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Pyongyang

Sommet USA-Corée du Nord : Trump prédit une «relation formidable» avec Kim Jong Un

Réunis à Singapour pour un round de négociations qui paraissait jusqu’à ce soir irréalisable, il s’agit d’un précédent historique entre les États-Unis et la Corée du Nord officiellement en conflit depuis la guerre de Corée dans les années 50´du siècle dernier. D’emblée, à leur première rencontre, Donald Trump et Kim Jong-un ont échangé une poignée de mains historique.

Accompagnés au début de la rencontre de leurs délégations respectives, les deux chefs d’Etat sont en ce moment en réunion en tête-à-tête et à huis-clos avec la présence exclusive des interprètes.

La délégation américaine comprend notamment le Secrétaire d’Etat, Mike Pompeo qui a balisé le terrain pour ce sommet et le faucon conseiller pour la sécurité nationale, John Bolton. Alors que le leader nord-coréen est accompagné d’une forte délégation qui comprend notamment son ministre des affaires étrangères, Ri Yong Ho, le ministre de la Défense, No Kwang Chol, et sa sœur, Kim Yo Jong.

Sur la table des pourparlers, il y a bien sûr le dossier de la dénucléarisation de la Corée du Nord avec comme objectif la signature d’un traité de paix. Mais Pyongyang opte pour des négociations par paliers où elle essaiera de décrocher, par étapes, des acquis politiques et économiques, avec comme priorité la levée de l’embargo qui frappe le pays depuis des décennies.

Ce Sommet qu’on pourrait placer sous le signe de «ça passe ou ça casse», s’il réussissait ferait plus d’un heureux, en premier lieu la Corée du Nord qui se verra accordée des dizaines de milliards de dollars et une réhabilitation sur l’échiquier international à l’instar du statut acquis par la Corée du Sud et le Japon.

Au Moyen-Orient, tout succès de l’accord enchanterait les pays arabes, à leur tête l’Arabie saoudite et les Emirats arabes-unis, mais aussi et surtout Israël qui applaudira des deux mains pour la simple et bonne raison que l’accord signifiera un prélude et une autoroute ouverte pour une guerre contre l’Iran.

S’il est difficile de faire aujourd’hui des projections quant à l’issue des négociations entre américains et nord-coréens, tous les regards du monde restent ce mardi rivés sur Singapour à l’affût de toute nouvelle qui viendrait confirmer ou pas la prédiction de Donald Trump qui a estimé ce soir que la relation entre Washington et Pyongyang allait être «formidable».

Coup de théâtre : Trump ne veut plus rencontrer Kim Jong-un

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Dans une lettre adressée au leader nord-coréen Kim Jong-un, et publiée sur le compte Twitter de la Maison Blanche, Donald Trump écrit «qu’il n’est pas opportun, à ce stade, de maintenir cette rencontre prévue depuis longtemps», tout en dénonçant «la colère » et «l’hostilité» de Pyongyang vis-à-vis des Etats-Unis. Donald Trump, qui dit regretter cette «opportunité manquée», qualifie cette décision de «moment triste de l’histoire». Mais le président américain n’oublie pas d’évoquer solennellement la «puissance» de l’arsenal nucléaire américain, une menace à peine voilée.

Alors que la Corée du Nord avait annoncé plus tôt dans la journée du jeudi le démantèlement de son site d’essais nucléaires de Punggye-ri, le président américain Donald Trump a fait savoir ce 24 mai que sa rencontre prévue avec le chef d’Etat nord-coréen Kim Jong-un le 12 juin prochain à Singapour n’aurait pas lieu.

Il s’agit-là d’un vrai coup de théâtre alors que toute la communauté internationale voyait dans cette rencontre une lueur d’espoir en vue d’une accalmie et d’un apaisement dans cette région du monde, et une nouvelle ouverture dans les relations entre Washington et Pékin, le principal allié de Pyongyang.

Donald Trump a habitué la communauté internationale par ses rétractations surprises et ses revirements. Il l’a fait concernant l’accord de Paris sur le climat, sur le nucléaire iranien, sur le statut d’Al-Qods et aujourd’hui sur son agenda de désescalade avec le pouvoir nord-coréen.

Sommet intercoréen : le détail de l’accord historique

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« La Corée du Sud et la Corée du Nord chercheront à tenir des pourparlers tripartites avec les Etats-Unis, dont la Chine, dans le but de mettre fin à la guerre de Corée (1950-1953) et d’instaurer une paix permanente dans la péninsule coréenne », ont annoncé aujourd’hui les présidents sud et nord coréens Moon Jae-in et Kim Jong-Un. Dans une déclaration conjointe après le sommet de Panmunjeom, les deux dirigeants ont réaffirmé l’objectif commun des deux Corées de faire de la péninsule coréenne une région complètement dénucléarisée. Pour atteindre ces objectifs et poursuivre les discussions sur le problème nucléaire nord-coréen, Moon se rendra à Pyongyang cet automne.

Moon Jae-in et Kim Jong-Un ont signé la «Déclaration de Panmunjeom pour la paix, la prospérité et l’unification de la péninsule coréenne», dans laquelle ils ont précisé qu’il n’y aurait plus de guerre sur la péninsule et qu’une nouvelle ère de paix a commencé.

« La Corée du Sud et la Corée du Nord coopéreront activement pour établir un régime de paix permanent et solide dans la péninsule », peut-on lire dans la déclaration commune, rapporte The Korea Times.

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur attachement à la non-agression et se sont mis d’accord sur la réduction graduelle des armements pour réduire les tensions militaires et renforcer la confiance militaire entre les deux Corées.

« Au cours de cette année marquant le 65ème anniversaire de l’Armistice, la Corée du Sud et du Nord ont convenu de poursuivre activement les réunions trilatérales entre les deux Corées et les Etats-Unis ou les réunions quadrilatérales entre les deux Corées, les Etats-Unis et la Chine afin de déclarer la fin de la guerre et l’établissement d’un régime de paix permanent et solide (…) La Corée du Sud et la Corée du Nord ont confirmé l’objectif commun de réaliser, par une dénucléarisation complète, une péninsule coréenne dénucléarisée » est-il défini dans l’accord.

Le président sud-coréen, Moon Jae-in a déclaré dans ce sens : «Le gel nucléaire préemptif de la Corée du Nord sera un bon début pour la dénucléarisation complète de la péninsule», se référant à l’annonce récente du Nord de suspendre les essais nucléaires et de missiles et de fermer son site d’essais nucléaires.

Pour sa part, le leader nord-coréen, Kim Jong-Un, a affirmé qu’il faisait « des efforts pour que l’accord que conclu aujourd’hui ne se révèle pas comme avant, mais produise un bon résultat. »

En outre, dans la déclaration commune, les deux Corées ont accepté de jouer leur rôle et de prendre des mesures responsables pour la dénucléarisation de la péninsule, et de faire des efforts pour obtenir un soutien international.

Moon Jae-in et Kim Jong-Un ont accepté de discuter des problèmes de la péninsule et d’instaurer la confiance par le biais de sommets et de conférences téléphoniques. Moon se rendra également à Pyongyang cet automne. Pour soulager les tensions militaires et réduire les risques de guerre, le Sud et le Nord ont décidé d’arrêter toute activité hostile.

À partir du 1er mai, ils arrêteront la diffusion de propagande près des frontières intercoréennes et feront de la zone démilitarisée (DMZ) une zone de paix où il n’y aura pas d’armes. Les deux Corée tiendront souvent des pourparlers militaires, les premiers étant prévus pour le mois de mai.

Pour améliorer les relations intercoréennes, les deux Corées ont décidé de tenir des pourparlers dans divers domaines dès que possible et ouvrir un bureau de liaison à Gaeseong, en Corée du Nord, où des fonctionnaires des deux Corées seront affectés aux échanges non gouvernementaux. Ils chercheront à organiser des événements conjoints dans tous les secteurs de la société et participeront conjointement à des événements sportifs internationaux tels que les Jeux asiatiques de 2018. Ils tiendront également des pourparlers avec la Croix-Rouge pour la réunion des familles séparées, prévoyant d’organiser le premier événement le jour de la libération, le 15 août. Les deux Corées chercheront également divers projets de coopération convenus par une déclaration conjointe antérieure après le sommet intercoréen de 2007.

Au cours des discussions de 100 minutes dans la matinée, les deux dirigeants ont convenu de la plupart des parties de l’accord. La discussion de l’après-midi a eu lieu entre les délégués sans les dirigeants pour affiner les termes de la déclaration.

Les deux dirigeants coréens sont tombés d’accord dans la déclaration de Panmunjeom sur les 9 points suivants :

  1. Les deux Corées sont convenues de déclarer la fin de la guerre de Corée qui a été suspendue depuis un accord d’armistice en 1953.
  2. Les deux Corées conviennent de faire de la dénucléarisation un objectif commun et de travailler ensemble pour rendre la péninsule coréenne exempte de toute arme nucléaire.
  3. Le président sud-coréen Moon Jae-in se rendra à Pyongyang en automne.
  4. Les deux Corée conviennent d’arrêter une série d’actes hostiles au sol, dans les airs et en mer.
  5. À partir du 1er mai, les deux Corées cesseront de diffuser de la propagande à la frontière intercoréenne.
  6. Les deux Corées établiront un bureau de liaison exploité conjointement à Gaeseong, en Corée du Nord.
  7. Le 15 août, les deux Corées organiseront des réunions de familles séparées par la guerre de Corée de 1950-1953.
  8. Les deux Corées ont accepté de reconnecter un chemin de fer intercoréen sur la côte Est.
  9. Les deux Corées participeront conjointement aux Jeux asiatiques de 2018.

Coup de théâtre : Rencontre Trump et Kim Jong-Un en mai

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Le conseiller à la sécurité nationale de Corée du Sud a annoncé ce soir qu’un sommet Trump – Kim Jong-un aura lieu au mois de mai prochain.

La Corée du Nord avait appelé un peu plus tôt dans la soirée le président américain Donald Trump à procéder à des discussions bilatérales franches et directes entre Pyongyang et Washington.

Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a proposé via des émissaires sud-coréens, une rencontre directe avec le président américain.

La Maison Blanche fera une déclaration à ce sujet cette nuit.

L’émissaire sud-coréen Chung Eui-Yong, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud, qui a visité récemment la Corée du Nord annonce que Pyongyang s’engage à ne plus procéder à des essais nucléaires ou de tirs de missiles balistiques.

Stormy Daniels, l’actrice X qui poursuit Trump en justice passe pour la première fois à la télé dimanche soir

Paradoxalement, l’autre information phare de la soirée dans la côte est des États-Unis d’Amérique, est ce que vient de révéler Laurence Haim dans un tweet. La journaliste franco-israélienne a en effet indiqué que l’actrice porno qui accuse le président Trump de harcèlement sexuel fera sa première interview télévisée dimanche soir dans le prestigieux magazine 60 Minutes sur CBS. Un week-end explosif en vue aux USA !

Les Etats-Unis procèdent à des manœuvres aéronavales d’envergure sans précédent dans le Pacifique Ouest

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Les Etats-Unis d’Amérique conduisent en ce moment des manœuvres conjointes de grande envergure entre trois groupes aéronavals dans la mer du Japon, à l’ouest de l’océan Pacifique. Cet exercice, emmené par l’US Navy, réunit au large des côtes asiatiques les porte-avions USS Ronald Reagan, USS Nimitz et USS Theodore Roosevelt, accompagnés d’une puissante escorte de croiseurs et destroyers, avec le soutien de sous-marins et d’appareils basés à terre. Les bâtiments américains vont conduire des exercices de défense, de surveillance maritime et de riposte aérienne.

Alors que les tensions demeurent fortes entre les Etats-Unis et la Corée du nord, et que Donald Trump achève une tournée en Asie, la flotte américaine n’avait pas organisé des manœuvres de cette ampleur depuis l’exercice Valiant Shield, qui s’était déroulé en 2007 au large de l’île de Guam. Plus récemment, des entraînements impliquant deux porte-avions avaient été conduits à plusieurs reprises dans la région, en particulier en mer de Chine et en mer des Philippines.

On apprend aussi que des bâtiments de la marine de guerre sud-coréenne se sont joints à cette démonstration de force inédite à l’adresse de la Corée du nord, dont les ambitions nucléaires ne sont plus un secret.

L’exercice, qui doit se poursuivre durant quatre jours, est destiné à renforcer la dissuasion contre les menaces nucléaires et les missiles de la Corée du nord, et à démontrer la préparation à repousser toute action provocatrice de l’ennemi. Il met en action trois des fleurons de l’aéronavale américaine : 1) Le Theodore Roosevelt a quitté sa base de San Diego le 6 octobre et a notamment fait escale à Guam le 31. Le bâtiment et son groupe sont partis pour un déploiement de plusieurs mois qui va les emmener jusque dans la région du golfe arabo-persique, où ils rejoindront 2) l’USS Nimitz, qui a quitté cette zone en octobre et se trouve actuellement en mer du Japon ; 3) Le Ronald Reagan, qui a participé le mois dernier à des manoeuvres en Corée du sud ayant provoqué la colère du régime de Pyongyang, fait partie de la 7ème flotte américaine basée de manière permanente au Japon.

De son côté, la Corée du Nord a vigoureusement dénoncé ces manœuvres, destinées selon elle «à préparer une invasion de son territoire».

LE1

URGENT – La Corée du Nord lance un missile en direction du Japon

La Corée du Nord a effectué cette nuit un nouveau tir de missile en direction du Japon. Le projectile encore non identifié a été tiré depuis Sunan, près de Pyongyang, en direction de l’Est.


Il y a dix jours, la Corée du Nord avait effectué un test nucléaire en larguant une bombe seize fois plus puissante que celle d’Hiroshima.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait condamné mardi, et à l’unanimité, Pyongyang, pour ce test qui, selon les termes de Washington, «menace la sécurité du monde.»

LE1