Sahara Marocain - Page 3

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

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Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

La diplomatie de Jared Kushner, entre normes bousculées et concessions inattendues

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Quand Donald Trump charge son gendre Jared Kushner de parvenir à «l’accord ultime» entre Israël et les Palestiniens, le scepticisme et le sarcasme dominent. Nous sommes début 2017, et le jeune conseiller spécialisé dans l’immobilier new-yorkais n’a aucune expérience sur la scène internationale.

Avec AFP

Près de quatre ans plus tard, cette paix-là se fait toujours attendre.

Mais de cet échec sont nés d’autres accords en cascade qui font éclater au grand jour les mutations du Moyen-Orient.

A force de normes bousculées, d’amitiés naissantes et de concessions inattendues, la diplomatie parallèle et transactionnelle de Jared Kushner a ainsi offert au président américain une percée inespérée au bout de son unique mandat: la reconnaissance historique de l’Etat hébreu par quatre pays arabes, une première depuis plus de 25 ans.

Les débuts de cette improbable entreprise sont à certains égards prometteurs.

Au fond, toutes les tractations classiques ont échoué et Donald Trump arrive avec une certaine virginité diplomatique et une soif certaine d’entrer dans l’Histoire.

La diplomatie Kushner, c’est une base sur laquelle on peut bâtir quelque chose

David Makovsky

Jared Kushner, qui n’a alors que 36 ans, s’entoure d’une toute petite équipe, avec Jason Greenblatt, l’ex-juriste de la Trump Organization, et David Friedman, avocat spécialiste des faillites nommé ambassadeur américain en Israël.

«Ce dont a besoin un médiateur au Moyen-Orient, c’est d’une autorité indubitable», souligne Dennis Ross, qui a joué ce rôle auprès de Bill Clinton: “Vous devez avoir clairement le soutien absolu du président”.

Et Kushner, mari d’Ivanka Trump, la fille chérie du président, «avait cette autorité», dit-il à l’AFP. Un statut qui le catapulte en homme des missions impossibles, avec son assurance, son ton posé et son impeccable raie sur le côté.

La «task force» a donc carte blanche.

Bouger les lignes

«Nous faisons bouger les lignes pour présenter quelque chose de beaucoup plus gros», se vantera plus tard, auprès de l’AFP, un de ses membres. Le même revendique le silence radio autour des intentions du trio: les alliés sont tenus à l’écart pour éviter les fuites, et même le secrétaire d’Etat Mike Pompeo n’est pas pleinement impliqué.

Les Palestiniens, eux, jouent le jeu, bien que refroidis par le profil de ces médiateurs réputés proches d’Israël. Ils enchaînent, selon l’un de leurs négociateurs, «32 rencontres avec l’équipe Kushner».

Mais rapidement, ils déchantent. «Ils ne nous demandaient jamais notre avis sur les questions-clés», se souvient ce diplomate.

Et dès fin 2017, c’est la rupture.

Trump reconnaît Jérusalem comme capitale d’Israël, première d’une longue série de décisions unilatérales favorables à l’Etat hébreu en forme de coups de canif au consensus international. L’Autorité palestinienne coupe les ponts.

Sans interrompre leurs navettes, les émissaires américains contournent Ramallah.

Jared Kushner rompt le jeûne du ramadan avec le roi au Maroc et multiplie les messages WhatsApp avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane — poussant le Tout-Washington à s’indigner de l’amitié avec ce «MBS» critiqué par les défenseurs des droits humains.

«Ils savent écouter», se réjouit un diplomate israélien. «Ils ont une vision régionale plus large, ils discutent avec les Etats arabes et veulent qu’ils participent.»

Le puzzle prend forme.

«Ils voulaient utiliser les Arabes pour faire pression sur les Palestiniens», explique aujourd’hui Dennis Ross. «Ça n’avait aucune chance de marcher.»

Win-Win

De fait, la chaise palestinienne est vide lorsque Donald Trump dévoile enfin, début 2020, sa «vision» pour la paix qui fait la part belle aux positions du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, bien présent à ses côtés.

Kushner utilise alors le spectre d’une annexion israélienne des colonies en Cisjordanie pour convaincre les Palestiniens d’accepter un Etat réduit à sa portion congrue. Sans succès.

Mais selon Dennis Ross, «l’ironie de l’histoire veut que cette tactique ait fonctionné auprès des Emirats arabes unis».

Durant l’été, le prince héritier d’Abou Dhabi cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane offre un tournant à Washington: il propose d’établir des relations diplomatiques avec Israël, confirmant un rapprochement déjà bien entamé en coulisses.

En échange, «MBZ» réclame que Netayahu renonce à l’annexion. Surtout, il veut que les Etats-Unis vendent aux Emirats des chasseurs ultrasophistiqués F-35 qu’ils leur refusaient jusque-là pour préserver la supériorité militaire israélienne.

C’est un déclic pour d’autres pays arabes, qui entrevoient la possibilité d’arracher des gestes aux Américains tout en formant un front uni contre l’Iran, l’ennemi commun.

«Ce n’était pas la politique initialement imaginée par Kushner, mais il a su saisir l’opportunité quand elle s’est présentée», estime Dennis Ross.

De l’exemple émirati, l’émissaire présidentiel va en faire un modèle, «mettant dans la balance des concessions bilatérales qui avaient traditionnellement une importance pour les Etats-Unis», relève David Makovsky, du Washington Institute for Near East Policy.

Le Soudan obtient son retrait de la liste noire sur le terrorisme, Bahreïn un renforcement des relations avec les Etats-Unis, et le Maroc la reconnaissance américaine de sa souveraineté sur le Sahara occidental.

Ces donnant-donnant parfois précipités font grincer des dents.

Mais au final, ces «accords d’Abraham» contribuent à redessiner le paysage moyen-oriental.

La diplomatie Kushner? «C’est une base sur laquelle on peut bâtir quelque chose», estime David Makovsky. «Ce que j’espère, c’est qu’une nouvelle administration apportera son grain de sel et tente aussi d’ajouter un volet palestinien.»

Les États-Unis adoptent officiellement la carte complète du Royaume Maroc

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L’ambassadeur des États-Unis au Maroc, David T. Fischer, a présenté ce samedi 12 décembre, la nouvelle carte officielle du Royaume du Maroc adoptée par l’administration américaine. L’ambassadeur compte offrir cette carte signée par ses soins au roi Mohammed VI.

Quarante huit heures après la décision des États-Unis de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, l’ambassadeur américain à Rabat, David T. Fischer, a organisé ce samedi soir une cérémonie durant laquelle il a procédé à une représentation tangible de la proclamation de la marocanité du Sahara en signant la nouvelle carte officielle adoptée par Washington du Royaume du Maroc. Une carte qui inclue désormais l’ensemble du territoire du Sahara.

«Je suis heureux de vous présenter la nouvelle carte officielle du gouvernement des États-Unis du Royaume du Maroc», a annoncé David T. Fischer devant l’assistance, avant d’apposer sa signature sur la carte et plus précisément sur la région du Sahara.

«Je compte offrir cette carte en cadeau à Sa Majesté le Roi Mohammad VI, en reconnaissance de son audacieux leadership et de son soutien continu et inestimable à la profonde amitié entre nos deux nations» a annoncé l’ambassadeur américain.

L’ambassadeur a souligné également que cette carte constitue «une représentation tangible» de la proclamation faite jeudi dernier par le président américain Donald Trump sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Fischer a ajouté qu’il ferait d’autres annonces d’événements importants dans les prochains jours en faveur de la consolidation du partenariat entre les deux pays.

Le journal «The New York Times» avait annoncé ces derniers jours que les Etats-Unis vont investir 3 milliards de dollars au Sahara dans des projets liés aux énergies renouvelables, aux banques et au tourisme, une information qui n’a pas encore été confirmée.

Jeudi dernier, Trump a annoncé la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara, matérialisée par l’ouverture d’un consulat US à la ville de Dakhla.

Ambassadeur américain David Fischer : La reconnaissance de la souveraineté du Royaume sur le Sahara est un pas pour le renforcement du partenariat stratégique US-Maroc

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Suite à la promulgation du décret présidentiel statuant la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, et l’accord du roi Mohammed VI d’entreprendre des mesures concrètes dans le processus de reprise des relations économiques et politiques avec Israël, l’ambassadeur américain au Maroc, David T. Fischer, a publié une déclaration où il rappelle les relations privilégiées entre son pays et le Royaume et salue le leadership de grande envergure du roi Mohammed VI.

«Aujourd’hui, le président Donald Trump a signé une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Le Maroc et Israël – deux des alliés les plus proches de notre pays – ont également convenu d’améliorer considérablement leurs relations
» a introduit l’ambassadeur américain à Rabat, David Fisher, son «statement» publié en arabe et en anglais sur la page officielle de son ambassade.

Ce sont des annonces passionnantes qui représentent des jalons véritablement historiques dans la relation déjà forte entre le Maroc et les États-Unis, construite sur plus de deux cents ans d’amitié, s’est félicité l’ambassadeur.

Et d’ajouter, « la riche histoire des relations entre le Royaume du Maroc et les États-Unis d’Amérique est unique. C’est aussi vieux que l’Amérique elle-même. Comme le président Trump l’a rappelé au monde aujourd’hui, le Maroc a été le premier pays à reconnaître les États-Unis d’Amérique en 1777 ».

L’ambassadeur américain a tenue à saluer le leadership du roi Mohammed VI et son engagement poure la paix, la sécurité et le développement du Moyen Orient et de l’Afrique.

«Je tiens à saluer le leadership de grande envergure du roi Mohammed VI pour son soutien continu et précieux sur des questions d’intérêt commun telles que la paix au Moyen-Orient et la stabilité, la sécurité et le développement dans la région et sur le continent africain

Le responsable américain a conclut sa déclaration en affirmant la volonté de son pays de renforcer le partenariat stratégique avec le Maroc et en assurant que « les nouvelles d’aujourd’hui ( reconnaissance de la marocanité du Sahara ) ne sont que le début de nombreux développements importants dans les années à venir ».

Texte intégral du décret de Donald Trump relatif à la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara

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Yes hi did it ! Donald Trump a signé le vendredi 4 décembre un décret, avec ce que cet acte comporte comme force juridique et politique indéniable et à effet immédiat, portant sur la décision des États-Unis d’Amérique de reconnaitre, pour la première fois de leur histoire, la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara Marocain. Ci-après le texte intégral de la «proclamation» tel qu’il a été publié sur le site de la Maison Blanche.

Les États-Unis affirment, comme l’ont déclaré les administrations précédentes, leur soutien à la proposition d’autonomie du Maroc comme seule base d’une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental.

Par conséquent, à partir d’aujourd’hui, les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocaine sur l’ensemble du territoire du Sahara occidental et réaffirment leur soutien à la proposition d’autonomie sérieuse, crédible et réaliste du Maroc comme seule base pour une solution juste et durable du différend sur le territoire du Sahara occidental.

Les États-Unis estiment qu’un État sahraoui indépendant n’est pas une option réaliste pour résoudre le conflit et qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine est la seule solution possible.

Nous exhortons les parties à engager des discussions sans délai, en utilisant le plan d’autonomie du Maroc comme seul cadre pour négocier une solution mutuellement acceptable.

Pour faciliter les progrès vers cet objectif, les États-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, y compris dans le territoire du Sahara occidental, et à cette fin ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales pour la région.

MAINTENANT, PAR CONSÉQUENT, JE, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu de l’autorité qui m’est conférée par la Constitution et les lois des États-Unis, proclame par la présente que les États-Unis reconnaissent que l’ensemble Le territoire du Sahara occidental fait partie du Royaume du Maroc.

EN FOI DE QUOI, j’ai apposé ma signature ce
quatrième jour de décembre, de l’année de notre Seigneur deux mille vingt, et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique le deux cent quarante-cinquième.

Reprise des relations avec Israël : Mohammed VI appelle le Chef de l’Autorité Palestinienne

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Suite aux décisions prises par le Royaume du Maroc et les États-Unis au sujet du dossier du Sahara et sur la situation dans la région du Moyen-Orient, le roi Mohammed VI s’est entretenu, ce jeudi, au téléphone avec le président de l’Autorité Nationale Palestinienne. Le souverain a tenu à réaffirmer son soutien inchangée de la cause palestinienne, position héritée de son père feu Hassan II.

Le Cabinet Royal a confirmer dans un communiqué publié sur l’agence de presse nationale, MAP, l’entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et Mahmoud Abbas Abou Mazen, président de l’Autorité Nationale Palestinienne, survenu quelques peu après l’échange entre le souverain et le président américain Donald Trump.

Lors de cet entretien, le roi a informé le président palestinien de la teneur de l’entretien téléphonique que le Souverain a eu avec Donald Trump, eu égard à l’estime que voue le Roi au président palestinien, précise le communiqué.

Mohammed VI a réaffirmé à Mahmoud Abbas que «sa position soutenant la cause palestinienne demeure inchangée, position que le Souverain a héritée de son père feu Hassan II».

Dans ce sens, le roi a souligné que le Maroc soutient la solution à deux États et que les négociations entre les parties palestinienne et israélienne sont la seule voie pour parvenir à une solution définitive, durable et globale à ce conflit, souligne le Cabinet Royal.

Et de rappeler, qu’en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, émanant de l’Organisation de la coopération islamique, le Roi n’a eu de cesse d’insister sur la nécessité de préserver le statut spécial de la ville d’Al Qods Acharif et de respecter la liberté de pratiquer les rites religieux pour les adeptes des trois religions monothéistes, ainsi que le cachet musulman d’Al-Qods Acharif et de la mosquée Al-Aqsa.

La question palestinienne au même rang de la question du Sahara marocain

Le Cabinet Royal s’est attardé sur la constance de la position du Roi au sujet de la question palestinienne, que Mohammed VI place au même rang que le dossier du Sahara marocain. Ainsi que sur son engagement pour mettre à profit toutes les dispositions et contacts convenus entre lui et le président américain pour promouvoir la paix dans la région.

« Le Maroc place toujours la question palestinienne au même rang de la question du Sahara marocain et que l’action du Royaume pour consacrer sa marocanité ne se fera jamais, ni aujourd’hui ni dans l’avenir, au détriment de la lutte du peuple palestinien pour ses droits légitimes» a assuré le roi Mohammed VI à Abou Mazen.

Le souverain a noté également lors de cet entretien téléphonique, que le Roi du Maroc jouit d’un statut particulier et qu’Il a des relations distinguées avec la communauté juive d’origine marocaine, dont des centaines de milliers de juifs marocains établis en Israël.

Il a souligné par ailleurs, que le Maroc, qui place la cause palestinienne en tête de ses préoccupations, «ne renoncera jamais à son rôle dans la défense des droits légitimes du peuple palestinien, et restera, comme il était toujours, roi, gouvernement, et peuple, aux côtés de nos frères palestiniens, et continuera son engagement constructif pour parvenir à l’établissement d’une paix juste et durable dans la région du Moyen-Orient».

Entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et le prince héritier des E.A.U Mohammed Ben Zayed

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Mohammed ben Zayed Al Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi a reçu un appel du Roi Mohammed VI, durant lequel les deux Chefs d’Etats ont passé en revue les perspectives de consolider davantage les relations fraternelles dans l’intérêt supérieur des deux nations et de leurs peuples, rapporte l’agence de presse émiratie WAM.

Dans le cadre de la coordination et des consultations constantes entre les dirigeants des deux pays sur diverses questions et sujets pour le bien commun de la région et sa prospérité, le Roi Mohammed VI et le prince héritier des Emirats Arabes Unis se sont entretenus au téléphone, dans la soirée de ce jeudi 10 décembre.

Durant cet entretien, précise la dépêche de l’agence de presse émiratie WAM, MBZ a salué la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Royaume sur le Sahara marocain et sa décision de reprendre les contacts officiels et les relations diplomatiques avec Israël. Il a également souligné que ces mesures positives consolideront la quête commune de stabilité, de prospérité et de paix dans la région.

Mohammed ben Zayed a été l’un des premiers chefs d’Etats à réagir à la décision des États-Unis de reconnaitre la marocanité du Sahara.

«Nous nous félicitons de la déclaration des États-Unis à propos de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et la décision de Rabat de reprendre les relations diplomatiques avec l’État d’Israël. Une mesure qui contribue à renforcer notre quête commune de stabilité, de prospérité et de paix juste et durable dans la région» a tweeté Mohammed Ben Zayed, le prince héritier émirati quelques temps après l’annonce officielle américaine.

De son côté, rapporte la même source, le roi Mohammed VI a exprimé ses sincères remerciements au prince héritier pour sa position sincère en faveur de la souveraineté du Maroc. «Le souverain a réaffirmé sa fierté des relations fraternelles de longue date entre les Émirats arabes unis et le Royaume du Maroc et leur détermination à développer la coopération sur tous les fronts.» poursuit l’agence de presse.