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La caricature, exutoire des français à la brutalité de la Macronie

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L’image est saisissante. Des haies de gendarmes mobiles et de CRS stationnant devant le Conseil constitutionnel pour le protéger du peuple. Cette image s’ajoute aux centaines de séquences vidéos montrant les forces de l’ordre s’acharner avec haine et violence inouïe contre des jeunes femmes, des lycéens et des journalistes. Brutalisés par la Macronie, les français n’ont presque plus d’arme pour se défendre autre que la caricature et la satire.

«Les images prises jeudi 13 avril à Paris par les photographes de presse de ces haies de gendarmes mobiles et de CRS protégeant le siège du Conseil constitutionnel, rue de Montpensier, sont à la fois dingues et en même temps symboliques de l’immense gâchis de la séquence politique que vit la France depuis le mois de janvier» un texte publié par Libération, qui exprime la forte indignation de la presse française de la brutalité de la Macronie.

Des dizaines et des dizaines de gendarmes mobiles, photographiés en rangs serrés devant le Conseil constitutionnel. Cette image immortalisée jeudi 13 avril par Stéphane Mahé, photographe de Reuters

« La barricade a changé de camp ? », a interrogé Jean-Luc Mélenchon dans un tweet reprenant cette « image de l’entrée du Conseil constitutionnel qui illustre le passage d’une crise sociale à une crise démocratique. »

Les internautes ont vu dans cette séquence un parallèle avec les clones de Star Wars, les Gobelins du Seigneur des anneaux et les agents Smith de Matrix.

La police française la plus meurtrière d’Europe !

En 2019, la Macronie a tué onze (11) manifestants parmi les gilets jaunes. Elle en a éborgné vingt-quatre (24) et arraché les mains de cinq (5) personnes. Le caractère inédit de la brutalité du régime d’Emmanuel Macron durant cette année a valu au feu pays des lumières, une dénonciation et une indignation mondiale.

Les Nations unies, le Défenseur des droits, le Conseil de l’Europe, les ONG des droits de l’Homme comme Amnesty ou le Département d’Etat américain se sont tous inquiétés de «l’usage excessif de la force en France et des restrictions que cela entraîne sur le droit pour les personnes de manifester pacifiquement».

Aujourd’hui, le maintien de l’ordre en France consiste trop souvent à appliquer une répression immédiate et de grande ampleur au point d’entraver les libertés fondamentales.

Anne-Sophie Simpere, Chargée de plaidoyer Libertés à Amnesty international France.

Malgré cette indignation internationale qui a terni l’image de la France ancien pays des libertés, la Macronie a continué sa répression systématique, que sa machine de propagande camoufle sous une sémantique désuète de thérapie de choc et de lutte contre l’extrême violence.

Devant son impuissance face à l’exercice démocratique au Parlement, Emmanuel Macron a cédé rapidement à la violence avec le passage en force de l’article 49.3 pour étouffer la voix des représentants du peuple et à la violence policière pour étouffer la vois du peuple.

En effet, Macron a ordonné à sa police le recours à une violence inouïe contre les gilets jaunes puis contre les manifestants rassemblés dans les grandes villes françaises contre la réforme des retraites.

Des centaines de séquences vidéos documentent des interventions très musclées des éléments de la CRS, unité d’élite de police spécialisée dans les violences urbaines.

Des vidéos qui donnent le frisson de par la rage, la haine et la brutalité de la Macronie envers les français. On y voit par exemple un manifestant poussé en arrière par un CRS, sa nuque heurtant le trottoir avant qu’un autre CRS ne monte avec ses deux pieds sur sa cheville, l’écrasant de tout son poids.

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Le 11 mars 2023, une lycéenne de 15 ans reçoit l’éclat de grenade de désencerclement, sur le front. Comme cela ne suffisait pas, deux policiers lui ont aussi donné des coups de matraque alors qu’elle était assise par terre.

Un jeune homme de 26 ans a dû être amputé d’un testicule après avoir été frappé par un policier au niveau des parties génitales, lors de la manifestation du 19 janvier à Paris.

«Ces vingt dernières années, la police française est celle qui a tué le plus de citoyens en Europe» si l’on prend en compte le ratio du nombre de morts par rapport au nombre d’habitants. La phrase est directeur de recherche au CNRS et enseignant à Science po Grenoble, Sebastian Roché, prononcée lors de l’émission « C ce soir » en mai 2022 sur France 5.

Cette affirmation est la conclusion d’un travail effectué par le chercheur en récoltant les informations publiées dans la presse. L’étude a été réalisée en collaboration avec des chercheurs européens pour comparer les situations en France, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Finlande et en Suède.

Sebastian Roché affirme que la police française tue le plus en Europe dans deux cas : celui des homicides par tirs policiers et lors d’opérations de maintien de l’ordre.

La police et la gendarmerie en France tuent par tirs 50 % de plus que la police allemande

Sebastian Roché

Tolérer la caricature du Prophète de l’Islam et condamner sa propre caricature

En 2017, Emmanuel Macron s’est érigé en défenseur de la liberté d’expression en France et surtout en défenseur du blasphème du Prophète de l’Islam. L’illuminé a trouvé normal et républicain de projeter sur les murs des villes, des caricatures de Mohammed ﷺ, représenté «de dos, nu, en posture d’être sodomisé, une goutte s’écoulant de son pénis, et une étoile (jaune, à cinq branches) cachant l’anus du personnage».

Le même Emmanuel Macron va s’offusquer quelque mois plus tard à l’idée de le grimer en Hitler ou le pantalon baissé.

En juillet 2021, alors que le président français venait d’annoncer l’extension du pass sanitaire à tous les cafés, restaurants, transports longue distance, Michel-Ange Flori, ancien publicitaire, imprime deux affiches à ses frais. Lesquelles affiches ont été conçues en deux parties : à gauche Macron caricaturé en Hitler, à droite ce slogan « Obéis fais-toi vacciner ».

Emmanuel Macron porte immédiatement plainte. Le parquet de Toulon ouvre une enquête.

Flori récidive avec une nouvelle caricature où il montre en vis-à-vis Pétain et Macron, tous deux coiffés du képi lauré du maréchal et habillés du même uniforme sur fond de QR code, avec ce slogan « Il n’y a qu’un pass à franchir ».

Le président porte plainte à nouveau. Michel-Ange Flori sera condamné en correctionnel et en appel.

Le deuxième cas de l’intolérance d’Emmanuel Macron à la caricature remonte à novembre 2021.

Je vous laisse admirer les mots utilisés par la dépêche de l’AFP pour décrire la liberté d’expression si chère à Macron.

«Deux personnes présentes au rassemblement parisien des gilets jaunes ont été interpellées ce samedi en raison d’un tag injurieux sur une camionnette mettant en scène Emmanuel Macron, le préfet de police et le président américain Joe Biden, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès de la préfecture de police».

La caricature collée sur la camionnette, met en scène Joe Biden manipulant comme une marionnette le président de la République Emmanuel Macron, lequel «sodomise» le préfet de police. Elle était surmonté de l’inscription «La sodomie en marche» avec en fond le drapeau français et des moutons.

« La sodomie en marche !! GJ » – Caricature de Macron et Lallement réalisée par deux « Gilets jaunes »

Montrer un dessin où l’on sodomise le préfet de police est un acte injurieux qui a valut à ses concepteurs une interpellation et un long procès. Placarder partout des dessins où l’on montre le Prophète de l’Islam dans la même situation est un acte de courage républicain !?

«On n’est plus Charlie, au sommet de l’Etat ? Parce que si on a le droit de caricaturer le prophète de l’islam, on doit pouvoir le faire avec le président de la République française et le Préfet de Police.» s’était indignée la journaliste Élisabeth Lévy.

Les réactions violentes donnent encore plus de force à la caricature «d’Emanuel Macron»

En juillet 2021, alors que Macron poursuivait en justice des caricaturistes, le Point publiait un article, en mémoire du dessinateur Kurt Westergaard, sous le titre : «Les réactions violentes donnent encore plus de force à la caricature de Mahomet»

Aujourd’hui, ce constat du Point trouve raison dans l’incroyable violence de la Macronie.

En effet, les réactions extrêmement violente ordonnées par le président français envers les manifestants donnent encore plus de force à la caricature d’Emmanuel Macron.

Il est à ce jour objet d’une déferlante de caricatures. La plus polémique est une fresque visible à l’entrée d’Avignon (Vaucluse), début avril, dans laquelle Macron apparaît avec un costume noir et une moustache «49.3» rappelant celle d’Adolf Hitler.

Emmanuel Macron grimé en Adolf Hitler par le graffeur Lekto

La caricature est l’œuvre du graffeur Lekto, un artiste connu pour ses caricatures politiques. Il avait d’ailleurs, au même endroit, fait parlé de lui en juin 2022, en représentant Emmanuel Macron manipulé comme une marionnette par Jacques Attali.

Avignon – 23/06/2022 – Fresque jugée antisémite sur la façade dans transformateur des bords du Rône représentant Jacques ATTALI manipulant la marionnette du Président le la République Emmanuel Macron

Il n’y a rien de tel que les coups de crayon des caricaturistes pour sonder le sentiment des français, ce jour d’allocution télévisée d’Emmanuel Macron. Une énième tentative d’enfumer ces concitoyens après la promulgation de la loi sur la réforme des retraites avec sa mesure phare de recul de l’âge de départ à 64 ans.

Intelligence analyst. Reputation and influence Strategist
20 années d’expérience professionnelle au Maroc / Spécialisé dans l’accompagnement des organisations dans la mise en place de stratégies de communication d’influence.

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