite réagi alertant sur le fait que le Molnupiravir ne devrait pas être considéré comme une alternative à la vaccination, qui reste selon eux la meilleure forme de protection contre la COVID-19 en premier lieu.

Toutefois, assurent ces experts que «pour ceux qui ne sont pas éligibles ou n’ont pas accès à la vaccination, le molnupiravir pourrait constituer une solution de première ligne après l’apparition des symptômes».

Molnupiravir, vaccine killer ?

La mauvaise presse du vaccin contre le covid de part le monde et la ruée de millions de personnes sur l’Ivermectin ou la chloroquine devrait faire sans aucun doute le succès du Molnupiravir. D’ailleurs, l’intérêt de Bill Gates à cette nouvelle pilule lui permettrait probablement de refaire sa réputation après avoir été au centre de toutes les théories complotistes qui entourent le vaccin .

De plus, le Molnupiravir est en passe de devenir le premier médicament oral contre le SARS-CoV-2, et serait donc plus facile à utiliser contrairement aux traitements anti-Covid aujourd’hui disponibles qui sont administrés par intraveineuse uniquement.

Dans tous les cas, face au casse-tête de l’efficacité des vaccins dans la durée et l’apparition périodique de variants dangereux, ce nouveau traitement donne à l’humanité un nouvel espoir pour sortir de la pandémie.

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