Off The Record - Page 3

La chaîne de commandement des services de renseignement algériens touchée par le coronavirus après un stage en Arabie Saoudite

Coronavirus a semé la panique au sein de l’état-major de l’armée algérienne. Le décès d’un adjudant et la contamination d’un capitaine, tous deux opérant au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure, fait craindre à l’ANP le scénario iranien. Le COVID-19 a en effet fait des ravages au sein du gouvernement de Téhéran et du corps des Gardiens de la révolution, décimant la chaîne de commandement de la république islamique.

Au moins deux cas de Coronavirus, dont un décès, ont été confirmés au sein des services de renseignement algériens. Il s’agirait d’agents opérant au sein de la Direction de la Documentation et de la Sécurité Extérieure – DGDSE – qui étaient en stage de perfectionnement en Arabie Saoudite, rapporte en exclusivité Maghreb Intelligence.

Avant sa mort, l’adjudant qui a succombé au virus aurait été en contact étroit avec des dizaines de ses collègues, précise la même source.

La gravité de cette situation a semé la panique entre les cadres de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) qui revenaient d’une autre mission d’Arabie Saoudite. Ils auraient tous subis des tests de dépistage du Coronavirus, à l’hôpital militaire d’Aïn Naadja.

Face à la pandémie, l’Etat major de l’Armée nationale algérienne présente une grande faiblesse : l’âge avancé de ses généraux les plus influents. Ils se seraient d’ailleurs tous mis en quarantaine, non officielle, limitant les contacts entre eux et entre le reste du personnel militaire, précise Maghreb Intelligence.

Brahim Fassi Fihri : «Non, Monsieur le Président, le Royaume du Maroc n’est pas le vulgaire supplétif de la France»

Un tweet inutile et déplacé du Président Français envers les autorités marocaines a déclenché une levée de bouclier dans le Royaume. Dans un contexte de crise sanitaire majeure, où des décisions difficiles et inhabituelles devraient être prises, Emmanuel Macron a oublié le temps d’un tweet, le béaba de la diplomatie internationale. «Je demande aux autorités marocaines de veiller à ce que tout le nécessaire soit fait au plus vite» a-t-il écrit.

«Macron est jeune. Très jeune. Trop jeune pour un langage colonialiste» a fustigé la rédaction de Barlamane.com le ton du président français.

Pour sa part, Brahim fassi Fihri, Président de l’Institut Amadeus, s’est fendu d’une publication au vitriol, en direction du président français. «Non, Monsieur le Président, les autorités du Royaume du Maroc, souveraines et indépendantes, ne pourraient être instruites comme le seraient de simples fonctionnaires de l’Hexagone» s’est indigné le fils du conseiller du Roi Mohammed VI.

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Couverture «Le Reporter» : un acte irresponsable qui fait scandale sur les réseaux

Le numéro du magazine hebdomadaire Le Reporter paru jeudi 5 mars a choisi une couverture, pour le moins qu’on en puisse dire, maladroite et irresponsable. Annonçant un dossier intitulé «1er cas de Coronavirus au Maroc, QUI EST RESPONSABLE?», la rédaction a fait le choix de l’illustrer par la photo volée d’une personne d’origine subsaharienne, se cachant le visage derrière un col. Une couverture choquante qui a déclenché des réactions indignées sur les réseaux sociaux accusant la publication de «racisme», d’«incitation à la haine» et de «désinformation».

Sur Twitter, le journaliste El Hadji Mamadou Gueye a été le premier à publier la «couverture» du Reporter. M. Gueye a écrit : «On essaie de combattre le racisme (dans les médias notamment), les stéréotypes».

La réaction de M. Gueye a a provoqué un tollé. Parmi les nombreuses réactions critiques, celle de la journaliste du New York Times, Aida Alami, connue pour son militantisme contre le racisme envers les migrants africains : «Une énième illustration de la violence des médias envers les migrants subsahariens.

«Désinformation» et «incitation à la haine raciale»

Alors que l’origine des premiers cas du Coronavirus qui ont été confirmés par les autorités sanitaires du pays, a été l’Europe, l’Italie pour les deux premiers cas et la france pour le troisième, Le Reporter, pointe du doigt les ressortissants africains comme étant responsables de la propagation de la pandémie au Maroc. Un traitement médiatique irresponsable surtout dans un contexte de crise sanitaire mondiale où la peur peut se répandre encore plus vite que le virus. L’épidémie est en effet à la fois biologique et psychologique et les fake news, provoquent systématiquement de la démesure.

Entre le sentiment de peur généralisé et les informations viables et réelles, il peut y avoir un fossé dont la profondeur devient chaque jour plus dangereuse à cause de l’irresponsabilité de certains.

4ème congrès du PAM : Fatim Ezzahra El Mansouri votera Abdellatif Ouahbi

«Moi je vote Maitre Ouahbi pour son intégrité, sa compétence et son courage» a annoncé l’une des figures emblématiques du parti du tracteur, Fatim Ezzahra El Mansouri, la veille d’un congrés qui élira le nouveau secrétaire général du PAM.

Fidèle à son habitude, l’ancienne mairesse de Marrakech a choisi Facebook pour s’exprimer sur un évéènement majeur qui va redéfinir la place du Parti Authenticité et Modernité dans le paysage politique marocain, le congrès electif du succésseur de Hakim Benchamach. La présidente du Conseil national du parti, Fatima Zahra Mansouri, a annoncé pour qui elle votre le 7 février : Abdellatif Ouahbi.

Mansouri s’est adressée aux detracteurs du courant «Avenir» avec des mots assez durs les qualifiants d’avoir du mal avec l’exerice démocratique. Elle les accuse également d’avoir tenté plusieurs fois de reporter le congrès usant de «manoeuvres frauduleuses et de menaces».

Fatim Ezzahra El Mansouri a justifié son vote pour Abdellatif Ouahbi par «son courage, son intégrité et sa compétence». Elle estime que le Maroc a fort besoin d’hommes et de femmes politiques courageux «afin de dénoncer des vérités et de reflechir a des solutions».

Ouahbi, le candidat de la rupture?

Face à Biadillah, le symbole d’un retour aux sources du PAM, Ouahbi se positionne en tant que le candidat de la rupture. Ces déclarations aux médias après l’annonce de sa candidature ont été considérées par Benchamach et Biadillah portant atteintes à la commanderie des croyants. La stratégie de communication adoptée par Ouahbi semble porter ses fruits en le positinnant en décalage avec la ligne traditionnelle du parti qui connait beaucoup de difficultés et de divisions depuis le départ d’Ilyas El Omari.

Pour rappel, Cinq candidats se sont présentés au poste de SG du PAM:

  1. Mohamed Cheikh Biadillah,
  2. Abdellatif Ouahbi,
  3. Samir Belfkih,
  4. Abdeslam Boutayeb,
  5. Mekki Zizi.
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