Pedro Sánchez

Le premier ministre espagnol accueilli par les injures à Ceuta

Le Premier ministre Pedro Sanchez est arrivé ce mardi dans l’enclave espagnole de Ceuta, où plus de 6 000 migrants sont entrés illégalement depuis lundi en provenance du Maroc. A sa descente de son hélicoptère, il a eu droit à un comité d’accueil très remonté. Quelques habitants de la ville amassés devant le portail du Héliport ont proféré des injures à son encontre et en même tenté de donner des coups de pieds à sa voiture.

Accompagné de son ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez est arrivé cet après-midi à la conclave espagnole Ceuta, au lendemain d’une crise migratoire sans-précédent qui a vu le déferlement de plus de 6000 migrants dont 1500 mineurs.

A la sortie du héliport, plusieurs dizaines de Ceutiens et de Ceutiennes ont accueilli les deux ministres par des injures en raison de leur mauvaise gestion du dossier migratoire avec le Maroc. Les manifestants ont même donné des coups de pieds aux voitures des deux responsables.

Selon El Mundo qui a également rapporté l’incident, le très peu populaire premier ministre a été contraint de modifier son agenda en annulant son voyage à Paris pour se rendre ce mardi à Ceuta, où il est arrivé vers 17h00. Il aurait également prévu de visiter Melilla.

Le quotidien espagnol rapporte qu’au sein de son gouvernement des voix auraient alerté Pedro Sanchez des répercussions de l’accueil du chef des séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, en Espagne. Parmi ces voix figurent le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, qui aurait selon El Mundo mis en garde son gouvernement contre l’hospitalisation de Ghali.

Sur Twitter, le chef du gouvernement espagnol a indiqué que sa « priorité en ce moment est le retour à la normalité à Ceuta » et que les « habitants doivent savoir qu’ils peuvent compter le soutien total du gouvernement » espagnol.

L’Europe appelle le Maroc à empêcher les « départs irréguliers » depuis son territoire

La commissaire européenne Ylva Johansson a jugé mardi « inquiétant » l’afflux des migrants. Bruxelles a appelé le Maroc à empêcher les « départs irréguliers » depuis son territoire. Le Conseil européen, qui représente les Vingt-Sept, a exprimé de son côté « tout son soutien et sa solidarité avec l’Espagne », par la voix de son président Charles Michel. « La coopération, la confiance et les engagements partagés devraient constituer les principes d’une relation forte entre l’Union européenne et le Maroc », a ajouté Charles Michel sur Twitter.

Ylva Johansson a relevé que l’UE souhaitait bâtir avec Rabat une relation « basée sur la confiance et des engagements partagés ». « La migration est un élément clé à cet égard », a ajouté la responsable suédoise. Les forces de l’ordre marocaines sont intervenues mardi matin pour stopper le flux de migrants, qui se poursuivait toutefois dans la journée.

Agence de presse espagnole EFE : La Cour Nationale de Justice convoque le Chef du Polisario pour témoigner

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Keys Points

  • Le gouvernement espagnol a autorisé l’entrée en Espagne du chef des séparatistes du polisario Brahim Ghali fin avril pour y bénéficier de soins de santé sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche.
  • Poursuivi par la justice espagnole, le fugitif a bénéficié de la connivence de la geinte militaire algérienne et du premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
  • Suite à une offensive diplomatique et populaire sans précédant du Maroc, le fugitif Ghali/Ben Battouch a été convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population sahraouie.

Que s’est-il passé ?

L’agence de presse officielle espagnole EFE a annoncé ce lundi 3 mai la convocation par la Cour Nationale de Justice espagnole du chef et président du Polisario, le fugitif Brahim Ghali, pour témoigner mercredi 5 mai.

Le fugitif, 73 ans, est convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population dissidente de réfugiés sahraouis aux camps de la honte de Tindouf.

Souffrant de problèmes respiratoires et d’un cancer digestif depuis plusieurs années, Ghali a été autorisé par le gouvernement espagnol à entrer en catimini en Espagne fin avril pour «des raisons humanitaires», pour y recevoir des soins de santé.

Grâce à la connivence de l’Algérie et du premier ministre Pedro Sanchez, le fugitif s’est inscrit à à l’hôpital San Pedro, à Logroño près de Saragosse en Espagne sous le faux nom de Mohamed Benbatouch et d’une identité algérienne pour éviter des problèmes avec la justice espagnole, qui l’accuse de violations des droits de l’homme.

The Big Picture

Brahim Ghali a été mis en examen en 2016 par le juge de la Cour nationale, José de la Mata, qui l’a accusé d’avoir commis des crimes de génocide, meurtres, tortures et disparitions commis contre la population des camps de Tindouf. Le juge a jugé recevable une plainte en date de novembre 2012, déposée par l’Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme (ASADEDH), basée en Espagne et trois victimes contre 28 membres du Front Polisario et de hauts responsables du gouvernement algérien.

L’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes sous une fausse identité et avec des papiers falsifiés en coordination avec l’État algérien a suscité de vives réactions de réprobation et de condamnation à travers le monde, a noté L’Observateur du Maroc et de l’Afrique.

Selon la même source, L’eurodéputé Tomáš Zdechovský s’est insurgé, samedi 1er mai, contre l’accueil par l’Espagne de Brahim Ghali de connivence avec l’Algérie. Pour écrivain et homme politique tchèque, qui est aussi vice-président de l’Union chrétienne démocrate – Parti populaire tchécoslovaque, cette décision va à l’encontre des valeurs et principes de l’Europe.

«Je me demande comment est-il possible que les autorités espagnoles autorisent l’entrée illégale avec une fausse identité d’une personne comme Brahim Ghali, accusé d’avoir commis des actes de viol ?», s’est interrogé l’eurodéputé tchèque. «Celà va à l’encontre de nos valeurs et de nos principes», a-t-il ajouté.

Cette levée de bouclier a été accompagnée par une offensive diplomatique et une indignation populaire sans précédent du Maroc.

Alors que les réseaux sociaux son inondés de hashtags condamnant le pays ibérique l’accusant d’aider un criminel de guerre à s’extirper de la justice et de cautionner ses actes, le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita n’a pas baissé de pression pour exiger des explications du voisin du nord et du premier partenaire commerciale du royaume.

La dernière sortie médiatique du chef de la diplomatie marocain a marqué un tournant dans les relations entre les deux pays. En effet Nasser Bourita a dénoncé le double jeu de l’Espagne dans son action diplomatique envers le Maroc et la disposition de Madrid de mettre en équation ses relations avec Rabat pour protéger Brahim Ghali.

«Pourquoi les autorités espagnoles ont-elles considéré que le Maroc ne devait pas être informé de l’arrivée de Ghali en Espagne, pourquoi ont-elles préféré se coordonner avec les adversaires du Maroc (allusion à l’Algérie), est-il normal que nous l’ayons appris par la presse ?», s’est indigné Bourita.

«Certes, le Maroc et l’Espagne entretiennent un partenariat global : politique, économique, commercial, humain et sécuritaire , et c’est là qu’intervient la question migratoire. Il ne faut pas penser qu’il s’agit d’une relation à la carte : quand il s’agit de comploter avec l’Algérie et le polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand on parle de migration ou de terrorisme, on redevient important », a-t-il insisté.

«Lorsque l’Espagne était confrontée au séparatisme catalan, le Maroc a été très clair, et au plus haut niveau : rejeter tout contact et toute interaction avec eux et en informer nos partenaires espagnols. Lorsque les Catalans nous ont demandé de les recevoir au ministère, nous avons exigé qu’un membre de l’ambassade d’Espagne soit présent», a rappelé Nasser Bourita.

«Avec nos partenaires, nous ne manœuvrons pas dans notre dos sur une question (le Sahara) qui est fondamentale pour le Maroc», a-t-il souligné.

La position marocaine sur le dossier du Sahara a connu une avancée majeure après la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Une reconnaissance que la nouvelle administration Biden ne devrait pas remettre en cause.

«Ben Batouche, le fugitif» – Dossier Evènement de l’Observateur du Maroc

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L’hebdomadaire L’Observateur du Maroc et d’Afrique a consacré la Une de son dernier numéro au secrétaire général du Front Polisario, le fugitif Brahim Ghali. Hospitalisé dans un hôpital de Logrones, près de
Saragosse en Espagne sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche, pour échapper à la justice. Le chef des séparatistes a eu droit à tout un dossier taillé sur mesure et orné d’un festival de qualificatifs qui lui vont si bien : Violeur, tortionnaire, indésirable, trafiquant, dictateur et criminel de guerre.

«Brahim Ben Batouche, LE FUGITIF» est le titre choisi par la rédaction de l’hebdomadaire l’Observateur du Maroc pour la première de couverture de son dernier numéro paru ce mercredi. Une «Couv» qui annonce la couleur du dossier détonant sur le scandale de l’hospitalisation clandestine du chef des séparatistes en Espagne où il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des crimes commis avec le polisario.

Scandale d’État

Perpétrée par des passeurs présidentiels algériens, l’opération clandestine du transfert de Brahim Ghali vers l’Espagne a-t-elle été menée avec la complicité des autorités espagnoles ? s’interroge la rédaction de l’Observateur.

«Les appels se multiplient pour la comparution de celui qu’on surnomme désormais le fugitif Brahim Ben Batouche devant la justice en Espagne où de nombreuses plaintes sont déposées contre lui pour viol, torture et d’autres crimes. Tandis que des parlementaires et des militants associatifs espagnols dénoncent le «scandale d’État» provoqué par Ben Batouche et réclament des explications à leur gouvernement» peut-on lire sur la page 3 de l’hebdomadaire.

Le plat de résistance du spécial «Ben Batouche LE FUGITIF» se dévore ensuite en 11 bouchées :

  1. Justice espagnole Curva peligrosa*!

Mohamed Ben Batouche est devenu une personnalité célèbre sans rien faire et sans même bouger de sa bourgade à Batna en Algérie. C’est juste son passeport qui a pris l’avion pour se rendre en Espagne.

  1. Brahim Ben Batouche violeur

La jeune Khadijatou Mahmoud, qui a déjà déposé plainte en Espagne contre le chef du polisario pour viol, demande à la justice de ce pays d’interpeller Brahim Ghali puisqu’il se trouve sur le sol espagnol.

  1. Brahim Ben Batouch tortionaire

La justice espagnole doit montrer son indépendance et ouvrir une enquête sur les nombreux crimes génocidaires commis par le chef du Polisario Brahim Ghali, comme le réclament les organisations et les associations sahraouies des victimes des violations des droits de l’homme à Tindouf.

  1. Ben Batouche l’indésirable

Des représentants d’associations marocaines de la région andalouse ont appelé, lundi 26 avril, la justice espagnole à procéder à l’arrestation du « criminel Brahim Ghali ».

  1. Brahim Ben Batouche trafiquant

Il y a déjà près d’un an, le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf (Forsatin) avait mis à nu le chef du Polisario. Les preuves fournies suffisent pour envoyer Brahim Ben Batouche non seulement devant l’Audience nationale espagnole, mais même devant le Tribunal pénal international

  1. Brahim Ben Batouche dictateur

Le Mouvement Sahraoui pour la Paix (MSP) a vu le jour, il y a un an pour dénoncer les crimes du Polisario et de son chef autoproclamé. Plaidant en faveur de la paix, aujourd’hui encore, son fondateur, Hach Ahmed Bericalla revient à la charge.

  1. La Chambre des conseillers interpelle la Justice espagnole sur le cas Brahim Ghali

Les membres de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des Marocains résidant à l’étranger à la Chambre des conseillers ont appelé hier, mardi, les autorités judiciaires espagnoles à interagir positivement avec les plaintes déposées par de nombreuses victimes contre le chef des séparatistes du “polisario”, le dénommé Brahim Ghali et d’engager la procédure d’arrestation à son encontre

  1. Pedro Sanchez, la déception

Le quotidien espagnol La Razón a publié, mardi 27 avril, une analyse d’Ahmed Charaï sur l’immobilisme du chef du gouvernement espagnol qui nuit dangereusement aux relations maroco-espagnoles. L’analyste rappelle, au passage, certains crimes commis par le chef du polisario que le voisin ibérique accueille sur son sol et tente de le protéger.

  1. Appels au jugement de Brahim Ghali en Espagne pour viol et autres crimes

Des défenseurs des droits de l’Homme multiplient les appels pour que le chef du Polisario, se trouvant actuellement Espagne, soit interpellé et jugé dans ce pays pour les nombreux crimes qu’il avait commis.

  1. Le gouvernement espagnol n’a pas mesuré les conséquences de son attitude

Le gouvernement espagnol n’a pas bien mesuré l’ampleur des conséquences de sa décision d’accueillir le chef des séparatistes du polisario, le dénommé Brahim Ghali, poursuivi en Espagne pour des crimes de génocide, meurtre,
torture et disparitions forcées, souligne le magazine espagnol “Atalayar”.

  1. Le Syndicat national de la presse marocaine accuse

Pour le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), l’affaire Brahim Ghali est révélatrice de la partialité dont font preuve des médias espagnols et français.

Ahmed Charaï : Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez «a échoué sur tous les plans»

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Rien ne va plus au sommet de l’Etat espagnol, au point de menacer le fragile équilibre politique et social, difficilement trouvé après les tensions entre Madrid et les séparatistes au pouvoir en Catalogne qui ont plongé le pays durant plusieurs mois dans sa plus grave crise politique depuis son retour à la démocratie en 1977. Tous les doigts pointent vers le premier ministre, Pedro Sánchez, pour l’inertie pathologique qui caractérise son action gouvernementale. Les médias espagnols n’hésitent plus à qualifier ses échecs à répétition «d’humiliation» de toute l’Espagne. Dans son édition du 15 avril, le journal espagnol ABC a fustigé la communication triomphaliste de Pedro Sánchez dans un édito au titre sans équivoque : “Un échec dramatique”. «Cette exaltation exagérée du premier ministre sur la IIe république est une fumisterie», a écrit le journal. Et de rajouter « Une fois de plus Pedro Sánchez revendique comme un succès une expérience politique qui s’est malheureusement soldée par un échec dramatique, la droite comme la gauche ayant violé les lois-mêmes de la République». Le premier ministre espagnol a aussi failli à maitriser sa coalition gouvernementale. A ce titre, il a été incapable de gérer la crise des scandales liés à la fortune cachée de l’ex roi Juan Carlos. Donnant ainsi l’occasion au leader de Podemos et ses proches de ressortir le drapeau républicain et d’attaquer la royauté, ravivant les ambitions des mouvements séparatistes. La contre-performance de Pedro Sánchez a également touché les relations maroco-espagnoles. «Le Premier ministre espagnol a plusieurs fois rappelé la profondeur des relations entre le Maroc et l’Espagne, et pourtant il a échoué sur tous les plans», analyse Ahmed Charai dans un article publié sur le journal espagnol La Razón ce mardi 27 avril. L’éditorialiste marocain, a mis le doigt sur le mal qui ronge l’action du Pedro Sanchèz : «l’immobilisme». M. Charai décrit une forme de torpeur qui caractérise l’action du responsable espagnol vis-à-vis le Maroc et qui s’étend à tous les niveaux, diplomatiques, économiques et sécuritaires. «Une déception», s’est-il désolé.

Premier partenaire commercial du Royaume, partenaire privilégié en matière de contrôle de sécurité et de l’immigration clandestine, l’Espagne a su entretenir durant des années une confiance mutuelle et installer une coopération multidimensionnelle avec son voisin du sud. Un modèle dans tout le pourtour méditerranéen.

Toutefois cette dynamique positive et créatrice de valeur semble s’estomper jour après jour, et ce depuis la montée au pouvoir de Pedro Sánchez.

En effet, dans un article paru ce mardi 27 avril sur le journal espagnol La Razon, Ahmed Charai a décortiqué l’action du premier ministre ibérique en ce qui concerne les relations bilatérales entre le Maroc et l’Espagne. D’emblée, il plante le décor : «Le Premier ministre espagnol a plusieurs fois rappelé la profondeur des relations entre le Maroc et l’Espagne, et pourtant il a échoué sur tous les plans. La relation entre les deux pays est arrivée à une situation de tension, qui finira certainement par s’apaiser, parce que les intérêts des deux peuples l’imposent».

Il faut dire que les dossiers brulants s’accumulent sur le bureau du premier ministre espagnol, suscitant agacement et colère de son partenaire du sud : 1) Gèle des réunions de haut niveau entre les deux pays; 2) Mutisme sur les développements historiques du dossier du Sahara; 3) Silence radio sur le lancement du chantier des applications industrielles et pharmaceutiques du cannabis; 4) Indifférence sur la coopération sécuritaire et la coordination sur les sujets communs des mouvements séparatistes.

Reconnaissance US de la souveraineté du Royaume sur son Sahara : une inertie incompréhensible et un manque de courage politique manifeste

Le gouvernement Sanchez brille par son immobilisme sur l’affaire du Sahara, affirme Ahmed Charai.

«Après la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine, les diplomaties européennes font, discrètement, pression pour aller vers la solution d’une autonomie large, dans le cadre de la souveraineté marocaine. Mais l’Espagne, on ne l’entend pas» révèle M. Charaï.

Et de poursuivre : «en sa qualité d’ancienne puissance colonisatrice, elle connaît l’histoire, elle sait que le Maroc s’est soulevé contre le projet franquiste de créer un Etat croupion au Sahara, et qu’il n’y avait pas de Polisario à l’époque. Madrid sait qu’elle n’a pas colonisé une terra nullius mais un territoire dont la population avait une allégeance à la monarchie marocaine».

M. Charai a tenu également à rappeler au lectorat initié du journal La Razon, des vérités historiques sur la marocanité du Sahara que le gouvernement et le peuple espagnol ne peuvent nier.

«Le Sahara faisait partie du territoire marocain avant la colonisation française et espagnole. Même pendant la période du protectorat espagnol, Tétouan était la véritable capitale du Sahara» a-t-il affirmé.

Cela est compréhensible car les Khalifas, précise M. Charai, les Caïds et les juges qui étaient à Tanger et à Tétouan avaient leurs adjoints respectifs à Tarfaya et à Laâyoune et toutes ces nominations dépendaient du Sultan du Maroc. Ils dépendaient du sultan parce que le territoire du Sahara faisait partie du Maroc.

En dépit de cette réalité factuelle, M. Charai, déplore l’immobilisme du premier ministre espagnol.

«Mais monsieur Sanchez a préféré l’immobilisme, parce qu’il a un allié encombrant, le parti Podemos, et qu’il préfère mettre la poussière sous le tapis», s’est-il indigné.

Traiter en catimini avec un criminel de guerre

Le criminel de guerre en question n’est autre que le dénommé Brahim Ghali, chef des séparatistes du Polisario, reçu et hospitalisé en catimini en Espagne après une négociation au plus haut niveau avec l’Algérie. Une information confirmée par La Razon dans son édition du lundi 26 avril.

«L’histoire de Brahim Ghali est controversée. Ce monsieur a certes le droit à des soins. Mais le fait que les autorités espagnoles acceptent un faux passeport, pour éviter que justice soit faite est une violation de l’Etat de droit», déplore Ahmed Charai.

«Les crimes dont Ghali et d’autres sont accusés sont le génocide, le meurtre, les blessures, le terrorisme, la détention illégale, la torture et les disparitions. Il a été convoqué à témoigner le 19 novembre 2016 mais ne s’était jamais présenté» a-t-il souligné.

Ce sont des faits graves qui ébranlent la crédibilité du gouvernement, poursuit M. Charai. «Il s’agit d’une atteinte à l’institution judiciaire espagnole et Sanchez devra en répondre devant ses concitoyens» assure-t-il.

M. Charaï rappelle que depuis 2012, il y a eu des actions contre une vingtaine de membres du Front Polisario devant la Cour nationale espagnole.

Sur les réseaux sociaux, la gestion de l’hospitalisation du chef des séparatistes a ridiculisé l’Espagne. «Ben Battouche», le nom d’emprunt utilisé par ce dernier est l’objet de toutes les moqueries. De plus les hashtags #Spain_Protect_Criminal et #GhaliGate ont touché pas moins de 2 millions de personnes sur Twitter et Facebook. Un badbuzz inédit dans l’histoire du pays.

Incapable de maintenir la tenue des réunions de haut niveau avec le Maroc

«Sur le plan économique, rien ne bouge non plus» souligne Ahmed Charai. Certes la crise sanitaire est passée par là mais la déficience politique est claire et son effet sur les échanges économiques se ressent déjà par la communauté des affaires.

D’ailleurs, Le premier ministre espagnol a été incapable de fixer un calendrier de l’un des rendez-vous clés pour dynamiser les relations entre les deux pays, à savoir la réunion de haut niveau entre les deux pays.

«Ce dangereux immobilisme est tel que le Groupe parlementaire du Parti populaire (PP) s’en inquiète et vient de demander aux autorités espagnoles de convenir, en urgence, avec le Maroc d’une date pour la tenue de la réunion de haut niveau entre les deux pays.» note M. Charaî.

Les parlementaires espagnols, poursuit-il, rappellent au président Sánchez le rôle qu’il pourrait jouer dans la question du Sahara. Ils regrettent aussi qu’il n’ait pas encore échangé avec Joe Biden. Depuis son élection, le président américain s’est déjà entretenu avec 23 dirigeants étrangers, mais pas avec le président espagnol. Le Groupe parlementaire se demande alors si l’Espagne n’a pas déjà perdu son influence sur la scène internationale.

Selon Ahmed Charaï, l’immobilisme décrié fait également le lit des mouvements terroristes en nuisant considérablement à l’excellente relation liant les services espagnols à leurs homologues marocains.

«C’est d’ailleurs grâce à cette relation exemplaire que des actes terroristes ont pu être évités sur le sol espagnol, mais Pedro Sánchez semble l’oublier», s’alarme-t-il.

Légalisation du cannabis, Pedro Sánchez tourne le dos à une révolution économique et sociale

Alors que le Maroc s’est engagé sur la voie du cannabis médical, une révolution sociale, culturelle et économique dans le pays, le premier ministre espagnol est aux abonés absents.

«Même sur des questions plus terre à terre, le président espagnol n’est pas au rendez-vous. Le Maroc autorise les applications industrielles et pharmaceutiques du cannabis, cela résout le problème des agriculteurs du Rif et contribue à éloigner les trafiquants de la ressource.», souligne Ahmed Charai.

«On aurait pu imaginer un enthousiasme de Madrid en faveur des entreprises espagnoles. Nada !»

Soutenir l’émiettement du Maroc m’est insupportable!

Ahmed Charai

Combattre le séparatisme à la catalogne et encourager le séparatisme au Rif et au Sahara, une aberration espagnole

Alors que la crise catalane continue de miner l’unité espagnole et tout son équilibre politique, le gouvernement Sanchez semble garder un relent du passé colonisateur de son pays en encourageant ou en laissant faire ce qu’il craint et combat quotidiennement sur son territoire. Une attitude qui ne passe plus au Maroc ni ailleurs.

A ce sujet, Ahmed Charaï, a troqué sa casquette d’observateur et d’analyste politique pour celle de patriote et de citoyen marocain, défenseur des intérêts et de l’unité de son pays.

M. Charaï fera le parallèle entre le mouvement séparatiste de la catalogne qui assoit sa légitimité sur une volonté populaire manifeste et celui du Rif marocain.

«Le Rif qui a certes connu des mouvements de protestations, mais ont été d’ordre socio-économiques. C’est un cas avéré de mauvaise gestion et de l’échec de la régionalisation sans ressources humaines adéquates. Quatre ministres ont été limogés par le Roi Mohammed VI parce que leur département n’a pas suivi les objectifs annoncé», a-t-il rappelé.

«Mais, dans ce magma il y a aussi des mouvements séparatistes, loin d’être majoritaires mais qui existent», reconnait Ahmed Charaï, avant de conclure : «J’ai défendu l’unité de l’Espagne contre le séparatisme catalan, qui bénéficie, lui, d’un vrai soutien des électeurs, voire des médias espagnols. Soutenir l’émiettement du Maroc m’est insupportable».

Macron contaminé : Brigitte Macron, Charles Michel, Pedro Sanchez, s’isolent, Ursula von der Leyen refuse de se confiner

Le Covid de Macron a poussé plusieurs personnes de son entourage mais également des dirigeants européens ayant été à proximité du président français ces derniers jours, à observer des jours d’isolement. Seule la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré refuser de se confiner.

Avec Reuters

A l’occasion du 60e anniversaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Emmanuel Macron a rencontré jeudi dernier plusieurs dirigeants européens, notamment, le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, le président du Conseil européen, Charles Michel et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

L’annonce, aujourd’hui du test COVID-19 positif du président français, a poussé ces responsables à déclarer leur intention de se placer en isolement. Seule, Ursula von der Leyen, a jugé bon de ne pas se confiner évoquant le message rassurant des autorités françaises qui ont estimé que leur rencontre ne constituait pas un risque de contamination.

«Cher Emmanuel Macron, je vous souhaite un prompt rétablissement. Je suis de tout coeur avec vous», a-t-elle de son côté écrit en français sur Twitter. «Cette pandémie, nous allons la vaincre ensemble. Nous continuerons à travailler main dans la main pour vacciner et protéger nos citoyens.»

Le président du Conseil européen, Charles Michel qui a été reçu à déjeuner par le président français, en compagnie du président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et du secrétaire général de l’organisation, Angel Gurria, testé négatif ce mardi, s’est mis en isolement par mesure de précaution.

Brigitte Macron à l’isolement

Brigitte Macron, l’épouse du président français, s’est placée quant à elle ce jeudi à l’isolement mais ne présente pas de symptôme, annonce son secrétariat à la suite de l’annonce du test COVID-19 positif d’Emmanuel Macron.

«Elle est cas contact sans symptôme. Elle devra s’isoler mais continue son activité par visio conférence», précise-t-on.

La première dame a été testée mardi avant une visite à l’hôpital Saint-Louis, rappelle-t-on à son secrétariat.

Le premier ministre français testé négatif au coronavirus

Le Premier ministre français, Jean Castex, a été testé jeudi négatif au coronavirus après l’annonce de la contamination d’Emmanuel Macron, annonce Matignon.

«Par mesure de précaution, le Premier ministre a réalisé un test PCR dès ce matin (jeudi). Le résultat est négatif. Un nouveau test sera réalisé à J+7 conformément au protocole sanitaire», précisent ses services.

Le chef du gouvernement espagnol à l’isolement après avoir rencontré Macron à Paris

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, qui a rencontré Emmanuel Macron lundi à Paris, a fait savoir jeudi qu’il se mettait en quarantaine jusqu’au 24 décembre à la suite de l’annonce du test COVID-19 positif du président français.

Les deux hommes se sont vus à l’occasion du 60e anniversaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le chef du gouvernement espagnol a ensuite été reçu à déjeuner par le président français, en compagnie du président du Conseil européen Charles Michel et du secrétaire général de l’organisation, Angel Gurria.

Coronavirus: le monde se barricade, plus de 150.000 personnes contaminées

Les pays du monde entier se barricadent devant la pandémie du nouveau coronavirus, désormais concentrée en Europe, qui a infecté plus de 150.000 personnes : aucun individu sur la planète ne semble à l’abri, pas même Donald Trump qui a annoncé s’être soumis au test.

Le président américain, qui suscite de nombreuses interrogations depuis qu’il a été en contact le week-end dernier avec deux personnes testées positives au coronavirus, a indiqué que les résultats du test seraient connus «dans un jour ou deux» (dimanche ou lundi).

Mais tous les regards sont braqués pour le moment ailleurs, en Espagne, deuxième pays le plus touché d’Europe avec 5.753 cas dont plus de 1.500 depuis vendredi soir et quatrième pays au monde en nombre de décès avec 183 morts.

Commerces fermés, places et rues désertes: d’habitude grouillante de vie, Madrid est devenue samedi, comme Milan ou Rome, une cité fantôme.

Le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez doit s’exprimer samedi à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire convoqué pour décréter l’état d’alerte.

Epicentre européen

L’Europe, “épicentre” de la maladie selon l’OMS, voit ses systèmes de santé mis à rude épreuve.

Une infirmière à bout de forces endormie sur son clavier d’ordinateur: cette photo partagée sur les réseaux sociaux est devenue le symbole de l’épuisement du personnel soignant dans le nord de l’Italie, pays qui a enregistré 175 nouveaux décès en 24 heures.

La France, où 800 nouvelles contaminations et 18 décès ont été comptabilisés en 24 heures, s’apprêtait à se rendre aux urnes dimanche. Poignées de porte, tables, isoloirs seront nettoyés et des mesures prises pour éviter les files d’attente et faire respecter les distances de sécurité.

Une secrétaire d’Etat, Brune Poirson, a été annoncée positive au coronavirus samedi, ainsi qu’une sénatrice et trois députés (soit une douzaine de cas pour l’heure).

Première destination de sports d’hiver en Europe, l’Autriche, où 602 cas ont été confirmés samedi, a annoncé la fermeture anticipée de la quasi-totalité de ses stations de ski.

C’est aussi le cas en Suisse, où 1.355 personnes ont été infectées et 11 sont mortes.

L’ONU a annoncé samedi un premier cas de nouveau coronavirus parmi le personnel de son siège à Genève.

Critiqué pour sa lenteur à réagir, dans un pays qui ne comptabilise officiellement que 798 cas dont 10 mortels, le gouvernement britannique de Boris Johnson s’apprête à interdire les rassemblements de masse. Le tournoi de tennis de Wimbledon pourrait en faire les frais.

La reine Elisabeth II a donné l’exemple en annulant “par précaution” plusieurs engagements prévus la semaine prochaine, selon le palais de Buckingham.

Le monde se barricade

Point de départ de l’épidémie, la Chine (3.189 morts) semble l’avoir désormais surmontée, faisant état samedi de seulement onze nouvelles contaminations et treize décès supplémentaires en une journée.

Mais la pandémie, qui a déjà contaminé plus de 150.000 personnes dans 137 pays et en a tué 5.764, progresse quasiment partout ailleurs: un premier cas a été diagnostiqué au Rwanda, un autre en Guinée équatoriale, et les pays scandinaves recensent trois décès.

Les pays les plus touchés après la Chine sont l’Italie avec 1.441 morts, l’Iran (611 morts), l’Espagne (183 morts), et la France avec (79 morts).

Face à cette propagation inexorable, la Russie (45 cas, aucun décès) a décidé de fermer dimanche ses frontières terrestres avec la Norvège et la Pologne aux étrangers. Le Danemark, qui a annoncé son premier mort du coronavirus samedi, a fait de même et la Norvège va fermer ses ports et aéroports.

Outre-Atlantique, l’état d’urgence a été déclaré aux Etats-Unis, où l’on dénombre officiellement 2.000 cas et 47 morts. Cette décision exceptionnelle, traditionnellement utilisée pour les catastrophes naturelles, a provoqué un spectaculaire rebond à Wall Street au lendemain de sa pire séance depuis le krach boursier d’octobre 1987 et à l’issue d’une semaine noire pour les Bourses mondiales.

Apple tire le rideau

L’interdiction d’entrée sur le territoire américain s’applique à présent aux voyageurs du Royaume-Uni et de l’Irlande.

Dépistage gratuit, accès facilité à l’assurance chômage et déblocage de fonds fédéraux pour couvrir les frais de santé des Américains les plus modestes: le berceau du libéralisme semblait redécouvrir les vertus de l’Etat-providence, dans un pays dépourvue de système de couverture universelle pour la santé et où les congés maladie ne sont accessibles qu’à une minorité.

Comme un symbole, le géant américain Apple a annoncé samedi la fermeture de tous ses magasins jusqu’au 27 mars à l’exception de la Chine, où il vient juste de rouvrir ses boutiques.

Même le Maroc, qui ne recense que huit cas, a fermé ses frontières et pris des mesures sévères de confinement.

Couvre-feu et civisme

Fermeture des magasins, restaurants et pubs en République tchèque, des théâtres, salles de concerts et stades à Rio de Janeiro (Brésil), des parcs et jardins publics à Rome: partout les villes se calfeutrent.

Parfois, à l’initiative des commerçants: sur les devantures des cafés et restaurants à Madrid, des affichettes annoncent: “fermé par responsabilité sociale”. Et la Conférence des évêques espagnols a incité les catholiques à suivre la messe “à la radio et à la télévision”.

Les 12 millions d’habitants de Manille, la capitale des Philippines (11 cas, 8 morts), seront soumis dès dimanche à un couvre-feu entre 20H00 et 5H00 du matin.

Au Sénégal, toutes les manifestations publiques sont interdites, les écoles fermées et les mesures annoncées semblent s’appliquer à une série de grands festivals musulmans prévus en mars qui peuvent drainer des centaines de milliers de fidèles.

Hauts-lieux du tourisme mondial, le Musée du Louvre à Paris, la Tour Eiffel et le Château de Versailles sont fermés, tout comme les musées et sites archéologiques grecs.

Le parc floral du Keukenhof aux Pays-Bas, le plus grand jardin à bulbes au monde et l’une des principales attractions touristiques du pays, a décidé de reporter sine die son ouverture annuelle.

Ligue des champions, championnats d’Angleterre, d’Allemagne et de France de football, Tour d’Italie cycliste, Formule 1, NBA: le calendrier sportif mondial continue de se réduire comme peau de chagrin en raison de la pandémie, les rares événements maintenus étant pour la plupart organisés à huis clos.

Malgré cela, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a promis que Tokyo accueillerait bien comme prévu en juillet les Jeux Olympiques.

AFP