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Probité et lutte contre la Corruption : Saad Dine El Otmani s’auto-attribue la vision et les décisions du Roi Mohammed VI

Les dernières nominations royales touchant des organes juridictionnels vitaux, annonciatrices de l’avènement du «Big Shift» tant attendu, ont donné espoir aux marocains et des insomnies à Saad Dine El Otmani, le Chef de Gouvernement le plus décrié et le plus faible de l’histoire du Royaume.

Ce lundi 29 mars au petit matin, le secrétaire général en sursis du PJD, s’est réveillé en sursaut par les notifications WhatsApp et la peur d’avoir raté le S’hour de la journée du jeûne de la mi-Cha’abane. Premier reflexe il prend son téléphone et découvre un message de Benkirane : « Journée Bénite, tout de même 💔». «Qu’Allah accepte 😭 🙏» lui a-t-il répondu.

Le nœud eu ventre, répétant sans cesse «Bakkoury en disgrâce, Bakkoury!!» et ne pouvant pas attendre jusqu’au levée du soleil, il envoie un WhatsApp à son conseiller de lui trouver une idée de communication pour marquer le coup ce début de semaine et profiter des «awacher», moment propice aux sermons des fquihs.

Il avale trois date et boit d’un trait son verre de thé et se précipite pour faire ses ablutions, qu’il doit refaire plus de trois fois. Sa tête est ailleurs. Perturbé par les notifications des Ikhwane et des akhawates qui envoient leurs prières matinales, il expédie rapidement la prière d’Al Fajr et se précipite sur son téléphone.

« Excellence, M. le Chef de Gouvernement, nous avons constaté que la campagne de simplification des procédures administratives #tabsite, a très bien fonctionné sur les réseaux sociaux et Benchaaboun nous a passé la loi loi n°19.46. Pourquoi, ne pas en profiter est récupérer rapidement LE message qui fait mouche auprès de nos électeurs : la probité et la lutte contre la corruption ?».

«Très bien. Les partisans du PJD avant même nos électeurs doivent être convaincus que nous avons réussi à combattre l’impunité. Je veux un draft sur mon bureau avant 11h».

«Tenez, M. le Chef de Gouvernement a corrigé le texte du communiqué lui-même. Ces instruction sont claires, il faut l’envoyer immédiatement à la MAP et le publier sur notre site web dans 30 minutes tapantes».

«Pardon Madame, Ssi Saad vous a-t-il expliqué pourquoi il retiré toute référence à Sa Majesté e roi que Dieu L’Assiste du communiqué ?».

«Il dit qu’il sait ce qu’il fait et que dans tous les cas il n’a plus aucune chance d’être reconduit ni au gouvernement ni au parti. Entre nous il m’a dit texto : Je me sacrifie pour le PJD».

Que s’est-il passé ?

Si la scène ci-dessus, est de la pure imagination, il n’en demeure pas moins vrai que Saad Dine El Otmani a bel et bien publié sur le site de la chefferie de gouvernement un communiqué écrit de manière journalistique, repris par la MAP. Lequel article dresse un bilan élogieux de «ses efforts concrets et ses résultats probants en faveur de la bonne gouvernance, la probité et la lutte contre la corruption».

La particularité de ce texte et qu’il est, sans aucun doute, le premier document officiel gouvernemental de l’histoire du Maroc moderne qui ignore les action et les directives royaux. C’est simple il n’y a aucune mention du roi Mohammed VI dans tous le document.

Une omission qui ne peut être qu’intentionnelle et délibérée.

En quoi est-ce significatif ?

28 Octobre 1999 Discours royal : «La moralisation de la vie publique et surtout de l’administration a toujours été une question essentielle à laquelle Nous sommes particulièrement intéressé et qui occupe une grande partie de notre pensée.»

09 Mars 2011Discours royal : « Nous avons décidé d’entreprendre une réforme constitutionnelle globale, sur la base de sept fondements majeurs : (…) Sixièmement : La consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l’exercice de l’autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes. Septièmement : La constitutionnalisation des instances en charge de la bonne gouvernance, des droits de l’Homme et de la protection des libertés. »

24 Octobre 2011Message royal à l’ONU : « … Pour faire face aux effets néfastes de la corruption, qui constitue l’entrave la plus dangereuse au progrès, surtout dans les pays en développement, il est impératif de conjuguer les efforts au niveau international afin de relever les défis que pose le fléau de la corruption dans ses manifestations les plus détestables, notamment les entraves qu’elle dresse devant la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire.»

29 Juillet 2016Discours royal : « Notre concept d’autorité se fonde aussi sur la lutte contre toutes les formes de corruption: dans les élections, l’Administration, la justice, etc. Le manquement au devoir est aussi une forme de corruption.»

1er Juillet 2018Message royal au sommet de l’UA à Nouakchott : « La lutte contre la corruption doit être érigée en priorité, car il s’agit du plus grand obstacle au développement économique et social et à l’épanouissement de la jeunesse ».

Ceci n’est qu’un échantillon des passages des discours et des directives du Roi Mohammed VI concernant la lutte contre la corruption et la réforme de l’administration depuis son ascension au trône. Si Saad Dine El Otmani a la mémoire courte, il n’a qu’à se rappeler des changements constitutionnels entrepris par le roi Mohammed VI, en réponse aux appels des marocains pour de nouvelles réformes démocratiques. Lesquels changements ont été consacrés dans la nouvelle Constitution, approuvée par référendum le 1er juillet 2011 et qui ont permis :

  • Le développement de l’Instance centrale pour la prévention de la corruption grâce à l’adoption d’une loi relative à l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption, en application des dispositions de la Constitution;
  • La création du Conseil de la concurrence pour assurer une concurrence libre et équitable et améliorer le climat des affaires et des investissements en le transformant en institution constitutionnelle;
  • La création de la Cour des comptes et des conseils régionaux des comptes;
  • Le développement de Diwan Al Madhalim par la création de l’institution du Médiateur;
  • La création du Conseil national des droits de l’homme en lieu du Conseil consultatif des droits de l’homme (dahir n ° 1.11.19 du 1er mars 2011);
  • La Création de l’Unité de Traitement du Renseignement Financier (UTRF)
  • La Création de départements spécialisés dans la lutte contre les crimes financiers;
  • La Mise en place du comité national des marchés publics;
  • La Mise en place de l’instance nationale de lutte contre la corruption.

Vingt années d’efforts et de combat du Roi Mohammed VI, effacées par un fonctionnaire qui n’a de haut que le salaire.

Le programme gouvernemental 2016-2021 requiert également une action collective et une large implication de l’ensemble des parties prenantes avec un engagement citoyen conscient et responsable pour mener à bien ces grands chantiers. – Saad Dine ElotmaniTétouan, Juillet 2016 – Le Roi Mohammed VI a souligné, dans le discours adressé à la Nation à l’occasion du 17è anniversaire de l’accession du Souverain au Trône, que la lutte contre la corruption est “l’affaire de l’Etat et de la société”. – MAP
Le gouvernement a également lancé des réformes de grande envergure telles que l’adoption de la charte de la déconcentration et sa mise en œuvre effective qui est appelée à se traduire dans les faits par une transformation profonde de la structure de l’administration et à consolider le chantier de la régionalisation avancée. -Saad Dine ElotmaniFès, Aout 2019 – Sa Majesté le Roi Mohammed VI a exhorté le gouvernement à donner la priorité à la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la Charte de déconcentration administrative afin de relever les défis qu’impose la nouvelle étape.
Plagiat et usurpation avérée de Saad Dine Elotmani

Lire aussi : Le digital, «arme létale» de Mohammed VI pour lutter contre la corruption et combattre l’évasion fiscale

Nous invitons le Chef de gouvernement à relire les déclarations de la cheville ouvrière du gouvernement, le ministre qui est sur tous les fronts, Mohamed Benchaâboun, le 19 Mars dernier, suite à l’approbation par la Chambre des conseillers en séance plénière et à l’unanimité du projet de loi n°19.46 relative à l’Autorité nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption.

«Le Roi Mohammed VI a souvent insisté dans ses discours sur la nécessité de renforcer l’intégrité, de créer la vie publique et de lutter contre la corruption. Le Roi avait également incité le gouvernement à faire de ce dossier une des priorités législatives afin d’établir l’intégrité et de combattre toutes les manifestations de corruption dans la vie publique.» C’est par cette reconnaissance juste et honnête que Benchaâboun avait célébré cette réalisation.

Ce réquisitoire, n’est en aucun cas un procès de crime de lèse-majesté ou d’entorse aux normes, au protocole et aux us et les coutumes de l’administration marocaine. Ceci est une indignation contre les pratiques d’un homme politique déchu et d’un parti politique agonisant.

Algérie : Le succès historique du Maroc dans le dossier du Sahara fait tomber la tête du contre-espionnage extérieur

Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chengriha, vient de procéder officiellement à la nomination du général à la retraite Nour-Eddine Mekri alias Mahfoudh à la tête de la stratégique Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, la DDSE, rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence. Mahfoudh, remplace le général-major Mohamed Bouzit, dit Youcef, un proche du président Abdelmajid Tebboune, nommé à la tête du service contre-espionnage algérien en avril 2020.

La crise institutionnelle en l’Algérie s’enlise et enfonce jour après jour le pays dans l’inconnu. L’absence du président Abdelmajid Tebboune pour des raisons de santé, fait planer le spectre d’une vacance du pouvoir à Alger qui se manifeste entre autres par une instabilité des instituions sécuritaires du pays.

Cette instabilité s’est manifestée aujourd’hui par l’annonce d’un changement majeur dans la gouvernance de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, les services d’espionnage algériens à l’étranger. Moins de neuf mois après sa nomination à la tête de cette direction, le général-major Mohamed Bouzit, dit Youcef, a été envoyé à la retraite et remplacé par un autre retraité, Nour-Eddine Mekri alias Mahfoudh. Ce dernier a été jusqu’à 2015 le directeur des relations extérieures et de la coopération (DREC) au ministère de la Défense algérien et un ancien officier du DRS.

Mohamed Bouzit, le général limogé, avait occupé le poste de chef de la sécurité extérieur du pays de septembre 2013 au mois de mars 2019. Il avait été évincé une première fois à la veille de la chute du président Abdelaziz Bouteflika sur ordre du frère du président Saïd Bouteflika, avant sa réinstallation un an plus tard par Tebboune. Le nouveau président algérien avait fait appel à ses services entre autres pour la gestion de la crise libyenne.

Une fin de carrière cahoteuse

«Il s’agit d’une fin de carrière cahoteuse». écrit Maghreb Intelligence.

«Celui dont on disait le plus grand bien dans les cercles du renseignement algérien a payé cash les déconvenues diplomatiques de son pays autant sur le dossier du Sahara occidental que de celui de la Libye», renchérit la même source.

Le général-major Mohamed Bouzit, dit Youcef, désormais «ancien» patron du renseignement extérieur algérien, la Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE)

En effet, le Maroc, sous la conduite du roi Mohammed VI s’est distingué par une efficacité diplomatique et un pragmatisme très fructueux lui offrant prestige international dépassant largement son poids démographique et économique, si l’on compare avec les moyens illimités de son adversaire algérien.

La percée historique du Royaume sur le dossier du Sahara, couronnée par la reconnaissance officielle des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud et son leadership éprouvé dans la gestion politique et pacifiste de la crise libyenne, passent mal, très mal chez les généraux algériens qui ont construit leur légitimité autour de conflits et de tension avec leurs voisins.

Passation des consignes

«La passation des consignes entre Nour-Eddine Mekri alias Mahfoudh et Mohamed Bouzit, dit Youcef, doit se faire le mardi 19 janvier», croit savoir Maghreb Intelligence citant des sources bien informées auprès du ministère de la Défense algérien.

Le site d’information spécialisé dans le renseignement dans le Maghreb, estime que ce changement est une preuve supplémentaire du «retour en force des hommes du général Mohamed Mediène alias Toufik».

Avec le retour dans le pays de l’ancien puissant ministre de la Défense, le Général Khalid Nezar condamné par contumace à 20 ans de prison et la libération pour raison de santé de l’ancien chef des services de renseignements Mohamed Mediene, le régime algérien en mal de solutions pour sortir le pays de sa crise, profite du chaos pour revenir sur toutes les décisions prises par feu Général Gaid Salah après la chute du clan Bouteflika.

L’enquête choc de Yedioth Ahronoth sur le tourisme sexuel des israéliens à Dubaï

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Le journal israélien à grand tirage, «Yedioth Ahronoth», a publié dans son supplément du week-end, une enquête documentée sur le comportement des touristes israéliens à Dubaï. «Ce sont des groupes d’hommes israéliens qui partent à Dubaï avec des milliers de dollars en poche, zéro douleur dans le cœur, et un seul objectif : coucher avec le plus de femmes prostituées possible » a écrit Ido Shabertzuch, envoyé du Yedioth Ahronoth à Dubaï. Selo Mako, le troisième site d’information du pays, ce tourisme sexuel serait exploité par des réseaux mafieux israélien qui ont transféré leur activité de l’Europe de l’Est à Dubaï.

Au début de soirée dans l’immense complexe aquatique de l’hôtel de luxe «Palm Palm» à Dubaï, des dizaines de prostituées sont déjà autour de nous, raconte le journaliste israélien, qui accompagnait trois jeunes hommes, ayant tous la vingtaine, dont un qui sera cité par la suite sous le pseudonyme d’Eran. Comme beaucoup d’hommes israéliens, ils ont eux aussi découvert l’industrie du sexe exploiteuse et choquante des Émirats arabes unis, poursuit le .

«C’est de la folie ici, tu es défoncé toute la journée. Alcool, filles, soirées sexuelles», confient de jeunes touristes israéliens.

Cela se passe dans les hôtels de luxe de Dubaï, dans les boîtes de nuit, partout. «À l’extérieur des hôtels, les gens se promènent avec des brochures et vous bousculent la main», explique Benny, un homme d’affaires qui se déplace fréquemment à Dubaï».

«Ils reconnaissent déjà les groupes d’Israéliens, les approchent avec des galeries de photos sur iPad ou sur smartphone. Tout est possible, comme s’il s’agissait d’un menu de pizza avec des garnitures».

On entend parfois dans le hall des cris d’Israéliens : «Je veux deux ensemble» , ou « Je suis avec deux autres amis, ils veulent trois filles.»

Retour au complexe aquatique de l’hôtel. L’un des membres du groupe désigne deux jeunes femmes assises à quelques mètres de nous, écrit le journaliste. Une blonde, avec une mini jupe serrée et un petit sac Chanel et une autre brune, dans une robe grise moulante et des cheveux noirs anthracite. À ce stade, un dialogue commence entre les jeunes hommes et les filles. La tournure des négociations montrent à quel point la situation est bon marché et à quel point le traitement des femmes est flagrant et dégradant :
«Ici, c’est ta copine», dit-il à son ami. «Qui voulez-vous?»
Eran: «Je veux la blonde.»
Shalom: «Tu m’apportes la brune »

Une photo parmi les dizaines envoyées aux clients par les agences Escorts

Les deux s’approchent des deux jeunes femmes, leur parlent et retournent à table. «J’ai proposé de les prendre tous les deux pour 1 800, mais ils n’étaient pas d’accord», rapporte Eran. «Je voulais deux pour un. Je veux 2000.»

Les jeunes femmes signalent aux deux jeunes israéliens qu’elles étaient d’accord. «Je vais coucher avec elle environ une demi-heure, et je reviendrai», déclare Eran. «Apportez 1 000 shekels.» Puis les quatre montent dans les chambres.

«Sexe, drogue et Burj Khalifa: le commerce de la prostitution des Israéliens à Dubaï», l’autre enquête de Mako.co.il

Pour sa part le troisième site d’information du pays, Mako, a publié une enquête similaire où il pointe du doigt des réseaux mafieux israéliens, connus des forces de police de leur pays, qui exploitent le commerce du sexe à Dubaï.

Outre les excursions en jeep dans le désert, l’une des entreprises prospères à Dubaï auprès des touristes Israéliens est une société d’Escort, rapporte Mako.

Selon le site d’information, il s’agit d’entreprises appartenant à des criminels israéliens qui ont transféré leurs activités de l’Europe de l’Est vers Dubaï.

Échange WhatsApp d’un Israélien avec le propriétaire d’une agence d’escorte

Citant une sourcière, le journaliste Shimon Ifergan écrit : «Ce sont des criminels qui ont fui Israël et sont entrés à Dubaï avec un passeport européen pour le commerce de la cocaïne et qui ont prospéré par la suite dans la prostitution».

Ces réseaux mafieux du centre d’Israël sont impliqués dans la gestion d’un réseau d’agences d’escorte à Dubaï avec des partenaires locaux. Ils exploitent le filon des jeunes touristes israéliens qui partent à Dubaï principalement pour avoir des relations sexuelles avec de jeunes femmes asiatiques que leur proposent les agences israéliennes.

«Peu de temps avant la signature des accords entre Israël et les Émirats arabes unis, nous avons suivi et nous suivons toujours certains criminels du centre du pays qui ont fui Israël et se sont installés à Dubaï avec des passeports européens», a déclaré une source policière à Mako.co.il.

ces Israéliens ont payé des millions de dirhams émiratis pour conclure des partenariats avec plusieurs agences d’escorte appartenant à des hommes d’affaires locaux. 

«Leur plan initial était de s’engager dans le trafic de cocaïne, mais la consommation et le trafic de drogue sont interdits à Dubaï et la punition peut parfois être la peine de mort. Ils ont donc décidé de faire appel à des agences d’escorte et d’acheter des bâtiments et des appartements en partenariat avec des hommes d’affaires locaux» a déclaré la source policière.

Toutefois, poursuit la police, ces criminels continuent d’opérer depuis Dubaï en ce qui concerne le trafic de cocaïne, dans le monde entier. Et pour preuve la saisie de plus grande saisie de cocaïne saisie en Israël ces dernières années dans un entrepôt de Beer Tuvia, effectuée il y a quelques semaines.

Des forfaits de 1 200 $ pour passer 4 nuits de «fête» à Dubaï

Le journal Mako a dévoilé l’exitance d’un réseaux d’agence d’escorte proposant via des hommes de paille des forfaits au prix de 1 200 $ pour quatre nuits à Dubaï, visas compris.

« Il s’agit du même procédé qu’avaient entrepris les chefs d’organisations criminelles en Israël dans les années 1980 et 1990 lorsqu’ils ont repris l’industrie du voyage des forfaits vacances, des jeux d’argent et des «Escort girls» en Roumanie, en République tchèque et en Hongrie», explique une source policière israélienne.

« Beaucoup de touristes israéliens viennent ici», explique la directrice d’uns prestigieuse agence d’escorte à Dubaï, au journaliste israélien qui s’est fait passer pour un client.

«L’une des personnes en charge de l’endroit que je dirige est un Israélien de Jaffa. Contactez-moi sur Tinder. J’ai un catalogue de filles et chacun choisit qui il veut et paie en liquide ou par carte de crédit».

Instructions envoyées aux clients

Le problème des Israéliens est que la plupart d’entre eux sont avares. Ils négocient toujours les prix, explique la gérante. Ca nous arrive de menacer d’appeler la police si ils ne veulent pas payer le prix. Et de rajouter, le problème des jeunes israéliens, c’est quand ils sont ivres, ils maltraitent les filles.

« Mes filles maudissent les jeunes clients israéliens qui souvent veulent en faire des esclaves sexuelles. C’est comme s’ils n’avaient jamais vu de femme et c’est triste », se confie la gérante de l’agence d’escorte.

Mako conclut son enquête en citant le témoignage d’un Israélien, installé à Dubaï et qui connait l’industrie du sexe israélienne : «Il n’y a pas de jeunes femmes ici qui se livrent à la prostitution dans les rues, comme dans de nombreux endroits dans le monde parce que c’est interdit. Pour les réseaux installés à Dubaï,il s’agit là de l’argent propre. Ils ne paient aucun impôt et les bénéfices des criminels israéliens et locaux sont énormes. Ils ont d’ailleurs investi beaucoup d’argent dans le business qui leur génère plusieurs millions de dollars par mois et même plus.»

Abdellatif Hammouchi retire sa plainte contre Reda Taoujni

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, l’activiste et ancien patron de presse Reda Taoujni, a annoncé que le Directeur Général de la Sûreté Nationale Abdellatif Hammouchi avait retiré la plainte qu’il a avait déposé contre lui début décembre.

Mohammed Reda Taoujni peut enfin souffler après avoir été sous le coup d’une plainte émanant de la Direction de le Sûreté Nationale suite à des propos tenus par l’activiste contre la direction régionale de la DGSN de la ville d’Agadir, jugés diffamatoires.

« J’ai reçu aujourd’hui une convocation de la gendarmerie royale d’Agadir, suite à la plainte qui a été déposé contre moi par le Directeur Général de la Sûreté Nationale, M. Abdellatif Hammouchi, concernant la vidéo que j’ai publiée le 3 septembre, dans laquelle j’avais fait le récit de mes 48h de garde à vue à la Wilaya de la sureté nationale d’Agadir», avait écrit l’activiste le 4 décembre sur sa page Facebook.

Aujourd’hui, dans une vidéo publiée sur YouTube, M. Taoujni a révélé avoir demandé audience aux responsables de la DGSN. Chose qu’il lui a été accordée rapidement.

Taoujni dit avoir été très agréablement surpris par la compétence, le sérieux et la capacité d’écoute que ces hauts responsables de la DGSN.

Sans donner trop de détail, il dit avoir été victime d’un très grand malentendu sur les motivations de ses propos et révèle non sans satisfaction, que le patron de la DGSN et à la lumière du compte redu de la réunion, avait donné des instructions pour retirer la plainte.

« Que de bonnes nouvelles matinales. Abdellatif Hammouchi, Directeur Général de la Sureté Nationale, vient de donner ses instructions pour retirer la plainte qui a été déposée contre moi. Les détails en vidéo cet après-midi » a-t-il écrit sur sa page Facebook ce jeudi.

Il faut dire que Mohammed Reda Taoujni qui depuis février 2018, date à laquelle il a décidé de tourner la page de son passif en tant que patron de presse et fondateur de l’hebdomadaire marocain Assahra Al Ousbouiya, sillonne les quartiers et la région de la ville d’Agadir pour dénoncer la mauvaise gestion de la ville et l’incompétence de ses élus. Il mènera une guerre contre les élus du PJD, avec des vidéos quotidiennes montrant le délabrement de la ville. Ce qui lui vaut, valeur d’aujourd’hui, deux décisions de la justice, la première liée au procès intenté contre lui par le député parlementaire du PJD Ramdane Bouachra, la deuxième par le maire d’Agadir et parlementaire Saleh Al Malouki.

Amzazi / Huawei : une fidélité sans faille

Plus le temps passe, plus Saaïd Amzazi, ministre de l’Éducation nationale et porte-parole du gouvernement, confirme sa fidélité sans faille au très puissant et non moins controversé l’équipementier télécom chinois Huawei. En pleine pandémie, notre ministre a bravé les dangers de contamination pour se plier aux exigences de la stratégie de relations publiques du géant chinois.

Les responsables de Huawei ont eu leurs photos avec les ministres, leur dépêche MAP et un passage au JT de 2M et la SNRT, et ce avant la fin d’exercice. Leur mission de relation publique de l’année 2020 s’est finalement bien dénouée, malgré une pandémie qui a paralysé le système éducatif dans sa totalité et freiné de manière extrêmement brutale l’économie nationale.

La réussite de cette mission hautement stratégique pour le géant chinois, qui cherche coûte que coûte à redorer son image, à la veille du lancement de la 5G qui connait de fortes perturbations de l’autre côté de la Méditerranée, est due bien évidement à la persévérance légendaire des équipes du constructeur mais surtout à la fidélité et la disponibilité de notre ministre de l’Éducation, Saaïd Amzazi.

Rappelez-vous, qu’en juin dernier, le jour même de l’annonce de la phase 1 du déconfinement, notre super ministre a pu dégager du temps pour recevoir seul, en l’absence de son ministre de l’enseignement supérieur, le Directeur Général de Huawei Technologies, Zhao Guohui.

Cette réunion a donné lieu au déroulement du tapis rouge devant des portes grandes ouvertes des universités marocaines, afin de permettre au géant chinois d’y installer, entre autres, un système d’éducation cloud dont les serveurs sont hébergés en Chine.

La réunion, qui a coïncidé avec la violente charge du Pentagone américain contre Huawei en le déclarant être sous le contrôle de l’armée chinoise, était particulièrement intrigante.

Notre rédaction s’était interrogée, sur la position officielle du gouvernement marocain, au sujet de la guerre sino-américaine sur la 5G compte tenu du contexte de la tenue de cette en réunion et de la qualité de porte-parole du gouvernement qu’avait hérité Amzazi de l’ancien ministre de communication, Hassan Abyaba.

Depuis, la pandémie a fait son chemin. La deuxième vague a saturé notre système de santé et la situation sanitaire et économique semble avoir une seul et unique issue, le vaccin chinois Sinopharm.

Ce mardi 24 novembre, et comme on l’a annoncé plus haut, Saaïd Amzazi a organisé, en dépit de la virulence de la deuxième vague particulièrement virulente, une cérémonie en présentielle de remises des prix aux lauréats de la la Huawei ICT Competition 2020.

Une cérémonie à laquelle ont participé le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Driss Ouaouicha, le responsable de Huawei que la MAP a omis de citer ainsi que les équipes de l’ENSA de Berrchid, relevant de l’université Hassan I de Settat et de l’ENSA de Tétouan, de l’université Abdelmalek Essaâdi, lauréats du prix Huawei.

Coopérer avec Huwaei n’est pas un tabou ni un crime. Toutefois, ne pas disposer de stratégie et ne pas faire preuve de cohérence gouvernementale, est un manquement de devoir de ministre.

Cette activité de remise de prix, à laquelle le ministre Amzazi s’est particulièrement mobilisé, aurait pu être gérée par un responsable administratif qui aurait inhibé le caractère politique d’une rencontre avec un opérateur mondial catalogué comme le bras armée de l’influence politique, économique et de renseignement d’une puissance hégémonique.

D’ailleurs, ça n’a pas raté. Huawei a eu droit, le jour de la tenue de la cérémonie de Amzazi. à un publireportage de la MAP.

En effet, les équipes de Khalil Hachimi Idrissi ont publié ce mardi 24 novembre, une dépêche sous le titre «La 5G, une réponse urgente aux besoins de la télémédecine» dans laquelle la parole a été donnée au directeur marketing stratégique chez Huawei Maroc, Chakib Achour.

M. Achour n’a pas manqué l’occasion pour louer les bienfaits magiques de la technologie maison. «La 5G permet une combinaison magique entre plusieurs paramètres, pour générer des solutions intelligentes, concrètes et rationnelles au profit de la télémédecine» a-t-il déclaré à la MAP.

Au delà de la 5G, notre directeur marketing, s’est montré rassurant en évoquant la nécessité de couvrir les aspects de cybersécurité et de données personnelles.

« Cette réflexion doit aussi inclure les aspects de la cybersécurité, relatifs aux données personnelles de Santé. A ce titre, un système souverain de contrôle de l’accès et des usages de la donnée de Santé est requis afin de garantir la traçabilité des processus médicaux et le contrôle de l’intégrité de la donnée médicale.» a renchéri le responsable de Huawei.

Des aspects que Huawei dispose bien évidement dans son large éventail de services BtoG.

Moulay El Hassan poursuivra des études de Gouvernance, de Sciences Politiques et Sociales à l’Université Mohammed VI polytechnique – UM6P

«Le Prince héritier Moulay El Hassan a jeté son dévolu sur l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, près de Marrakech, après avoir eu l’accord du roi Mohammed VI qui a tenu à ce que son fils et héritier accomplisse son cursus au sein du pays où il est appelé à régner» nous informe Maghreb Intelligence ce jeudi 15 Octobre.

Après avoir décroché cet été son baccalauréat en Sciences Economiques et Sociales avec la mention «Très Bien», le Prince Héritier, Moulay El Hassan a finalement choisi de poursuivre ses études universitaires au Maroc et plus précisément, à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, croit savoir Maghreb Intelligence.

Contrairement aux spéculations qui donnaient le Prince Héritier futur élève de l’école de l’armée de l’air de Marrakech, Moulay El Hassan a opté pour la faculté de Gouvernance, des Sciences Economiques et Sociales de l’UM6P.

Composante de l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Faculté de Gouvernance, Sciences Économiques et Sociales (FGSES-UM6P) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche qui propose des formations initiales et exécutives en sciences humaines et sociales axées sur les politiques publiques et sur les questions spécifiques qu’elles soulèvent au Maroc et à l’échelle du Continent africain.

Orientée vers l’Afrique et la coopération Sud-Sud, la FGSES-UM6P forme des décideurs visionnaires capables de :

  • Réformer les politiques publiques
  • Comprendre et anticiper les enjeux géopolitiques de l’Afrique
  • Développer des modèles de développement économique et social pour l’Afrique
  • Comprendre les évolutions de la société et participer au décloisonnement des savoirs

Il est à rappeler que l’Université Mohammed VI polytechnique a été créée par Mostafa Tarrab sous l’impulsion du roi Mohammed VI dans le cadre des grands projets de développement du Groupe OCP.

L’UM6P a ouvert ses portes en 2013, quatre années avant son inauguration par le roi Mohammed VI le 12 janvier 2017. Mostafa Terrab a fait de cette université un laboratoire grandeur nature de modèle d’enseignement universitaire au Maroc et en Afrique. UM6P est un mix entre le modèle anglosaxon type MIT et le modèle français type Ecole Polytechnique Paris qui se veut proche du monde économique tout en ayant un cachet d’université de recherche.

L’inscription du prince héritier à l’UM6P confirme la réussite du pari de Mostafa Terrab et donnera à cette université la possibilité de connaitre une renommée qui dépasserait les frontières du Royaume.


Polémique sur les aides directes aux artistes, Othman El Ferdaous réagit

Le ministre en charge de la culture, Othman El Ferdaous, a réagit ce jeudi aux vives réactions de la communauté des artistes marocains après la publication de la liste des projets qui ont bénéficié des subventions de l’Etat. Le ministre reconnait dans une publication postée sur son compte Facebook, que la politique de soutien aux Arts est perfectible et se dit être à l’écoute des propositions «constructives». Toutefois, OEF, rappelle que les appels à projets ne peuvent pas remplacer la généralisation de la protection sociale annoncée par le Roi Mohammed VI le 29 juillet dernier.

Depuis 72 heures, un seule sujet occupe les marocains sur les réseaux sociaux : le milliard de centimes distribué aux artistes. Tous les commentaires vont dans le même sens : le ministère a été injuste.

Othman El Ferdaous, en charge entre autres de la Culture n’était pas injuste mais a été, depuis sa nomination, lent et silencieux face à une communauté d’artistes divisée et peu entreprenante. Il a également minimiser les réactions des marocains. Tout en pensant bien faire en débloquant de l’argent dans la conjoncture qui est la nôtre, OEF a oublié que dans notre cher pays, nos concitoyens s’indignent plus facilement à l’annonce de distribution d’un milliard de centimes qu’au gaspillage d’un milliard de dirhams dans un projet foireux. L’erreur politique qu’il partage avec le chef de gouvernement est la perception donné au marocain quant à la facilité avec laquelle du cash pouvait sortir des caisses de l’Etat. Au moment où les marocains commencent à peine à ressentir les répercussions économiques de la crise sanitaire et à quelques semaines de la mise en garde du souverain sur la situation critique du budget de l’Etat.

OEF n’a pas tort : il ne faut pas confondre les subventions des projets et la couverture sociale

Le ministre construit son argumentaire en séparant d’emblée les appels à projets artistiques et les aides directes liées à la pandémie.

«La transparence de l’action publique est toujours préférable et les citoyens ont un droit d’accès à l’information, c’est pourquoi les résultats de l’appel à projet 2020 ont été entièrement publiés sur le site du Ministère pour préserver la clarté sur l’usage du denier public» s’est défendu El Ferdaous dans son post Facebook.

Le ministre donne par la suite le nombre des détenteurs de cartes d’artistes qui avaient profité de bénéficier des dispositifs TadamonCovid :« Les dispositifs transversaux mis en place grâce au Fonds Covid19 ont certes permis à plus 3700 détenteurs de cartes d’artistes (anciennes ou nouvelles) de bénéficier des dispositifs TadamonCovid (Ramed et informel), soit un taux d’acceptation des dossiers de 70%.». El Ferdaous a omis de communiquer l’enveloppe qui leur a été réservée.

Défendant son opération de soutien exceptionnel aux Arts de, objet de la polémique, le ministre en charge de la Culture, annonce avoir adapté le cahier des charges «face aux contraintes à la mobilité et au rassemblement» liées à la crise sanitaire. Il révèle également avoir traité et retenu trois fois plus qu’en 2019.

Le point d’orgue de son argumentaire a été le rappel de l’annonce faite par le roi Mohammed VI de la généralisation de la protection sociale : « les appels à projets ne peuvent pas remplacer la généralisation de la protection sociale annoncée par Sa Majesté le Roi que Dieu l’assiste le 29 juillet dernier».

Le ministre, souligne enfin que le département de la culture lancera dans les prochaines semaines une consultation avec ses différents partenaires pour «préparer la mise en oeuvre de ce chantier stratégique et structurant».

El Ferdaous paie pour tout le gouvernement

Les subventions aux artistes n’a été que la goutte qui a fait débordé le vase. Les marocains qui se sont passionnément déchainés sur leurs smartphones en soutenant tel artiste et en fustigeant un autre n’ont fait que projeter leur inquiétude d’un avenir qui s’assombrit jour après jour ainsi que leur frustration face à l’inertie et à l’échec d’un gouvernement dépassé par les évènements et dont les principaux acteurs pensent déjà aux élections de 2021.

Ceux qui blâment El Ferdaous oublient de blâmer son Chef Saad Eddine El Othmani et oublient de pointer les doigts vers ceux qui ont saigné l’Etat à force d’incompétence et/ou de malhonnêteté.

5G, Mobile Banking, dégroupage, transformation digitale, telles seront les missions du nouveau patron d’INWI

Au lendemain du premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G en France, inwi, le troisième opérateur télécom du pays, opère un changement stratégique dans son organisation. Azzeddine El Mountassir Billah, gardé au chaud à la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd, a été nommé ce mercredi Président Directeur Général de la filiale du groupe Al Mada. L’ancien DG de l’autorité de régulation des télécoms succède ainsi à Nadia Fassi-Fehri, la dame de fer qui a mené avec succès la mission de sauvetage financier d’Inwi. Le profil d’El Mountassir Billah colle parfaitement à la stratégie de développement d’inwi voulue par son actionnaire de référence, à savoir : réussir le virage 5G, renforcer l’offre Mobile Banking, gagner la guerre du dégroupage, accompagner la transformation digitale du pays et internationaliser la société.

«Le départ de Nadia Fassi-Fehri, n’était qu’une question de temps» commente un observateur du secteur à l’annonce du remplacement de la PDG d’inwi. « NFF a atteint ses objectifs fixés par son actionnaire de référence, avec un an d’avance. Elle devait passer le témoin en 2019.» croit savoir la même source.

Nadia Fssi-Fehri, ancienne PDG d’inwi, ancienne DG de FC Com, ancienne DRH du groupe ONA, et ancienne directrice d’exploitation dans une mine de Managem

L’information de la démission de Nadia Fessi-Fihri est tombée en fin de matinée de ce mercredi 30 septembre à l’issu du Conseil d’Administration de Wana Corporate.

«Après l’examen des comptes du premier semestre et un passage en revue des actions entreprises durant cette période, Nadia Fassi-Fehri a présenté sa démission au Conseil d’Administration pour des raisons de convenances personnelles. Le Conseil a accepté la démission de Madame Fassi-Fehri et lui a rendu un hommage appuyé pour les efforts déployés durant les cinq années passées à la tête de la société » a annoncé un communiqué dudit conseil.

«Nadia Fassi-Fehri a rappelé que les objectifs qui lui avaient été confiés lors de sa nomination à savoir la restructuration de la société et le retour de la croissance avec le développement de différentes segments étaient atteints.» précise la même source.

NFF a mis fin à la gabegie de Fréderic Debord et aux poches de résistance héritées de Karim Zaz, a rétabli l’équilibre financier de la société et l’a engagé dans un processus de transformation numérique

Nadia Fassi-Fehri a eu comme missions délicates, dès sa nomination en juin 2015, de tourner la page définitivement au mauvais départ de la marque opéré par Karim Zaz et à l’hémorragie financière causée par son successeur Fréderic Debord. Sous l’œil attentif de son conseil d’administration, Nadia Fassi-Fehri va mener une révolution interne en déstructurant toutes les mauvaises pratiques héritées des anciennes équipes dirigeantes. NFF, n’a pas cherché à plaire. elle se devait d’honorer ses engagements envers ses actionnaires : rétablir l’équilibre financier de l’opérateur et pourquoi pas enclencher un cercle vertueux de rentabilité.

Dès sa deuxième années les efforts de la dame de fer vont commencer à porter leurs fruits pour aller par la suite affronter sereinement la concurrence.

Parmi les décisions stratégiques prises par l’ancienne PDG d’inwi et qui ont engagé l’opérateur dans un investissement très lourd n’est autres que le choix de la solution Vlocity de Salesforce. Le marché parle d’un investissement qui dépasserait 50millions de dirhams. Un investissement qui a permis à l’opérateur télécoms de faire un bond technologique très important distançant tous les concurrents de la place.

Toutefois, si Nadia Fassi-Fehri devait garder un seul sujet d’insatisfaction, ça serait san aucun doute celui de la gestion de sa communication dans l’affaire du dégroupage face à un Ahizoune plus machiavélique que jamais.

Azzeddine El Mountassir Billah, le profil parfait

Ingénieur Télécom Paris, cadre dirigeant de banque, père de l’e-Commerce au Maroc, DG de l’autorité de régulation des télécoms, discret, brillant et travailleur, Azzeddine El Mountassir Billah (AMB) a le profil parfait pour la mission qui lui a été impartie par Al Mada.

AMB est d’ailleurs l’un des très rares profils nationaux à même à accompagner le pays dans la gestion de la quatrième révolution industrielle qui est là et qui s’appuie sur l’émergence des nouvelles technologies.

La 5G, des recettes pour l’état et un nouveau souffle de développement pour le secteur

L’engouement des opérateurs télécom français constaté au premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G, nous donne un avant goût de ce qui va se passer dans notre pays les prochains mois.

L’Etat français s’est assuré d’empocher au moins 2,4 milliards d’euros de la vente de l’ensemble des fréquences 5G en France après les offres présentées mardi 29 septembre, lors de la première journée des enchères organisées par l’Arcep (autorité française de régulation des télécoms).

Et c’est Orange qui a été l’opérateur le plus ambitieux en se positionnant sur le maximum possible des fréquences à savoir 50 MHz de fréquences (en plus des 50 MHz déjà détenus par la société). Orange a demandé cinq blocs de 10 MHz de fréquences sur la bande des 3,5 GHz, au prix unitaire de 85 millions d’euros, au terme du quatrième tour des enchères, qui s’est achevé mardi.

La désignation de Azzeddine El Mountassir Billah tombe donc à point nommé. Avec son expérience à la tête de l’ANRT, le nouveau patron d’inwi sera très probablement décisif dans la gestion de l’appel d’offre des fréquences de la 5G au Maroc.

Le Mobile Money, la bataille de la décénie

Son autre atout indéniable est sa connaissance approfondie de la fintech. AMB maitrise au bout des doigts les interactions électroniques entre les banques vu qu’il a été dirigeant d’Interbanque et de l’ancêtre du CMI. Une compétence qu’a souhaité mettre à profit, Mohamed Horani Président fleuron nationale de la fintech, HPS, en lui confiant des missions de conseil stratégique après son départ de l’ANRT.

Avoir un profil pareil à la tête d’un opérateur télécoms, devrait donner sans aucun doute un boost important au Mobile Money qui bat tous les records en Afrique subsaharienne mais qui fait face à des blocages systémiques dans notre pays. Inwi se donne ainsi les moyens de faire face à la puissance de l’offre banking d’Orange mais également de déployer une offre Afrique complète.

D’ailleurs, l’enjeu du Mobile Money au Maroc est stratégique, car il constitue entre autres la solution aux aides directes de l’état aux populations précaires.

Après trois années de morosité du marché et de la stagnation des offres, la nomination d’Azzeddine El Mountassir Billah est un signal positif donné par Al Mada au secteur. Une nomination qui réveillera un Ahizoune en hibernation en raison des soubresauts des relations diplomatiques entre le Royaume et les Emirats-arabes-unis, ses actionnaires des références, et poussera à réagir le management d’Orange, tapi dans l’ombre prêt à bondir sur le marché de la 5G et du Mobile Money.

Médicaments importés : l’AMIP saisit le Conseil de la Concurrence et plaide pour la restauration de la souveraineté sanitaire

Il a suffit d’une phrase glissée dans un décret et d’une signature de l’ancien Chef de gouvernement Abdelilah Benkirane pour hypothéquer l’avenir de toute l’industrie pharmaceutique nationale. Fruit d’un lobbying intense des chancelleries étrangères, le deuxième alinéa de l’article 4 du décret n° 2-13-852 relatif aux conditions et aux modalités de fixation du prix public de vente des médicaments, a offert gracieusement aux multinationales 10% de marge sur les médicaments importés au détriment de la fabrication locale. Six ans après, le bilan est sans appel : les importations des médicaments ont augmenté de 46% et la valeur ajoutée locale du secteur a chuté de 50%!

Afin de corriger cette anomalie préjudiciable, au pays, au citoyen et à l’industrie pharmaceutique nationale, l’AMIP a déposé le 14 septembre dernier une saisine auprès du Conseil de la Concurrence. Une démarche par laquelle l’Association Marocaine de l’industrie Pharmaceutique espère que l’avis du Conseil permettra de garantir une souveraineté sanitaire nationale. Mais également d’enclencher une dynamique de transformation de la politique du médicament du Royaume dans un contexte d’urgence  sanitaire et de récession économique.

Le 18 décembre 2013, le gouvernement Benkirane a promulgué un décret qui stipule entre autres ce qui suit : «Pour les médicaments importés, le PFHT retenu est majoré de 10% couvrant la marge importateur, les frais d’approche et les droits de douane. »

Le décret co-signé par Abdelilah Benkirane et El Houssaine Louardi et qui par miracle est passé entre les mailles du filets du SGG va ainsi offrir sur un plateau d’argent plus de 10% de marge aux importateurs qui sont principalement des multinationales. Au moment où les mêmes responsables avaient entamé une guerre sur les marges des officines et des fabricants locaux.

En favorisant le médicament importé, la nouvelle réglementation a condamné la fabrication locale, réduit les recettes de l’état et grugé le pouvoir d’achat du citoyen marocain

C’est par un courrier adressé à Driss Guerraoui, le 14 septembre dernier, que notre rédaction a pu consulter, l’Association Marocaine de l’industrie Pharmaceutique représentée par son président, Ali Sedrati, a procédé à la saisine du Conseil de la Concurrence et ce dans la stricte application de la loi 20.13 relative au dit conseil.

D’emblée l’AMIP fixe le périmètre de la saisine : «L’Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique introduit la présente demande d’avis spécifiquement à l’Article 4/alinéa 2 du décret n° 2-1 3-852»

Il faut dire que les industriels marocains ont entrepris de multiples démarches auprès de plusieurs institutions nationales avant de s’adresser au Conseil de la Concurrence. Le sujet devient brûlant car au delà de l’inéquité de la réglementation en vigueur, la menace sur l’autonomie du pays en matière de couverture des besoins en médicaments s’est aggravée en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus.

De plus, la majoration discriminatoire envers les fabricants locaux stipulé dans le décret n° 2-1 3-852 n’a pas seulement impacté le secteur pharmaceutique, mais également les recettes de l’État et le pouvoir d’achat du citoyen marocain.

En effet, cette mesure qui favorise le médicament importé à celui fabriqué localement, a eu comme conséquence directe le ralentissement des investissements locaux dans l’outil industriel et la fabrication domestique, et la baisse de presque 50% de la valeur ajoutée locale du secteur.

L’impact a été aussi ressenti violemment sur le déficit commercial et augmenter les sorties de devises qui s’est aggravé durablement suite à l’augmentation des importations en prix et en volume. Selon les chiffres de l’Office des Changes, le déficit de la balance commerciale pharmaceutique s’est élevé en 2017 à 4,7 MMDH soit un creusement annuel de presque 10%. Lequel déficit dépassera sans aucun doute la barre des 6 milliards de dirhams à la fin de cette année.

Le citoyen marocain fait également les frais de cette décision puisqu’elle engendre une augmentation du Prix Public de Vente constante de plusieurs médicaments importés. Surtout qu’une part importante de ces médicaments concerne des pathologies lourdes comme le cancer ou les hépatites. Ce qui réduit année après année l’accès à ces médicaments.

Dans sa saisine, l’AMIP rappelle que la réglementation n’a pas toujours été aussi discriminatoire envers l’industrie locale. En effet, une ancienne disposition relative à la fixation des prix des produits importés imposait aux fournisseurs étrangers d’accorder une remise d’au moins 20% à partir du Prix Grossiste Hors Taxes de leur pays d’origine en faveur de l’importateur national. Ce qui greffait au final le Prix Public de Vente au patient et obligeait à déclarer au minimum cette remise de 20% au Maroc. Une approche souveraine permettant un meilleur contrôle des marges et sortie de devises et une meilleure contribution fiscale en faveur du Royaume.

LEMM : le lobby qui milite pour reconquérir la souveraineté sanitaire de la France et mettre en péril celle du Maroc

Autre indicateur alarmant présenté par l’AMIP est celui du taux de couverture des besoins en médicaments par la fabrication locale. Il est passé de presque 80% au début des années 2000 à moins de 60% en 2020. Sachant que la moitié des médicaments importés au Maroc sont
fabricables dans notre pays compromet davantage la souveraineté nationale en matière de médicaments.

Le décret n° 2-1 3-852 promulgué par le gouvernement Benkirane y est pour beaucoup. En raison des des marges élevées à l’importation les acteurs du secteur ont été encouragé à avoir recours à leur importation au détriment de leur fabrication locale. Les importations des médicaments sont passées de 4,8 milliards de dirhams en 2014, année de l’entrée en vigueur du nouveau décret, à 5,7 milliards en 2017. Avec une Croissance moyenne de 7% annuellement, elles devraient se situer à presque 7 milliards de dirhams à fin 2020. Soit 46% d’augmentation en six ans.

Ainsi devant l’indifférence totale de l’exécutif, l’industrie pharmaceutique nationale n’a cessé de perdre de sa compétitivité dans son marché domestique. Au moment où les multinationales qui opèrent dans le pays, intarissables, assiègent littéralement les ministères pour arracher année après année avantages et réglementations à même d’augmenter les dividendes de leurs sociétés mères et de mettre en oeuvre la stratégie sanitaire de leurs pays.

Organisés en association, la LEMM, les représentants de la Big Pharma sont plus que jamais en mode commando en raison de la pandémie du Coronavirus. Appendice de la LEEM, l’organisation professionnelle des entreprises du médicament opérant en France, l’association marocaine suit les orientations stratégiques de la maison mère et son président Frédéric Collet. Ce dernier n’est autre que le porte drapeau de la relocalisation de la fabrication des médicaments en France.

L’urgence de l’élaboration d’une véritable politique nationale du médicament

La crise sanitaire de la Covid-19 a tout changé. Le monde a découvert l’importance de la souveraineté économique, notamment dans le domaine vital de la santé publique. Si la France, estime de manière officielle qu’elle devrait  s’interroger sur les conséquences désastreuses des délocalisations à l’étranger de la fabrication de produits essentiels à la santé de ses citoyens, nous devons également nous en alarmer. Il est temps pour que nos responsables et nos industriels prennent des initiatives fortes pour reprendre la main sur la question de la politique industrielle du médicament délaissée depuis plus d’une décennie.

En dépit de cette conjoncture, l’optimisme est de mise. En effet, la vision développée par le Conseil de la Concurrence au sujet de la vision stratégique future du marché du médicament au Maroc présenté juin dernier est particulièrement ambitieuse et s’inscrit dans la volonté des acteurs du secteur de garantir la souveraineté sanitaire du Royaume. 

Le Conseil recommande à juste titre, l’élaboration d’une véritable politique nationale du médicament qui puisse répondre aux impératifs de sécurisation de l’approvisionnement du pays en médicaments et dispositifs médicaux, en conformité avec les nouvelles priorités épidémiologiques de la population marocaine, avec le pouvoir d’achat des citoyens et avec les exigences de qualité et de respect des normes sanitaires universelles.

Enfin, la sélection d’un laboratoire marocain et non d’une multinationale, en l’occurrence Sothema, un fleuron national qui de plus est dirigé par une femme marocaine, pour conduire les essais cliniques du vaccin chinois, nous comble de fierté et nous rassure sur la capacité de notre industrie pharmaceutique à s’adapter, à innover et faire preuve d’une grande agilité.

Il est donc impératif de profiter de la crise du Coronavirus pour accélérer la mise en place d’une politique de médicament volontariste tout en garantissant à notre industrie locale l’environnement économique et réglementaire idoine.

Covid-19 : Mansouri, Hammouchi et Haramou se sont administrés le vaccin chinois

Pas moins de 600 membres des FAR, de la Gendarmerie royale, de la DGSN, de la DGST et de la DGED se sont portés volontaires pour les essais cliniques du vaccin chinois contre le covid-19. A leur tête figurent les noms de Yassine Mansouri, Abdellatif Hammouchi et Mohamed Haramou. L’information a été révélée par le très informé directeur de publication de ChoufTV, Driss Chahtan.

Dans un signe de confiance dans le protocole chinois de développement du vaccin contre le Covid, les dirigeants de la Sécurité Nationale du pays à savoir Abdellatif Hammouchi, patron de la Police et des Services de Renseignements Intérieurs, Mohamed Haramou, patron de la Gendarmerie Royale et Yassine Mansouri patron des Services de Renseignements Extérieurs se sont tous administrés le vaccin chinois dans le cadre de la phase III des essais cliniques que réalise au Maroc le laboratoire Sinopharm.

C’est un choix stratégique que celui qu’a fait le Maroc en signant un partenariat avec la Chine au sujet du vaccin le plus prometteur développé à ce jour dans le monde. La réussite de ce projet donnerait au Maroc des mois d’avance sur la planète et permettrait au pays de retrouver rapidement une vie normale pour faire face au défit de la crise économique mondiale qui se profile.

Le Royaume suit ainsi les pas des Emirats arabes unis qui ont pour leur part quelques semaines d’avance. En effet, le site d’information émiratie, Hespress, avait rapporté que les essais cliniques de ce vaccin sont entrés dans la troisième phase, dans ce pays du Golfe. Des essais qui s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat entre Sinopharm et le groupe G4, un leader de l’intelligence artificielle et du cloud computing, basé dans la capitale émiratie, Abu Dhabi. Le Pérou et l’Argentine sont les seuls autres pays à participer également à la conception de ce vaccin potentiel contre le coronavirus, rapporte la même source.