Pedro Sánchez

Le nouveau ministre des Affaires étrangères : « Il est nécessaire de renforcer les relations avec le Maroc et les États-Unis»

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Arantxa González Laya, a remis ce matin le portefeuille du ministère des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération à José Manuel Albares, un proche confident du président du gouvernement Pedro Sánchez. Le ministre sortant a déclaré que c’était un moment doux-amer. Doux pour les réalisations et amer car il y a beaucoup à faire. Justement, le nouveau ministre des Affaires étrangères a souligné la nécessité de renforcer les relations avec le Maroc et les États-Unis. «Pour les Espagnols, les choses ne peuvent pas bien se passer à l’intérieur si nous ne les faisons pas bien à l’extérieur», a déclaré José Manuel Albares.

José Manuel Albares, qui remplace Arancha González Laya à la tête du ministère des Affaires étrangères après le transfert de portefeuille ministériel et la refonte de l’Exécutif , a pris ses fonctions ce lundi lors de la cérémonie qui s’est tenue dans la salle d’audience du Palacio de la Zarzuela : « Je partage pleinement votre projet politique : vos objectifs et vos idéaux. J’ai travaillé avec lui, le conseillant, apprenant avec lui, toujours dans le domaine des relations internationales », a-t-il déclaré en s’adressant à Pedro Sánchez.

Le nouveau ministre s’est exprimé sur la situation actuelle concernant la crise sanitaire, arguant que «si nous ne le faisons pas bien, cela pourrait se transformer en crise diplomatique en raison des déséquilibres qui peuvent survenir autour du vaccin». « Je suis bien conscient que je prends le ministère dans des moments très difficiles. Jamais auparavant nous n’avons connu une crise sanitaire qui s’est transformée en crise économique et en crise sociale ».

Toutefois lors de son investiture, si quelque chose a pris de l’importance, ce sont ses propos sur le crise qui a éclaté entre le Maroc et l’Espagne après l’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes du Polisario, Brahim Gali : «Avec nos voisins du sud, nous devons renforcer davantage nos relations, notamment avec le Maroc, notre grand voisin et ami du sud», a-t-il déclaré devant Arancha González Laya.

Albares a également souligné, en évoquant le États-Unis et le Maroc, l’obligation de son pays de travailler avec ses alliés et amis sur les sujets de « changement climatique », « de la sécurité » et « des mouvements migratoires ».

« Il y a des choses que nous pouvons faire seuls au sein du ministère, mais nous devons travailler en équipe avec d’autres ministères », a-t-il déclaré, avant de souligner que « nous devons expliquer au monde que l’Espagne est un endroit sûr pour venir passer le été .»

Il a également souligné que l’Espagne «est à la pointe du monde en matière de vaccination».

Il est à noter que les relations entre Madrid et Washington se sont dégradées suite au soutien financier qu’a apporté l’Espagne au régime de Maduro au Venezuela. Une crise telle, que la Maison Blanche avait menacé le gouvernement de Pedro Sanchez de représailles économique sur son pays. ( lire Arancha González Laya, sacrifiée sur l’autel des relations entre le Maroc et l’Espagne ? )

Les anciens ministres des Affaires étrangères Marcelino Oreja (UCD) et les « populaires » Ana Palacio et Josep Piqué étaient également présents à la cérémonie de passation de pouvoir.

Arancha González Laya, sacrifiée sur l’autel des relations entre le Maroc et l’Espagne ?

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a limogé ce samedi 10 juillet sa ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, qui a cristallisé la colère du Maroc en jouant un rôle central dans la décision de l’Espagne d’accueillir sous une fausse identité un repris de justice et criminel de guerre, en dépit des mises en garde de son collègue au ministère de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. C’est l’ambassadeur espagnol à Paris, José Manuel Albares qui devient le nouveau Chef de le diplomatie du pays et qui a la lourde tâche de rattraper les erreurs de la politique étrangère de l’Espagne vis-à-vis le Maroc mais également vis-à-vis l’administration américaine.

De la décision de l’administration américaine de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur le Sahara, jusqu’à l’exclusion des conclaves de Ceuta et Melilla de l’opération d’accueil des MRE Marhaba 2021, passant par l’hospitalisation du chef des séparatistes du polisario dans un hôpital de Logrones, près de Saragosse, les relations entre le Maroc et l’Espagne ne se sont jamais aussi dégradées.

Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol plus affaibli que jamais sur la scène locale et internationale, annonce ce samedi matin un large remaniement ministériel marqué par le limogeage de la ministre des Affaires Etrangères Arancha González Laya.

Au centre de la crise entre le Maroc et son pays, Arancha González Laya est celle qui a coordonné avec le régime militaire algérien et autorisé l’arrivée en Espagne dans un état critique et dans la plus grande clandestinité de Brahim Ghali le 18 avril 2021 dans un avion de la présidence algérienne. L’information rapportée par le quotidien colombien El Heraldo a fait l’effet d’une bombe en raison des plaintes pour «tortures» et «génocide» déposées en Espagne contre le chef du Front Polisario.

Constituant un front commun avec Berlin, Alger et Pretoria, Madrid souhaitait faire barrage à la reconnaissance des États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Un lobbying intense de ce groupe de pression anti-Maroc s’est mis en branle dès novembre 2021 pour tenter d’influencer les décisions des Nations unies.

La réaction de Rabat a été inattendue de par sa fermeté et son audace en gelant toute coopération avec Berlin et Madrid notamment la coopération anti-migratoire. L’impact sur les frontières nord du Maroc a été immédiat, des milliers de migrants se sont déplacés vers l’Espagne et les conclaves de Ceuta et Melilla.

Les images impressionnantes de ces candidats à la migration ont fait que le monde entier s’est rendu compte du rôle vital du Maroc dans la gestion des flux migratoires vers l’Europe mais aussi de la l’incompétence du gouvernement espagnol qui a fait de l’Espagne le maillon faible de l’UE mettant en équation l’avenir de tout le continent.

Par ailleurs, L’Espagne est, depuis 2019, dans le collimateur des États-Unis en raison du soutien du gouvernement de Pedro Sanchez au régime de Maduro au Venezuela et de son rôle «perturbateur» dans ses anciennes colonies en Amérique latine dans lesquelles elle perd chaque jour son influence historique. A ce titre, Washington avait menacé publiquement Madrid de représailles économiques si elle n’arrêtait pas de financer Maduro et son régime.

En juin dernier, le malaise entre les États-Unis et l’Espagne revient sur la scène publique, quand Arancha González Laya a exprimé sa colère contre Washington quand le Secrétaire d’Etat Antony Blinken avait téléphoné à son homologue marocain, Nasser Bourita, arguant la crise diplomatique et migratoire auxquelles était confronté son pays.

L’Espagne va continuer sa pression en menant une campagne de désinformation sur le déroulement des exercices militaires «African Lions 2021» tout en refusant d’y participer. Madrid n’a fait que donner de la visibilité à ces manœuvres militaires qui ont été les plus médiatisées et les plus intenses de l’histoire de la coopération militaire entre le Maroc et les États-Unis.

Au lendemain de la fin de l’«African Lions 2021», Madrid a du encaisser l’arrivée sur le détroit de Gibraltar du l’USS Alaska (SSBN-732), un sous-marin nucléaire lanceur de missiles, dans le cadre du «renforcement de la coopération entre les États-Unis et le Royaume-Uni-Gibraltar, et pour démontrer la capacité, la préparation, la flexibilité et la continuité des États-Unis».

«Vous pouvez entendre les vaisseaux sanguins éclater à Madrid pendant qu’ils lisent ceci !» a commenté un spécialiste sur le compte Twitter de la US Navy Europe.

Pedro Sanchèz a ensuite essuyé un affront public sans précédent de la part des américains quant il n’a eu droit que de 25 secondes chronos du temps de Joe Biden en marge d’une réunion de l’Otan. Les caméras de télévision ont capturé le moment où le premier ministre espagnol tentait de parler avec le président américain alors qu’il se dirigeait pour la prise de la photo de groupe des 30 dirigeants mondiaux présents. «Ce fut une affaire beaucoup plus brève que prévu, après que des sources gouvernementales espagnoles avaient annoncé une semaine plus tôt que Sánchez et Biden tiendraient une réunion bilatérale» ont rapporté les médias espagnols.

Détail du remaniement du gouvernement espagnol

En plus de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, qui sera remplacée par José Manuel Albares, jusqu’à présent ambassadeur à Paris, le remaniement ministériek a touché :

  • Le ministre de la Culture, José Manuel Rodríguez Uribes
  • Le ministre de la Science et de l’Innovation, Pedro Duque
  • Le chef de cabinet de Pedro Sanchèz, Iván Redondo, remplacé par Óscar López, historien du PSOE
  • La Première vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo, remplacée par Nadia Calviño.

Ben Bettouch est arrivé à Alger

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L’agence de presse algérienne confirme l’arrivée à Alger du chef des séparatistes du polisario, Brahim Ghali, alias Mohamed ben Bettouch. L’avion du fugitif aurait atterrit mercredi vers 3 heures du matin en provenance d’Espagne où il était entré le 18 avril dernier en catimini, sous le nom d’emprunt Mohamed ben Bettouch usant d’un faux passeport afin de contourner le mandat d’arrêt émis par la justice espagnole en novembre 2016.

L’agence de presse officielle algérienne, APS, a rapporté ce mercredi midi que Brahim Ghali avait atterrit à Alger dans la nuit pour poursuivre ses soins complémentaires en Algérie.

Prise la main dans le sac en organisant avec le régime algérien l’entrée sur son territoire, d’un criminel de guerre poursuivit par sa propre justice, l’Espagne décrédibilisée, n’a pas pu garder plus longtemps son hôte indésirable.

Brahim Ghali, espion espagnol

Cette crise avec l’Espagne a permis de révéler au grand jour le double langage que porte les gouvernements ibériques quant à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Madrid s’est avérée être au centre d’un axe d’aigris réunissant Berlin, Alger et Pretoria, tous d’accord à avorter toute solution au dossier du Sahara. L’Espagne n’a pas encore digéré le succès historique de la marche verte, l’Allemagne n’oublie pas la conférence de Yalta qui l’a dépossédé de son influence mondiale, l’Afrique du Sud tremble de l’influence et du soft power marocain et le régime militaire algérien s’étouffe dans sa haine et dans son rôle de pantin dans la guerre froide entre hyperpuissances.

La révélation d’El Razon, un journal espagnol qui a pignon sur rue, va confirmer les relents colonialistes de Madrid. En effet, dans son édition du 29 mai, El Razon a publié la fiche de Brahim Ghali en tant qu’espion espagnol. Le document affirme que durant la période de 1971 à 1975, année de l’organisation de la Marche verte pour la récupération du Sahara, l’agent Ghali était chargé par le régime franquiste de rédiger des rapports sur le Royaume.

Le Roi Mohammed VI somme Bourita et Laftit à régler définitivement la question des mineurs marocains non accompagnés en situation irrégulière en Europe

«Le Roi Mohammed VI a réitéré ses très hautes instructions aux ministres chargés de l’Intérieur et des Affaires étrangères afin que la question des mineurs marocains non accompagnés, se trouvant en situation irrégulière dans certains pays européens, soit définitivement réglée», annonce un communiqué conjoint des deux ministères.

MAP

Un communiqué des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger indique que le Roi Mohammed VI avait souligné, à plusieurs reprises, y compris à des Chefs d’Etat étrangers, l’engagement clair et ferme du Royaume du Maroc à accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés.

Des mécanismes de coopération ont été mis en place à cet effet avec certains pays, notamment la France et l’Espagne et qui ont abouti au retour au Maroc de plusieurs dizaines de mineurs, précise le communiqué.

Les lenteurs constatées dans la concrétisation de cette coopération sont essentiellement liées à des blocages dus aux procédures (administratives et judiciaires) complexes dans certains pays européens, ajoute la même source, précisant que le Maroc est le premier pays concerné par certains cercles de la société civile, voire même des réseaux criminels, qui prennent prétexte des conditions soi-disant précaires des mineurs pour les instrumentaliser.

Le Maroc est disposé à collaborer, comme il l’a toujours fait, avec les pays européens et l’Union Européenne (UE), pour le règlement de cette question, poursuit le communiqué, relevant que le Royaume espère que l’UE et les pays concernés sauront dépasser les contraintes procédurales pour faciliter cette opération.

Le Maroc regrette à nouveau que la question migratoire, y compris la question des mineurs non accompagnés, soit utilisée comme alibi afin de contourner les véritables causes de la crise politique actuelle avec l’Espagne dont les origines et les fondements sont bien connus.

Les autorités marocaines se réservent le droit d’apporter, au moment opportun, les réponses appropriées aux accusations infondées du gouvernement espagnol, conclut le communiqué.

Le premier ministre espagnol accueilli par les injures à Ceuta

Le Premier ministre Pedro Sanchez est arrivé ce mardi dans l’enclave espagnole de Ceuta, où plus de 6 000 migrants sont entrés illégalement depuis lundi en provenance du Maroc. A sa descente de son hélicoptère, il a eu droit à un comité d’accueil très remonté. Quelques habitants de la ville amassés devant le portail du Héliport ont proféré des injures à son encontre et en même tenté de donner des coups de pieds à sa voiture.

Accompagné de son ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez est arrivé cet après-midi à la conclave espagnole Ceuta, au lendemain d’une crise migratoire sans-précédent qui a vu le déferlement de plus de 6000 migrants dont 1500 mineurs.

A la sortie du héliport, plusieurs dizaines de Ceutiens et de Ceutiennes ont accueilli les deux ministres par des injures en raison de leur mauvaise gestion du dossier migratoire avec le Maroc. Les manifestants ont même donné des coups de pieds aux voitures des deux responsables.

Selon El Mundo qui a également rapporté l’incident, le très peu populaire premier ministre a été contraint de modifier son agenda en annulant son voyage à Paris pour se rendre ce mardi à Ceuta, où il est arrivé vers 17h00. Il aurait également prévu de visiter Melilla.

Le quotidien espagnol rapporte qu’au sein de son gouvernement des voix auraient alerté Pedro Sanchez des répercussions de l’accueil du chef des séparatistes du Polisario, Brahim Ghali, en Espagne. Parmi ces voix figurent le ministre de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, qui aurait selon El Mundo mis en garde son gouvernement contre l’hospitalisation de Ghali.

Sur Twitter, le chef du gouvernement espagnol a indiqué que sa « priorité en ce moment est le retour à la normalité à Ceuta » et que les « habitants doivent savoir qu’ils peuvent compter le soutien total du gouvernement » espagnol.

L’Europe appelle le Maroc à empêcher les « départs irréguliers » depuis son territoire

La commissaire européenne Ylva Johansson a jugé mardi « inquiétant » l’afflux des migrants. Bruxelles a appelé le Maroc à empêcher les « départs irréguliers » depuis son territoire. Le Conseil européen, qui représente les Vingt-Sept, a exprimé de son côté « tout son soutien et sa solidarité avec l’Espagne », par la voix de son président Charles Michel. « La coopération, la confiance et les engagements partagés devraient constituer les principes d’une relation forte entre l’Union européenne et le Maroc », a ajouté Charles Michel sur Twitter.

Ylva Johansson a relevé que l’UE souhaitait bâtir avec Rabat une relation « basée sur la confiance et des engagements partagés ». « La migration est un élément clé à cet égard », a ajouté la responsable suédoise. Les forces de l’ordre marocaines sont intervenues mardi matin pour stopper le flux de migrants, qui se poursuivait toutefois dans la journée.

Agence de presse espagnole EFE : La Cour Nationale de Justice convoque le Chef du Polisario pour témoigner

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Keys Points

  • Le gouvernement espagnol a autorisé l’entrée en Espagne du chef des séparatistes du polisario Brahim Ghali fin avril pour y bénéficier de soins de santé sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche.
  • Poursuivi par la justice espagnole, le fugitif a bénéficié de la connivence de la geinte militaire algérienne et du premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
  • Suite à une offensive diplomatique et populaire sans précédant du Maroc, le fugitif Ghali/Ben Battouch a été convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population sahraouie.

Que s’est-il passé ?

L’agence de presse officielle espagnole EFE a annoncé ce lundi 3 mai la convocation par la Cour Nationale de Justice espagnole du chef et président du Polisario, le fugitif Brahim Ghali, pour témoigner mercredi 5 mai.

Le fugitif, 73 ans, est convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population dissidente de réfugiés sahraouis aux camps de la honte de Tindouf.

Souffrant de problèmes respiratoires et d’un cancer digestif depuis plusieurs années, Ghali a été autorisé par le gouvernement espagnol à entrer en catimini en Espagne fin avril pour «des raisons humanitaires», pour y recevoir des soins de santé.

Grâce à la connivence de l’Algérie et du premier ministre Pedro Sanchez, le fugitif s’est inscrit à à l’hôpital San Pedro, à Logroño près de Saragosse en Espagne sous le faux nom de Mohamed Benbatouch et d’une identité algérienne pour éviter des problèmes avec la justice espagnole, qui l’accuse de violations des droits de l’homme.

The Big Picture

Brahim Ghali a été mis en examen en 2016 par le juge de la Cour nationale, José de la Mata, qui l’a accusé d’avoir commis des crimes de génocide, meurtres, tortures et disparitions commis contre la population des camps de Tindouf. Le juge a jugé recevable une plainte en date de novembre 2012, déposée par l’Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme (ASADEDH), basée en Espagne et trois victimes contre 28 membres du Front Polisario et de hauts responsables du gouvernement algérien.

L’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes sous une fausse identité et avec des papiers falsifiés en coordination avec l’État algérien a suscité de vives réactions de réprobation et de condamnation à travers le monde, a noté L’Observateur du Maroc et de l’Afrique.

Selon la même source, L’eurodéputé Tomáš Zdechovský s’est insurgé, samedi 1er mai, contre l’accueil par l’Espagne de Brahim Ghali de connivence avec l’Algérie. Pour écrivain et homme politique tchèque, qui est aussi vice-président de l’Union chrétienne démocrate – Parti populaire tchécoslovaque, cette décision va à l’encontre des valeurs et principes de l’Europe.

«Je me demande comment est-il possible que les autorités espagnoles autorisent l’entrée illégale avec une fausse identité d’une personne comme Brahim Ghali, accusé d’avoir commis des actes de viol ?», s’est interrogé l’eurodéputé tchèque. «Celà va à l’encontre de nos valeurs et de nos principes», a-t-il ajouté.

Cette levée de bouclier a été accompagnée par une offensive diplomatique et une indignation populaire sans précédent du Maroc.

Alors que les réseaux sociaux son inondés de hashtags condamnant le pays ibérique l’accusant d’aider un criminel de guerre à s’extirper de la justice et de cautionner ses actes, le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita n’a pas baissé de pression pour exiger des explications du voisin du nord et du premier partenaire commerciale du royaume.

La dernière sortie médiatique du chef de la diplomatie marocain a marqué un tournant dans les relations entre les deux pays. En effet Nasser Bourita a dénoncé le double jeu de l’Espagne dans son action diplomatique envers le Maroc et la disposition de Madrid de mettre en équation ses relations avec Rabat pour protéger Brahim Ghali.

«Pourquoi les autorités espagnoles ont-elles considéré que le Maroc ne devait pas être informé de l’arrivée de Ghali en Espagne, pourquoi ont-elles préféré se coordonner avec les adversaires du Maroc (allusion à l’Algérie), est-il normal que nous l’ayons appris par la presse ?», s’est indigné Bourita.

«Certes, le Maroc et l’Espagne entretiennent un partenariat global : politique, économique, commercial, humain et sécuritaire , et c’est là qu’intervient la question migratoire. Il ne faut pas penser qu’il s’agit d’une relation à la carte : quand il s’agit de comploter avec l’Algérie et le polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand on parle de migration ou de terrorisme, on redevient important », a-t-il insisté.

«Lorsque l’Espagne était confrontée au séparatisme catalan, le Maroc a été très clair, et au plus haut niveau : rejeter tout contact et toute interaction avec eux et en informer nos partenaires espagnols. Lorsque les Catalans nous ont demandé de les recevoir au ministère, nous avons exigé qu’un membre de l’ambassade d’Espagne soit présent», a rappelé Nasser Bourita.

«Avec nos partenaires, nous ne manœuvrons pas dans notre dos sur une question (le Sahara) qui est fondamentale pour le Maroc», a-t-il souligné.

La position marocaine sur le dossier du Sahara a connu une avancée majeure après la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Une reconnaissance que la nouvelle administration Biden ne devrait pas remettre en cause.

«Ben Batouche, le fugitif» – Dossier Evènement de l’Observateur du Maroc

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L’hebdomadaire L’Observateur du Maroc et d’Afrique a consacré la Une de son dernier numéro au secrétaire général du Front Polisario, le fugitif Brahim Ghali. Hospitalisé dans un hôpital de Logrones, près de
Saragosse en Espagne sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche, pour échapper à la justice. Le chef des séparatistes a eu droit à tout un dossier taillé sur mesure et orné d’un festival de qualificatifs qui lui vont si bien : Violeur, tortionnaire, indésirable, trafiquant, dictateur et criminel de guerre.

«Brahim Ben Batouche, LE FUGITIF» est le titre choisi par la rédaction de l’hebdomadaire l’Observateur du Maroc pour la première de couverture de son dernier numéro paru ce mercredi. Une «Couv» qui annonce la couleur du dossier détonant sur le scandale de l’hospitalisation clandestine du chef des séparatistes en Espagne où il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des crimes commis avec le polisario.

Scandale d’État

Perpétrée par des passeurs présidentiels algériens, l’opération clandestine du transfert de Brahim Ghali vers l’Espagne a-t-elle été menée avec la complicité des autorités espagnoles ? s’interroge la rédaction de l’Observateur.

«Les appels se multiplient pour la comparution de celui qu’on surnomme désormais le fugitif Brahim Ben Batouche devant la justice en Espagne où de nombreuses plaintes sont déposées contre lui pour viol, torture et d’autres crimes. Tandis que des parlementaires et des militants associatifs espagnols dénoncent le «scandale d’État» provoqué par Ben Batouche et réclament des explications à leur gouvernement» peut-on lire sur la page 3 de l’hebdomadaire.

Le plat de résistance du spécial «Ben Batouche LE FUGITIF» se dévore ensuite en 11 bouchées :

  1. Justice espagnole Curva peligrosa*!

Mohamed Ben Batouche est devenu une personnalité célèbre sans rien faire et sans même bouger de sa bourgade à Batna en Algérie. C’est juste son passeport qui a pris l’avion pour se rendre en Espagne.

  1. Brahim Ben Batouche violeur

La jeune Khadijatou Mahmoud, qui a déjà déposé plainte en Espagne contre le chef du polisario pour viol, demande à la justice de ce pays d’interpeller Brahim Ghali puisqu’il se trouve sur le sol espagnol.

  1. Brahim Ben Batouch tortionaire

La justice espagnole doit montrer son indépendance et ouvrir une enquête sur les nombreux crimes génocidaires commis par le chef du Polisario Brahim Ghali, comme le réclament les organisations et les associations sahraouies des victimes des violations des droits de l’homme à Tindouf.

  1. Ben Batouche l’indésirable

Des représentants d’associations marocaines de la région andalouse ont appelé, lundi 26 avril, la justice espagnole à procéder à l’arrestation du « criminel Brahim Ghali ».

  1. Brahim Ben Batouche trafiquant

Il y a déjà près d’un an, le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf (Forsatin) avait mis à nu le chef du Polisario. Les preuves fournies suffisent pour envoyer Brahim Ben Batouche non seulement devant l’Audience nationale espagnole, mais même devant le Tribunal pénal international

  1. Brahim Ben Batouche dictateur

Le Mouvement Sahraoui pour la Paix (MSP) a vu le jour, il y a un an pour dénoncer les crimes du Polisario et de son chef autoproclamé. Plaidant en faveur de la paix, aujourd’hui encore, son fondateur, Hach Ahmed Bericalla revient à la charge.

  1. La Chambre des conseillers interpelle la Justice espagnole sur le cas Brahim Ghali

Les membres de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des Marocains résidant à l’étranger à la Chambre des conseillers ont appelé hier, mardi, les autorités judiciaires espagnoles à interagir positivement avec les plaintes déposées par de nombreuses victimes contre le chef des séparatistes du “polisario”, le dénommé Brahim Ghali et d’engager la procédure d’arrestation à son encontre

  1. Pedro Sanchez, la déception

Le quotidien espagnol La Razón a publié, mardi 27 avril, une analyse d’Ahmed Charaï sur l’immobilisme du chef du gouvernement espagnol qui nuit dangereusement aux relations maroco-espagnoles. L’analyste rappelle, au passage, certains crimes commis par le chef du polisario que le voisin ibérique accueille sur son sol et tente de le protéger.

  1. Appels au jugement de Brahim Ghali en Espagne pour viol et autres crimes

Des défenseurs des droits de l’Homme multiplient les appels pour que le chef du Polisario, se trouvant actuellement Espagne, soit interpellé et jugé dans ce pays pour les nombreux crimes qu’il avait commis.

  1. Le gouvernement espagnol n’a pas mesuré les conséquences de son attitude

Le gouvernement espagnol n’a pas bien mesuré l’ampleur des conséquences de sa décision d’accueillir le chef des séparatistes du polisario, le dénommé Brahim Ghali, poursuivi en Espagne pour des crimes de génocide, meurtre,
torture et disparitions forcées, souligne le magazine espagnol “Atalayar”.

  1. Le Syndicat national de la presse marocaine accuse

Pour le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), l’affaire Brahim Ghali est révélatrice de la partialité dont font preuve des médias espagnols et français.