Sahara Marocain - Page 4

Communiqué du Cabinet Royal : Trump a informé le roi Mohammed VI de la décision, à effet immédiat, des États-Unis d’Amérique de reconnaitre la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain

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C’est une nouvelle page de l’histoire de la lutte du Maroc, roi et peuple, pour la liberté et l’indépendance et le parachèvement de l’intégrité territoriale qui s’écrit. Aujourd’hui, le président Donald Trump vient de promulguer un décret, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, portant sur la décision des États-Unis d’Amérique de reconnaitre, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain. Un soutien décisif à la cause nationale vient récompenser plus de 45 ans de mobilisation pacifique des marocains clamant haut et fort la marocanité du Sahara

Après les séries des tweets du Président américain Donald Trump annonçant non sans fierté la promulgation d’un décret présidentiel reconnaissant la légitimité du Maroc sur ses provinces du Sud, après 45 années de lutte pacifique du peuple marocain, le Cabinet royal, a publié un communiqué qui confirme l’échange téléphonique entre Trump et Mohammed VI et la décision du président américain.

Le communiqué annonce qu’au cours d’un entretien téléphonique entre les deux Chefs d’Etats, « le président Trump a informé le roi Mohammed VI de la promulgation d’un décret présidentiel, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, portant sur la décision des États-Unis d’Amérique de reconnaitre, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain».

Le communiqué annonce que les États-Unis vont joindre l’acte à la parole en procédant, à titre de première concrétisation de leur initiative souveraine de haute importance, «l’ouverture d’un consulat à Dakhla, à vocation essentiellement économique, en vue d’encourager les investissements américains et la contribution au développement économique et social, au profit notamment des habitants des provinces du Sud».


Lire aussi : Urgent – Donald Trump appelle Mohammed VI et lui annonce la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara


«A cette occasion, le Souverain a exprimé, en son nom et au nom de l’ensemble du peuple Marocain, au président américain sa profonde gratitude aux États-Unis d’Amérique pour cette prise de position historique.» souligne le communié du Palais Royal.

Le Roi, poursuit la même source, a également transmis «ses sincères remerciements au président américain et à son équipe pour ce soutien franc et sans ambiguïté à la Marocanité du Sahara ; soutien qui renforce le partenariat stratégique puissant entre les deux pays et le rehausse au niveau de véritable alliance qui englobe l’ensemble des domaines».

Rôle décisive de Jared Kushner

Lors de cet échange téléphonique, le roi Mohammed VI a tenu à rendre hommage au rôle important qu’a joué le Conseiller spécial de Trump, Jared Kushner, qui a assuré la coordination des contacts, l’échange de délégations et un certain nombre de visites non officielles, outres la réception que lui avait accordé le souverain en mai 2018.

Cette position constructive des Etats-Unis d’Amérique, explique le Cabinet royal, «vient renforcer la dynamique de la consécration de la marocanité du Sahara marocain, confirmée par les positions de soutien par un ensemble de pays amis, ainsi que par les décisions de nombreux pays d’ouvrir des consulats dans nos Provinces du sud».

«Elle intervient également après l’intervention décisive et efficace des Forces Armées Royales, dans la zone de Guerguerat, afin de maintenir la sécurité et la stabilité dans cette partie du territoire marocain, et d’assurer la libre circulation des personnes et des biens avec les pays frères africains.», souligne la même source.

Dossier palestinien et blocus contre le Qatar

1. Reprise des relations diplomatiques avec Israël

Au cours du même entretien, le roi Mohammed VI et le Président américain ont échangé sur la situation actuelle dans la région du Moyen-Orient, affirme le Palais royal.

Donald Trump a évoqué avec le roi deux dossiers chauds qu’il souhaite régler avant la fin de son mandat en janvier prochain : le processus de paix israélo-palestinien et la crise entre le Qatar et ses voisins du Golfe.

Au sujet de la question palestinienne, Mohammed VI a rappelé les positions constantes et équilibrées du Royaume du Maroc au sujet de ce dossier, soulignant que «le Maroc soutient une solution fondée sur deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, et que les négociations entre les parties palestinienne et israélienne restent le seul moyen de parvenir à un règlement définitif, durable et global de ce conflit».

Toujours durant cet échange, le roi, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, émanant de l’Organisation de la Coopération Islamique, a souligné la «nécessité de préserver le statut spécial de cette ville».

Mohammed VI a par ailleurs rappelé à Donald Trump l’appel d’Al-Qods/Jérusalem signé par lui, Commandeur des Croyants, et le Pape François, lors de la visite de ce dernier à Rabat le 30 mars 2019. Lequel appel a insisté sur «le respect de la liberté de pratiquer les rites religieux pour les adeptes des trois religions monothéistes, ainsi que sur le respect du cachet musulman d’Al-Dosq Acharif et de la mosquée Al-Aqsa».

Le roi a ensuite informé le président américain la décision du Maroc de pendre des mesures concrètes avec l’Etat d’Israël dans l’optique de la reprise, dans les meilleurs délais, des relations diplomatiques avec Tel-Aviv.

Les mesures détaillées ci-après, «n’affectent en aucune manière l’engagement permanent et soutenu du Maroc en faveur de la cause palestinienne juste et sa détermination à continuer à contribuer efficacement et de manière constructive à une paix juste et durable au Moyen-Orient», a tenu à précisé le Cabinet Royal.

Ainsi, eu égard au rôle historique que le Maroc a toujours joué dans le rapprochement des peuples de la région et dans la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient, et compte tenu des liens spéciaux qui unissent la communauté juive d’origine marocaine, y compris en Israël, à la personne du roi Mohammed VI, le souverain a informé le Président américain que le Maroc entend :

  1. Accorder les autorisations de vols directs pour le transport des membres de la communauté juive marocaine et des touristes israéliens en provenance et à destination du Maroc;
  2. Reprendre les contacts officiels avec les vis-à-vis et les relations diplomatiques dans les meilleures délais;
  3. Promouvoir des relations innovantes dans les domaines économique et technologique dont, à cet effet, œuvrer à la réouverture des bureaux de liaison dans les deux pays, comme cela fut le cas antérieurement et pendant plusieurs années jusqu’en 2002.

2. Blocus contre le Qatar

Le communiqué du Cabinet Royal a également dévoilé l’autre sujet discuté entre Trump et Mohammed VI : « les efforts déployés par Washington pour résoudre la crise au niveau du Conseil de Coopération du Golfe ».

Mohammed VI qui a tenu, depuis l’éclatement de la crise en juin 2017, a gardé des relations fraternelles, solides et cordiales avec les Rois et Emirs des pays arabes du Golfe a exprimé au président américain, «l’espoir que les développements positifs enregistrés conduisent à la réalisation de la réconciliation souhaitée.»

Laquelle réconciliation «sera à même de consolider la sécurité et la stabilité dans la région du Golfe, et de réaliser la sécurité arabe globale et le développement économique et social au profit des peuples de la région», affirme Mohammed VI.

Le Roi a exprimé à cet égard, conclut le communiqué, «sa reconnaissance pour le rôle important que les États-Unis ont joué dans les étapes décisives qui ont été franchies, réitérant Son soutien à la médiation Koweïtienne en vue de mettre fin à ce différend».

Urgent – Donald Trump appelle Mohammed VI et lui annonce la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté marocaine sur le Sahara

Le président américain annonce que les Etats-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara.

D’après un haut responsable de l’administration américaine, Donald Trump a reconnu la légitimité du Maroc sur le Sahara dans un entretien téléphonique avec le roi Mohammed VI.

En marge de cette décision historique, l’administration américaine a annoncé qu’Israël et le Maroc avaient accepté ce 10 décembre de normaliser leurs relations dans le cadre d’un accord négocié avec l’aide des Etats-Unis.

Donald Trump a confirmé son accord avec le roi Mohammed VI sur son compte twitter : «Aujourd’hui, j’ai signé une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. La proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc est la SEULE base d’une solution juste et durable pour une paix et une prospérité durables!»

«Une autre percée HISTORIQUE aujourd’hui! Nos deux GRANDS amis Israël et le Royaume du Maroc ont convenu de relations diplomatiques complètes – une percée massive pour la paix au Moyen-Orient !», a rajouté Donald Trump.

Bourita : le Maroc se réserve le droit de réagir avec sévérité contre toute menace à sa sécurité

Le Maroc a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu, tout en se réservant le droit de réagir avec «a plus grande sévérité» contre toute menace à sa sécurité, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

«Le Maroc a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu et au processus politique, tout en se réservant le droit de réagir avec la plus grande sévérité et en légitime défense contre toute menace à sa sécurité», a souligné Bourita dans une interview publiée lundi par le bimensuel européen «The Parliament Magazine».

Interrogé sur l’impact d’un éventuel effondrement de l’accord du cessez-le-feu sur la stabilité régionale, le ministre a rappelé que depuis 2016, les milices du «polisario» ont perpétré à plusieurs reprises des actes illégaux, notamment du racket et du banditisme dans la zone tampon d’El Guerguarat et à l’est du mur de défense, en violation des accords et au mépris flagrant des appels à l’ordre du Secrétaire général de l’ONU et des résolutions du Conseil de sécurité.

«Le mois dernier, ces milices ont pris la décision d’intensifier encore leur mépris du droit international en bloquant la circulation des biens et des personnes entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, via le Maroc à El Guerguarat», a-t-il fait observer.

«Le Maroc a fait preuve d’une extrême retenue et continue en fait de faire preuve de retenue, non pas par faiblesse mais plutôt parce qu’il est un acteur responsable qui favorise le traitement multilatéral et institutionnel des questions d’importance stratégique pour la région», a-t-il expliqué.

Notant que la grande région du Sahara et du Sahel est confrontée à nombre de défis (terrorisme, crime organisé et trafic), il a relevé l’engagement direct du Maroc avec le secrétaire général de l’ONU et les membres du Conseil de sécurité, entre autres, «en cherchant à mettre fin au comportement belliqueux des milices du polisario».

Après l’échec de ces tentatives, le Maroc a décidé d’agir dans le cadre de ses droits et devoirs, a souligné Bourita, précisant que «cette opération non offensive, sans aucune intention belliqueuse, a été menée selon des règles d’engagement claires, pour rétablir la libre circulation».

«Ceci est d’autant plus important pour le Maroc qui, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, n’a épargné aucun effort pour contribuer à la stabilité et au développement du Sahel», a-t-il souligné.

«Le Royaume a toujours préconisé une approche multidimensionnelle pour faire face aux multiples défis sécuritaires, humanitaires et environnementaux auxquels la région du Sahel est confrontée», a-t-il indiqué.

Et pour cause, le Royaume du Maroc, qui a des liens forts et historiques avec les pays du Sahel, «estime que la coopération régionale est particulièrement importante pour la gestion des frontières dans la lutte contre le terrorisme et la protection de l’intégrité territoriale», a-t-il précisé.

D’autre part, a-t-il poursuivi, «nous avons choisi de focaliser également nos actions sur l’aspect religieux, notamment à travers un programme complet de formation des imams au profit de plusieurs pays partenaires du Sahel et la promotion de l’islam sunnite modéré».

Cette approche de la coopération en matière religieuse, a-t-il soutenu, «a été largement saluée par la communauté internationale et servira de modèle pour la coopération religieuse avec d’autres pays de la région».

«Mariage de raison», l’appel d’Ahmed Charai, sur El Mundo, pour des relations hispano-marocaines pragmatiques et sereines

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C’est sur El Mundo, le deuxième quotidien le plus lu en Espagne, après le sportif Marca, qu’Ahmed Charai a publié une radioscopie des relations maroco-espagnoles dans un éditorial sous le titre «Mariage de raison». L’éditorialiste marocain s’est adressé à une opinion publique ibérique qui a subit durant plusieurs semaines une avalanche de fake-news et une stratégie de désinformation d’un groupuscule séparatiste qui terrorise le peuple sahraoui, viole les résolutions onusiennes et qui tente de saboter les relations économiques marocaines et espagnoles séculaires avec l’Afrique subsaharienne.

C’est une plaidoirie que tout patriote animé par la défense de la cause nationale et la promotion de l’image d’un Maroc moderne, responsable, fiable, ambitieux et respectueux du droits international et des accords bilatéraux devrait lire et en extraire les éléments de langages qui donnent à tout discours, sérénité, sagesse et puissance.

Il faut revenir au contexte dans lequel intervient l’éditorial d’Ahmed Charai, le patron de presse marocain actif dans plusieurs centres de réflexions notamment aux États-Unis.

Aujourd’hui, les marocains ne sont pas peu fiers de l’habilité, la fermeté, l’intelligence, la retenue avec laquelle le pays sous la direction du Roi Mohammed VI a réussi à mettre à nu devant l’opinion publique internationale «une alliance du mal», composée de mercenaires hors la lois et un régime militaire en décomposition. Le temps est désormais révolu où certains pays et certains groupe de pression refusaient de reconnaitre le développement économique et social des populations des provinces du sud marocaines, sous le roi Mohammed VI.

Les investissements dans les infrastructures depuis au moins 2015 et phénoménal et les projets économiques font pâlir d’envie l’alliance du mal et ne cessent d’attirer investisseurs, diplomates et compétences. Outre la présence symbolique de la franchise du fast-food américaine, McDonalds, au cœur de la ville de Laâyoune, la France a ouvert deux bureaux de sa Chambre d’Industrie et de Commerce, plusieurs entreprises européennes, turques, et chinoises veulent s’implanter dans les zones industrielles en cours de réalisation dans les 3 régions du sud et les bailleurs de fonds internationaux participent au financement des grands projets structurants notamment le port de Dakhla.

La réalité économique, politique et sociale sur le terrain a renforcé la position du royaume sur le Sahara dans le concert des nations éprises de paix et de démocratie. Un succès qui s’est matérialisé par l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques à Laayoune et à Dakhla. Les pays africains avec qui le Maroc entretient des relations fortes et durables, arrivent en tête avec pas moins de quinze consulats ouverts en moins de 12 mois.

L’Espagne qui n’est pas totalement remise du séisme provoqué par la crise sécessionniste catalane, a tenu une position ambiguë sur le sujet du passage frontalier de Guerguerat, en dépit de l’impact économique qu’ont subit les entreprises espagnoles à cause de l’obstruction du trafic commercial terrestre entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest par les mercenaires financés par l’armée algérienne.

Une position qui trouve son explication par l’instabilité politique qui est loin d’être réglée deux ans et demi après le référendum d’autodétermination de la catalogne du 1er octobre 2017.

Une ambiguïté qui donne peu de crédit au gouvernement de Madrid qui tout en qualifiant l’indépendantisme catalan d’illégal, laisse faire cette même mouvance séparatiste qui fait du dossier Sahara marocain, une caisse de résonnance au projet similaire du polisario au cœur du pays membre de l’Union Européenne.

Ahmed Charai sur El Mundo : «Les relations hispano-marocaines, essentielles pour la géostratégie mondiale»

«Le monde des émotions mettent en péril l’empire de la raison». Ces mots, ce sont ceux de l’éditorialiste marocain Ahmed Charaï, écrits dans les colonnes du quotidien centriste «El Mundo». Un appel à la raison et au pragmatisme dans un contexte international dangereux.

Une situation géopolitique dont il fait référence dès l’introduction de son article d’opinion : «L’Espagne et le monde entier traversent un moment délicat dans lequel il semble que des valeurs et des principes, inconditionnellement assumés jusqu’à présent, soient remis en question.»

Ce contexte, poursuit l’auteur, fait courir le risque d’une mauvaise lecture des enjeux géostratégiques, ce qui impacterait des relations hispano-marocaines, «essentielles pour les deux pays, bien sûr, mais aussi essentielles en termes géostratégiques mondiaux; essentielles pour l’Europe et essentielles pour l’Afrique».

Ahmed Charaï rappelle que les relations entre Rabat et Madrid ont la particularité d’être stables depuis des décennies et ceci quel que soit le détenteur de la majorité parlementaire en Espagne.

Cette stabilité a pour moteur de puissantes «raisons» objectives mais que la complexité du contexte géopolitique, économique et sanitaire dans le monde risque de mettre en équation à cause des relents du monde des émotions qu’occasionne la crise.

«Cependant, émanent des sentiments qui correspondent davantage au monde des émotions qui mettent en péril l’empire de la raison et qui continuent à empêcher l’extension de cette coopération à des domaines importants tels que le social et la culture, ce qui permettrait une humanisation de la relation.», souligne M. Charaï.

«Dans les années 1970, les économies du Maroc et de l’Espagne étaient à égalité. Aujourd’hui, cela est de l’Histoire» – Ahmed Charaï

Pour illustrer la nature des relations hispano-marocaines, l’éditorialiste va faire la part entre l’économique, le sécuritaire et le socio-culturel.

M. Charaï va étayer l’évolution de l’économie espagnole qui est passée d’une économie comparable à celle du Maroc à une position qui dispute la première place du principal partenaire économique du Royaume.

«Dans les années 1970, les deux économies étaient à égalité. Les productions industrielles apportaient très peu de valeur, tandis que l’agriculture et la pêche étaient très compétitives, notamment par rapport au marché européen.» a-t-il rappelé.

Mais entre temps le dialogue entre les deux pays est passé par des moments complexes surtout après l’entrée de l’Espagne en Europe, souligne l’article. Un dialogue qui se limitait à la pêche hauturière, car le Maroc s’est retrouvé en position désavantageuse face à une l’Espagne privilégiée par l’accord d’association avec l’UE.

«C’était une période très complexe où les deux pays, qui étaient à la recherche d’une voie vers la modernisation structurelle de leurs économies et du système politique, ont été submergés par la faiblesse de leurs économies respectives et la lutte contre la pauvreté, en particulier pour l’Espagne forcée d’atteindre les niveaux du marché européen.» affirme, M. Charaï.

«Mais tout cela est déjà de l’Histoire . Les mutations de l’économie marocaine ont été telles que l’Espagne est désormais en concurrence avec la France pour le rôle de principal partenaire économique.» constate-t-il.

«Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable dans le domaine de la sécurité. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle» – Ahmed Charai

Même durant les périodes de froid diplomatique, la coopération sécuritaire entre Rabat et Madrid est resté constamment stable. Une fiabilité et une responsabilité que les responsables espagnols reconnaissent devant l’Union européenne où ils s’érigent en tant que défenseur du royaume.

«Les deux pays sont nécessairement préoccupés par la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le trafic international de drogue et l’immigration clandestine. Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle.» rappelle M. Charaï.

La position géostratégique du Royaume s’est davantage renforcée grâce à l’incroyable dynamique enclenchée par le Roi Mohammed VI depuis au moins 2008. Le succès de la stratégie royale a imposé le Royaume comme un leader incontesté du continent.

«L’Espagne, le pays le plus proche de l’Afrique, en est très conscient et promeut par conséquent la coopération bilatérale dans ce sens» assure M. Charaï.

«La politique culturelle déployée depuis Madrid reste trop timide» – Ahmed Charaï

«Il est incompréhensible que les relations culturelles soient à un niveau aussi bas» s’indigne M. Charaï en évoquant le troisième volet de la coopération hispano-marocaine.

Une timidité qui se reflète sur le terrain avec des initiatives qui se comptent sur le bout des doigts et qui ne reflètent pas la hauteur de ce que représente le passé des deux nations, avec un patrimoine fortement basé sur la civilisation islamique et la renaissance européenne.

Pour palier à ce déficit, M. Charaï recommande: 1) le développent d’un système de bourses pour les étudiants marocains, 2) l’amélioration de l’image des émigrants marocains, 3) le renforcement de la présence linguistique, 4) la simplifications des échanges, 5) l’implications des universités, des partis politiques, des médias et des agences gouvernementales.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme» – Ahmed Charai

Partenaire économique de premier plan; partenaire sécuritaire, fiable, responsable et indispensable; voisin avec des liens historiques et culturels séculaires; terre ferme la plus proche du continent «avenir de la planète», sont des fait qui font perdre à la question du Sahara beaucoup de sa pertinence, auprès de l’ancienne puissance coloniale qui connaît très bien la dossier.

«Madrid a rejoint le processus politique, a soutenu la proposition du Maroc pour une autonomie élargie, la qualifiant de sincère et crédible et le Maroc en a pris note. Que le parti Podemos puisse continuer avec ses positions idéologiques anciennes et usées n’est pas pertinent.» écrit M. Charaï.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme.» poursuit-il. Car d’une part ceci annoncerait des troubles et des conflits sans fin dans une région du sud de la Méditerranée où le Maroc et l’Espagne sont deux nations très attachées à leur unité et à leur intégrité territoriale.

D’autres part, cette région ne peut se permettre aucun effondrement économique. Bien au contraire affirme M. Charaï : «elle a besoin de plus d’intégration, d’un marché plus profond, pour assurer son décollage et satisfaire les aspirations de sa population majoritairement jeune

Des arguments qui trouvent toute leur pertinence dans l’affaire El Guergarat qui a été un laboratoire de gestion de crise où ont été testés et approuvées, la retenue du Royaume du Maroc, son rôle de défenseur actif de la stabilité régionale, sa position névralgique pour le commerce Nord-Sud, ses efforts de lutte contre la banditisme et le terrorisme ainsi que son soft power»

« L’Espagne en convient et cela renforce la permanence et le renforcement de ce mariage de raison », conclut Ahmed Charaï une analyse et une plaidoirie qui restera sans aucun doute une référence dans la timeline des relations hispano-marocaines.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

Marocains du monde : Le CCME lance une formation sur le plaidoyer au sujet du Sahara

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) lancera, lundi prochain, un projet de formation visant à qualifier les Marocains du monde sur le plaidoyer au sujet de la question du Sahara marocain.

MAP

Motivé par la nécessité d’intensifier les efforts, de mettre en réseau les expertises et de valoriser les ressources scientifiques, humaines et matérielles, ce projet est destiné aux étudiants et professeurs marocains à l’étranger, aux cadres des associations, ainsi qu’aux militants de la société civile et ceux actifs sur les réseaux sociaux, pour le développement de leurs capacités de plaidoyer, précise le Conseil dans un communiqué.

Des programmes de formation ont été élaborés en quatre langues, dans une première phase, à savoir l’arabe, le français, l’espagnol et l’anglais, ajoute le communiqué, notant qu’une équipe scientifique travaille sur d’autres langues.

Dans le cadre de ce programme de formation, élaboré en partenariat avec plusieurs universités marocaines, un accord de coopération et de partenariat sera signé entre le Conseil et la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat-Agdal, selon la même source.

L’accord vise à valoriser les efforts de recherche scientifique liée aux problématiques des Marocains du monde, à permettre à cette catégorie de citoyens d’accéder aux services scientifiques et de formation fournis par la Faculté de droit de Rabat-Agdal, en plus de faire bénéficier les étudiants et professeurs de la Faculté de l’expérience et des ressources du Conseil pour développer la recherche et l’enseignement en ce qui concerne les questions de la communauté marocaine à l’étranger.

Il vise également, poursuit le communiqué, à ouvrir des filières qui s’intéressent aux Marocains du monde, spécialement au niveau des cycles du Master et de Doctorat dans les domaines juridique, économique et social et à développer et à mettre en réseau les relations scientifiques unissant le Conseil avec plusieurs universités internationales en Europe, en Amérique et dans le monde arabe.

Il s’agit aussi de permettre aux étudiants de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Rabat-Agdal de bénéficier de ces accords et aux étudiants marocains des différentes universités du monde de bénéficier de bourses et de relations scientifiques avec les étudiants de la Faculté de droit Rabat-Agdal.

Espagne: Sanchez contraint de multiplier les alliances même controversées

A la tête d’un gouvernement minoritaire, le socialiste espagnol Pedro Sanchez est contraint à un véritable numéro d’équilibriste aux côtés d’une gauche radicale qui n’en fait qu’à sa tête et avec le soutien embarrassant des héritiers de l’ancienne branche politique de l’ETA.

Avec AFP

Arrivé au pouvoir en 2018 et reconduit en janvier, Pedro Sanchez est en passe de réussir son pari: faire adopter par le parlement d’ici à janvier le budget 2021, le premier en Espagne depuis celui du conservateur Mariano Rajoy datant de 2018 et sans cesse prorogé depuis.

Dans l’état actuel des choses, la coalition entre le Parti Socialiste de M. Sanchez et la gauche radicale de Podemos dispose des voix nécessaires.

Et ce, grâce au soutien, négocié par Podemos, des nationalistes basques du PNV, des indépendantistes catalans d’ERC et de Bildu, héritière politique de Batasuna, parti interdit en 2003 car considéré comme la branche politique de l’organisation séparatiste basque ETA, responsable d’au moins 850 assassinats.

«Ce budget sera historique et l’alliance encore plus», s’est félicité Pablo Iglesias, chef de Podemos et vice-président du gouvernement.

Cette majorité hétéroclite, alors baptisée «Frankenstein» par la droite, avait déjà soutenu l’arrivée au pouvoir de M. Sanchez en 2018.

Le fait que Bildu puisse voter le budget répugne à la droite, mais aussi aux libéraux de Ciudadanos, qui s’étaient rapprochés de M. Sanchez ces derniers mois.

«Pouvez-vous imaginer (le président américain élu Joe) Biden faire un pacte avec les terroristes du 11 septembre ou (le président français Emmanuel) Macron avec ceux du Bataclan?», s’est indigné la semaine dernière Pablo Casado, le chef du Parti Populaire (droite), premier parti d’opposition.

Bildu et ses cinq députés «représentent l’Espagne légitimement élue par les Espagnols», a rétorqué M. Sanchez quelques jours plus tard.

Compter sur tout le monde

Pour Cristina Monge, politologue à l’Université de Saragosse, les alliances nouées par M. Sanchez sont risquées, mais nécessaires, dans une chambre des députés aussi divisée, «car sinon, il se retrouve sans soutien» pour faire adopter ses politiques.

Elle estime aussi que le Premier ministre socialiste veut pouvoir compter sur le plus grand nombre possible de partenaires, afin d’avoir des «alternatives» et de ne pas payer «un prix excessif» en terme de concessions à chacun d’entre eux.

«Il veut maximiser sa possibilité de compter sur tout le monde (…) afin que personne ne demande plus que ce qu’il peut donner», abonde Jorge del Palacio, professeur d’histoire de la pensée politique à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid.

Une stratégie qui pourrait payer, car, le budget désormais presque en poche, M. Sanchez peut voir venir, selon Cristina Monge, pour qui la législature, qui doit normalement s’achever en 2023, «va durer».

Frictions avec Podemos

Les difficiles négociations autour du budget ont, par ailleurs, souligné les dissensions entre les socialistes et Podemos.

Ce parti, héritier du mouvement des Indignés, a présenté la semaine dernière avec ERC et Bildu, sans prévenir, un amendement au budget visant à prolonger jusqu’à fin 2022 un moratoire sur les expulsions locatives. Les socialistes l’ont rejeté, mais ont dû promettre d’adopter la mesure plus tard.

En pleine crise migratoire dans l’archipel des Canaries, Podemos critique aussi la politique de ses partenaires socialistes en la matière et, en particulier, la décision de ne pas transférer vers l’Espagne continentale les milliers de migrants africains arrivés ces dernières semaines.

Pablo Iglesias a également irrité les socialistes en soutenant la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara.

Une demande pour le moins embarrassante au moment où Madrid demande à Rabat d’empêcher les départs de migrants de ses côtes vers les Canaries.

Poids lourd du gouvernement, la ministre de la Défense, Margarita Robles, a averti Podemos qu’il ne pouvait pas «être au gouvernement et dans l’opposition en même temps».

En réponse, Ione Belarra, secrétaire d’État et dirigeante de Podemos, l’a accusée d’être «la ministre favorite des pouvoirs en place qui veulent que le PP gouverne avec (le parti d’extrême droite) Vox».

Tarragone, Copenhague, Ashdod, les Marocains du monde mobilisés pour dénoncer les actes criminels du polisario

Des centaines de Marocains établis à Tarragone (Catalogne), à Copenhague (Danemark) et Ashdod (Israël), ont pris part, mardi soir, à d’imposantes manifestations pour exprimer leur soutien inconditionnel à l’intervention marocaine légitime afin de rétablir l’ordre et la sécurité dans la zone tampon d’El Guergarat.

Avec MAP

Tarragone – Catalogne

Des militants des droits de l’homme, des hommes politiques et des représentants de plus de 20 associations marocaines s’activant dans la région, en plus de nombreux membres de la communauté marocaine, se sont réunis à la place Imperial Tarraco dans la ville de Tarragone pour exprimer leur soutien total et inconditionnel à la démarche prise par le Maroc afin de lever le blocus imposé sur le passage d’El Guerguarat, de restaurer le flux des mouvements commerciaux et d’assurer la circulation normale des biens et des personnes, tout en saluant cette intervention légitime, professionnelle et pacifique.

Les participants à cette manifestation, qui a pris le départ de la place La Rambla en direction de celle de Imperial Tarraco, ont brandi des banderoles dénonçant l’attaque criminelle ayant visé le consulat général du Royaume du Maroc à Valence par des éléments du polisario, en violation des accords internationaux sur l’immunité et l’inviolabilité des représentations diplomatiques.

Brandissant fièrement le drapeau du Royaume et scandant à l’unisson l’hymne national, ils ont souligné la nécessité de traduire en justice les auteurs de cet acte criminel portant atteinte à l’intégrité du siège consulaire.

Copenhague – Danemark

Réunis le temps d’une manifestation devant le siège du ministère danois des Affaires étrangères à Copenhague, des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes, dont certains drapés dans leurs habits traditionnels sahraouis, ont bravé le froid d’une soirée glaciale pour dire haut et fort leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume et leur soutien à l’intervention des Forces armées royales pour nettoyer le passage d’El Guergarat des milices du «polisario».

Cette manifestation, initiée par l’Association Al Bayt Al Maghribi Assahrawi et le Conseil consultatif maroco-danois, a été l’occasion de mettre à nu une nouvelle fois les thèses fallacieuses des séparatistes et de leurs mentors qui, échaudés par le fiasco il y a une semaine de leur manifestation devant l’ambassade du Maroc à Copenhague, s’agitent fébrilement pour apporter de l’eau au moulin d’une «affaire perdue».

Ashdod – Israël

Mardi à 18h30, une dizaine d’enfants du Maroc établis en Israël se sont rassemblés dans la ville d’Ashdod, au parc Ben-Gurion, face à la pelouse du poste de police.

Les ressortissants marocains ont brandi les drapeaux du Maroc et les portraits du Roi Hassan II, en scandant l’hymne de la marche verte, en soutien au Sahara Marocain.