Russie

Urgent – L’OTAN expulse huit diplomates russes pour soupçons d’espionnage

L’OTAN a privé de leur accréditation huit diplomates russes travaillant à son siège à Bruxelles parce qu’il s’agirait « d’officiers du renseignement non déclarés.

L’OTAN a décidé de réduire de moitié la taille de la mission de la Russie auprès de l’alliance en réponse à des activités russes présumées malveillantes, notamment des meurtres et de l’espionnage. Huit (8) diplomates, considérés comme des agents de renseignement non déclarés, seront invités à partir et 2 autres postes supprimés.

Les deux postes supprimés sont actuellement vacants. Les huit diplomates russes qui perdent leur accréditation devraient quitter Bruxelles d’ici la fin du mois.

«Nous pouvons confirmer que nous avons retiré l’accréditation de huit membres de la mission russe auprès de l’OTAN, qui étaient des officiers de renseignement russes non déclarés», a déclaré aux médias anglais un responsable de l’OTAN

«Nous pouvons également confirmer que nous avons réduit à 10 le nombre de postes que la Fédération de Russie peut accréditer auprès de l’OTAN» poursuit la même source.

Cette décision, qui aurait été acceptée mardi, intervient après que des révélations ont fait état d’une implication présumée de Moscou dans une explosion meurtrière dans un dépôt de munitions en République tchèque en 2014.

La seule autre fois où l’OTAN a pris une telle mesure, c’était après de l’empoisonnement de l’agent double Sergei Skripal et sa fille Yulia à Salisbury en mars 2018.

Cyberattaque: Washington accuse la Russie

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Les Etats-Unis ont accusé vendredi la Russie d’être très probablement derrière la gigantesque cyberattaque qui les a frappés en affectant aussi des objectifs situés dans d’autres pays.

AFP

«C’était une entreprise très importante, et je crois que nous pouvons maintenant dire assez clairement que ce sont les Russes qui se sont engagés dans cette activité», a dit M. Pompeo lors de l’émission du commentateur politique Mark Levin, The Mark Levin Show.

Le secrétaire d’Etat a dénoncé une opération de grande ampleur consistant notamment, en utilisant un logiciel, à «entrer dans des systèmes du gouvernement américain».

La Russie a fermement démenti être impliquée dans cette affaire. «La Russie ne mène pas d’opérations offensives dans le cyberespace», a déclaré l’ambassade russe à Washington.

L’étendue de la cyberattaque ne cesse de s’élargir à mesure que l’on découvre de nouvelles victimes, au-delà des Etats-Unis, ravivant les craintes face aux risques d’espionnage.

«C’est une attaque majeure. Je dirais qu’elle est probablement encore en cours» et «sans précédent», a dit vendredi sur la chaîne Fox News l’élu républicain Marco Rubio, président de la commission du Renseignement au Sénat.

Il a évoqué, comme le gouvernement la veille, «une grave menace pour l’Etat fédéral, les collectivités locales, les infrastructures cruciales et le secteur privé».

Microsoft a indiqué jeudi soir avoir informé plus de 40 clients touchés par le logiciel utilisé par les pirates, qui pourrait leur permettre un accès sans entraves aux réseaux des victimes.

«Environ 80% de ces clients se trouvent aux Etats-Unis, mais notre travail a aussi permis d’identifier à ce stade des victimes dans plusieurs autres pays», a déclaré le président de Microsoft, Brad Smith, sur le blog du géant informatique. Les pays concernés sont le Canada, le Mexique, la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni, Israël et les Emirats arabes unis.

«Le nombre de victimes et les pays touchés vont continuer à augmenter, c’est certain», «créant une vulnérabilité technologique grave pour les Etats-Unis et le monde», a prévenu Brad Smith. «Ce n’est pas de l’espionnage ordinaire, même à l’ère numérique.»

Le gouvernement américain n’a découvert que la semaine dernière cette attaque lancée dès mars, sinon plus tôt.

Acte de guerre

Si le sénateur Rubio a estimé qu’un Etat étranger était bien derrière cet acte «patient», «sophistiqué» et «bien financé», il s’est gardé d’aller plus loin. «Quand vous désignez quelqu’un, vous devez être certain” car “c’est comme un acte de guerre», a-t-il dit.

Mais les soupçons des experts en sécurité informatique convergent vers Moscou, et Mike Pompeo a officialisé vendredi cette accusation.

Pour James Andrew Lewis, du cercle de réflexion Center for Strategic and International Studies, «il n’y a que peu de pays qui ont l’expertise et les ressources pour mener une telle attaque, et la Russie en fait partie».

Mike Pompeo avait d’ailleurs suggéré dès lundi une possible implication d’acteurs russes, évoquant des tentatives persistantes de tels acteurs pour “entrer dans les réseaux” des ministères et entreprises américains.

«C’est comme si des bombardiers russes avaient survolé notre pays tout entier de façon répétée sans être repérés», a commenté jeudi le sénateur républicain Mitt Romney, déplorant «le silence et l’inaction inexcusables de la Maison Blanche» du président Donald Trump.

Son collègue démocrate Mark Warner a aussi jugé «extrêmement préoccupant que le président ne semble pas prendre acte de la gravité de la situation, et encore moins y apporter une réponse».

Le président élu Joe Biden a promis d’en faire «une priorité» dès sa prise de fonctions le 20 janvier.

John Dickson, de la société spécialisée dans la sécurité Denim Group, explique que de nombreuses entreprises privées potentiellement vulnérables se démènent pour renforcer leurs protections, allant jusqu’à envisager de rebâtir totalement leurs serveurs.

«C’est tellement gros que tout le monde évalue les dégâts en ce moment», a-t-il dit à l’AFP. «C’est un coup grave porté à la confiance dans l’Etat et dans les infrastructures cruciales.»

Les hackeurs ont réussi à compromettre le logiciel Orion de la firme américaine SolarWinds, utilisé pour la gestion et la supervision de réseaux informatiques de grandes entreprises ou d’administrations.

L’Agence de sécurité nationale, qui supervise le renseignement militaire américain, a appelé à une vigilance accrue pour empêcher un accès des pirates aux systèmes clés de l’armée ou de l’Etat.

De fait, les experts soulignent la menace que cette cyberattaque représente pour la sécurité nationale, non seulement en cas de prise de contrôle des infrastructures cruciales mais aussi en cas d’accès au pilotage des réseaux de distribution de l’électricité ou d’autres services publics.

Selon les informations connues à ce stade, les pirates ont réussi à pénétrer les emails internes du Trésor et du ministère du Commerce américains.

Le ministère de l’Energie a confirmé vendredi avoir été touché, tout en assurant que le logiciel malveillant avait épargné ses missions les plus sensibles, notamment la branche chargée de la sécurité de l’arsenal nucléaire.

Bébés nés par GPA, bloqués en Russie à cause de la Covid bientôt remis à leurs parents chinois

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Les autorités russes ont dit mardi envisager un vol humanitaire pour évacuer des bébés nés de mères porteuses bloqués en Russie à cause du coronavirus, leurs parents étrangers ne pouvant venir les récupérer avec la fermeture des frontières.

AFP

«Nous envisageons la possibilité de fournir des visas et d’organiser un vol humanitaire depuis Pékin pour que les parents chinois puissent venir récupérer leurs enfants», a indiqué lors d’une conférence de presse Anna Mitianina, en charge du droit des enfants à Saint-Pétersbourg, où sont bloqués ces bébés, une partie d’entre eux dans un orphelinat.

Trente bébés nés de mères porteuses sont dans cette situation dans la ville de Saint-Pétersbourg, avaient annoncé fin août les autorités locales.

«Ils ont tous leurs papiers d’identité avec leurs noms chinois et ils vont très bien», a ajouté Mme Mitianina devant les portes de l’orphelinat, précisant toutefois que d’autres bébés nés de mères porteuses «se trouvent quelque part, nous ne savons pas exactement où, et échappent au contrôle» des autorités.

Selon elle, ce sont les agences responsables de l’organisation de la naissance des bébés qui les ont à charge. «Elles sont très opaques et préfèrent ne pas partager d’information sur leur activité», a-t-elle regretté.

Les frontières sont fermées à la plupart des étrangers depuis le mois de mars en Russie, l’un des rares pays où le commerce autour de la gestation pour autrui (GPA) est autorisé, bien que certaines voix exigent de mettre fin à cette pratique pour les couples étrangers.

En janvier, la première affaire criminelle pour «trafic» liée à la GPA a été ouverte contre un groupe comprenant des médecins et une mère porteuse à la suite de la mort d’un bébé, retrouvé dans un appartement près de Moscou.

En mai, les autorités ukrainiennes avaient elles aussi fait état d’une centaine de bébés nés de mères porteuses bloqués en Ukraine à cause de la fermeture des frontières.

La Chine a interdit en 2001 le recours à la gestation pour autrui à des fins commerciales ou altruistes, de crainte que des femmes dans le besoin soient exploitées.

Mais pour des sommes allant de 35.000 à 70.000 dollars, des couples peuvent avoir recours à des mères porteuses à l’étranger, du Laos à la Russie en passant par l’Ukraine, la Géorgie ou les Etats-Unis.

Le système a basculé dans le chaos avec la pandémie, qui a provoqué la fermeture des frontières et l’annulation des vols et des visas.

Coronavirus: La Russie passe devant la France et l’Allemagne pour le nombre de cas

Les autorités russes ont fait état jeudi de 11.231 nouvelles contaminations dues au nouveau coronavirus en 24 heures, une progression record qui porte le nombre de cas à 177.160 à l’échelle nationale, un total désormais supérieur à ceux de la France et de l’Allemagne. 

La cellule de crise dédiée à la lutte contre l’épidémie de COVID-19 a recensé dans le même temps 88 décès supplémentaires imputés à cette maladie que développent certaines personnes contaminées par le nouveau coronavirus, qui a fait un total de 1.625 victimes en Russie. 

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A Moscou, qui compte plus de la moitié des cas et des décès, la progression quotidienne a aussi atteint un record avec 6.703 nouvelles contaminations en 24 heures, ce qui porte le total à 92.676. Selon Sergueï Sobianine, maire de la capitale russe, le nombre de cas serait en réalité de l’ordre de 300.000. 

Il avait déclaré mercredi que le nombre des cas confirmés de contamination progressait à Moscou en raison de l’accélération des tests de dépistage.

Reuters

Russie, plus rapide progression en Europe de la pandémie pour le troisième jour consécutif

La Russie a enregistré mardi un nouveau bond de dix mille cas détectés de coronavirus, soit la plus rapide progression en Europe de la pandémie pour le troisième jour consécutif, avec un bilan de mortalité limité.

Le virus, qui a notamment contaminé et envoyé à l’hôpital la semaine dernière le Premier ministre Mikhaïl Michoustine, puis le ministre de la Construction Vladimir Iakouchev, a cette fois emporté un haut-responsable du secteur spatial.

Car alors que de nombreux pays européens amorcent un déconfinement progressif, la Russie connaît une propagation de la pandémie bien plus rapide qu’ailleurs en Europe, où le Royaume-Uni, pays du continent le plus touché avec plus de 30.000 morts, n’a par exemple rapporté que 4.000 cas supplémentaires lundi.

Selon les chiffres officiels, 10.102 nouveaux cas ont été enregistrés lors des 24 dernières heures, à peine moins que les deux jours précédents. La Russie compte désormais 155.370 cas.

Statistic: Number of new coronavirus (COVID-19) cases confirmed in Russia as of May 5, 2020, by date of report* | Statista
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Mais le bilan officiel des décès attribués au Covid-19 est de 1.451 morts, soit un taux de mortalité très faible par rapport à ce qui a été enregistré en Italie, en Espagne ou aux Etats-Unis.

Les autorités russes affirment que cela est dû à la fermeture rapide des frontières, au grand nombre de tests effectués et à un suivi des infections, mais des voix critiques mettent en doute ces chiffres, soupçonnant notamment que de nombreux décès ne soient pas comptabilisés car attribués à d’autres pathologies.

Selon un décompte de l’AFP, la Russie se classe 18ème dans le monde en nombre de morts de l’épidémie, tandis qu’elle est 7ème pour le nombre de cas.

L’agence spatiale russe Roskosmos a annoncé mardi qu’Evguéni Mikrine, directeur général adjoint de RKK Energia, l’une des principaux groupes russes de construction spatiale, était mort à 64 ans du coronavirus.

Début avril, ce haut responsable s’était rendu au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, pour le lancement d’un vaisseau vers la Station spatiale internationale.

Dans un message de condoléances, le président Vladimir Poutine a salué mardi sa “contribution inestimable” au programme spatial russe.

Moscou, épicentre de la maladie

La semaine dernière, le chef de Roskosmos, Dmitri Rogozine, avait indiqué que 173 employés du secteur spatial russe souffraient du coronavirus, et que six en étaient morts.

Au sommet de l’Etat, le porte-parole du Premier ministre a affirmé mardi que Mikhaïl Michoustine se sentait «bien» et que son traitement se passait «comme prévu». Le vice-Premier ministre Andreï Belooussov a néanmoins été nommé chef du gouvernement par intérim par Vladimir Poutine dès l’annonce de son hospitalisation jeudi.

Poutine lui-même ne participe plus qu’à des réunions par visioconférence depuis le début du mois d’avril.

Malgré la progression de la pandémie, le pays se prépare officiellement, à partir du 12 mai, à la levée progressive des mesures de confinement en vigueur depuis la fin du mois de mars.

A Moscou, épicentre de la maladie avec plus de la moitié des cas déclarés dans le pays, des masques chirurgicaux et des gants jetables ont commencé mardi à être mis en vente dans le métro.

Ces équipements sont vendus dans des distributeurs automatiques entre 20 et 50 roubles (25 et 65 centimes d’euros). Ils devraient être disponibles dans les prochains jours dans 15 stations du métro moscovite, selon un responsable du département des transports contacté par l’AFP.

En parallèle, des médias indépendants ou proches de l’opposition ont appelé mardi les soignants russes — en particulier dans les régions où les systèmes de santé sont moins performants qu’à Moscou — à signaler les pénuries de matériel de protection en remplissant un formulaire anonyme.

«Nous comprenons votre peur d’être licencié, de subir des sanctions ou des poursuites pour la publication d’informations objectives», indique l’appel publié sur le site du journal Novaïa Gazeta.

Des pénuries de masques ont été signalées dans le pays. Plusieurs médecins russes ont par ailleurs publié une liste de plus de 100 des leurs décédés du coronavirus, affirmant se méfier des statistiques officielles.

AFP

Incendie à bord de l’unique porte-avions russe

Un incendie a éclaté jeudi sur l’unique porte-avions russe, l’Amiral Kuznetsov, selon les agences russes, lors de travaux à quai à Mourmansk sur ce navire, le dernier incident d’une longue liste dans la Marine.

Selon les agences de presse russes, au moins un ouvrier est porté disparu après cet incendie qui a lieu tout juste plus d’un an après un précédent incident, au cours duquel le quai flottant sur lequel le porte-avion était amarré avait coulé à cause d’un problème électrique, faisant un mort.

Unique porte-avion de la flotte russe, le vieillissant Amiral Kouznetsov subit des travaux de réparation et de maintenance depuis début 2017, prévus pour durer jusqu’en 2021.

Selon l’agence Ria Novosti, qui cite le chantier naval Zvezdotchka en charge des travaux, le feu a pris dans la cale alors que des opérations de soudure étaient en cours.

Trois ouvriers étaient dans un premier temps portés disparus mais ce bilan a été revu à la baisse.

Plus de 400 personnes se trouvaient sur le bateau quand l’incendie a éclaté, a précisé un porte-parole de Zvezdotchka à l’agence TASS, ajoutant vérifier s’il y a des blessés.

«Nous recomptons (les gens), ça prend du temps, mais personne n’est sorti sur un brancard jusqu’ici», a indiqué le service de presse du chantier à l’agence d’Etat Tass.

L’incendie s’est étalée sur 600 m2

Le feu n’était pas encore circonscrit à la mi-journée et s’étalerait désormais sur 600 m2, a indiqué une source anonyme à l’agence Interfax.

Mis en service en 1990, l’Amiral Kuznetsov a notamment été déployé ces dernières années en Méditerranée dans le cadre de l’intervention russe en Syrie. Il n’avait pas subi de réparations majeures depuis 1997.

En octobre 2018, une grue de quinze mètres s’était effondrée sur le pont de l’Amiral Kuznetsov à cause d’une coupure de courant qui a fait stopper les pompes puis couler le dock flottant –unique en son genre en Russie– auquel le porte-avion était amarré.

Les problèmes touchant l’Amiral Kuznetsov ne sont pas isolés: sur les dix dernières années, trois incendies se sont déclarés sur des sous-marins russes en réparation, les experts mettant en cause le non respect récurrent des normes de sécurité sur les chantiers navals russes.

Plus dramatique, 14 sous-mariniers sont morts en juillet 2019 dans l’incendie d’un sous-marin de recherche d’une unité d’élite de la marine russe, alors qu’il menait une mission d’entraînement dans la mer de Barents.

Maroc/Russie : Réunion intergouvernementale à Rabat sur l’Agriculture

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La réunion de la Commission mixte intergouvernementale russo-marocaine pour la coopération économique, scientifique et technique, se réunira à Rabat du 2 au 4 octobre. Pour préparer cette rencontre, le directeur du département de la coopération internationale du ministère russe des Affaires étrangères, Maxim Markovich a eu, dans le cadre d’une séance de travail tenue à Moscou le vendredi 28 septembre, des entretiens avec de hauts responsables marocains, avec à leur tête l’ambassadeur du Maroc en Russie, Abdelkader Lachheb.

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