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Pedro Sánchez

L’Espagne supprime la TVA sur les denrées alimentaires de base et réduit la TVA sur les huiles et les pâtes

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Le président du gouvernement d’Espagne, Pedro Sánchez, a annoncé mardi la réduction, pour une durée de six mois, de la TVA sur les produits alimentaires, qui passera de 4 % à 0 % pour les aliments de base et de 10 % à 5 % pour les huiles et les pâtes.

Mardi, Pedro Sánchez, a annoncé une nouvelle série de mesures anti-crise en raison de la guerre en Ukraine. Les mesures comprennent un chèque pour les familles dont le revenu annuel est inférieur à 27 000 euros et une réduction de la TVA sur les aliments de base tels que le pain, le lait et les œufs. Ces mesures, qui auront un impact économique de plus de 10 milliards d’euros, entreront en vigueur le dimanche 1er janvier.

Baisse de la TVA

La suppression temporaire de la TVA vise les aliments de base tels que le pain, la farine panifiable, le lait de toute espèce animale, le fromage, les œufs, les fruits, les légumes, les légumineuses, les pommes de terre et les céréales. Ces produits alimentaires bénéficiaient déjà du taux de TVA super-réduit de 4 % et passeront désormais à 0 % pour les six prochains mois.

En outre, le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a annoncé que le taux pour les huiles (y compris l’huile d’olive) et les pâtes sera également réduit de moitié : de 10% à 5% durant la même période.

200 € d’aide directe pour les familles

Afin d’aider les ménages à atténuer la hausse de l’inflation, notamment après l’augmentation du prix des produits de base, le Conseil des ministres a approuvé une aide de 200 euros pour 4,2 millions de familles, celles dont le revenu annuel ne dépasse pas 27 000 euros. Ce paiement ne pourra être effectué qu’une seule fois par virement bancaire : il faudra en faire la demande auprès de l’Agence fiscale et fournir le numéro de compte où le paiement doit être reçu.

Transports publics : Maintien de la gratuité des trains de banlieues et régionaux

L’exécutif maintient la gratuité des abonnements aux trains de banlieue et régionaux : Cercanías, Rodalies et Media Distancia durant toute l’année 2023. Il a été également décidé de maintenir la réduction de 30 % sur les transports publics urbains et interurbains.

Prolongement des réductions des taxes sur l’électricité et le gaz

Les réductions de taxes sur l’électricité et le gaz ont également été prolongées pour les six prochains mois. Ainsi, la TVA sur l’électricité restera à 5 % (contre les 10 % habituels), la taxe sur la production sera supprimée et la taxe sur l’électricité sera réduite au minimum autorisé. Cela signifie que la facture d’électricité continuera à être réduite par le biais de la fiscalité. En revanche, le prix maximum de la bouteille de butane reste plafonné.

Plafonnement des loyers

Le gouvernement espagnol a poussé la prolongation jusqu’au 31 décembre de la limite de 2% pour la mise à jour annuelle des loyers. Ainsi, lors de l’actualisation du prix annuel d’un contrat de location, même s’il a été convenu que celui-ci serait fixé en fonction de l’indice des prix à la consommation, il ne peut être augmenté que de 2 % au maximum. En outre, les locataires dont le contrat se termine entre le 1er janvier et le 30 juin pourront le prolonger de six mois supplémentaires dans les mêmes conditions. Cela leur évite de devoir signer un nouveau contrat dans lequel le propriétaire peut augmenter le prix librement.

Mesures pour les ménages vulnérables

Le Conseil des ministres d’Espagne a donné son feu vert à plusieurs mesures destinées à aider les ménages vulnérables : la suspension des expulsions pour ces familles est prolongée de six mois, l’interdiction de la coupure des produits de première nécessité pour 2023 et le prolongement du chèque social. En outre, l’augmentation de 15 % du revenu minimum d’existence (RMI) et des pensions de retraite ou d’invalidité non contributives est maintenue.

300 millions € d’aide directe aux agriculteurs

Pour les agriculteurs, le gouvernement allouera 300 millions d’euros d’aides directes pour compenser l’augmentation des coûts de production due à la hausse des prix des engrais. Le gouvernement, a déclaré Pedro Sánchez, «veillera» à ce que toutes ces aides soient correctement répercutées sur le prix des denrées alimentaires. Cela signifie que les distributeurs seront empêchés de conserver une marge plus élevée en maintenant les prix de produits qui, en théorie, devraient être moins chers.

Subvention aux carburants pour les transports, agriculteurs et pêcheurs

Le Conseil des ministres espagnol a supprimé la subvention générale de 20 centimes d’euro par litre de carburant. En revanche, il maintient la subvention des carburants pour les transports routiers professionnels, les agriculteurs, les compagnies maritimes et les pêcheurs.

Parmi les compagnies pétrolières, Repsol prolongera son rabais supplémentaire de 10 cents par litre pour les particuliers jusqu’à la fin mars (après cette date, il sera lié à l’achat d’autres produits). Les agriculteurs recevront également une autre aide, pouvant aller jusqu’à 20 centimes par litre, par le biais du remboursement de la taxe spéciale sur les hydrocarbures. Son coût s’élève à 240 millions d’euros. Tandis que pour les pêcheurs, l’aide coûtera 120 millions d’euros.

Soutien à l’industrie à forte utilisation de gaz

Une nouvelle ligne de liquidité de 500 millions d’euros a été ouverte auprès de l’Institut de crédit officiel (ICO) par le gouvernement espagnol pour aider l’industrie dépendante du gaz. A cet effet, des aides ont été accordées au secteur de la céramique et à d’autres sous-secteurs pour un montant supplémentaire de 450 millions d’euros.

(Source : El Pais et EFE)

Ahmed Charaï : L’Espagne devrait s’impliquer davantage dans le rapprochement entre le Maroc et l’Algérie

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La position constante du Roi Mohammed VI quant à de relations fraternelles avec le voisin algérien est une leçon de realpolitik infligée au régime militaire sur place et à ses sponsors. Malgré toutes les attaques ignobles proférées contre le Maroc et la personne du Roi, le souverain n’a pas fait bouger d’un iota sa posture. Sans faillir, il a relevé et gagné les défis militaires, sécuritaires, économiques et diplomatiques de la relation exécrable que nourrie le palais d’El Mouradia, avec une détermination à toute épreuve tout en conservant une hauteur royale et toute la dignité des marocains.

Afin d’éclairer le lectorat espagnol, un des publics concernés par le discours du Roi Mohammed VI, prononcé, ce 30 juillet 2022, à l’occasion la fête du trône, l’éditorialiste marocain Ahmed Charaï a signé une tribune sur le quotidien madrilène La Razón, sous le titre «Supprimer les obstacles». M. Charaï démontre avec gravité que des relations fraternelles entre le Maroc et l’Algérie, souhaitées par le Roi, sont vitales pour l’avenir de l’Espagne et de toute l’Europe.

Une fois de plus, le roi du Maroc Mohammed VI, dans un discours prononcé à l’occasion de la fête du trône, a évoqué la nécessité de relations fraternelles entre le Maroc et l’Algérie et a rejeté toute tentative de créer des passions destructrices entre les deux peuples, écrit Ahmed Charaï dans une tribune publiée sur le journal espagnol La Razón.

Relations désastreuses et mauvaise fois algérienne

Ahmed Charaï brosse un tableau noir des relations Maroc-Algérie : « Aujourd’hui, les relations entre les deux pays sont bloquées, désastreuses, mettant en cause les intérêts des deux peuples. Les frontières sont fermées depuis un quart de siècle, les déclarations fracassantes sont monnaie courante et le choc des deux nationalismes est important».

Une dégradation nourrie essentiellement par l’animosité de la partie algérienne. «Dès que le Maroc prend une initiative dans le sens de l’apaisement, Alger répond par une virulence accrue et un rejet tonitruant», se désole l’éditorialiste.

Coût économique très élevé

«Cette situation de tension permanente est coûteuse et empêche l’émergence d’un marché fluide entre les deux grands pays de la région» affirme M. Charaï.

Le Maroc et l’Algérie ont des populations très jeunes. Les taux de croissance actuels ne permettent pas de réduire significativement le chômage. Dans ces conditions, les investissements étrangers ne sont pas un luxe mais sont absolument nécessaires et permettent la création de richesses, d’emplois et, en définitive, de bien-être pour les deux nations, souligne-t-il.

Alors que la Chine et la Russie envahissent l’Afrique, l’Europe a besoin d’un plan compact pour le sud de la Méditerranée.

Amhed Charaï – La Razón, 02/08/2022

La situation économique n’a jamais été aussi favorable. L’Europe, Espagne en tête, assure que le vieillissement de sa population limite les perspectives de croissance. Les possibilités résident dans le continent africain, dont l’Afrique du Nord est la porte d’entrée. Dans tous les secteurs – agriculture, industrie, tourisme – cette région est attractive.

«Mais les relations entre le Maroc et l’Algérie constituent un véritable obstacle» affirme M. Charaï.

Les économistes s’accordent à dire que les deux pays perdent 2 à 3 points de croissance chaque année, ce qui est énorme et semble suicidaire quand on sait que chaque point de croissance équivaut à des centaines de milliers d’emplois, poursuit l’éditorialiste.

La normalisation des relations Maroc-Algérie, un enjeu géostratégique

«Une normalisation entre Rabat et Alger permettrait un partenariat plus poussé avec la Tunisie et la Mauritanie et faciliterait la stabilisation de la Libye. Cela ne peut que renforcer le poids de ce groupe sur la scène internationale», analyse M. Charaï.

Le gouvernement Sánchez en Espagne s’inscrit dans cette vision qui ambitionne d’instaurer des relations pacifiques, réalistes et bénéfiques avec ses deux voisins, affirme-t-il.

M. Charaï rappelle l’importance du sud de la Méditerranée que le gouvernement espagnol considère comme une région vitale pour son pays. Toutefois, il appelle ce même gouvernement à s’engager de manière plus soutenue à apaiser les tensions.

«Il faut espérer que la diplomatie de Madrid s’implique davantage dans le processus de normalisation entre ses deux voisins, qu’elle considère comme des partenaires indispensables», insiste-t-il.

Il est dans l’intérêt de toutes les parties de s’orienter vers une coopération plus étroite entre les deux rives de la Méditerranée, poursuit M. Charaï.

Les dirigeants algériens viendront, plus ils seront nombreux, mieux ce sera, a-t-il renchéri.

Et de conclure : «Les enjeux géostratégiques dans cette région sont élevés. Alors que la Chine et la Russie envahissent l’Afrique, l’Europe a besoin d’un plan compact pour le sud de la Méditerranée. C’est une évidence qui s’applique à tous».

Laftit à Madrid pour sceller davantage les relations stratégiques entre le Maroc et l’Espagne

Abdelouafi Laftit a été chaleureusement accueilli ce mercredi 15 juin à Madrid par son homologue espagnol, Fernando Grande-Marlaska. Ce dernier a tenu à poser devant les cameras avec une poignée de main ferme, franche et confiante reflétant la proximité historique entre le Maroc et l’Espagne, deux royaumes unis contre l’axe du mal représenté par l’État voyou algérien.

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, et son homologue espagnol, Fernando Grande-Marlaska, ont tenu, ce mercredi 15 juin 2022 à Madrid, une réunion de travail lors de laquelle ils ont eu des discussions approfondies autour des sujets d’intérêt commun.

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont rappelé l’importance stratégique des relations entre les deux Royaumes, qui puisent dans les liens d’amitié et de fraternité unissant le Roi Mohammed VI et le Roi Felipe VI. Messieurs Laftit et Grande-Marlaska se sont félicités, à cet égard, de l’exemplarité de la coopération entre les services des ministères de l’Intérieur des deux pays, qui vient en concrétisation de la nouvelle dynamique inédite dans les relations entre les deux pays, fondée sur la transparence, le respect mutuel, la confiance réciproque, la coopération franche et loyale et la concertation permanente.

À cette occasion, les deux ministres ont salué les efforts déployés pour la concrétisation progressive des différents éléments de la feuille de route adoptée au terme des discussions entre le Roi Mohammed VI et le Président du Gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, lors de sa visite officielle au Royaume du Maroc, avril dernier.

Ils ont aussi mis l’accent sur la coopération maroco-espagnole exemplaire dans les domaines des migrations et de la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale. Ils ont souligné la nécessité de renforcer davantage leur coopération en la matière.

De même, les deux parties ont mis en évidence l’importance de la préservation d’un environnement de sécurité et de stabilité régionale, qui reste un objectif fondamental et une responsabilité partagée, nécessitant une coopération efficace dans tous les domaines pour faire face aux défis et menaces pesant sur la sécurité des deux pays.

Ils se sont félicités de la reprise de l’opération Marhaba/Transit et ont convenu de renforcer la coordination entre leurs départements respectifs à l’effet de lui assurer le meilleur niveau de réussite et ont loué, également, le rôle de la Fondation Mohammed V pour la solidarité dans le pilotage de cette opération.

Sahara Marocain : Piquée au vif, l’Algérie suspend son traité de coopération et d’amitié avec l’Espagne

L’Algérie a décidé de procéder à la suspension «immédiate» du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec l’Espagne, a indiqué mercredi une déclaration du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Estimant que la nouvelle position des autorités espagnoles était en «violation de leurs obligations juridique, morale et politique», l’Algérie «a décidé de procéder à la suspension immédiate du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le royaume d’Espagne et qui encadrait le développement des relations entre les deux pays», a indiqué la présidence algérienne.

«Ces mêmes autorités qui assument la responsabilité d’un revirement injustifiable de leur position depuis les annonces du 18 mars 2022», a ajouté le communiqué du locataire du palais d’El Mouradia.

https://twitter.com/aps_algerie/status/1534557971706953728?s=21&t=-C146Fmiqn879g9LqQHJ1A

L’Espagne a dit «regretter» la décision d’Alger

L’Espagne a dit regretter «l’annonce de la présidence» algérienne, ajoutant considérer «l’Algérie comme un pays voisin et ami et réitère sa disponibilité entière pour continuer à maintenir et à développer les relations spéciales de coopération entre les deux pays».

Pedro Sanchez réitère le jour même son soutien à l’initiative marocaine

Le soutien du gouvernement espagnol à l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara s’inscrit dans une « vision d’Etat pour apporter la stabilité à l’ensemble de la région » et répond à une dynamique internationale en faveur de l’approche adoptée par le Maroc, a affirmé, mercredi, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

« L’Espagne doit avoir une vision d’État et apporter la stabilité à la région. (…) la position prise par le gouvernement est la meilleure pour enclencher le dialogue et régler ce conflit de longue date », a relevé M. Sanchez devant les députés du Congrès.

« La position de l’Espagne est conforme à celle de nos partenaires européens et de nombreux autres pays », a fait observer le chef de l’exécutif espagnol, rappelant que « la France soutient la proposition du Maroc depuis des années, et d’autres pays importants comme l’Allemagne, les États-Unis et les Pays-Bas s’y rallient ».

La Commission européenne (CE) et le chef de la politique étrangère de l’UE ont également exprimé leur soutien à la proposition marocaine, a-t-il assuré.

«Après tant de décennies de conflit, de nombreux pays reconnaissent que l’autonomie est la proposition la plus réaliste», a fait valoir M. Sanchez, précisant que l’Espagne ne veut pas être un « simple spectateur » vis-à-vis du conflit du Sahara.

«L’Espagne a un intérêt particulier dans la solution de ce conflit qui ne peut plus être l’objet d’un attentisme sans fin, surtout dans le contexte géopolitique actuel », a insisté le président du gouvernement espagnol, mettant l’accent sur l’impératif de résoudre ce différend dans le cadre de l’ONU.

«Nous devons comprendre après 46 ans qu’il est nécessaire de faire évoluer nos positions et de privilégier un cadre de dialogue pour une solution concertée », a-t-il conclu.

Le Roi Mohammed VI reçoit le Président du Gouvernement Espagnol Pedro Sanchez

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Le Roi Mohammed VI a reçu ce jeudi, au Palais Royal de Rabat, Pedro Sanchez, Président du Gouvernement Espagnol, qui effectue, à l’invitation du Souverain, une visite au Maroc dans le cadre d’une nouvelle étape de partenariat entre les Royaumes du Maroc et d’Espagne, indique un communiqué du Cabinet royal.

Cette audience, qui s’inscrit dans le prolongement de l’entretien téléphonique intervenu le 31 mars entre le Roi Mohammed VI et le Président du Gouvernement Espagnol, vient en concrétisation de la lettre adressée le 14 mars par Monsieur Pedro Sanchez au Roi dans laquelle le Gouvernement espagnol s’engage à inaugurer une nouvelle phase dans les relations entre les deux Royaumes, basée sur la transparence et le respect mutuel.

Cette nouvelle dynamique se veut un écho à l’appel du Roi Mohammed VI lors du Discours du 20 août 2021 à inaugurer une étape inédite dans les relations entre les deux pays.

Au cours de cette audience, Pedro Sanchez, a tenu à réaffirmer la position de l’Espagne sur le dossier du Sahara, considérant l’initiative marocaine d’autonomie comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend.

A cette occasion, le Roi Mohammed VI et le Président du Gouvernement Espagnol ont réitéré la volonté d’ouvrir une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays, fondée sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la concertation permanente et la coopération franche et loyale.

À cet égard, il a été notamment convenu la mise en œuvre d’actions concrètes dans le cadre d’une feuille de route couvrant l’ensemble des domaines du partenariat, intégrant toutes les questions d’intérêt commun.

Par ailleurs, l’audience accordée au Chef de l’exécutif espagnol a été l’occasion de passer en revue les différents volets d’intérêt commun dans leurs composantes politique, économique, sécuritaire et culturelle. Les questions régionales et internationales ont également été au menu de ces entretiens.

Ont assisté à cette audience du côté espagnol, le ministre des Affaires étrangères, de l’Union Européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, l’ambassadeur d’Espagne à Rabat, M. Ricardo Diez-Hochleitner, et du côté marocain, le Conseiller du Roi, M. Fouad Ali El Himma, le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, et l’ambassadeur de SM le Roi à Madrid, Mme Karima Benyaich.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères : « Il est nécessaire de renforcer les relations avec le Maroc et les États-Unis»

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arantxa González Laya, a remis ce matin le portefeuille du ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération à José Manuel Albares, un proche confident du président du gouvernement Pedro Sánchez. Le ministre sortant a déclaré que c’était un moment doux-amer. Doux pour les réalisations et amer car il y a beaucoup à faire. Justement, le nouveau ministre des Affaires étrangères a souligné la nécessité de renforcer les relations avec le Maroc et les États-Unis. «Pour les Espagnols, les choses ne peuvent pas bien se passer à l’intérieur si nous ne les faisons pas bien à l’extérieur», a déclaré José Manuel Albares.

José Manuel Albares, qui remplace Arancha González Laya à la tête du ministère des Affaires étrangères après le transfert de portefeuille ministériel et la refonte de l’Exécutif , a pris ses fonctions ce lundi lors de la cérémonie qui s’est tenue dans la salle d’audience du Palacio de la Zarzuela : « Je partage pleinement votre projet politique : vos objectifs et vos idéaux. J’ai travaillé avec lui, le conseillant, apprenant avec lui, toujours dans le domaine des relations internationales », a-t-il déclaré en s’adressant à Pedro Sánchez.

Le nouveau ministre s’est exprimé sur la situation actuelle concernant la crise sanitaire, arguant que «si nous ne le faisons pas bien, cela pourrait se transformer en crise diplomatique en raison des déséquilibres qui peuvent survenir autour du vaccin». « Je suis bien conscient que je prends le ministère dans des moments très difficiles. Jamais auparavant nous n’avons connu une crise sanitaire qui s’est transformée en crise économique et en crise sociale ».

Toutefois lors de son investiture, si quelque chose a pris de l’importance, ce sont ses propos sur le crise qui a éclaté entre le Maroc et l’Espagne après l’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes du Polisario, Brahim Gali : «Avec nos voisins du sud, nous devons renforcer davantage nos relations, notamment avec le Maroc, notre grand voisin et ami du sud», a-t-il déclaré devant Arancha González Laya.

Albares a également souligné, en évoquant le États-Unis et le Maroc, l’obligation de son pays de travailler avec ses alliés et amis sur les sujets de « changement climatique », « de la sécurité » et « des mouvements migratoires ».

« Il y a des choses que nous pouvons faire seuls au sein du ministère, mais nous devons travailler en équipe avec d’autres ministères », a-t-il déclaré, avant de souligner que « nous devons expliquer au monde que l’Espagne est un endroit sûr pour venir passer le été .»

Il a également souligné que l’Espagne «est à la pointe du monde en matière de vaccination».

Il est à noter que les relations entre Madrid et Washington se sont dégradées suite au soutien financier qu’a apporté l’Espagne au régime de Maduro au Venezuela. Une crise telle, que la Maison Blanche avait menacé le gouvernement de Pedro Sanchez de représailles économique sur son pays. ( lire Arancha González Laya, sacrifiée sur l’autel des relations entre le Maroc et l’Espagne ? )

Les anciens ministres des Affaires étrangères Marcelino Oreja (UCD) et les « populaires » Ana Palacio et Josep Piqué étaient également présents à la cérémonie de passation de pouvoir.

Arancha González Laya, sacrifiée sur l’autel des relations entre le Maroc et l’Espagne ?

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a limogé ce samedi 10 juillet sa ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, qui a cristallisé la colère du Maroc en jouant un rôle central dans la décision de l’Espagne d’accueillir sous une fausse identité un repris de justice et criminel de guerre, en dépit des mises en garde de son collègue au ministère de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. C’est l’ambassadeur espagnol à Paris, José Manuel Albares qui devient le nouveau Chef de le diplomatie du pays et qui a la lourde tâche de rattraper les erreurs de la politique étrangère de l’Espagne vis-à-vis le Maroc mais également vis-à-vis l’administration américaine.

De la décision de l’administration américaine de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur le Sahara, jusqu’à l’exclusion des conclaves de Ceuta et Melilla de l’opération d’accueil des MRE Marhaba 2021, passant par l’hospitalisation du chef des séparatistes du polisario dans un hôpital de Logrones, près de Saragosse, les relations entre le Maroc et l’Espagne ne se sont jamais aussi dégradées.

Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol plus affaibli que jamais sur la scène locale et internationale, annonce ce samedi matin un large remaniement ministériel marqué par le limogeage de la ministre des Affaires Etrangères Arancha González Laya.

Au centre de la crise entre le Maroc et son pays, Arancha González Laya est celle qui a coordonné avec le régime militaire algérien et autorisé l’arrivée en Espagne dans un état critique et dans la plus grande clandestinité de Brahim Ghali le 18 avril 2021 dans un avion de la présidence algérienne. L’information rapportée par le quotidien colombien El Heraldo a fait l’effet d’une bombe en raison des plaintes pour «tortures» et «génocide» déposées en Espagne contre le chef du Front Polisario.

Constituant un front commun avec Berlin, Alger et Pretoria, Madrid souhaitait faire barrage à la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Un lobbying intense de ce groupe de pression anti-Maroc s’est mis en branle dès novembre 2021 pour tenter d’influencer les décisions des Nations unies.

La réaction de Rabat a été inattendue de par sa fermeté et son audace en gelant toute coopération avec Berlin et Madrid notamment la coopération anti-migratoire. L’impact sur les frontières nord du Maroc a été immédiat, des milliers de migrants se sont déplacés vers l’Espagne et les conclaves de Ceuta et Melilla.

Les images impressionnantes de ces candidats à la migration ont fait que le monde entier s’est rendu compte du rôle vital du Maroc dans la gestion des flux migratoires vers l’Europe mais aussi de la l’incompétence du gouvernement espagnol qui a fait de l’Espagne le maillon faible de l’UE mettant en équation l’avenir de tout le continent.

Par ailleurs, L’Espagne est, depuis 2019, dans le collimateur des États-Unis en raison du soutien du gouvernement de Pedro Sanchez au régime de Maduro au Venezuela et de son rôle «perturbateur» dans ses anciennes colonies en Amérique latine dans lesquelles elle perd chaque jour son influence historique. A ce titre, Washington avait menacé publiquement Madrid de représailles économiques si elle n’arrêtait pas de financer Maduro et son régime.

En juin dernier, le malaise entre les États-Unis et l’Espagne revient sur la scène publique, quand Arancha González Laya a exprimé sa colère contre Washington quand le Secrétaire d’Etat Antony Blinken avait téléphoné à son homologue marocain, Nasser Bourita, arguant la crise diplomatique et migratoire auxquelles était confronté son pays.

L’Espagne va continuer sa pression en menant une campagne de désinformation sur le déroulement des exercices militaires «African Lions 2021» tout en refusant d’y participer. Madrid n’a fait que donner de la visibilité à ces manœuvres militaires qui ont été les plus médiatisées et les plus intenses de l’histoire de la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis.

Au lendemain de la fin de l’«African Lions 2021», Madrid a du encaisser l’arrivée sur le détroit de Gibraltar du l’USS Alaska (SSBN-732), un sous-marin nucléaire lanceur de missiles, dans le cadre du «renforcement de la coopération entre les États-Unis et le Royaume-Uni-Gibraltar, et pour démontrer la capacité, la préparation, la flexibilité et la continuité des États-Unis».

«Vous pouvez entendre les vaisseaux sanguins éclater à Madrid pendant qu’ils lisent ceci !» a commenté un spécialiste sur le compte Twitter de la US Navy Europe.

https://twitter.com/dparody/status/1409571201199095813

Pedro Sanchèz a ensuite essuyé un affront public sans précédent de la part des américains quant il n’a eu droit que de 25 secondes chronos du temps de Joe Biden en marge d’une réunion de l’Otan. Les caméras de télévision ont capturé le moment où le premier ministre espagnol tentait de parler avec le président américain alors qu’il se dirigeait pour la prise de la photo de groupe des 30 dirigeants mondiaux présents. «Ce fut une affaire beaucoup plus brève que prévu, après que des sources gouvernementales espagnoles avaient annoncé une semaine plus tôt que Sánchez et Biden tiendraient une réunion bilatérale» ont rapporté les médias espagnols.

Détail du remaniement du gouvernement espagnol

En plus de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, qui sera remplacée par José Manuel Albares, jusqu’à présent ambassadeur à Paris, le remaniement ministériek a touché :

  • Le ministre de la Culture, José Manuel Rodríguez Uribes
  • Le ministre de la Science et de l’Innovation, Pedro Duque
  • Le chef de cabinet de Pedro Sanchèz, Iván Redondo, remplacé par Óscar López, historien du PSOE
  • La Première vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo, remplacée par Nadia Calviño.

Ben Bettouch est arrivé à Alger

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L’agence de presse algérienne confirme l’arrivée à Alger du chef des séparatistes du polisario, Brahim Ghali, alias Mohamed ben Bettouch. L’avion du fugitif aurait atterrit mercredi vers 3 heures du matin en provenance d’Espagne où il était entré le 18 avril dernier en catimini, sous le nom d’emprunt Mohamed ben Bettouch usant d’un faux passeport afin de contourner le mandat d’arrêt émis par la justice espagnole en novembre 2016.

L’agence de presse officielle algérienne, APS, a rapporté ce mercredi midi que Brahim Ghali avait atterrit à Alger dans la nuit pour poursuivre ses soins complémentaires en Algérie.

Prise la main dans le sac en organisant avec le régime algérien l’entrée sur son territoire, d’un criminel de guerre poursuivit par sa propre justice, l’Espagne décrédibilisée, n’a pas pu garder plus longtemps son hôte indésirable.

Brahim Ghali, espion espagnol

Cette crise avec l’Espagne a permis de révéler au grand jour le double langage que porte les gouvernements ibériques quant à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Madrid s’est avérée être au centre d’un axe d’aigris réunissant Berlin, Alger et Pretoria, tous d’accord à avorter toute solution au dossier du Sahara. L’Espagne n’a pas encore digéré le succès historique de la marche verte, l’Allemagne n’oublie pas la conférence de Yalta qui l’a dépossédé de son influence mondiale, l’Afrique du Sud tremble de l’influence et du soft power marocain et le régime militaire algérien s’étouffe dans sa haine et dans son rôle de pantin dans la guerre froide entre hyperpuissances.

La révélation d’El Razon, un journal espagnol qui a pignon sur rue, va confirmer les relents colonialistes de Madrid. En effet, dans son édition du 29 mai, El Razon a publié la fiche de Brahim Ghali en tant qu’espion espagnol. Le document affirme que durant la période de 1971 à 1975, année de l’organisation de la Marche verte pour la récupération du Sahara, l’agent Ghali était chargé par le régime franquiste de rédiger des rapports sur le Royaume.

Le Roi Mohammed VI somme Bourita et Laftit à régler définitivement la question des mineurs marocains non accompagnés en situation irrégulière en Europe

«Le Roi Mohammed VI a réitéré ses très hautes instructions aux ministres chargés de l’Intérieur et des Affaires étrangères afin que la question des mineurs marocains non accompagnés, se trouvant en situation irrégulière dans certains pays européens, soit définitivement réglée», annonce un communiqué conjoint des deux ministères.

MAP

Un communiqué des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger indique que le Roi Mohammed VI avait souligné, à plusieurs reprises, y compris à des Chefs d’Etat étrangers, l’engagement clair et ferme du Royaume du Maroc à accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés.

Des mécanismes de coopération ont été mis en place à cet effet avec certains pays, notamment la France et l’Espagne et qui ont abouti au retour au Maroc de plusieurs dizaines de mineurs, précise le communiqué.

Les lenteurs constatées dans la concrétisation de cette coopération sont essentiellement liées à des blocages dus aux procédures (administratives et judiciaires) complexes dans certains pays européens, ajoute la même source, précisant que le Maroc est le premier pays concerné par certains cercles de la société civile, voire même des réseaux criminels, qui prennent prétexte des conditions soi-disant précaires des mineurs pour les instrumentaliser.

Le Maroc est disposé à collaborer, comme il l’a toujours fait, avec les pays européens et l’Union Européenne (UE), pour le règlement de cette question, poursuit le communiqué, relevant que le Royaume espère que l’UE et les pays concernés sauront dépasser les contraintes procédurales pour faciliter cette opération.

Le Maroc regrette à nouveau que la question migratoire, y compris la question des mineurs non accompagnés, soit utilisée comme alibi afin de contourner les véritables causes de la crise politique actuelle avec l’Espagne dont les origines et les fondements sont bien connus.

Les autorités marocaines se réservent le droit d’apporter, au moment opportun, les réponses appropriées aux accusations infondées du gouvernement espagnol, conclut le communiqué.

Le premier ministre espagnol accueilli par les injures à Ceuta

Le Premier ministre Pedro Sanchez est arrivé ce mardi dans l’enclave espagnole de Ceuta, où plus de 6 000 migrants sont entrés illégalement depuis lundi en provenance du Maroc. A sa descente de son hélicoptère, il a eu droit à un comité d’accueil très remonté. Quelques habitants de la ville amassés devant le portail du Héliport ont proféré des injures à son encontre et en même tenté de donner des coups de pieds à sa voiture.

Accompagné de son ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez est arrivé cet après-midi à la conclave espagnole Ceuta, au lendemain d’une crise migratoire sans-précédent qui a vu le déferlement de plus de 6000 migrants dont 1500 mineurs.

A la sortie du héliport, plusieurs dizaines de Ceutiens et de Ceutiennes ont accueilli les deux ministres par des injures en raison de leur mauvaise gestion du dossier migratoire avec le Maroc. Les manifestants ont même donné des coups de pieds aux voitures des deux responsables.

Selon El Mundo qui a également rapporté l’incident, le très peu populaire premier ministre a été contraint de modifier son agenda en annulant son voyage à Paris pour se rendre ce mardi à Ceuta, où il est arrivé vers 17h00. Il aurait également prévu de visiter Melilla.

Le quotidien espagnol rapporte qu’au sein de son gouvernement des voix auraient alerté Pedro Sanchez des répercussions de l’accueil du chef des séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, en Espagne. Parmi ces voix figurent le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, qui aurait selon El Mundo mis en garde son gouvernement contre l’hospitalisation de Ghali.

Sur Twitter, le chef du gouvernement espagnol a indiqué que sa « priorité en ce moment est le retour à la normalité à Ceuta » et que les « habitants doivent savoir qu’ils peuvent compter le soutien total du gouvernement » espagnol.

L’Europe appelle le Maroc à empêcher les « départs irréguliers » depuis son territoire

La commissaire européenne Ylva Johansson a jugé mardi « inquiétant » l’afflux des migrants. Bruxelles a appelé le Maroc à empêcher les « départs irréguliers » depuis son territoire. Le Conseil européen, qui représente les Vingt-Sept, a exprimé de son côté « tout son soutien et sa solidarité avec l’Espagne », par la voix de son président Charles Michel. « La coopération, la confiance et les engagements partagés devraient constituer les principes d’une relation forte entre l’Union européenne et le Maroc », a ajouté Charles Michel sur Twitter.

Ylva Johansson a relevé que l’UE souhaitait bâtir avec Rabat une relation « basée sur la confiance et des engagements partagés ». « La migration est un élément clé à cet égard », a ajouté la responsable suédoise. Les forces de l’ordre marocaines sont intervenues mardi matin pour stopper le flux de migrants, qui se poursuivait toutefois dans la journée.