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Maghreb Confidentiel disparait et se fond dans une nouvelle marque : «Africa Intelligence»

Maghreb Confidentiel, la newsletter hebdomadaire adossée à l’un des dispositifs de veille le plus complet du continent africain, disparaît. Indigo publication a annoncé, ce lundi, avoir mis fin à ses cinq marques, à savoir «La Lettre du Continent», «La Lettre de l’océan Indien», «Africa Energy Intelligence», «Africa Mining Intelligence» et «Maghreb Confidentiel» en les regroupant sous un seul et nouveau produit : «Africa Intelligence». L’autre décision stratégique du groupe de presse est le passage à un rythme quotidien soit une newsletter confidentielle tous les matins de la semaine à 5h GMT.

Le confinement semble avoir donné des idées à Maurice Botbol, fondateur et président du groupe de presse Indigo Publications. Le patron de presse a décidé de regrouper les cinq rédactions qui traitent le continent africain en une seule : «Africa Intelligence».

Si vous essayez d’accèder par exemple aux publications de Maghreb confidentiel, un lien vous redirigera vers une nouvelle landing page, https://www.africaintelligence.fr/, qui ne met plus l’accent uniquement sur les régions.

Désormais, le site offre une navigation à quatre dimensions :

  • Par pays
  • par régions
  • par secteurs
  • Dossiers «Grandes enquêtes»

Africa Intelligence, le nouveau «quotidien du continent»

Dans la rubrique «Actualités» du site du groupe de presse Indigo Publications, un communiqué de presse explique ce changement stratégique par les limites de son ancien modèle basé sur une périodicité hebdomadaire et une vision segmentée des régions du continent au moment où «les relations interafricaines se sont considérablement étendues aux plans économique, politique, diplomatique ou encore sécuritaire».

«Nous avons estimé que des publications paraissant toutes les semaines ou tous les 15 jours, centrées chacune sur une seule région ou un seul secteur économique, ne permettaient plus d’appréhender pleinement ces nouvelles réalités», précise le communiqué de presse.

Africa Intelligence devient donc un «quotidien» dont les nouvelles publications seront désormais disponibles, tous les matins de la semaine à 5h GMT.

Maurice Botbol, fondateur et président du groupe de presse Indigo Publications

Africa Intelligence ambitionne de continuer à ausculter avec précision le cœur du pouvoir politique dans chaque pays d’Afrique et de fournir «100% d’informations exclusives sur la politique nationale de ces pays».

Habillement rédigé, le communiqué évince l’idée que ce nouveau positionnement serait dû à de difficultés économiques suite à la crise sanitaire provoquée par l’épidémie de coronavirus.

En effet, le groupe d’édition annonce avoir recruté de nouveaux journalistes pour accompagner cette nouvelle phase de développement.

« Grâce à une rédaction renforcée par de nouveaux journalistes, Africa Intelligence poursuit le traitement des secteurs stratégiques ,Pétrole et gaz et Industries minières, tout en créant de nouvelles rubriques à dimension continentale : “Infrastructures et électricité”, “Défense et sécurité”, “Banques et finance”», souligne le communiqué.

Offre commerciale adaptée

Indigo Publication a été l’un des premiers acteurs à adopter un modèle économique payant. Avant la démocratisation du web, les différentes éditions étaient distribuées par voie postale à des abonnées qui s’acquittaient d’un montant annuel qui différaient selon le produit. Les formes d’abonnement ont évolué avec le temps jusqu’à l’offre wallet qui permet au lecteur de choisir les articles qu’il souhaite lire .

En anticipation de la pertubation des habitudes des lecteurs suite à la fusion de cinq lettres confidentielles en une seule, Indigo publication se veut rassurante et annonce un abonnement simplifié et de nouveaux services améliorant le confort de lecture.

«Cette nouvelle formule éditoriale s’accompagne d’une nouvelle offre commerciale : un unique abonnement permet désormais l’accès à l’intégralité des articles d’Africa Intelligence. Un tarif fortement dégressif est établi en fonction du nombre de lecteurs dans un même organisme» a précisé Indigo publication.

La chaîne de commandement des services de renseignement algériens touchée par le coronavirus après un stage en Arabie Saoudite

Coronavirus a semé la panique au sein de l’état-major de l’armée algérienne. Le décès d’un adjudant et la contamination d’un capitaine, tous deux opérant au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, fait craindre à l’ANP le scénario iranien. Le COVID-19 a en effet fait des ravages au sein du gouvernement de Téhéran et du corps des Gardiens de la révolution, décimant la chaîne de commandement de la république islamique.

Au moins deux cas de Coronavirus, dont un décès, ont été confirmés au sein des services de renseignement algériens. Il s’agirait d’agents opérant au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure – DGDSE – qui étaient en stage de perfectionnement en Arabie Saoudite, rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence.

Avant sa mort, l’adjudant qui a succombé au virus aurait été en contact étroit avec des dizaines de ses collègues, précise la même source.

La gravité de cette situation a semé la panique entre les cadres de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) qui revenaient d’une autre mission d’Arabie Saoudite. Ils auraient tous subis des tests de dépistage du Coronavirus, à l’hôpital militaire d’Aïn Naadja.

Face à la pandémie, l’Etat major de l’Armée nationale algérienne présente une grande faiblesse : l’âge avancé de ses généraux les plus influents. Ils se seraient d’ailleurs tous mis en quarantaine, non officielle, limitant les contacts entre eux et entre le reste du personnel militaire, précise Maghreb Intelligence.

Brahim Fassi Fihri : «Non, Monsieur le Président, le Royaume du Maroc n’est pas le vulgaire supplétif de la France»

Un tweet inutile et déplacé du Président Français envers les autorités marocaines a déclenché une levée de bouclier dans le Royaume. Dans un contexte de crise sanitaire majeure, où des décisions difficiles et inhabituelles devraient être prises, Emmanuel Macron a oublié le temps d’un tweet, le béaba de la diplomatie internationale. «Je demande aux autorités marocaines de veiller à ce que tout le nécessaire soit fait au plus vite» a-t-il écrit.

«Macron est jeune. Très jeune. Trop jeune pour un langage colonialiste» a fustigé la rédaction de Barlamane.com le ton du président français.

Pour sa part, Brahim fassi Fihri, Président de l’Institut Amadeus, s’est fendu d’une publication au vitriol, en direction du président français. «Non, Monsieur le Président, les autorités du Royaume du Maroc, souveraines et indépendantes, ne pourraient être instruites comme le seraient de simples fonctionnaires de l’Hexagone» s’est indigné le fils du conseiller du Roi Mohammed VI.

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Couverture «Le Reporter» : un acte irresponsable qui fait scandale sur les réseaux

Le numéro du magazine hebdomadaire Le Reporter paru jeudi 5 mars a choisi une couverture, pour le moins qu’on en puisse dire, maladroite et irresponsable. Annonçant un dossier intitulé «1er cas de Coronavirus au Maroc, QUI EST RESPONSABLE?», la rédaction a fait le choix de l’illustrer par la photo volée d’une personne d’origine subsaharienne, se cachant le visage derrière un col. Une couverture choquante qui a déclenché des réactions indignées sur les réseaux sociaux accusant la publication de «racisme», d’«incitation à la haine» et de «désinformation».

Sur Twitter, le journaliste El Hadji Mamadou Gueye a été le premier à publier la «couverture» du Reporter. M. Gueye a écrit : «On essaie de combattre le racisme (dans les médias notamment), les stéréotypes».

La réaction de M. Gueye a a provoqué un tollé. Parmi les nombreuses réactions critiques, celle de la journaliste du New York Times, Aida Alami, connue pour son militantisme contre le racisme envers les migrants africains : «Une énième illustration de la violence des médias envers les migrants subsahariens.

«Désinformation» et «incitation à la haine raciale»

Alors que l’origine des premiers cas du Coronavirus qui ont été confirmés par les autorités sanitaires du pays, a été l’Europe, l’Italie pour les deux premiers cas et la france pour le troisième, Le Reporter, pointe du doigt les ressortissants africains comme étant responsables de la propagation de la pandémie au Maroc. Un traitement médiatique irresponsable surtout dans un contexte de crise sanitaire mondiale où la peur peut se répandre encore plus vite que le virus. L’épidémie est en effet à la fois biologique et psychologique et les fake news, provoquent systématiquement de la démesure.

Entre le sentiment de peur généralisé et les informations viables et réelles, il peut y avoir un fossé dont la profondeur devient chaque jour plus dangereuse à cause de l’irresponsabilité de certains.