fbpx

Off The Record - Page 2

Fin des prolongations pour Abdellatif Jouahri, Ahmed Lahlimi et Badre Kanouni

Le prochain Conseil des Ministres devrait apporter son lot de surprises. Outre, la nomination des secrétaires d’Etat qui devraient venir renforcer un gouvernement Akhannouch peu performant, des rumeurs perssistantes parlent d’une vague importante de changement qui toucherait le top management de plusieurs institutions publiques. Selon Assabah, en seraient concernés, entre autres, Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al Maghrib, Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan et Badr Kannouni, président du directoire du groupe Al Omrane. Le ministère de l’Intérieur devrait connaitre également d’importants changements. Khalid Safir, l’un des plus brillants et des plus performants de la maison en serait la tête d’affiche.

Fin novembre, circulait sous le monteau, une liste de candidats aux postes de Secrétaires d’Etat auprès du gouvernement Aziz Akhannouch. Quelques noms étaient même cités sur des supports de presse. «Une tentative d’élimination de quelques profils», disait-on.

Selon les informations d’Assabah, Aziz Akhannouch aurait proposé une première liste au Cabinet Royal, qui lui a été retournée estampillée par un «niet catégorique». Une deuxième liste composée de six Secrétaires d’Etat aurait été quand à elle approuvée. L’hebdomadaire arabophone croit savoir que le Parti de l’Istiqlal devrait avoir la part du lion dans ces nominations, se considérant laisé, en tant que membre de la majorité gouvernementale dans la distribution des portefeuiles ministeriels.

Le ministère de l’Intérieur pour sa part se prépare à vivre un séisme au sein de son organigramme. On évoque le départ de Khalid Safir, qui serait appelé à d’autres fonctions en dehors de la maison de Laftit, et de son remplacement au poste de Wali, Directeur Général des Collectivités Locales, par Jelloul Samsseme. Ce dernier est Wali attaché à l’administration centrale du Ministère de l’Intérieur. Il avait fait les frais d’une colère royale en 2015, suite à une plainte d’un MRE. Assabah avait, fin 2020, sorti le même nom pour le même poste qualifiant le Wali Samsseme, d’«amnistié».

D’autres Walis et gouverneurs arrivés en âge légal de départ à la retraite ainsi que ceux n’ayant pas été satisfaisants, devraient céder leur place à de nouveaux visages.

Abdellatif Jouahri, Ahmed Lahlimi et Badre Kanouni enfin libérés

Les départs de ces hauts reponsables a toujours été d’actualité. Si Badre Kanouni s’y attendait en raison de ses 11 années passées à la tête du groupe Al Omrane, Abdellatif Jouahri et Ahmed Lahlimi de part leur stature était des «éternels». Ils jouissent d’une considération particulière dans l’appareil de l’Etat et assurent le rôle de tours de contrôle de la situation financière, économique et social du pays.

Programmée avant 2017, le remplacement du Wali Bank Al Mghrib aurait été retardé pour plusieurs raisons. Notemment, l’échec de Mohamed Boussaid a mené à bien la mise en place du nouveau régime de change et l’avénement de crises économiques successives. Abdellatif Jouahri a joué un rôle central depuis 2017 pour alerter, dénoncer et contenir les flux sortants importants de devises. Il a également occupé le payssage médiatique sur des sujets d’ordre économique et social à travers des points de presse devenues un rendez-vous incontrournable. Son indépendance envers les acteurs du secteur bancaire et envers l’excutif et le soutient du Souverain dont il joussiait lui donnait une forte crédibilité auprès du public.

L’autre mission que Abdellatif Jouahri a mené avec tact et fermeté et l’assainissement du passif de la banque d’Othmane Benjelloun. Voilà deux hommes qui se sont cotoyés durant plusieurs années qui devraient se retirer des affaires la même année.

A l’occasion de son discours d’ouverture de la 11 ème législature, le 8 octobre 2021, le Roi Mohammed VI a appelé à «une refonte substantielle du Haut-Commissariat au Plan dans la perspective d’en faire un mécanisme d’aide à la coordination stratégique des politiques de développement et d’accompagnement de la mise en œuvre du modèle de développement». Le rapport de Chakib Benmoussa présenté au Roi recommandait la création d’un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du nouveau modèle de développement. La décision du souverain a été de confier cette mission au HCP.

Contrairement à Abdellatif Jouahri, le Haut commissaire au plan qui fêtera ses 83 ans en mars prochain, Ahmed Lahlimi ne parlait que peu, par contre il publiait des rapports qui parlaient pour lui. Comme, Jouahri son indépendance à l’exécutif, il y tenait. D’ailleurs, il a toujours été la cible des critiques des plus virulentes sur ses prédictions qui vont souvent à l’encontre de l’agenda politique du gouvernement.

Le remplacement de ces deux hauts responsables est inévitable, toutefois auraient-ils la bonne relève ?

Mehdi Alaoui, le «Batma» du Digital

Décidément, certains jeunes de notre pays sont démunis de tout respect et de toute considération de l’honneur qui a été le leur, de recevoir une haute distinction des mains de notre Roi.

Si le scandal dit «Hamza Mon BB» a révélé le véritable visage de la chanteuse populaire Dounia Batma, le scandal de «La Factory», de l’APEBI et de #MoroccoTech a confirmé que Dounia Batma et Mehdi Alaoui sont les deux faces d’une même pièce.

Comme Batma, Mehdi Alaoui s’est cru intouchable par le wissam royal. «Je suis de la famille Aalaoui Hasani, et j’ai les bras longs», répétait-il à ces pauvres jeunes qui tient en laisse au Technopark.

Comme Batma, Mehdi Alaoui terrorisait son écosystème. «On ne pouvait rien dire, on pensait qu’il était soutenu par quelqu’un de puissant et de très haut placé» s’est confié à nous, un jeune Startupper tétanisé.

Comme Batma, Mehdi Alaoui avait sa cour de fidèles. «Les jumeaux Lakhdissi, Nasser Kettani, Oussama Choubai, Tarik Hilali et sa femme Marwa Cheikh-Youssef, font la loi au Technopark. Les jumeaux Lakhdissi sont les pires», s’est confié à nous un autre jeune qui est passé par App Editor.

Comme Batma, Mehdi Alaoui a été condamné en appel. La Cour d’Appel de Commerce de Casablanca a confirmé le jugement rendu en première instance condamnant Mehdi Alaoui et sa société App Editor de contrefaçon de la marque «La Factory».

Comme Batma, Mehdi Alaoui s’est vu ouvrir toutes les portes. La Caisse Centrale de Garantie le labèlise sans qu’il ait le statut requis et lui offre sur un plateau d’or une rente de plusieurs millions de dirhams, tout en associant sa marque «La Factory» usurpée, à une grande campagne de communication du fonds Innov Invest. La RAM «oublie» de son côté de lui demander, jusqu’à ce jour, les justificatifs d’un virement de 1,2 millions dhs. Le Technopark le coopte au sein de son Conseil d’administration et lui donne des bureaux de 500 m2, dont il «oublie» souvent d’en payer le loyer.

Comme Batma, Mehdi Alaoui adore les Range Rover et les villas. «Il a plusieurs voitures et des villas dans plusieurs villes. Il vit comme un prince» se dit sous le manteau au Technopark.

Mehdi Alaoui, usurpateur de la marque «La Factory» et arnaqueur dans l’âme, a transformé le wissam royal en un passe droit, une immunité contre toute poursuite et un laissez passer à toutes les caisses.

Sinon, comment peut-on expliquer cette agilité soudaine et ce tapis rouge déroulée par Hicham Zanati Serghini, Directeur Général de la SNGFE EX-CCG au profit de Mehdi Alaoui ?

Comment peut-on expliquer que l’OMPIC lui accorde les droits sur la marque «Startup» ? Comment l’Etat peut donner à quelqu’un le droit de propriété d’un mot générique ? C’est comme si on donnait le droit de propriété à «Entreprise».

Comment peut-on expliquer que la Royal Air Maroc qui ne roule pas sur l’or, n’arrive pas à justifier une dépense de 1,2 millions dhs en faveur de cet individu ?

Peu de personnes et d’organisations ont pu échapper de justesse de ses arnaques. La dernière en date est Einat Levi, conseillère du Chargé d’Affaires israélien David Govrin. Elle se serait rétractée au dernier moment de l’organisation d’un évènement bidon que lui aurait proposé Mehdi Alaoui.

Il a dû certainement s’inspirer de son ami Adnane Addioui, membre du CSMD, qui a réussi à escroquer l’ambassade des pays-bas d’un montant de 1,6 million de dirhams. Décidément, c’est générationnel et c’est propre à notre écosystème numérique.

Contrefaçon de la marque «La Factory», Mehdi Alaoui condamné par la Cour d’Appel de Commerce de Casablanca

La Cour d’Appel de Commerce de Casablanca en date du 15/10/2019 a reconnu la contrefaçon de la marque «La Factory» par Mehdi Alaoui et sa société App Editor.

Ci-après le texte du jugement N°1948, en première instance du dossier N°205/82112019, en date du 04/03/2019 :

Le tribunal, en séance publique, en première instance et par contumace, a statué :

Sur la forme : en acceptant l’article introductif. 

Sur le sujet : Que l’acte de contrefaçon est avéré et que la partie défenderesse (Mehdi Alaoui et App Editor) doit cessé d’utiliser sa marque déposée sous peine d’une amende menaçante de 5 000 dirhams pour chaque jour de retard à compter de la date de notification, et en engageant au profit de la demanderesse ( La société La Factory de Marrakech) une indemnité de 50 000 dirhams, et la nullité de l’enregistrement de la marque «La Factory by Screendy», sous le numéro 193947 auprès de l’office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale, et l’autorisation au Directeur de l’Office d’inscrire ce jugement après qu’il soit devenu définitif au Registre National des Marques, et d’en publier le jugement en attente de publication après qu’il soit devenu définitif dans deux journaux en français et en arabe en caractères gras aux frais du défendeur.

Nasser Kettani, Oussama Choubai et les jumeaux Lakhdissi : le cercle proche de Mehdi Alaoui pour mettre la main l’Apebi et le Technopark

Vous avez fait connaissance du Professeur, de Berlin et de Lisbonne, aujourd’hui nous vous présentons, Zouheir Lakhdissi, alias Helsinki, Mouhsine Lakhdissi, Oslo, Oussma Chouabi, Denver et Nasser Kettani, alias Rio.

Ces monsieurs sont tous membres du Conseil d’Administration de l’Apebi, ont tous préparé l’évènement MorooccTech, qui a couté au contribuable marocain 5 millions de dirhams pour aucun résultat, et sont tous mobilisés contre les sages de la fédération pour imposer leur candidat Medi Alaoui.

Incubateurs labélisés CCG, prisons pour esclaves

Sur les 500 m2 de ses bureaux au Technopark, sensés accueillir décemment les jeunes porteurs de projets technologiques, Mehdi Alaoui va en trancher plus du tiers pour un studio d’enregistrements de ses lucratifs événements, dont le catering est assuré par son épouse qui change de casquette de DG à TopChef quand il s’agit d’économiser des dirhams.

Entassés dans des bureaux peu confortables, ces jeunes porteurs de projets qui doivent, en plus de donner un pourcentage de leur financement ou une part de leur capital à Mehdi Alaoui, subir une forme d’esclavage digital. Il les utilise comme des ressources pour ses projets ou des prétextes pour collecter des fonds. «Il y a deux gars, cela fait trois ans qu’il les traines dans toutes les présentations clients. Jusqu’à aujourd’hui ces jeunes n’ont rien produit» témoigne un jeune du Technopark.

Le système de labélisation de la CCG se pervertit quand il tombe entre les mains de personnes qui se croient intouchables, à l’image de Mehdi Alaoui ou des actionnaires de H-Seven. Ils transforment les jeunes porteurs de projets en actifs à générer du cash. Ils les taxent pour se faire accompagner et se faire financer. Ils les trainent dans tous les évènements comme des bêtes des foires et encaissent sur le dos, souvent, des sommes faramineuses. Le cas de l’émission de 2M financée par la CCG et inwi, «Qui va investir dans mon projet ?» co-produite par Mehdi Alaoui, en est le meilleur exemple. J’invite à ce sujet, M. Serghini à contacter un par un les lauréats de la première édition et de leur demander si Mehdi Alaoui a bien honoré ses engagements devant les caméras et devant les marocains.

J’invite par la même occasion M. Serghini qui dépense un argent fou pour promouvoir son ami Mehdi Alaoui, de vérifier combien de projets financés par la CCG ont donné lieu à une véritable création de valeur, parmi l’ensemble des projets financés par la Caisse.

M. Serghini doit savoir que ses jeunes sont souvent exploités dans des projets personnelles des labellisés. Mehdi Alaoui et ses semblables, non seulement ils ne délivrent pas le mission pour laquelle, ils sont payés, mais ils enchainent les jeunes porteurs de projets et condamnent toute créativité et innovation.

Je recommande à M. Serghini de regarder de près ce que fait le Ministre Younes Sekkouri avec le programme «Awrach» et comment son sytème arrive à réguler le flux du cash.

Ne payant pas ses loyers, ne payant ses impôts et rouler en Range Rover, telles sont les valeurs de l’entreprenariat inculqués aux jeunes, sponsorisés par la CCG

L’entrepreneuriat des jeunes n’est pas juste des photos, des émissions télé et des statistiques à présenter à qui est de droit. L’entrepreneuriat est un état d’esprit, des valeurs et une leçon de vie.

Mehdi Alaoui n’offre rien de tout cela aux jeunes. Il représente le modèle de celui qui roule en Range Rover, qui ne paie son loyer ( d’ailleurs dans sa guerre contre Laima Benmakhlouf, il incitent les jeunes à ne plus payer les leur), qui ne paie pas ses impôts et qui contrefais des marques.

Bravo le modèle!

Orange se retirera-t-elle du Maroc ?

Des rumeurs persistantes font état d’un éventuel départ du Maroc de l’opérateur télécom français Orange. Raison évoquée, la dégradation des relations en Rabat et Paris.

«Autrefois la France jouait avec les gouvernements locaux (Afrique de l’Ouest, ndlr) comme on jouait avec des cubes. Depuis, elle a perdu la main, l’envie et le savoir-faire» affirme Vincent Hervouet, Chef du service « Étranger » de LCI.

Au Maroc, le constat est le même. L’Etat français a perdu la main, l’envie et le savoir-faire de coopérer en intelligence avec le Royaume, devenu libre et émancipé des derniers résidus nocifs du diktat colonial.

Les dossiers qui fâchent s’empilent: les tergiversations de l’Elysée sur le Sahara marocain, le rapprochement sécuritaire et militaire entre Rabat et Tel-Aviv, la crise silencieuse de l’affaire Pegasus, l’accueil et la médiatisation de Youtubeurs marocains, le ralliement du Maroc à l’alliance américaine et anti-française «Africa Focus Group», la basse attaque du Magazine Elle proche de Brigitte Macron, le soutien du Maroc au gouvernement de transition malien et la tentative de manipulation judiciaire du parquet français du décès de la touriste française à Tiznit.

Jamais les relations entre le Maroc et la France ne se sont aussi dégradée. La seule variante dans l’histoire est le déclassement de la France en Afrique et un manque de lucidité d’une intelligentsia française dépassée et sans repères.

Si l’Elysée tente de faire pression sur le Maroc en retirant ses investissements du pays notamment Orange, le Royaume n’en sera que très satisfait. Nos champions nationaux n’attendaient que cette opportunité pour se développer davantage. Dan sa folie, Emmanuel Macron est bien capable à quelques mois de la fin de son mandat, et pour avoir le contrôle de l’opérateur téléphonique, de provoquer un effet de boule de neige avec la «Trafalgar posthume» pour Bernard Tapie poussant à la démission le président d’Orange Stéphane Richard, éclaboussé.

La politique de la terre brulée de la France de Macron

Emmanuel Macron se venge de l’échec de sa strategie du maintien par la force de l’influence française en Afrique de l’Ouest en optant pour la stratégie de la terre brûlée, chère à l’Allemagne nazie.

En retirant subitement ses troupes du Sahel, Emmanuel a déclenché une réaction en chaîne dans les trois pays les plus fragiles de la région, le Tchad, le Mali et tout récemment le Burkina Faso.

Au Burkina, le crime est signé. Le président malien Roch Marc Christian Kaboré s’est fait renversé, arrêté et retenu par des putschistes dont le Chef a fait l’École de Guerre à Paris, au moment où les forces spéciales françaises étaient basées à l’aéroport de Ouagadougou. Et LeMonde de fêter l’opération en titrant : «Au Burkina Faso, un coup d’état militaire salué par la rue».

«Ce coup d’Etat au Burkina Faso montre l’étendue de son échec, d’abord la multiplication des coups d’Etats au Sahel enterrent tous les discours sur la bonne gouvernance, l’Etat de droit qu’on répète comme des perroquets depuis Mitterand», fustige Vincent Hervouet.

Le colonisateur français qui sommeille dans l’appareil d’Etat français, ne supporte pas cette vague continentale et populaire anti-française. Au Mali, le Chef de la junte au pouvoir a réussi à fissurer le blocus international sur son pays, en organisant des manifestations monstres nourries par un sentiment anti-français largement partagé. En Centrafrique et au Burkina, le phénomène, s’amplifie. Paris cris à la manipulation russe.

«Contre les putschistes maliens, Paris avait tendu un cordon sanitaire. Les frontières sont bouclées, l’Union africaine et la CEDEAO ont pris des sanctions, ça n’a pas dissuadés leurs camarades du Burkina d’en faire autant.» souligne M.Hervouet.

Et de poursuivre, «Au Sahel, La France est embourbée. Elle n’a pas empêché la contagion du Jihad, la contagion du putsch. Son aide n’a pas consolider des États fragiles, c’est même le contraire».

«Le monde a bien changé. A force d’enterrer la Françafrique, elle est bien morte est enterrée», Conclut -il.

APEBI : Report des élections, Hassan Bahej favori des «Sages»

//

Les «Sages» de l’APEBI ont décidé de reporter le processus de renouvellement des instances dirigeantes de la fédération suite aux divers scandales de son ancien vice-président et candidat à la présidence, Mehdi Alaoui. Cette instance de gouvernance privilégie pour la reprise en main de l’APEBI, l’actuel Président Directeur Général d’IBM Maroc, Hassan Bahej.

Enfin une bonne nouvelle après cette folle semaine polluée par les scandales. Les «Sages» de la Fédération des Technologies de l’information et des Télécommunications, APEBI, ont décidé de reprendre les choses en main.

En plus de la décision du gel du processus de renouvellement des instances dirigeantes de la fédération, que l’ancien Vice-Président, Mehdi Alaoui, a tenté de détourner, le Conseil des Sages veut appuyer la candidature du PDG d’IBM Maroc, Hassan Bahej.

Le candidat des «Sages» est un ancien de la maison puisqu’il a occupé la vice-présidence de la Fédération de 2016 à 2019 en charge de la commission des relations institutionnelles.

Hassan Bahej a «roulé sa bosse» dans plusieurs multinationales technologiques. Il est passé par Alcatel Lucent, Juniper Networks, Satec et Cisco avant de prendre les rennes de IBM Maroc. Il sera l’architecte de Teal Technologies Services, fruit d’une JV entre le Groupe OCP et IBM, destinée à fournir les services numériques et informatiques pour les entreprises africaines de tous les secteurs d’activité, de l’agriculture à l’industrie.

Pour rappel le «Conseil des Sages» de l’APEBI est constitué d’anciens présidents de la Fédération, écoutés et respectés par la profession. Ces membres actuels sont :

Hassan AMOR

MICRODATA

Abdelghani BENDIAR

INDRA SISTEMAS MAGREB

Abdellah DEGUIG

Creativity at Work

Khalid EL HARIRY

LBO

Mohammed HORANI

HPS

Bachir RACHDI

INVOLYS

Akhannouch pousse Nada Biaz à la présidence de l’Universite Hassan II pour consolider sa mainmise sur Casablanca

Cette candidature de l’épouse Hassan Benomar, membre du bureau politique du parti du Chef du Gouvernement le RNI, suscite les plus grandes réserves du corps professorale de l’Université Hassan II.

Le Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch, aurait selon nos informations, proposé la candidature de Nada Biaz, directrice générale du groupe ISCAE au poste de Présidente de l’Université Hassan II. « C’est une candidature de dernière minute qui a été imposée par Akhannouch», nous confie une source proche du dossier. «Et ce, alors même que beaucoup de mises en garde ont été faites contre une telle candidature qui va soulever des passions à l’Université» ajoute-t-il. Et de poursuivre : «Elle n’a jamais enseigné dans une université et son parcours académique s’arrête à un Bac+4 ISCAE. Si elle prend la présidence du l’Université, ça serait une première dans l’histoire du pays».

Nada Biaz, n’est pas à son premier «coup de pouce» du RNI, le parti politique de son mari Hassan Benomar.

En 2015, elle bénéficie du «sponsoring» de Salaheddine Mezouar pour décrocher le poste de Directrice Générale à l’ISCAE. Au terme de son mandat, elle reçoit une deuxième fois le soutien du Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique et membre du RNI, Moulay Hafid Elalamy.

«Mais les dès ne sont pas jetés», rétorque notre source. «Il n’est pas sur qu’Akhannouch puisse convaincre le ministre pamiste, Abdellatif Miraoui, en charge de l’enseignement supérieur

Rappelons, que le mari de Nada Biaz, Hassan Benomar traine plusieurs casseroles. En 2021, il a été accusé par dix élus de détournement de fonds de la commune de Ain Sebba qu’il présidait.

Mainmise sur Casablanca

Contrôler Casablanca a été l’un des premiers objectifs de Aziz Akhannouch depuis son élection en septembre 2021.

Contrairement aux apparences, Akhnnaouch ne gère pas de la métropole via Nabila Rmili, mais bel est bien à travers Mohamed Boussaid. Sans attribution officielle aucune, l’ancien Wali de Casablanca, ne chôme pas. Il règne en roi sur la plus grande région du royaume.

«Toutes les décisions du conseil de la ville sont traitées d’abord par Boussaid. Nabila Rmili, fait de la figuration», nous confie un élu de la ville.

Nada Biaz président de l’Université de Hassan II, consoliderait la mainmise du RNI et de Boussaid sur la ville. Une revanche silencieuse de celui qui est sorti des affaires par la petite porte suite à une colère royale.

#MoroccoTechGate, #APEBIGate, #LaFactoryGate : My El Mehdi AALAOUI HASANI, serial usurpateur

Le #MoroccoTechGate, le plus grand scandal de l’histoire de la Fédération Marocaine des Technologies de l’Information APEBI, que nous avons révélé à l’opinion publique cette semaine, nous a réservé encore bien d’autres surprises. Mehdi Alaoui, tête pensante de la manoeuvre de maquignonnage, n’était pas à son premier coup d’usurpation. Nous avons pu retrouver les traces, entre autres, celle d’une tentative d’appropriation de la marque LaFactory, appartenant à une Start-up installée à Marrakech. Une tentative que la vigilance de l’OMPIC rendit inutile. Mais la plus grande arnaque par laquelle, il a réussi à rouler tout le Maroc dans la farine, y compris la Caisse Centrale de Garantie, c’est son statut d’étendard de l’écosystème des Start-ups. Telle une sangsue, pompe, à dose homéopathique, le sang de la fine fleur de notre société, celui de nos jeunes qui ont cru aux messages creux de nos politiques et au mirage du digital marocain.

Comme tous les prédateurs qui savent comment approcher leurs victimes en gagnant leur confiance, Mehdi Alaoui candidat à la présidence de la l’APEBI 2022-2024 a su s’imposer à coups d’arnaques, comme l’interlocuteur principal et privilégié de l’écosystème Start-up marocain auprès de plusieurs institutions du pays.

Durant des années, Mehdi Alaoui a caché son esprit torturé de serial arnaqueur derrière une façade de normalité construite avec soin.

La longue et pompeuse biographie qu’il arbore sur son profil Linkedin de : «Serial Tech Entrepreneur, Startup Evangelist, Investor & Expert on : Mobile App, Advertising, Innovation, Startups», est dans les fait est à résumer en une seule description : «Serial Usurpateur». Vous allez comprendre pourquoi.

#Arnaque N°1 : Media Mobility

En 2007, Mehdi Alaoui, de son vrai nom My El Mehdi Aalaoui Hasani, crée Media Mobility France, une société par action simplifiée, dotée d’un capital de 37000€ . Il l’a domicilie virtuellement chez la société de domiciliation ABCLIV, à une adresse qui ne s’invente pas «23 rue du départ».

Associé unique, il nomme comme président de la société une dame au foyer, Mme Abdelkaoui Latifa. Une expérience que cette dernière a oublié de mentionner sur son profil Linkedin. La période allant du 3 août 2007 au 02 février 2011 date de sa sortie des statuts en tant que mandataire de Media Mobility France, Mme Abdelakaoui, la qualifie de «Je suis dispo»!

Février 2011, Mehdi Alaoui se nomme président de Media Mobility France et change la domiciliation de sa société à la même adresse de son logement parisien. Une année après, 22 février 2012, il met la clé sous la porte est ferme la société.

Et curieusement, à l’image de sa prétendue présidente, il efface lui aussi toute trace de Media Mobility France, de toutes ses bios. Pourtant, c’est cette entreprise qui va lui permettre de percer l’écosystème numérique marocain.

Statuts de Media Mobility France en date du 17/01/2012

Le bilan de Media Mobility France est peu reluisant. En six années d’exercice, deux bilans ont été déposés, celui de 2008 et de 2010. Le dernier chiffre d’affaire déclaré par la société est de 86 187 € avec aucun salarié dans cette structure.

Par ailleurs, My El Mehdi Aalaoui Hasani, de son vrai nom, déclare sur son CV, qu’avant la création de Media Mobility France, il a occupé, du mois d’avril 2003 à Juin 2006, le poste d’ingénieur mobile dans l’une des plus grandes agences web internationales sur Paris, Avance Multimédia. Il affirme que cette agence a été rachetée par le groupe Publicis.

Nous avons cherché et nous n’avons trouvé aucune trace de cette supposée agence internationale. Aucun article, aucune archive de ses réalisations.

Les incohérences de son parcours se multipliaient au fur et à mesure que nous décortiquions le CV.

Dans cette supposée agence internationale, Avance Multimédia, qu’il présente comme étant spécialisée dans les services web et la publicité de luxe, il affirme qu’il avait comme mission de concevoir et développer un prototype réseau social mobile pour les rencontres, nommé «Play&Meet».

Et rajoute curieusement, avoir créé concomitamment, une société de rencontre sur réseaux mobile qui lui aurait donné le même nom du prototype sur lequel il travaillait chez son employeur à savoir «Meet & Play», .

Sachant que durant cette période, Facebook venait de voir le jour, la notion de réseaux sociaux était un concept non encore démocratisé et le plus important de tout cela c’est que le monde était encore connecté en 2G et l’Iphone qui allait révolutionner les smartphones quelques années pus tard, n’était pas encore commercialisé. Comment donc Mehdi Alaoui peut se targuer d’avoir travailler sur un réseaux social de rencontre ?!

Deux choses l’une, soit il a menti sur son CV, soit il dit vrai et dans ce cas, c’est encore plus grave. Travailler sur un prototype d’un client, puis se l’approprier illégalement, ça s’appelle de la malhonnêteté, du vol et de l’usurpation de marque.

Nous n’étions pas au bout de nos surprises ! Car en cherchant vainement ce fameux réseau mobile de rencontre «Meet & Play», nous sommes tombés sur l’unique CV disponible sur Internet de notre homme.

Le candidat à la présidence de l’APEBI, inscrit comme Freelance sur la plateforme ProgOnline, a déclaré des informations bien différentes que celles qu’on trouve dans la biographie destinée à la consommation marocaine.

Sur la page de son profil qu’il vient de consulter le 19/11/2021, on découvre que «Play & Meet» devient «PlayMeet» et que «Avance Multimedia» devient «AV Mobility (5 personnes)» filiale de «Avence».

Que cherche-t-il à dissimuler ?

Au Maroc il créé mi-2006 la société Media Mobility de droit marocain sous le RC 153593, soit une année avant Media Mobility France, le 03 Août 2007.

La dates de la création de cette société collent cette fois-ci avec son CV. Notre ingénieur mobile, ainsi se présentait-il, débarque au Maroc durant l’été 2006, il fait le tour du marché et se rend compte que se déclarer filiale d’une entreprise française allait lui ouvrir plus facilement des portes et surtout de facturer eu euro.

Il lance comme cité ci-dessus sa boite française et il l’a fait référencer sur plusieurs sites notamment dans le répertoire de l’incubateur «Telecom ParisTech».

Le stratagème marche. La présidente au foyer Mme Latifa Abdelkaoui assure la crédibilité de l’arnaque et Media Mobility accède à des clients comme Maroc Telecom, Méditel et Menara. Un coup chacun et puis il disparait.

Mais le marché va subitement se retourner. L’arrivée des smartphones, de l’iOS, de l’Android, de l’AppStore puis du Google Play Store va transformer l’ingénierie mobile. Mehdi Alaoui va tenter de s’y mettre lui aussi mais va très vite déchanter.

L’une des expériences clients qui vont détruire son image sur le marché et le pousser à effacer toute trace de Media Mobility de la mémoire collective est celle avec 2M.

Il s’agit de la toute première application mobile de la chaine de télévision 2M. Le jour de la mise en ligne de l’appli, le management de 2M se tire les cheveux tellement le résultat était médiocre et lui demande de revoir sa copie. Mehdi Alaoui montre à ce moment là son vrai visage et passe en mode menaces.

2M décide de faire appel à un autre prestataire pour corriger le tir.

L’individu se rend compte qu’il ne pourrait jamais assurer le développement mobile sur mesure et multiplateformes et de plus il traine des arriérés d’impôts de 585 211 dhs . Il décide de se lancer dans une nouvelle arnaque à laquelle il donnera le nom de ScreenDy. Un véritable escroc.

Feuille d’impôt de Media Mobility accrochée au Technopark

#Arnaque N°2 : ScreenDy

Du jour au lendemain, Media Mobility disparait du Maroc et de la France. Et comme sa situation fiscale à Paris n’est pas nette, il décide de se concentrer sur le pays où il est trop facile de tourner au bourriquet le premier venu surtout quand on arrive à placer deux phrases de suite en français parisien.

Le serial arnaqueur va flairer un filon qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui : l’écosystème naissant des start-ups.

Comme le développement sur mesure d’applications mobile était trop compliqué, nécessitant des compétences plus poussées que l’envoi de SMS, il se lance dans un nouveau projet, ScreenDy, une application web qui permet de transformer un site web WordPress on une application mobile.

Pourquoi uniquement WordPress, cet CMS plutôt utilisé par les TPE ? Pourquoi se priver d’autres plateformes ? Tout simplement il n’avait aucune intention de le faire marcher. Démonstration.

Armé d’une présentation powerpoint, il commence à pitcher un peu partout. Il se rend compte que sans aucun effort, ni aucune innovation, ni aucun produit ou service qui fonctionne, il pouvait avoir des prix, du financement à fonds perdus, des voyages et l’accès à tous les médias.

Mehdi Alaoui fera la une des journaux et représentera la Strat-up marocaine à la Silicone Valley avec un produit qui n’a jamais fonctionné. Personne n’a jamais eu l’idée d’essayer de se connecter sur ScreenDay et tester payer le service en dollars. Il a empoché des centaines de milliers de dirhams entre prix et aides avec une page web statique.

ScreenDy n’a pas de statut juridique. Un nom de domaine et une page bidon. La seule société connue de Mehdi Alaoui est Media Mobility qui n’a déposé qu’un seul bilan à ce jour et dont le site pointe depuis 2015 vers celui de ScreenDy.

Après avoir épuisé tout ce qu’il pouvait tirer de ScreenDay en tant que «Startupper», il réalise que l’organisation d’évènements autour du digital commençait à lui rapporter plus. Les hackathons et les digital factories devenant à la mode, il décide de s’y mettre exclusivement. C’est comme ça que lui vint l’idée de «LaFactory».

#Aranque N°3 : La Factory

Passé le printemps arabe et la peur viscérale des décideurs marocains des réseaux sociaux et du numérique, nos valeureux managers quinqua, sexa et septua ne pouvaient espérer mieux que Mehdi Alaoui pour leur vulgariser le digital.

De 2017 à 2020, Mehdi Alaoui est devenu la coqueluche du digital. Tout le Maroc se l’arrachait pour organiser un hackathon ou pour monter une digital factory.

Comme il n’est pas à une arnaque près, son ambition passe subitement de consultant en la mise en place des digital factories à la Factory des factories du Royaume, «LaFactory by ScreenDy».

Le «by ScreenDy» n’est pas anodin. Il applique le même procédé qu’avec Media Mobility. Il garde momentanément l’ancienne marque, le temps que les abrutis des médias et des décideurs marocains assimilent la nouvelle.

Qui retient aujourd’hui ScreenDy et les chimères de l’application à 1 milliards de dollars ? Personne!

L’écosystème n’a d’yeux que pour LaFactory de Moulay El Mehdi.

L’autre intérêt du «by ScreenDy», est d’éviter de créer une nouvelle structure juridique. LaFactory by ScreenDy, elle même by Media Mobility.

Mais il y a «un os dans le fromage». Notre individu se rend compte que la marque Lafactory est déjà prise. Il s’agit d’une société marocaine bien installée à Marrakech depuis 2013, spécialisée dans le conseil pédagogique. Une structure qui a bien pris la peine de réserver le nom de domaine LaFactory.ma et de déposer la marque à l’OMPIC en 2015.

My El Mehdi Aalaoui Hasani, de son vrai nom, estimant que LaFactory.ma de Marrakech était loin des yeux et loin de l’axe Casablanca-Rabat, va tout simplement tenter de mettre la main sur la marque. Et il va réussir à se l’approprier virtuellement, grâce à son tapage médiatique, la saturation des réseaux sociaux, sa présence au coeur du Technopark et la complicité douteuse de la Caisse Centrale de Garantie, la CCG. Aujourd’hui LaFactory c’est Mehdi Alaoui.

Nos amis de Marrakech vont s’énerver et vont le menacer à plusieurs reprises de l’attaquer en justice, surtout après qu’il ait obtenu la labélisation de la CCG.

Cette labélisation, douteuse, va propulser LaFactory en haut de la pyramide de l’écosystème à coups de communications, d’évènement et de budgets. Le succès est tel que Mehdi Alaoui décide encore une fois de réorienter sa trajectoire. Son nouvel filon : «le roi des Startuppers».

Il décide alors de remplacer LaFactory par un nouvelle arnaque «La Startup Factory». Et tenez-vous bien, pour ne plus être menacé par la société de Marrakech, il dépose auprès de l’Ompic, le 8 novembre 2019, une demande «intuitu personae» de propriété industrielle de cette nouvelle appellation. L’Organisme a flairé le pot aux roses et a signifié son opposition à cette demande.

C’est ce refus qui va le pousser deux ans plus tard à passer via l’APEBI pour mettre la main sur le fameux label digital national #MoroccoTech.

Fort de l’argent de la CCG et de ses sujets otages (porteurs de projet qu’il gère pour la CCG), le nouveau roi des Startuppers se met dans la tête d’envahir la citadelle APEBI.

#Arnaque N°4 : APEBI

Avec LaFactory, Mehdi Alaoui est passé en seulement deux ans, du porteur de projet qui mendie les prix et les subventions à la référence nationale de l’écosystème Startup. L’Apebi vieillissante, blasée et en déficit chronique de visibilité laisse entrer le loup dans la bergerie.

Saloua Karkri Belkeziz préparait sa sortie et ne pouvait ignorer ce phénomène du digital. L’Agence de Développement du Digital, ADD était en cours de lancement et elle ne devrait surtout pas se retrouver hors jeu.

Mehdi Alaoui ne lui a pas offert que des occasions de selfies, il lui a donné en offrande la liste des jeunes entrepreneurs qu’il tient en laisse via LaFactory. Il les fait adhérer à l’Apebi puis se met à guetter patiemment son heure.

Un mandat à l’Apebi ça passe très vite. Début janvier 2020, il se présente et gagne les élections du bureau de la fédération en tant que vice-président et place comme président une marionnette, manipulable à souhait, un inconnu du bataillon, Amine Zarouk.

Comme tout arnaqueur et opportuniste, Mehdi Alaoui n’a plus de limite. Il signe une convention de partenariat entre l’APEBI et «sa Factory» tout en sachant que quand on est membre statutaire c’est plutôt interdit par la loi.

Deux ans plus tard, l’Apebi touche le fond. Le poids du Zarouk/AAlaoui et leur gestion calamiteuse profitera au secteur de l’offshoring qui décide de sortir de l’Apebi. Ce secteur pèse 14 milliards de dirhams de chiffre d’affaire et reçoit annuellement 5 millions dhs de subvention de l’Etat.

La pilule ne passe pas. Mehdi Alaoui et son acolyte, seuls maitres à bord, font la sourde oreille et maintiennent le terme Offshoring dans la dénomination de la fédération. Et ce malgré la cooptation annoncée par la CGEM le 22 février 2021 du secteur et le lancement de sa propre fédération : «la Fédération Marocaine de l’Externalisation des Services».

Le mandat du bureau de l’Apebi arrivant à son terme ce janvier 2022, le duo décide de rempiler. Mehdi Alaoui prend le contrôle publiquement cette fois-ci et organise une OPA sur les élections.

Il annonce l’ouverture des candidatures pour le renouvellement du bureau dans un email envoyé exclusivement à ses soutiens. Ne laissant que moins de quatre jours pour les membres intéressés de postuler, résultat des courses, aucune candidature n’a été envoyée. Peu avant le deadline qui s’est lui même fixé, il dépose sa candidature pour le poste de président de l’Apebi.

Mehdi Alaoui, n’aurait jamais oser une telle manoeuvre s’il n’avait pas assurer ses arrières. C’est là où rentre en scène sa nouvelle arnaque, #MoroccoTech.

#Arnaque N°5 : #MoroccoTech

Ce qui est devenu connu sous le nom de #MoroccoTechGate est digne de la très célèbre série à succès « La casa de papel».

L’histoire remonte à 2019. Moulay Hafid Elalamy reçoit un projet de la création d’un label digital national qui porterait toute la stratégie numérique du pays, #MoroccoTech.

Un projet que l’ancien puissant ministre va refuser. Les raisons sont multiples :

  1. Le nouveau modèle de développement était en cours d’élaboration et toute éventuelle stratégie numérique du pays devait tenir compte des recommandations de la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement.
  2. La création de l’Agence de Développement du Digital, ADD, a compliqué la gouvernance du numérique. Les appétits se sont singulièrement accrus et les luttes d’influence en sein de son Conseil d’administration ont ralenti tout le processus voulu par le ministre.
  3. MHE a pris probablement en compte l’idée persistance de la mise en place d’un ministère en charge du numérique avec un champ d’action transversal. Une perpective qui selon nos sources hantait quelques responsables du ministère qui tenaient aux 400 millions dh du budget de l’ADD.
  4. Le projet MoroccoTech étant une copie conforme du label français #FrenchTech lancé en 2013, n’apportait aucune réponse au contexte national.

Arrive décembre 2021. La pression sur le Chef du Gouvernement est à son paroxysme. Le bilan de ses 100 jours est très maigre et les critiques et les impatiences se multiplient. Il secoue ses ministres et leur demandent de se bouger le derrière.

Ghita Mezzour, qui ne connait du digital que ce que lui a raconté Mehdi Alaoui, décide de présenter le fameux projet du label #Moroccotech que notre Raspoutine lui a déterré et lui présenté comme étant l’idée du siècle.

Aux abois, Aziz Akhannouch qui ne connait du digital qu’Instagram et Kenz’up, approuve illico presto. Combien ça va couter ? aurait-il demandé, selon la légende urbaine.

L’instinct prédateur de Mehdi Alaoui se réveil. Les meilleurs arnaques se font qu’on a en face, un pigeon qui a le feu aux ailes. Et dans le cas d’espèce il en avait une volée bien cramée.

L’opportunité est belle pour la rater, #MoroccoTech une «Casa de papel» au bout des doigts. Les rôles sont vites distribués : Mehdi Alaoui, le cerveau, s’attribut le rôle du « Professeur», Amine Zarouk celui de « Berlin » et Ghita Mezzour, «Lisbonne» qui comme dans la série passe d’agent de l’autorité à complice.

Chronologie des méfaits :

  1. Mehdi Alaoui se précipite pour acheter le nom de domaine MoroccoTech.org au nom de son entreprise fantôme Media Mobility,
  2. Vu ses antécédents avec l’Ompic, il charge une salarié de l’Apebi pour déposer la marque #MoroccoTech au nom de la fédération,
  3. Il développe un site jetable, une simple template d’évènement, et l’héberge sur un serveur OVH en France,
  4. Il finance par l’argent des cotisations des membre un studio d’enregistrement de l’évènement. Entre AAlaoui et Mezzour c’est du donnant-donnant,
  5. Il devient le partenaire officiel et privilégié du label #MoroccoTech.

Tout cela sans en informer les membres de l’Apebi. Il sont tous découverts de la presse.

Le scandal éclate quand nous même dans cette rédaction avons démontré la supercherie. La crise prend une nouvelle tournure quand nos confrères du LeDesk révèlent a décision de l’Ompic de refuser le dépôt de la marque #MoroccoTech par l’Apebi.

Comment a réagi notre Raspoutine durant les 24 heures qui ont suivi le plus grand scandal de l’histoire de la Fédération Marocaine des Technologies de l’Information ?

  1. Le déni : Il passe le vendredi à répéter à qui veut l’entendre que tout ceci était un coup tordu des losers qui envient son succès.
  2. Effacement des traces :
    • Première action, vendredi : Il conseille à Ghita Mezzour de faire pression sur l’Ompic pour changer le statut du dépôt de la marque. Le demandeur (APEBI ndlr) a été remplacé par le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration
    • Deuxième action, samedi : il change le propriétaire du nom de domaine de Media Mobility à APEBI ( il le fait faire par le développeur de l’APEBI. Il l’a mouillé comme ce qu’il a fait avec la directrice de la fédération.
    • Trosième action, samedi : Bien préciser sur le footer du site web MoroccoTech.org que les droits de marque ont été déposés. Ce qui est une supercherie.

Deux question nous taraudaient l’esprit en faisant nos recherches. De quoi vivait-il avant 2015 sachant que ses affaires tournaient au cauchemar ? Quel est le business modèle de LaFactory qui allait lui donner tout cet aura ?

Deux interrogations, deux arnaques.

#Arnaque N°6 : Pub Online

Pub Online est l’une des premières régies publicitaires web et mobile du pays. Lancée par une passionnée du digital, Sophia Assad en 2007, elle sera rachetée huit années plus tard par Régie3.

Mehdi Alaoui se présentera à Sophi Assad comme un spécialiste des «Ad Severs» (serveur publicitaires) et le recrute en tant que DSI. Pour l’intéresser, elle lui donne des parts de la société sans qu’il ne verse le moindre dirham.

Sophia Assad se rend compte des limites de son DSI qui de plus se montrait très occupé avec ses propres affaires. Le ton monte, les relations se dégradent et sa présence dans le capital devenait un véritable problème pour le développement de l’entreprise.

Le jour où elle va lui signifier qu’il devait quitter Pubonline et céder ses parts, Mehdi Alaoui sort encore une fois son vrai visage. Menaces et extorsions ont été le quotidien de Assad durant des mois.

Elle arrive tant bien que mal de se débarrasser de lui. Grillé sur le marché, il ne peut plus jamais mettre le petit doigt dans secteur de la pub en ligne.

#Arnaque N°7 : La Caisse Centrale de Garantie ( neo Tamwilcom )

En 2017, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et à travers son fonds «Innov Invest» labélise curieusement LaFactory, au même titre que la très sérieuse et respectable association internationale «Réseaux Entreprendre».

Une structure labellisée par la CCG est une structure qui reçoit de l’argent public de la Caisse pour accompagner les porteurs de projets avec un objectif annuel de vingt projets financés.

Sans références, sans expérience aucune, comment une application web «ScreenDy» pouvait être considérée comme incubateur de Start-ups? Mystère !!

Comment la CCG a pu faire confiance à une marque usurpée, LaFactory !!!?

Comme il n’y a pas de crime parfait, un sois-disant lobyyeur va révéler l’existence d’une réserve de la CCG au sujet de la structure LaFactory.

En effet, dans un article paru en octobre 2018 sur Economie & Entreprises on lit le passage suivant : «Quant à LaFactory, fondée par Mehdi Alaoui courant 2017, elle s’est adaptée en moins de 4 mois aux exigences d’Innov Invest. La jeune structure connaît à présent une affluence bien plus importante grâce à la campagne de communication de la CCG. L’avantage que nous avons avec la CCG, c’est que chaque structure labellisée est libre d’implémenter le programme à sa manière, explique Mehdi Alaoui, fondateur et président de LaFactory».

Cet article douteux a été placé par Hatim Benjelloun, à qui Hassan Alaoui directeur de publication de Economie & Entreprises a cédé sa société de relations publiques Pass. Notons que Hatim Benjelloun qui s’est lié d’amitié avec Mehdi Alaoui, l’a accompagné en RP durant les élections APEBI 2020, et sera récompensé après leur victoire en devenant l’agence de relations publique de la fédération.

Au delà des doutes sur les conditions de l’octroi de cette labélisation, Mehdi Alaoui va installer des pratiques qui vont devenir légion dans l’écosystème.

Le mot d’ordre pour pouvoir décrocher un financement CCG auprès certaines structures labélisées serait l’obligation d’accepter de donner en contrepartie une part de son capital. Les plus connus dans secteur pour ces pratiques frauduleuses sont H-Seven et LaFactory : 30% du capital, ou pas de financement .

A l’image des membres de l’Apebi, de la ministre Ghita Mezzour, les dirigeants de la CCG sont responsables de la dégradation exponentielle que connait l’écosystème du numérique. Les meilleurs talents et les meilleurs potentiels, quittent le pays, dégoutés de voir des bandes de malfrat faire barrage à leur évolution.

Comment la CCG a pu faire confiance à une société qui traine 585.211 dhs d’impôts impayés et lui donner de surcroît de l’argent à distribuer aux jeunes entrepreneurs ? A-t-elle des complices au sein de la CCG ?

Sur quelle base le prédécesseur du nouveau Directeur général de la CCG M Hicham Zanati Serghini, a osé mettre sur le même piédestal, une structure fantôme et une marque usurpé, Lafactory, et une organisation internationale «Réseaux Entreprendre» où des Top managers de tout secteurs confondus donnent de leur temps et de leur expérience bénévolement aux jeunes ?

M. Zanati Serghini devrait savoir que cet individu utilise l’argent de la CCG pour tenir en laisse les jeunes entrepreneurs. Une communauté qu’il utilise tantôt pour les élections de l’APEBI tantôt comme menace. Une rame qui va utiliser contre la Directrice Générale du Technopark Lamiae Benmakhlouf. Pour ne pas payer ses arriérés de loyers qui s’accumulait il va «ordonner» oui ordonner à ces jeunes de se constituer en groupement pour arrêter de payer les leurs. Puis il a utilisé sa casquette de VP APEBI pour s’exprimer dans la presse et prendre la défense des pauvres Startuppers, lui inclus.

Nous nous garderons bien de nous prononcer sur le chemin que pourrait emprunter ces révélations. Par contre, nous refusons de participer, par un silence complice ou collaboration active, à la propagation de ce cancer qu’est l’opportunisme, la malhonnêteté et la l’improbité qui rongent notre pays.

Aziz Akhannouch incapable de s’adresser aux marocains en direct

Selon Telquel Arabi, Aziz Akhannouch a été incapable de défendre son bilan des 100 jours en direct sur la télé. L’interview qui passera ce soir sur 2M et Al Aoula a été préalablement enregistré.

«Le Premier ministre Aziz Akhannouch n’a pas été en mesure de mener l’interview en direct, dont la diffusion est prévue ce mercredi soir à 22h sur Al Aloula et 2M One», rapporte Telquel Arabi.

La source du magazine a précisé que «le Chef de Gouvernement a enregistré l’émission mardi soir à 18h00, aux studios Dar El Brihi, à Rabat».

Le PJD se frotte les mains

Comme l’a rappelé Telquel Arabi, l’ancien Premier ministre, Saad Eddine El Othmani, et avant lui, Abdelilah Benkirane, optaient toujours aux directs quand il s’agissait de s’adresser aux citoyens.

Un état de fait que le PJD via son canal officiel a commenté non sans ironie.

«Si l’information est vraie, cela confirmera sans aucun doute que notre estimé premier ministre souffre d’une crise de communication chronique. Une crise qui constitue le titre le plus important du bilan des 100 jours. Les polémique dont a fait face le gouvernement, comme la limitation de l’âge de recrutement des enseignants, la vaccination obligatoire, le retrait de la loi sur l’enrichissement illicite, la fermeture de l’espace aérien en autres, nécessitent une communication directe du Chef de Gouvernement avec les citoyens».

Cette stérilité de la communication d’Akhannouch, s’ajoute au fait qu’il s’est débiné à plusieurs reprises de la séance mensuelle relative à la politique publique, n’y assistant qu’une seule fois en trois mois.

Excédée par les fermetures à répétition, Ryanair quitte définitivement le Maroc

La compagnie aérienne low-cost irlandaise Ryanair a décidé de se retirer définitivement du Maroc à compter du mois de mai prochain, rapporte Maghreb Intelligence. L’annonce coïncide avec la très tardive décision de la ministre du tourisme Fatim-Zahra Ammor de lancement d’un plan d’urgence de 2 MMDH pour le soutien du secteur touristique.

Ryanair reproche au Maroc «les fermetures successives, et injustifiées à leurs yeux, de l’espace aérien empêchant Ryanair d’honorer ses engagements vis-à-vis des dizaines de milliers des passagers qui empruntent ses lignes», souligne Maghreb Intelligence.

Excédée par une nouvelle et énième fermeture des airs marocains, Ryanair avait décidé, mi décembre 2021, de suspendre ses vols au Maroc jusqu’au 1er février. Mais les signaux envoyés ces dernières 24 heures par le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb, laissant croire qu’Omicron devrait persister jusqu’en février, jettent des doutes sur réouvertures des frontières fin janvier 2022. Une situation économiquement intenable pour une compagnie aérienne dont Toutes les stratégies de yield management reposent principalement sur des prévisions concernant l’offre et la demande et sur une planification sur plusieurs mois.

Les relations entre le top management de Ryanair et les autorités marocaines sont très tendues depuis pratiquement le début de la pandémie au Royaume en mars 2019, rappelle Maghreb Intelligence..

«Un manque de clarté et de communication de la part des autorités marocaines sur ce à quoi il faut s’attendre au-delà de leur décision initiale d’interdiction de voyager du 13 décembre», avaient accusé les dirigeants de la compagnie low-cost qui disent déplorer de grosses pertes.

À titre d’exemple, Ryanair affirme qu’à fin novembre 2021, les annulations de vols décidées par le Maroc ont eu un impact sur 160.000 de ses clients et que 230.000 passagers supplémentaires se trouvent confrontés à des perturbations de leurs projets de voyage pour le reste de l’année 2021.

Un plan de relance tardif et insuffisant sans ouverture des frontières

Le gouvernement a annoncé ce mardi l’approbation d’un plan d’urgence d’un montant de 2 milliards de dirhams pour le soutien du tourisme et qui comprend cinq mesures:

  1. 1. Prolongement du versement de l’indemnité forfaitaire de 2000 dirhams durant le premier trimestre 2022
  2. Report des charges dues à la CNSS pendant 6 mois.
  3. moratoire relatif aux échéances bancaires. Les intérêts intercalaires seront pris en charge par l’État
  4. Prise en charge par l’État de la taxe professionnelle due par les hôteliers en 2020 et en 2021
  5. Octroi d’une subvention de l’État au secteur de l’hôtellerie, pour un montant global de 1 MMDH.

Sur son compte Twitter, le président de du Conseil régional du tourisme (CRT) de Casablanca-Settat, Othman Cherif Alami, a estimé que le lancement du plan d’urgence est très important mais que 2 millards dirhams sur 140 millards dirhams non rapatriés en deux années ne sont pas suffisants. Nous attendons toujours la date d’ouverture des frontières, a-t-il lancé.

Un avion militaire français franchit l’espace aérien algérien malgré l’interdiction

Un utilisateur israélien sur Twitter a identifié, ce mardi 7 décembre, un avion militaire français, un Falcon Dassault F900 portant le numéro d’immatriculation CTM0256, franchissant l’espace aérien algérien. L’avion a survolé Boumerdès jusqu’à Daïra de Bordj Okhriss pour virer à gauche direction El Harmilia avant de reprendre son retour vers le nord passant au dessus de Daira Tamalous.

Le 3 octobre dernier, l’Algérie a interdit le survol de son territoire aux avions militaires français, qui empruntent d’habitude son espace aérien pour rejoindre ou quitter la bande sahélo-saharienne. Depuis, l’armée de l’air française emprunte l’espace aérien marocain, jusqu’à ce mardi 7 décembre où le Falcon F900 a été autorisé par l’Algérie à franchir son ciel.

Avant son retour en France, le F900 portant l’immatriculation CTM0256 a suscité quelques commentaires sur les réseaux sociaux. Les uns y voyaient la levée de l’interdiction de survol de l’espace algérien tandis d’autres spéculaient sur le caractère médical de la mission de cet avion militaire français.

Toutefois, le tracé de l’itinéraire montre que l’avion n’avait traversé tout le territoire algérien en ne dépassant le nord du pays. Le mystère de ce vol CTM0256 reste complet.

Tourisme : Fatim-Zahra Ammor, une énième erreur de casting

Depuis l’échec du plan Azur, s’est succédé sur le tourisme au Maroc des ministres ayant pour point commun, l’erreur de casting. Après Boussaid, Sajid, Haddad, c’est autour de Fatim-Zahra Ammor, une protégée de Aziz Akhannouch, de s’ajouter à cette longue liste de responsables qui acceptent des mandats en décalage avec leurs compétences. La nouvelle ministre est désormais pointée du doigt pour son manque d’écoute à un secteur sinistré, ses voyages injustifiés et coûteux et last but not least son mépris pour les Marocains et la Loi.

En Mars 2019, bien avant le Covid, Médias24 avait publié un article au titre sans équivoque «Tourisme : Mohamed Sajid, une erreur de casting ?». Notre confrère expliquait comment l’ancien maire de Casablanca causait par l’absence de leadership et de réformes un profond malaise au sein de la profession.

Trois mois après la nomination Fatim-Zahra Ammor, le malaise est encore plus grand au sein du secteur. Cette ancienne directrice marketing du groupe Akwa et directrice générale du festival Timitar de Aziz Akhannouch donne depuis le premier jour des signes alarmants au sujet de sa capacité à prendre en main un secteur aussi sinistré que le Tourisme.

« Alors que les hôteliers et autres professionnels du tourisme sont à genoux, la ministre multiplie les déplacements inutiles (Dubaï et Madrid) et snobe les opérateurs », s’est confié un grand hôtelier à la rédaction de Maghreb Intelligence. C’est d’ailleurs ce même support qui a révélé le double scandale du dernier voyage de la ministre du Tourisme en Espagne.

La chouchoute de Aziz Akhannouch a fait fi de la décision des autorités marocaines de suspendre pour deux semaines les liaisons aériennes et maritimes avec l’étranger pour contrer la propagation du variant Omicron et s’est envolée à Madrid le 29 novembre à la tête d’une délégation de 52 personnes pour assister à l’assemblée générale de l’OMT, le jour même de l’entrée en vigueur de la décision de fermeture des frontières.

Il n’y a pas d’autres qualificatifs à ce comportement de la ministre que celui de mépris de la loi et des Marocains. Surtout qu’elle était consciente que ni elle ni ses accompagnateurs ne pouvaient rentrer par voie normale au pays.

Toujours selon, le site d’information Maghreb Intelligence, la ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor et sa délégation (une cinquantaine de personnes) qui l’a accompagnée à Madrid ont pu être rapatriés au frais du contribuable entre le samedi et le dimanche derniers. Au moment où des milliers de Marocains se sont retrouvés piégés à l’étranger dans un silence coupable du gouvernement Akhannouch.

Cet incident a dévoilé au grand jour le fonctionnement de l’entourage Akhannouch habitués aux privilèges, aux passe-droits et aux gabegies. A ce titre, la ministre du Tourisme, a séjourné durant tout une semaine dans les plus grands hôtels de la capitale ibérique, se permettant le luxe d’offrir un dîner pour 500 personnes à Madrid, dans le mépris total envers le contribuable et les règles sanitaires.

«La ministre a même raté l’habituel conseil du gouvernement du jeudi où elle devait présenter pour approbation un décret concernant l’exercice des métiers de l’artisanat», indique Maghreb Intelligence.

Fatim-Zahra Ammor : ni vision, ni stratégie, ni plan d’action, ni écoute des professionnels

Alors le que le Tourisme passe par la plus grave crise de son histoire, que la saison des fêtes de fin d’année a été ruinée par la décision du gouvernement de fermer les frontières du pays, que les premiers opérateurs du low-cost EasyJet et Ryanair ont décidé de suspendre leurs activité au Royaume, Aziz Akhannouch impose au secteur une dame qui a géré le marketing d’Afriquia Gaz et l’organisation d’un festival annuel. Ne fallait-il pas un profil à même de répondre aux doléances des opérateurs agonisants et imaginer des pistes de sortie?

Que fait Fatim-Zahra Ammor à Madrid ? Pourquoi a-t-elle organisé l’AG de l’ONMT en Espagne et pas au Maroc? Les centaines de milliers d’euros dépensés dans les hôtels et restaurants espagnols n’auraient-ils pas été salvateurs pour les opérateurs nationaux ?

«La crise du Covid-19 était une opportunité pour le secteur» a-t-elle dit devant ses 500 invités du luxueux hotel madrilène. C’est plus qu’un écart de langage ou une maladresse c’est de l’ignorance, du mépris et de l’incompétence.

Les professionnels du secteur du tourisme avaient tiré la sonnette d’alarme suite à la présentation par la ministre de son budget 2022. Se confiant à Médias24, de grands opérateurs ont jugé la réponse du Fatim-Zahra Ammor décalée à la gravité de la situation.

« En réalité, nous avons besoin d’avoir un plan qui répondra à deux questions simples, à savoir comment sauver ce qui peut l’être et comment provoquer une véritable reprise d’activité, car une fois encore, ce qui a été proposé par la ministre aurait pu l’être en 2017 ou 2018. Au final, ce plan manque d’ambition et de moyens financiers ; ils ne sont pas du tout à la hauteur de notre réalité qui a besoin urgemment d’un vrai plan Marshall, alors qu’on lui propose un simple ectoplasme qui ne fera qu’aggraver la situation du secteur », s’est désolé l’opérateur sollicité par Médias24.

Aziz Akhannouch dépassé par la évènements

Le Royaume fait face à d’importants et multiples défis. Aziz Akhannouch donne des signes d’un homme dépassé par les évènements.

Piloter un gouvernement et espérer mettre en oeuvre un nouveau modèle de développement, demande de la sagesse, de l’écoute, de la célérité d’exécution et surtout des femmes et des hommes compétents et disciplinés travaillant en équipe.

Avant d’aller chercher une hypothétique cohésion auprès des partenaires politiques de sa majorité gouvernementale, Akhannouch aurait du appliquer, tout d’abord, une cohérence entre la position diplomatique et militaire de son pays et son business avec les algériens, et d’instaurer la cohésion entre des ministres de son propre parti.