fbpx

UM6P

Maroc-Israël : Le «Faklore» c’est fini !

//

David Govrin is done ! A l’ère #MeToo, encore plus qu’hier, on se relève rarement d’une accusation de harcèlement sexuel. Le diplomate clame pourtant son innocence et se morfond dans le déni, refusant la réalité d’être lui-même responsable, à coups de maladresses, de sa propre fin. On le voit presque marmonner et écrire avec son doigt ensanglanté «Chama, m’a tuer».

Si Govrin a été mis au chômage technique, les relations maroco-israéliennes, les vraies, se sont au contraire davantage affirmées, décomplexées et assumées. La présence de l’Inspecteur général des FAR, Belkhir El Farouk, à Tel Aviv concomitamment avec la «désactivation» de Govrin est forte de symboles mais loin d’être une rupture. La coopération militaire et de renseignement entre le Maroc et Israël, datant des années cinquante a toujours été la règle, au moment où la coopération diplomatique n’a été qu’exception. Dans un monde au bord de l’implosion, il n’y a plus de place au folklore, encore moins au «fake folklore» dont David Govrin en a été l’illustre ambassadeur.

Attribuer la chute fracassante de David Govrin à l’inclassable Chama Darchoul, c’est lui conférer un pouvoir qu’elle n’a pas. L’ancienne et la première «PR» du chef de la mission diplomatique israélienne au Maroc a pourtant menacé, décembre 2021 dans une série de publications sur Facebook, de «tuer l’ambassadeur», son ancien client. Un précédent dans l’histoire de la diplomatie marocaine que nous avons révélé sur les colonnes de le1.ma (Gossip et crêpage de chignon éclaboussent David Govrin).

Si la sulfureuse Mme Darchoul a supprimé depuis, ses publications menaçantes, elle n’a pas pour autant arrêté ses attaques contre le diplomate israélien et contre son véritable adversaire, celui qu’elle qualifie de «lobby des hommes d’affaires».

Ses discours doctrinaux abrupts et ses prises de position tranchées au sujet de la portée stratégique de l’alliance maroco-israélienne, ne sont que l’expression d’une guerre d’influence que se sont livrés une pléthore de protagonistes au lendemain de l’audience accordée par le Roi Mohammed VI à Jared Kushner, durant le ramadan 2019.

En effet, contrairement à l’analyse réductrice de notre influenceuse politique, ce n’est pas une affaire de lutte entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre les «Abraham Accords». C’est une affaire d’Etat, avec des intérêts immédiats à court terme et des intérêts stratégiques à long terme. Ce sont également des acteurs multiples connus et d’autres invisibles jouant leurs partitions sous la conduite d’un seul, unique et intemporel chef d’orchestre.

Dans le camp des favorables aux «Abraham Accords», Mme Darchoul met dans le même panier, Nasser Bourita, Abu Dhabi et le «lobby des hommes d’affaire». Un axe de mal qui, selon elle, agit contre les intérêts du Maroc.

En réalité, Rabat a toujours gardé la main sur le tempo de sa relation diplomatique avec Tel Aviv. Rappelons-nous comment le Roi Mohammed VI a résisté aux pressions de Benjamin Netanyahu, qui a tout essayé pour décrocher une audience. Comment le souverain a fait en sorte à ce que Jared Kushner fasse de Rabat, le point de chute des négociations de paix. Et avec quelle retenue a-t-il géré les sollicitations du très fragile gouvernement Bennett-Lapid.

Et à l’image de sa stratégie avec les américains en 2014, le souverain a imposé à Israël une relation imperméable à son jeu politique interne. Mais également, hors de portée des empoignades entre les juifs marocains installés au Maroc, les juifs marocains du monde et autres israéliens séfarades et ashkénazes.

Clap de fin royal au «Faklore» de la mission israélienne au Maroc

Le discours du Roi Mohammed VI, du 20 août dernier, est tombé comme un couperet sur la tête des membres de la mission israélienne à Rabat.

En effet, ce discours a été qualifié par l’ensemble des observateurs nationaux et internationaux de «rupture diplomatique» concernant la clarification des relations entre le Maroc et ses alliés.

Le Souverain a appelé les pays partenaires du Maroc à «clarifier» leur position sur la question du Sahara et à le soutenir «sans aucune équivoque».

«Je voudrais adresser un message clair à tout le monde : le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit», a-t-il déclaré dans son discours à l’occasion de la fête dite de la Révolution du roi et du peuple.

«S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque», a averti le souverain.

Plus place donc aux diplomates de parade à l’image de David Govrin et Hélène Le Gal. D’aucuns n’oublierait les déclarations du Chef de mission israélien à l’agence espagnole EFE, affirmant que «les séparatistes du Polisario seraient une partie concernée par le dossier du Sahara avec laquelle le Royaume devait négocier».

David Govrin n’a finalement rien compris de la particularité du Royaume et de la portée de l’affluent hébraïque dans l’identité et de la culture marocaine. Ces errements à répétition ont toujours donné l’impression que le diplomate sort directement d’un épisode du célèbre feuilleton égyptien, Raafat Al-Haggan.

Emberlificoté par le passif de ses expériences jordanienne et égyptienne, submergé par les opportunistes et les intermédiaires, déboussolé par la fragilité de son gouvernement, David Govrin, n’a réussi aucune action palpable, aucun réel rapprochement économique, ni assumé aucune prise de position courageuse.

Il a investit son temps dans le folklore diplomatique, sans vraiment y croire. Instituant ainsi une nouvelle pratique dans la gestion des relations étrangères le « Fake folklore», le «Faklore».

Imbroglio sur la représentativité des israéliens au Maroc

En dehors de quelques formations politiques d’extrême gauche et autres d’obédience islamiste, les marocains ont bien assimilé le pragmatisme de la décision du Chef de l’Etat de la normalisation des relations avec Israël. Si la majorité y voient un gage supplémentaire pour la stabilité du pays, d’autres une opportunité de faire des affaires et de gagner de l’argent.

Ainsi, au lendemain de la signature de l’Accord tripartite Maroc-USA-Israël, plusieurs centaines de courriers de tout genre (évènements, voyages, business plan, partenariat,…) ont submergé les bureaux d’ordres des ministères notamment celui de Nasser Bourita.

Malheureusement, les initiatives sérieuses ont vite été noyées sous le flot des vagues de sollicitations d’intermédiaires opportunistes. En quelques semaines seulement, les critiques et les déceptions se sont enchainées, révélant au grand jour la stérilité de la mission israélienne, l’impéritie de la CGEM, l’hébétude de nos hommes d’affaires et la flétrissure de la vielle garde du judaïsme marocain.

L’exemple de la Chambre de Commerce et d’Industrie Maroc-Israël, CCIM, est édifiant. En presque une année d’existence, aucune seule action concrète n’a vu le jour. Pire, les membres de la Chambre vont découvrir que l’ambition de leur président Saïd Benryane, s’est arrêtée à un salaire mensuel de 30.000 dh.

«Un véritable scandal» nous a confié un proche du dossier. «De plus, Benryane ne rate aucune occasion pour « descendre » Nasser Bourita en public», a-t-il renchérit.

Un ancien ambassadeur qui dénigre le Chef de diplomatie de son pays, bravo la crédibilité.

Par ailleurs, face aux tergiversations de David Govrin, à sa diplomatie folklorique et la disqualification des organisations telles la CGEM et la CCIM, la prudence a vite gagné l’action des institutions officielles marocaines.

Au moment où la communication entre les organisations de défense et de renseignement s’est fluidifiée et intensifiée, celle entre les acteurs économiques s’est presque arrêtée. D’une part, les israéliens ne trouvent presque plus d’interlocuteur marocain disponible ou crédible. D’autre part, le couple Azoulay/Berdugo ont décidé de fermer la porte à tous les nouveaux venus, surtout ceux d’origine marocaine.

Aujourd’hui, la question de la représentativité des israéliens au Maroc est devenue un frein pour le processus de normalisation. A-t-on toujours besoin du tutorat d’André Azoulay et de Serge Berdugo ? Devons-nous privilégier les israéliens d’origine marocaine ? N’avons-nous pas à gagner en s’ouvrant aux autres décideurs et hommes d’affaires israéliens non marocains et non séfarades ?

Outre les enjeux politiques et d’influence évidents, les enjeux économiques sont aussi importants dans cette guéguerre fratricide. Rien que le business de la Cacheroute aiguise les appétits et suscite les velléités bouillonnantes d’une nouvelle génération d’israéliens ambitieux, fortunés et très pressés.

N’en déplaise aux sceptiques, cette situation semble être traitée avec discernement et clairvoyance au plus haut niveau de l’état.

Le 13 juillet dernier, le Roi Mohammed VI a décidé lors d’un Conseil des ministres, le renforcement du dispositif légal encadrant les institutions organisant la communauté juive marocaine par le biais de trois instances :

  1. Le Conseil national de la communauté juive marocaine
  2. La Commission des Juifs marocains de l’étranger
  3. La Fondation du judaïsme marocain.

Les FAR et la galaxie OCP : Coopération militaire et scientifique

La coopération militaire entre le Maroc et Israël a connu son apogée ce mois de septembre avec la participation, sur instructions du roi Mohammed VI, de l’Inspecteur général des Forces Armées Royales, Belkhir El Farouk, à la 1re Conférence internationale sur l’innovation de Défense «CII» à Tel Aviv.

https://twitter.com/ItayBlumental/status/1569561876765483009

Une visite sans précédent qui survient quelques semaines après le déplacement au Maroc du ministre de la Défense israélien Benny Gantz, suivi par la visite officielle du chef de Tsahal, Aviv Kochavi.

Quelques jours après le déplacement du Général El Farouk en Israël, les médias de l’Etat hébreu ont révélé les détails de l’acquisition par le Maroc d’au moins 150 drones à la société israélienne BlueBird Aero Systems. L’objectif est de soutenir diverses missions militaires et de renforcer les capacités de défense aérienne du Maroc.

Il s’agit des drones à décollage et atterrissage verticaux (VTOL) WanderB et ThunderB qui effectueront des missions de reconnaissance, de surveillance, de défense aérienne et d’urgence.

Bien que la valeur totale de l’accord n’ait pas été divulguée, des sources médiatiques ont déclaré qu’elle atteignait «des dizaines de millions de dollars».

L’intérêt de ce «deal» est qu’une partie des systèmes sans pilote serait construite au Maroc.

Par ailleurs, l’Université Mohammed VI Polytechnique et son bras d’investissement UM6P Ventures sont à ce jour les seuls organisations marocaines non militaires à avoir concrétisé des affaires avec Israël.

Lors de la 5ème édition de «Les Impériales», Yasser Biaz, président de UM6P Ventures a déclaré que son fonds a investit dans une startup israélienne spécialisée dan l’Agritech.

Alors que ce jeudi, Hicham El Habti, Président de l’UM6P était à Tel-Aviv pour signer un accord bilatéral de coopération énergétique entre Israël et le Maroc.

Dans le cadre de cet accord, des recherches bilatérales conjointes seront menées dans des domaines tels que les batteries rechargeables, le recyclage, l’énergie solaire et l’économie de l’hydrogène, ainsi que la résolution du défi majeur que représente pour le Maroc le stockage et le transport de son énergie vers les pays voisins tels que l’Espagne.

Open Startup Maroc célèbre les 7 équipes finalistes

26 étudiants d’Al Akhawayn ont participé à ce programme. 6 d’entre eux se sont qualifiés en demi-finale; 5 des 7 équipes finalistes incluaient chacune un membre étudiant d’Al Akhawayn, et chacune des 3 meilleures équipes avait un étudiant Al Akhawayn, ce qui illustre l’esprit d’excellence, d’innovation et de prise d’initiative qui règne au sein de la communauté de l’Université.

Dans le cadre de ses actions en faveur de l’innovation et de l’entreprenariat des jeunes, l’Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI), à travers sa School of Business Administration, a été partie prenante pour lancer le programme Open Startup Maroc, qui vise à inculquer aux étudiants universitaires marocains et aux jeunes diplômés les compétences et connaissances pour lancer leur propre idée et entreprise.

C’est ainsi que le Président d’Al Akhawayn, Dr. Amine BENSAID, le Chargé d’Affaires de l’Ambassade des États-Unis au Maroc, M. David GREENE, le Président de l’Université Mohamed VI Polytechnique, M. Hicham EL HABTI et le Président d’Impact pour le Développement (IFD), M. Tarik NESH-NESH ont pris part, hier 29 mars 2021, à la cérémonie de clôture pour célébrer les 7 équipes finalistes et annoncer l’équipe gagnante du programme, choisie parmi 94 participants.

26 étudiants d’Al Akhawayn ont participé à ce programme. 6 d’entre eux se sont qualifiés en demi-finale; 5 des 7 équipes finalistes incluaient chacune un membre étudiant d’Al Akhawayn, et chacune des 3 meilleures équipes avait un étudiant Al Akhawayn, ce qui illustre l’esprit d’excellence, d’innovation et de prise d’initiative qui règne au sein de la communauté de l’Université.

Fruit d’un partenariat tripartite entre Impact For Development (IFD), l’Université Al Akhawayn (AUI), l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), l’Université de Columbia et OST International, Open Startup Maroc est un programme de pré-incubation suivant un modèle basé sur le soutien d’un réseau au niveau national et international, qui permet le partage des enseignements, l’avancement des connaissances, le renforcement des capacités ainsi que le rayonnement à l’international. Il s’étale sur quatre mois et rassemble des équipes d’étudiants à fort potentiel issus d’institutions publiques et privées marocaines multidisciplinaires et multi-régionales.

A noter qu’en septembre 2021, AUI et UM6P avaient signé une convention pour renforcer leur coopération en matière d’enseignement, d’e-learning, d’innovation, de recherche et d’entreprenariat.

#Tech – L’UM6P et l’université américaine EC-Council, se lancent dans la Cybersécurité

/

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) procèdera, dès avril prochain, au lancement d’un Programme Professionnel en Cybersécurité en partenariat avec EC-Council University, première institution d’enseignement supérieur américaine spécialisée dans les technologies de la Cybersécurité.

Basé sur un modèle d’apprentissage aligné au meilleur standard du domaine, ce programme vise à doter les participants de la connaissance et du savoir-faire de pointe dans le domaine de la cybersécurité.

Ce programme, axé sur la pratique, a pour objectifs un apprentissage des stratégies, d’outils et des techniques de cybersécurité contribuant à la protection des données et des informations en milieu professionnel, une utilisation des méthodes de recherche pour enrichir les connaissances en cybersécurité des participants, afin qu’ils soient en mesure de s’adapter à un contexte mondial où les menaces cyber ne cessent d’évoluer, une maîtrise des compétences nécessaires pour accéder à des rôles de leadership en cybersécurité et une adhésion à un standard éthique mondial des experts en cybersécurité.

A l’issue de la formation, les participants auront acquis les principales connaissances et compétences nécessaires pour assurer efficacement la sécurité des systèmes d’information en maîtrisant les techniques d’attaques, les méthodes d’identification des menaces et des failles affectant les applications et les systèmes actuels.

Par la mise en situations simulant des problématiques issues d’environnements professionnels, les participants au programme sont amenés à appliquer leur apprentissage tout au long du programme durant des exercices de cyberdrill afin d’être en mesure d’évaluer leur assimilation des concepts et des techniques enseignés.

Ce programme, qui sera dispensé en ligne, est destiné aux participants qui désirent devenir des spécialistes de haut niveau en sécurité technique des systèmes d’information, ou à des professionnels du domaine ayant une bonne connaissance des besoins des entreprises et qui souhaitent acquérir une meilleure maîtrise technique.

Ce programme couvre des domaines variés de la cybersécurité, traitant de la sécurité offensive, de la sécurité des infrastructures, ou encore des techniques d’investigation numériques.

Etalé sur une durée de 24 mois, le programme comprend des Cyber Bootcamps, qui seront organisés durant cette formation. Durant ces exercices, les participants seront confrontés à des simulations d’incidents auxquels les entreprises doivent traiter dans leurs opérations au quotidien.

Les participants au programme auront ainsi l’occasion de pratiquer ce qu’ils ont appris au cours des semaines de cours qui ont précédé et sous la supervision d’un expert en Cybersécurité.

UM6P lance la «School of Computer Sciences», UM6P-CS

L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) annonce le lancement de sa «School of Computer Sciences» (UM6P-CS), une école d’ingénieurs spécialisée dans les sciences de l’informatique, afin de proposer une nouvelle offre innovante de formation et de recherche en la matière, devenue incontournable pour l’avenir du Maroc et de l’Afrique.

L’UM6P-CS sera hébergée au sein du Data Center de Benguérir, qui sera un laboratoire vivant de la nouvelle école pour la pratique et l’expérimentation des travaux de recherche, indique l’UM6P dans un communiqué, précisant que la «School of Computer Sciences» accueillera sa première promotion à l’automne 2021.

La nouvelle école ajoute une nouvelle brique au cursus polytechnique et pluridisciplinaire de l’UM6P, en abordant les besoins numériques du 21ème siècle à la source et dont le but est d’ancrer le Maroc en tant que future «Digital Nation», souligne la même source.

L’UM6P-CS propose, à partir de la rentrée prochaine, une formation d’ingénieur (Bac + 5) spécialisée dans le numérique, note la prestigieuse Université, expliquant que ce cursus d’excellence, à la fois théorique et pratique, se déroule en deux années préparatoires intégrées orientées vers le numérique, suivies du cycle ingénieur de trois ans permettant de se spécialiser dans différentes filières du numérique, dont l’intelligence artificielle, les sciences des données, la cybersécurité, la finance numérique, les réseaux sociaux et l’Internet des objets.

Et de poursuivre que l’équipe pédagogique de l’UM6P-CS réunit des enseignants-chercheurs renommés et bénéficie de nombreux partenariats avec les meilleures écoles d’ingénieurs et universités du monde.

Au-delà des fondamentaux portés par un corps professoral de haut calibre, l’UM6P-CS se veut un endroit privilégié doté d’un dispositif unique au profit de ses étudiants, relève le communiqué.

Tournée vers l’innovation, la recherche et la pratique, l’UM6P-CS prône un apprentissage basé sur l’expérimentation grâce au supercalculateur du Data Center de Benguérir, à ses laboratoires, et en particulier aux «Fablabs» et aux «Living Labs» dans lesquels les étudiants apprennent sur le terrain et mettent en pratique les acquis théoriques, indique la même source.

Selon les initiateurs du projet UM6P-CS, «Dans un monde où les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les BATX (leurs homologues chinoises) sont les entreprises les plus riches au monde et leur puissance dépasse désormais celle des Etats, le numérique est la clé pour un large choix de carrière : 100 % des emplois actuels seront transformés par le numérique; certains emplois disparaîtront au profit de nouveaux et les métiers de demain seront directement liés au numérique. Tous les secteurs seront concernés : la santé (télémédecine), l’éducation (télé-enseignement), le transport (véhicules autonomes), la défense (cybersécurité), l’environnement (météorologie), l’agriculture, le commerce, ainsi que les finances».

Désormais, les meilleurs étudiantes et étudiants marocains intéressés par la voie du numérique ont la possibilité d’accéder à une école d’ingénieurs avec cycle préparatoire intégré, qui délivre au terme des cinq ans d’études un diplôme d’ingénieur, conclut le communiqué.

Moulay El Hassan poursuivra des études de Gouvernance, de Sciences Politiques et Sociales à l’Université Mohammed VI polytechnique – UM6P

«Le Prince héritier Moulay El Hassan a jeté son dévolu sur l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, près de Marrakech, après avoir eu l’accord du roi Mohammed VI qui a tenu à ce que son fils et héritier accomplisse son cursus au sein du pays où il est appelé à régner» nous informe Maghreb Intelligence ce jeudi 15 Octobre.

Après avoir décroché cet été son baccalauréat en Sciences Economiques et Sociales avec la mention «Très Bien», le Prince Héritier, Moulay El Hassan a finalement choisi de poursuivre ses études universitaires au Maroc et plus précisément, à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Benguerir, croit savoir Maghreb Intelligence.

Contrairement aux spéculations qui donnaient le Prince Héritier futur élève de l’école de l’armée de l’air de Marrakech, Moulay El Hassan a opté pour la faculté de Gouvernance, des Sciences Economiques et Sociales de l’UM6P.

Composante de l’Université Mohammed VI Polytechnique, la Faculté de Gouvernance, Sciences Économiques et Sociales (FGSES-UM6P) est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche qui propose des formations initiales et exécutives en sciences humaines et sociales axées sur les politiques publiques et sur les questions spécifiques qu’elles soulèvent au Maroc et à l’échelle du Continent africain.

Orientée vers l’Afrique et la coopération Sud-Sud, la FGSES-UM6P forme des décideurs visionnaires capables de :

  • Réformer les politiques publiques
  • Comprendre et anticiper les enjeux géopolitiques de l’Afrique
  • Développer des modèles de développement économique et social pour l’Afrique
  • Comprendre les évolutions de la société et participer au décloisonnement des savoirs

Il est à rappeler que l’Université Mohammed VI polytechnique a été créée par Mostafa Tarrab sous l’impulsion du roi Mohammed VI dans le cadre des grands projets de développement du Groupe OCP.

L’UM6P a ouvert ses portes en 2013, quatre années avant son inauguration par le roi Mohammed VI le 12 janvier 2017. Mostafa Terrab a fait de cette université un laboratoire grandeur nature de modèle d’enseignement universitaire au Maroc et en Afrique. UM6P est un mix entre le modèle anglosaxon type MIT et le modèle français type Ecole Polytechnique Paris qui se veut proche du monde économique tout en ayant un cachet d’université de recherche.

L’inscription du prince héritier à l’UM6P confirme la réussite du pari de Mostafa Terrab et donnera à cette université la possibilité de connaitre une renommée qui dépasserait les frontières du Royaume.


PrepaDigitale.com, la plateforme digitale de L’UM6P, désormais accessible à tous les taupins marocains

L’Université Mohammed VI Polytechnique a mis sa plateforme digitale à la disposition de l’ensemble des élèves des classes préparatoires du Maroc, en collaboration avec le département de l’Education nationale, dans le cadre des mesures engagées pour lutter contre la propagation du Covid-19.

L’Université fondée pat le Groupe OCP, annonce dans un communiqué conjoint avec le ministère de l’éducation nationale avoir a mis en accès libre sa plateforme éducative PrepaDigitale.com, aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles, afin d’approfondir leur connaissance à distance.

PrepaDigitale.com regroupe pas moins de 400 supports de cours pour le moment et sera enrichie au fur et à mesure. Un contenu qui permettra à plus 9.000 étudiants et professeurs de classes préparatoires à l’échelle nationale de mieux appréhender l’enseignement à distance et encadrer leur préparations aux divers concours aux écoles d’ingénieurs.

Etudiants et professeurs ont déjà reçu par voie électronique les informations de connexion nécessaires pour accéder à la plateforme, assure le communiqué.

Les ressources numériques mises en ligne ont été préparées en collaboration entre l’université Mohammed VI polytechnique, le lycée d’excellence de Benguerir et le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Cette initiative s’inscrit dans la lignée des mesures de soutien aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles, à la suite de la décision de suspension des cours en présentiel, visant à protéger la santé des élèves, des cadres pédagogiques et administratifs et de l’ensemble des citoyens, et afin de lutter contre la propagation du Covid-19.

Elle vient renforcer l’ensemble des actions entreprises dans le cadre de la convention-cadre signée le 6 septembre 2019, entre le ministère de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et la Fondation OCP.

La Fondation OCP lance la carte de fertilité des sols cultivés au Ghana

/

En partenariat avec la Fondation OCP, le Ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA) du Ghana lance un projet d’élaboration de la carte de fertilité des sols en vue de répondre aux défis de la sécurité alimentaire et de la préservation des sols cultivés. Plus de 100.000 hectares de sols ont été analysés et cartographiés sur une zone pilote située dans la région d’Ashanti.

La cérémonie de lancement officiel du projet d’élaboration de la carte de fertilité des sols s’est déroulée, mercredi 11 décembre, dans la capitale ghanéenne sous la présence effective du Ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture du Ghana, Dr. Owusu Afriyie Akoto, de l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Imane Ouaadil, de hauts responsables ghanéens, de représentants du secteur privé national, de l’industrie des engrais, et des fédérations d’agriculteurs ghanéens.

Lancé par le Ministère ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture (MoFA) et avec l’appui de la Fondation OCP, le projet s’articule autour de trois axes principaux : le renforcement des capacités des cadres du MoFA, l’équipement des laboratoires et l’élaboration de la carte de fertilité du sol.

A travers ce projet qui a pour but d’apporter aux agriculteurs ghanéens des outils d’analyses de leurs sols, la Fondation OCP participe à l’amélioration des rendements pour les cultures locales et au renforcement des capacités scientifiques et techniques des bénéficiaires.

Ainsi, plus de 100.000 hectares de sols seront analysés et cartographiés dans la zone pilote, à Ashanti, grâce au dispositif déployé par les deux partenaires.

Aussi, toujours dans le cadre de ce projet, la Fondation OCP mettra à la disposition du MoFA les équipements nécessaires à ses deux laboratoires spécialisés dans l’analyse des sols et des fertilisants. La Fondation OCP fournira également au MoFA une unité mobile d’analyse des sols et du matériel roulant adapté (pick-ups et motos) afin de couvrir les zones les moins accessibles pour le prélèvement des échantillons des sols.

L’élaboration de la carte de fertilité comprend un volet important dédié à la formation. Au total, plus de 130 agronomes, ingénieurs, laborantins et cadres du MoFA seron formés par des experts de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Les modules traités s’articuleront autour de la nutrition des plantes et la fertilisation des cultures, les Systèmes d’informations Géographiques (SIG) appliqués à la cartographie
des sols et le contrôle de la qualité des engrais.

A travers cette initiative, la Fondation OCP poursuit son engagement en faveur de l’émergence d’une agriculture durable et résiliente en Afrique. Grâce à ses différentes actions sur le continent africain, la Fondation promeut la création d’outils stratégiques d’aide à la décision en termes de politiques agricoles. Au niveau continental, la Fondation OCP produit des cartes de fertilité en collaboration avec d’autres partenaires africains. A ce jour, plus d’un million d’hectares de sols ont été cartographiés, plus de 240 cadres formés et 14 laboratoires ont été équipés.

Prospective : Madeleine Albright et Mohamed Benaissa au chevet de l’Afrique

Anticipant les travaux du Sommet de l’Union africaine qui se tient à Addis-Abeba dans sa 32ème session, les anciens chefs de la diplomatie marocaine et américaine, Mohamed Benaissa et Madeleine Albright, ont déroulé une véritable feuille de route en faveur de la coopération africaine et du développement dans le continent pour lesquels ils appellent à l’instauration d’une nouvelle ère. Si les responsables africains ont exprimé aujourd’hui leur volonté de voir leurs proclamations de foi sortir du carcan des simples vœux pour s’attaquer plus résolument aux causes profondes des problèmes auxquels fait face l’Afrique, notamment certaines crises persistantes et apparemment insolubles, les deux anciens ministres des Affaires étrangères du Maroc et des États-Unis, proposent, dans un document signé conjointement intitulé «Une nouvelle ère de coopération africaine», et partagé avec LE1, les outils pour mieux aborder les questions de développement et de stabilité. Madeleine Albright, présidente de l’Albright Stonebridge Group et présidente fondatrice du Forum des ministres de l’institut Aspen, a été la 64e secrétaire d’État des États-Unis. Pour sa part, Mohamed Benaïssa, qui est membre du Forum des ministres de l’institut Aspen, a été un des plus éminents ministres des Affaires étrangères du Maroc de 1999 à 2007, et ambassadeur du royaume à Washington entre 1993 et 1999.


Une nouvelle ère de coopération africaine

Par la secrétaire d’État Madeleine Albright et l’ancien ministre aux affaires étrangères Mohamed Benaïssa

« Le vent de changement soufflant sur l’Afrique n’est pas ordinaire ; c’est un ouragan déchaîné contre lequel le vieil ordre ne peut pas rester indifférent » [traduction] écrivait, en 1963, Kwame Nkrumah. Tandis que M. Nkrumah écrivait ces lignes, la France et l’Allemagne de l’Ouest mettaient, grâce au traité de l’Élysée, fin à plusieurs décennies de conflit ; au même moment, à Moscou, on signait le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires, et les mouvements indépendantistes balayaient le continent africain. Un nouvel ordre mondial naissait des cendres de la Seconde Guerre mondiale. Au cours des 50 années suivantes, les alliances occidentales et transatlantiques se sont développées et ont dominé le monde. Nous vivons toutefois dans une nouvelle ère au cours de laquelle nous voyons ces alliances, autrefois inattaquables, être sapées et remises en question, tandis que les sombres étendards du nationalisme extrême ont été déployés de toute part de l’échiquier mondial.

La maladie de l’isolationnisme qui s’étend sur le monde offre à l’Union africaine, qui prépare son 32e sommet, l’occasion de tirer profit du pouvoir économique grandissant du continent et de devenir un modèle de stabilité institutionnelle. En cette période de mouvance du leadership international, des organisations multilatérales axées sur l’action peuvent combler cet espace. Afin d’y parvenir, l’Union africaine doit d’abord faire face à des défis nouveaux et continus ; notamment : les changements climatiques et la diminution des ressources naturelles, y compris la rareté de l’eau ; un nombre record de migrants et de réfugiés ; ainsi qu’une infrastructure économique régionale devant croître pour satisfaire une explosion démographique des jeunes.

Le vent de changement soufflant sur l’Afrique n’est pas ordinaire ; c’est un ouragan déchaîné contre lequel le vieil ordre ne peut pas rester indifférent

Lors du forum des ministres de l’Institut Aspen tenu au Maroc en décembre dernier, nous avons rassemblé d’anciens ministres des Affaires étrangères de divers pays et avons invité des experts africains afin de discuter des succès du continent, ainsi que de son immense potentiel de progrès et de développement. Le ton du rendez-vous était fondamentalement optimiste ; nous y avons vu une infinité de possibilités pour établir de solides bases d’une croissance future. Toutefois, aucun des problèmes auxquels fait face le continent africain ne peut être éliminé simplement. Les partenariats, et non pas l’isolation, sont les seules manières de promouvoir cette nouvelle ère.

Un coopération ambitieuse peut permettre de résoudre le problème de la sécurité alimentaire. Une restructuration cohésive et partagée de l’économie d’import-export africaine, associée à un investissement auprès des fermiers locaux et ruraux par l’entremise de coopératives a le potentiel de nourrir les habitants du continent et de pays à l’extérieur de ses frontières. En optimisant les réseaux commerciaux intra-africains, nous pouvons répondre en temps réel au manque de ressources exacerbé par les changements climatiques en offrant de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin. En établissant des partenariats à l’extérieur du continent, les États membres peuvent exporter leurs stocks de denrées excédentaires.

La toute nouvelle Université Mohammed VI Polytechnique, par exemple, offre un modèle prometteur démontrant comment la coopération domestique et régionale peut créer des établissements d’enseignement sur le continent.

De même, la coopération est essentielle pour répondre à l’afflux de réfugiés, de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et de migrants. Lors du forum des ministres, nous avons convenu que le système de financement international en place visant à venir en aide aux réfugiés est imparfait et doit être examiné. Celui-ci compte sur les dons volontaires et échoue systématiquement dans la génération de ressources adéquates pour loger, éduquer et fournir aux réfugiés des ressources de base. La communauté internationale, y compris l’Union africaine, devrait établir des partenariats afin de développer de nouveaux mécanismes de financement tout en implantant un système de partage de responsabilités entre les nations ayant le plus de ressources pour qu’elles viennent en aide à celles qui, par proximité, accueillent la majorité des réfugiés.

Finalement, une croissance économique forte est essentielle pour créer des emplois qu’occupera la prochaine génération. Puisqu’une main-d’œuvre instruite fait se développer l’économie, l’Union africaine peut tenter d’étendre la formation professionnelle en s’associant à des infrastructures éducatives partout sur le continent. Finalement, afin de créer une source d’investissements durable pour le développement en Afrique, nous devons revigorer les partenariats public-privé ; entre autres exemples d’initiatives réussies, nous trouvons la Mozambique Malaria Performance Bond et le Power Africa Project.

La civilisation du XXIe siècle est mondiale. Le manteau de la coopération doit parer l’Afrique. Une Afrique unie modèlera le destin du monde

Le Maroc, où nous nous sommes rencontrés en décembre, sert d’exemple de partenariats holistiques et engagés nécessaires en Afrique pour que le pays soit en mesure de faire face aux défis alimentaires, économiques et liés aux réfugiés. La toute nouvelle Université Mohammed VI Polytechnique, par exemple, offre un modèle prometteur démontrant comment la coopération domestique et régionale peut créer des établissements d’enseignement sur le continent.

Notre expérience, à titre de ministres des Affaires étrangères, nous a démontré que la coopération édifie des nations, tandis que l’isolationnisme les déchire. C’est pour cette raison que nous croyons que de par des alliances solides, sur le continent et à l’étranger, l’Union africaine a la possibilité de mener et de renforcer l’Afrique alors que le continent revendique un rôle accru sur l’échiquier mondial. Monsieur Léopold Senghor, le premier président du Sénégal, a fait remarquer que « la civilisation du XXe siècle est universelle. Personne ne peut progresser sans l’autre. » [traduction] Pour paraphraser M. Senghor, la civilisation du XXIe siècle est mondiale. Le manteau de la coopération doit parer l’Afrique. Une Afrique unie modèlera le destin du monde.

Madame Madeleine K. Albright a été la 64e secrétaire d’État des États-Unis. Elle est la présidente de l’Albright Stonebridge Group et la présidente fondatrice du Forum des ministres de l’institut Aspen.
Monsieur Mohamed Benaïssa a été le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Maroc de 1999 à 2007 et est membre du Forum des ministres de l’institut Aspen.

#AtlanticDialogues : Madeleine Albright impressionnée par l’Université Mohammed VI Polytechnique

/

Au moment de clore la conversation d’ouverture des Atlantic Dialogues 2018, organisés par Policy Center for the New South, ex-OCP Policy Center, et dont le thème était  » Le populisme et la politique post-vérité : Un rapprochement contre la mondialisation « , qui accueillait l’ancien président du Cap-Vert, Pedro Pires, et l’ex-Secrétaire d’Etat américaine, Madeleine Albright, la modératrice de la séance et non moins rédactrice en chef et directrice exécutive de CNBC Afrique, Bronwyn Nielsen, s’est retournée vers l’ancienne chef de la diplomatie de Bill Clinton pour lui suggérer de poser à son tour quelques dernières questions qui n’ont pas été, à son sens soulevées lors des débats.

Lire ici