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Attijariwafa bank: “Les implantations sub-sahariennes sont gérées de manière rigoureuse dans le respect le plus strict de la gouvernance des actionnaires de référence”

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La rédaction de LE1.ma a reçu une mise au point d’Attijariwafa bank dans laquelle le groupe tient à démentir certains faits rapportés dans l’article intitulé «Mohammed VI ordonne l’audit des filiales africaines d’Attijariwafa bank » publié le 18 mai 2017.

Selon l’éclairage du Groupe Attijariwafa bank, «les faits cités dans l’article sont faux», précisant que les implantations subsahariennes de la banque sont gérées «de manière rigoureuse dans le respect le plus strict de la gouvernance des actionnaires de référence de l’ensemble des filiales

Le Groupe Attijariwafa Bank se dit «confiant dans sa stratégie de développement et du renforcement de la coopération entre les pays du sud

Précisions de LE1.ma :

  1. Ces faits ont été publiés dans la dernière livraison de Maghreb Confidentiel que nous avons cité en référence;
  2. Depuis 2011, plusieurs supports de presse marocains et subsahariens ont rapporté l’ensemble des irrégularités y afférent avec davantage de détails.

LE1

Mohammed VI ordonne l’audit des filiales africaines d’Attijariwafa Bank

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Branle-bas de combat au sein des filiales africaines d’Attijariwafa Bank. Le Roi Mohammed VI aurait commandité lui-même, dès son retour de sa tournée subsaharienne, un audit interne visant à éplucher les comptes et scruter les activités du réseau africain de la filiale du groupe SNI. L’information révélée par nos confrères de Maghreb Confidentiel coïncide avec la publication du rapport de l’agence de notation Fitch Rating mettant en garde les banques marocaines contre les risques de leurs investissements massifs dans le continent. Elle coïncide également avec l’annonce du limogeage, pour cause d’abus de confiance, de Mohamed Krisni, président de la SCB, la filiale camerounaise d’Attijariwafa bank.

Mohamed Krisni qui a succédé, en octobre 2015, à Jamal Ahizoune, actuel DGA de la Banque de Détail à l’International et frère de Abdeslam Ahizoune, président de Maroc Telecom, a été pointé du doigt par les auditeurs de la SNI qui auraient révélé des irrégularités dans les comptes de la SCB et surtout des opérations irrégulières de sortie de devises vers des banques parisiennes. Sur la base de ces enquêtes, le top management d’Attijariwafa Bank accuserait Mohamed Krisni, le P.-D.G. de la Société Commerciale de Banque, d’abus de confiance.

L’enquête en cours viserait aussi à examiner à la loupe les pratiques de Mohamed Krisni à la Banque internationale du Mali (BIM) dont il était le Président-Directeur Général. En effet, les enquêteurs de la SNI sont revenus sur l’affaire des taxis maliens qui avait fait scandale en 2011.

En effet, en vue de promouvoir le transport urbain, et sur l’initiative du Président de la République du Mali, la BIM avait participé au financement d’une grande opération de renouvellement du parc des taxis de la capitale malienne. Mohamed Krisni serait soupçonné d’avoir utilisé des prêtes-noms pour soumissionner et remporter l’appel d’offre relatif à cette opération dite des taxis de Bamako.

En plus du conflit d’intérêt posé par le statut du Président de la BIM, ordonnateur, prêteur et payeur, Mohamed Krisni n’aurait pas livré la commande des véhicules à leurs propriétaires qui, paraît-il, se seraient regroupés devant le siège de la banque malienne réclamant leur dû.

Ces remous au sein du Groupe Attijariwafa bank, dont a eu vent le souverain, impliqueront sans aucun doute, une refonte du dispositif du contrôle et de pilotage de l’institution, ainsi que de la politique des ressources humaines au sein des filiales africaines du groupe, en vue d’insuffler une nouvelle dynamique à ce mastodonte de la finance africaine en vue de faire face aux défis du Maroc dans son environnement continental et régional.

LE1

Rien ne va plus à la SNRT : Ambiance délétère, altercations et invectives, top management hypertrophié

Décidément la qualité de la production audiovisuelle des chaînes de la SNRT n’est que le reflet du tropisme et l’inertie du management de la maison de Dar Brihi.

Au fil des années, la SNRT s’est retrouvée avec une armée de cadres seniors pour lesquelles le management n’a pu trouver un autre moyen pour la gestion de leur carrière que de les nommer tous directeurs sans pour autant veiller à les exploiter à bon escient.

1 président, 1 DG, 28 directeurs et un enterrement de la chaîne

C’est un secret de polichinelle, la SNRT tourne au ralenti depuis plusieurs années, mais les choses se seraient détériorées ces dernières semaines. En effet, selon nos confrères de Goud.ma, la SNRT vivrait une ambiance vraiment délétère. La plupart des directeurs centraux se contenteraient de gérer le quotidien et d’expédier les affaires courantes et aucune vision n’est déployée qui permette à des compétences ou à des talents d’éclore.

Pour en avoir le cœur net (il n’est jamais trop tard pour bien faire !), Fayçal Laaraichi, le PDG de la boîte depuis 15 ans, a chargé Zakaria Hachlaf, directeur des Ressources humaines, de procéder à un audit et apporter des propositions de sortie de crise pour éviter une implosion à Dar Brihi.

Ce dernier, fort de la confiance de son “patron” Laaraichi, a commencé sa mission dans les bureaux du puissant Alami El Khallouqi, directeur central de la programmation et de la production.

Ce choix n’était pas anodin. La direction de la programmation et de la production tourne en fait en rond depuis des années et ne produit plus rien en interne, car tout est externalisé. Khallouqi, qui n’a pas admis cette “irruption” du DRH dans ses bureaux, s’est violemment emporté contre lui et un échange verbal houleux s’en est suivi entre les deux hommes avec insultes, menaces et invectives entre deux hauts responsables du paysage audiovisuel national censé représenter le service public dans son sens le plus noble. Il s’en est fallu de peu pour qu’ils en viennent aux mains!

Cet incident rapporté par Goud.ma confirme l’atonie que transpirent les programmes de la SNRT et l’ambiance funeste au sein de l’organisme public qui se détériore de jour en jour.
La SNRT a besoin d’un nouveau souffle, un bon coup de rajeunissement et une refonte globale, et ce n’est pas un audit interne ni le plan d’action de son directeur général, Mohamed Ayad, ni de ses 28 autres directeurs du mastodonte qui y peuvent quoi que ce soit.

Pour le plaisir nous partageons avec les lecteurs de www.le1.ma la liste de l’armée mexicaine des directeurs de la SNRT ainsi que leurs salaires, telle qu’elle a été publiée par Goud.ma:

Nom Fonction Salaire net mensuel
Fayçal Laaraichi Président 95 000 DH
Mohamed Ayad Directeur général 70 000 DH
Alami El Khallouqi Directeur central de la programmation et de la production 57 000 DH
Fatima Baroudi Directeur de l’Information 42 000 DH
Yassine Idrissi Directeur adjoint 35 000 DH
Mohamed Daoudi Directeur des activités royales 42 000 DH
Mohamed Bidari Directeur adjoint 35 000 DH
Mohamed Oubaha Directeur des émissions d’information 42 000 DH
Omar Rami Directeur de la retransmission 42 000 DH
Rachid Houmane Directeur technique 42 000 DH
Idriss Idrissi Directeur de la production interne Al Aoula 42 000 DH
Ali Khalla Directeur de la production et de la programmation à la radio nationale 42 000 DH
Abdellatif Moubria Directeur de l’Information à la radio nationale 42 000 DH
Hassan Mahami Directeur technique à la radio nationale avec 2 directeurs adjoints 42 000 DH
Mohamed baqrahi Directeurs des unités mobiles 42 000 DH
Nasr Eddine Directeur des systèmes d’information 42 000 DH
Karim Sbai Directeur de la Communication 42 000 DH
Beyssane Khairate Directrice Marketing 42 000 DH
Mohamed Abdennour Directeur des relations extérieures 42 000 DH
Zakaria hachlaf DRH DRH 42 000 DH
Mohamed Haddouri Directeur central du siege de la SNRT 57 000 DH
Tarek Baali Directeur Financier 42 000 DH
Bachir Alami Directeur des Marchés 42 000 DH
Abdessamad Benachrif Directeur de Al Maghribia 42 000 DH
Maria Latifi Direcrtrice d’Arrabiaa 42 000 DH
Hassan Boutabsil Directeur Arryadia 42 000 DH
Mohamed Mamad Directeur central Al Amazyghia 57 000 DH
Abdelilah Lahlimi Directeur de la chaîne et de la radio Mohammed VI du Saint Coran 42 000 DH
Mohamed Laghdaf Directeur Télé Laayoune 42 000 DH
Ahmed Lichioui Directeur de la retransmission numérique 42 000 DH
Ahmed Khalfi Directeur adjoint 35 000 DH
Mohamed Saber Directeur adjoint 35 000 DH

 

 

Alami Benarafa

Le tribunal fédéral de Washington D.C. déboute le Maroc

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Une juge fédérale de Washington D.C. a statué le mois dernier sur l’obligation de l’Administration marocaine de se soumettre à l’arbitrage en faveur de la société de construction italienne Salini Costruttori SpA d’une valeur de 27 millions $, et ce concernant un différend contractuel qui oppose les deux parties à propos de la construction de la tranche reliant Jebha à Ajdir relevant de la rocade méditerranéenne.

Dans une décision rendue par la juge Tanya S. Chutkan, la magistrate du District de Columbia a accédé à la demande de Salini Costruttori  pour le montant 27 millions $ déjà accordé en 2011 par la Chambre de commerce internationale en faveur de la compagnie italienne, laquelle avait fait appel d’un jugement d’un tribunal marocain qui avait accordé à Salini Costruttori 16 millions $, ce que cette dernière a contesté auprès de la CCI.

Tanya S. Chutkan, rendue célébre pour son jugement en faveur de Mike Tyson contre son conseiller financier accusé de détournement de plus d’1 million $ . Photo Diego M. Radzinschi/THE NATIONAL LAW JOURNAL.

La partie marocaine, représentée par Evan M. Tager et Sean P. McDonnell de Mayer Brown LLP avait à son tour fait appel auprès du Tribunal fédéral de Washington D.C. pour contester l’accusation de «déni de droit d’accès au site, des difficultés géologiques, et des retards administratifs» invoqués par les italiens. Les avocats du Maroc ont avancé dans leur réquisitoire que les tribunaux américains n’étaient pas habilités à annuler les décisions des tribunaux souverains » du Maroc, ce à quoi ont rétorqué les avocats de la partie adverse, Peter JW Sherwin, Scott M. Abélès et Ana Vermal de Proskauer Rose LLP, en invoquant la Convention de New York qui permet une telle procédure d’annulation.

Cette affaire remonte à l’époque où l’istiqlalien Karim Ghellab dirigeait le ministère des Transports et de l’Équipement (de 2002 à 2011) qui pilotait le projet de la Rocade méditerranéenne et dans lequel la société italienne  Salini Costruttori détenait une part de lion.

Pour rappel, la rocade méditerranéenne avait été lancée en juin 2004 et aurait dû être livrée début 2009. Cependant, plusieurs incidents et des erreurs de gestion ont ralenti la cadence des travaux. Notamment la résiliation des contrats de la société italienne pré-citée et une autre portugaise, toutes deux adjudicataires initialement du marché, «pour non-respect des cahiers des charges».

Le tronçon Ajdir-El Jebha, d’une longueur de 103 km, a nécessité une enveloppe de 1,7 milliard de DH.

Abdellah EL HATTACH

Chris Coleman, un retour et un pschitt

“Le nouveau Coleman a un profil bien différent, il parait d’après son style d’écriture et le ton qu’il utilise, être plus jeune et utilise facilement son iPhone (Emojis Apple)” a confié à le1.ma un spécialiste du phénomène des lanceurs d’alertes.

Après avoir disparu des radars depuis plus d’un an, le corbeau «Chris Coleman» est de retour sur les réseaux sociaux, notamment par le biais de Twitter, son canal de prédilection.

Très actif tout au long de l’année 2015, «Chris Coleman» est revenu en ce mois de février 2017 à ses anciennes habitudes, à savoir publier des correspondances du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération mais sans trop d’impact, il faut le reconnaître, car les documents dévoilés, certes confidentiels, ne révèlent aucun secret d’Etat susceptible de mettre la sécurité nationale du pays en danger.

Selon notre expert, Chris Coleman ne fait que “ressasseer une rhétorique, des visuels et un argumentaire dépassés, en total déphasage avec la sociale et politique au Maroc conquérant et la confiance dont jouissent les institutions souveraines de l’Etat marocain, grâce au travail de fonds opéré par la diplomatie et les différents départements de sécurité nationale”

Mais le phénomène demeure inquiétant car il démontre qu’il existe des failles quelque part dans la gestion documentaire du ministère des affaires étrangères ou de son système d’information. Et à propos de système d’information, «Chris Coleman» dévoile un document sur un projet de refonte informatique du département des Affaires étrangères, en plus d’autres correspondances entre administration centrale et quelques missions du Maroc à l’étranger comme Bruxelles ou Dakar. A propos de cette dernière, «Chris Coleman ».

Ce retour très timide de «Chris Coleman» est la preuve que ce «hacker » ou «taupe» a puisé tout le stock de documents qu’il avait amassé et qui concernent essentiellement la période de 2010 à 2012, rarement au-delà.

Et il n’y a presque pas de doute, ce nouveau coleman n’est qu’une vaine tentative de ce mouvement séparatiste en perte de vitesse, souhaitant faire pression sur l’union européenne après la série d’échecs qui l’ont décrédibilisé et humilié sur la scène internationale et africaine “, conclu notre expert.

Sur le plan officiel, aucune communication n’a été faite à ce sujet par le département concerné et l’on ignore si une enquête a été engagée par les autorités compétentes.

Abdellah EL HATTACH

Yariv Elbaz, le marchand de sable

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Dès les premières semaines de l’année 2017, plusieurs poids lourds de la presse africaine ont annoncé en grandes pompes, la mise en place d’une architecture juridico-financière qui permettra à Forafric, une fois l’opération finalisée, de contrôler trois grandes unités agroalimentaires en Afrique occidentale à savoir les Grands Moulins de Dakar, les Grands Moulins d’Abidjan et la Compagnie sucrière sénégalaise.

Yariv Elbaz lors de NY Forum Africa

Leader marocain des semoules, le meunier Forafric est sous l’escarcelle du fonds Ycap depuis 2014. Mais le bilan de cette opération, annoncée comme étant un investissement opéré via le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques, laisse paraître plusieurs zones d’ombre.

En effet, comment le banquier d’affaires, Yariv Elbaz, qui a  déjà montré des signes de faiblesse quant à la gestion industrielle du meunier Forafric, peut-il réussir et assurer la gestion et la pérennité de nouvelles acquisitions industrielles lourdes, opérant dans un secteur d’activités aussi sensible et mettant en équation les problématiques de sécurité alimentaire des pays subsahariens et leur approvisionnement en denrées de première nécessité, alors que les professionnels du secteur continuent de s’interroger sur les attendus de ce montage ?

Par ailleurs, l’opération financière du rachat des trois poids lourds sénégalais et ivoirien, d’un montant évalué à près de 1 milliard d’euros, n’a encore, jusqu’à présent, pas été officiellement bouclée. Car, mis à part l’effet d’annonce via les cabinets conseil Valyans et Norton Rose Fulbright, on attend toujours de voir la concrétisation de cette opération qui laisse suspicieux plusieurs milieux d’affaires du continent.

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