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USAID

L’USAID prône une nouvelle révolution mondiale de la dignité

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A l’occasion d’un événement co-organisé par le National Press Club et Freedom House, le 7 juin dernier à Washington, Samantha Power, administratrice de l’USAID, a appelé a étendre «une révolution de la dignité dans le monde entier». Il est à rappelé que cette ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies, milite depuis plus de vingt ans pour le droit d’ingérence dans les pays dits autocratiques.

Ci-après, les cinq points saillants de ce discours qui annoncent la volonté des États-unis à réimaginer l’approche de l’USAID en matière de soutien à la démocratie dans le monde.

L’administratrice de l’USAID, Samantha Power, a prononcé le 7 juin dernier, au Ballroom du National Press Club à Washington, un discours de politique générale d’une importance majeure.

L’ex-ambassadrice à l’ONU Samantha Power et militante de la diplomatie humanitaire, nommée par Biden à la tête de l’agence chargée de l’aide publique au développement USAID, a déroulé une feuille de route en cinq points pour le renouveau démocratique dans le monde.

L’administratrice de l’USAID a expliqué que, malgré les tendances au recul de la démocratie et à la montée des autocraties, le moment est venu pour les États-Unis et les autres partisans de la démocratie de s’unir dans la poursuite d’un monde plus libre et plus prospère.

«Pour étendre une révolution de la dignité dans le monde entier, nous devons réimaginer notre approche pour renforcer la démocratie mondiale» a-t-elle souligné.

Samantha Power, annonce également que dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour le renouveau démocratique, l’USAID a lancé une série d’efforts en matière de politique et d’assistance étrangère afin «d’étendre et de moderniser la manière dont les États-Unis soutiennent la démocratie, défendent les droits de l’homme et combattent la corruption à l’étranger».

«En dépit de 16 années de déclin démocratique et de la montée de l’autoritarisme dans le monde, le moment présent offre une occasion cruciale d’inverser ces tendances et de créer un avenir plus démocratique, pacifique et prospère» a-t-elle poursuivit.

Power a expliqué comment les «nations libres» du monde, les institutions multilatérales, les partenaires du secteur privé et les sociétés civiles peuvent démontrer que les démocraties sont à la hauteur de ce que «les autocraties ne pourront jamais faire», et relever les défis auxquels nous sommes confrontés, de l’insécurité alimentaire au changement climatique en passant par le COVID-19.

Voici cinq points saillants tirés de son discours sur la façon dont l’USAID compte soutenir les pays du monde entier en réinventant les règles du jeux standards de la démocratie.

1. Prouver que les démocraties sont efficaces

Nous avons là une importante opportunité à saisir. Les preuves que nous recherchons, qui attestent que les autocraties sont plus faibles et moins capables que les démocraties, ne figurent pas seulement dans les publications universitaires sur lesquelles nous travaillons… elles se déroulent sous nos yeux.

– Samantha Power

Dans son discours, l’administratrice de l’USAIF Samantha Power a cité des exemples tels que la guerre brutale de Poutine contre l’Ukraine et la réponse de la République populaire de Chine à la pandémie de COVID-19 pour souligner qu’aujourd’hui, l’histoire révèle que les autocraties sont plus faibles, moins capables et moins aptes à servir leur peuple que les démocraties.

Mme Power a assuré que les partenariats pour le développement démocratique de l’USAID iront au-delà de l’aide traditionnelle à la démocratie, en s’associant à des gouvernements «réformistes» pour intégrer les pratiques démocratiques dans les efforts de développement et répondre aux besoins matériels les plus pressants de la population locale afin de contribuer à démontrer que la démocratie peut apporter des avantages tangibles.

2. Mettre en évidence les «points forts» de la démocratie

Nous devons cimenter les progrès dans les points lumineux démocratiques qui existent en ce moment, aider les gens à lutter contre l’autoritarisme numérique, et mettre en lumière les oligarques et les autocrates qui cachent leurs biens mal acquis dans des coins sombres, et ce avec une grande sophistication.

– Samantha Power

«En Afrique du Sud, des élections démocratiques ont permis de surmonter des décennies d’apartheid écrasant. En Corée du Sud, une guerre beaucoup plus courte mais tout aussi dévastatrice a laissé place à des réformes modernes et démocratiques» a affirmé Samantha Power. Et plus récemment, les citoyens moldaves ont élu leur première femme présidente en 2020 et se sont attachés à élire des dirigeants pro-démocratie et anti-corruption au sein de leur parlement.

«Au lieu de voir les démocraties naissantes s’élever puis vaciller – pensez au Soudan ou à de nombreux pays du printemps arabe de 2011 – l’USAID prévoit de soutenir ces démocraties naissantes par des actions qui aideront les réformateurs à agir rapidement et à montrer des résultats concrets» affirme l’administratrice.

«Il s’agit notamment d’alléger la dette, d’intervenir d’urgence dans le domaine de la santé, de mettre en place un solide filet de sécurité sociale et d’injecter des compétences bureaucratiques» explique-t-elle.

Et d’ajouter : «L’USAID a l’intention d’attirer l’attention sur ces démocraties et, avec ses partenaires, de soutenir ces réussites et de partager les stratégies avec d’autres pays qui cherchent à suivre la même voie».

3. Combattre la désinformation par la démocratie numérique

Nous devons aider les gens à lutter contre la propagande numérique et les systèmes de surveillance que les autocraties et les démocraties moins bien établies utilisent pour agresser les citoyens à l’intérieur et à l’extérieur de leurs frontières.

– Samantha Power

L’USAID et la New America Foundation vont réunir des technologues, des universitaires, des experts de la société civile et d’autres personnes pour élaborer un code d’éthique qui donne des instructions sur le respect des valeurs démocratiques et des droits de l’homme, et que devraient suivre ceux qui promeuvent la démocratie dans la sphère numérique.

«De la même manière que les médecins s’engagent à ne pas nuire, les technologues doivent développer un ensemble d’idéaux communs qui leur sont chers», a-t-elle déclaré.

La nouvelle initiative «Advancing Digital Democracy» de l’USAID et la Coalition for Securing Election Integrity auront pour objectif d’aborder cette question, alors que les autoritaires font de la technologie et des données un champ de bataille dans la lutte pour la démocratie.

4. Soutenir les journalistes d’investigation

L’automne dernier, nous avons annoncé la création d’un fonds d’assurance pour les journalistes d’investigation, «Reporters Mutual». Ce que nous avons appris par une étude actuarielle depuis le lancement, c’est que les choses étaient pires que nous le soupçonnions.

– Samantha Power

Les journalistes d’investigation sont trois fois plus souvent poursuivis en justice que les autres journalistes, ce qui les rend inassurables sur le marché commercial. L’USAID apporte son expertise et des fonds de démarrage pour lancer «Reporters Mutual», un fonds mondial destiné à protéger les journalistes d’investigation contre les poursuites pour diffamation. Le fonds, qui sera opérationnel l’année prochaine, fournira une assurance pour couvrir le coût de la défense des journalistes contre les poursuites visant à réduire au silence leurs reportages.

5. Réinventer les règles du jeu

Nous devons faire la lumière sur les coins sombres où la corruption prospère et où les oligarques cachent leurs richesses volées. …Cette nouvelle réalité exige que l’USAID transforme son travail de lutte contre la corruption pour être plus avisé et moins cloisonné par pays. Nous construisons des coalitions de réformateurs au-delà des frontières, des secteurs et des idéologies.

– Samantha Power

Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour le renouveau démocratique du Sommet 2021 pour la démocratie, l’USAID a lancé une série d’efforts en matière de politique et d’assistance à l’étranger pour étendre et moderniser la manière dont les États-Unis soutiennent la démocratie, défendent les droits de l’homme et combattent la corruption à l’étranger.

L’Agence élabore actuellement un guide de dékleptification – un manuel destiné à aider les pays à effectuer la difficile transition de la kleptocratie (définie comme un gouvernement qui utilise la corruption pour obtenir et exercer le pouvoir politique) vers la démocratie. S’inspirant des exemples de la Roumanie, de la République dominicaine et de l’Afrique du Sud, le guide fournira des conseils aux réformateurs sur la manière d’éradiquer la corruption et de mettre en œuvre des mesures radicales de transparence et de responsabilité dans des fenêtres d’opportunité historiques, rendant ces réformes plus difficiles à inverser.

Samantha Power : la théoricienne d’Obama du droit d’ingérence et de l’interventionnisme armé

Samantha Power est considérée comme le leader des « faucons libéraux », ces démocrates favorables à des interventions militaires tous azimuts afin d’affirmer la suprématie des États-Unis sur le reste du monde. Une sorte d’alter-égo des « néo-conservateurs » dans la promotion de l’interventionnisme de « l’Empire américain ». Durant une audition devant le Sénat américain, en juillet 2013, elle fait une déclaration qui marquera à jamais sa doctrine. Après avoir dénoncé «la discrimination dont Israël fait l’objet à l’ONU» et en promettant de «travailler sans relâche pour le défendre», elle dit : «Ce pays est le plus grand pays du monde. Je ne m’excuserai jamais pour l’Amérique». ( Lire article The Samantha Power Doctrine par sur The New Yorker, le 15 décembre 2014).

Diplômée de droit à Yale, elle entame sa carrière en tant que journaliste sportif à CNN. Elle intègre plus trad Carnegie Endowment for International Peace comme assistante de Morton Abramowitz, qui siégeait en tant qu’administrateur de la National Endowment for Democracy, la face légale de la CIA.

Durant la guerre de Bosnie-Herzégovine elle devient reporter bénévole pour le Boston Globe, The Economist, New Republic et U.S. News and World Report.

Après la guerre, elle reprend ses études à Harvard, à l’École Kennedy de Gouvernement, où elle crée, en 1998, le Centre Carr pour la politique des Droits de l’homme.

Elle remporte le prestigieux Prix Pulitzer pour son livre de 2002 Un problème de l’enfer : l’Amérique et l’âge du génocide (A problem from Hell : America and the Age of Genocide), dans lequel elle critique la timidité américaine face aux génocides dans le monde et théorise le droit d’ingérence.

Samantha Power a rejoint l’équipe de transition du département d’État de Barack Obama à la fin du mois de novembre 2008. Elle a été assistante spéciale du président et directrice principale des affaires multilatérales et des droits de l’homme au Conseil de sécurité nationale de janvier 2009 à février 2013.

En avril 2012, Obama l’a choisie pour présider un conseil de prévention des atrocités nouvellement créé.

En tant qu’ambassadrice des Nations unies, Power s’est concentrée sur des questions telles que la réforme des Nations unies, les droits des femmes et les droits des LGBT, la liberté de religion et les minorités religieuses, les réfugiés, la traite des êtres humains, les droits de l’homme et la démocratie, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, au Soudan et au Myanmar.

On considère qu’elle a été une figure clé de l’administration Obama en persuadant le président d’intervenir militairement en Libye.

En 2016, elle a été classée par Forbes comme la 41e femme la plus puissante du monde.

En janvier 2021, Joe Biden l’a nomme à la tête de l’USAID. Sa nomination a été confirmée par le Sénat américain le 28 avril 2021.

Sahara : La brèche du shutdown ne peut endommager la solidité de l’axe Rabat-Washington

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C’est dans un contexte de crise politique interne sans précédent aux Etats Unis que démocrates et républicains se renvoient la balle depuis près de trois semaines sur fond d’une polémique autour du financement du projet du président Donald Trump visant à construire un mur à la frontière du Mexique. Les démocrates ne veulent pas de ce mur «de la honte» et refusent de le financer alors que le chef de l’Etat tient absolument à l’ériger. C’est pour lui une question de sécurité nationale. Pour ce faire, il a besoin de quelques 5 milliards de dollars de crédits que lui refuse la majorité démocrate à la Chambre des représentants. Par mesure de rétorsion, le président a bloqué toutes les lois présentées par le camp démocrate dont le budget 2019 grâce auquel l’administration peut fonctionner. Ce qui a conduit à une paralysie presque totale de la mécanique administrative du pays, notamment au niveau fédéral. A l’aune de cette lutte intestine, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a présenté un projet de loi de budget qui a fait réagir quelques milieux marocains, en raison d’une clause visant à dissocier les aides octroyées au Sahara de la rubrique Maroc. Aussitôt proposée, aussitôt rejetée par la Maison Blanche et le Sénat, cette disposition était mal formulée, incomplète et, surtout, inapplicable. Une petite manoeuvre avortée de quelques lobbyistes pour profiter de cette brèche du shutdown et justifier leurs honoraires. D’ailleurs, il est dit noir sur blanc dans ce texte que ses dispositions ne permettent, en aucune manière, de tirer des conclusions quelconques sur un hypothétique changement de la position américaine sur la question du Sahara ou, encore moins, sur l’état des relations entre le Maroc et les Etats-Unis.

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Wikileaks : Washington derrière le scandale Panama Papers

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Selon Wikileaks, le scandale Panama Papers a été totalement orchestré par Washington

La ‘fuite’ des données vise essentiellement à décrédibiliser Vladimir Poutine

Sur les 11,5 millions de fichiers dévoilés, aucun ne concerne un quelconque responsable américain

Wikileaks a annoncé ce mardi que le scandale sur la divulgation de millions de documents sur les avoirs cachés de dirigeants mondiaux, et provenant de la société panaméenne Mossack Fonseca, a été totalement orchestré par le gouvernement américain via l’OCCRP (Centre pour l’étude de la corruption et du crime organisé) et financé par l’USAID, ainsi que par la fondation de George Soros.

Wikileaks est catégorique : « le financement a été réalisé directement par le gouvernement américain. Un constat qui aura des répercussions sur la réputation de la Maison Blanche.»

En plus de l’USAID et de la Fondation George Soros, des Fonds comme Rockefeller et Carnegie sont également pointés du doigt ; et il est fort probable que l’asile offert par Moscou à Edward Snowden ainsi le rôle politique et militaire de plus en plus accru de la Russie dans le monde, soient derrière cette vague de fuites sans précédent.


Surtout, fait curieux, Vladimir Poutine semble être le personnage clé des Panama Papers, et sur les 11,5 millions de fichiers dévoilés, aucun ne concerne un quelconque responsable américain, ce qui accentue les doutes des observateurs avertis et initiés.
Panama Papers n’est pas du «journalisme responsable», TOUS les documents doivent être publiés 

Le porte-parole de WikiLeaks et journaliste d’investigation islandais Kristinn Hrafnsson a demandé à ce que les données fuitées doivent être mise en ligne en totalité, pour que chacun puisse faire ses propres recherches. Il a rajouté qu’on ne pouvait considérer comme «journalisme responsable» le fait de refuser de partager les sources des documents.

*Note de Abdellah El Hattach