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Variole du singe : l’OMS décrète l’état d’urgence sanitaire mondiale

L’Organisation mondiale de la santé a classé l’épidémie mondiale de variole du singe comme une «urgence de santé publique de portée internationale», la plaçant au même niveau que des maladies telles que le Covid-19, Ebola et la polio. Plus de 16 000 cas ont été recensés en dehors de l’Afrique, et le virus a atteint 75 pays et territoires.

Pour la deuxième fois en deux ans, l’Organisation mondiale de la santé a pris la mesure extraordinaire de déclarer une urgence mondiale. Cette fois, il s’agit de la variole du singe, qui s’est propagée en quelques semaines à des dizaines de pays et a infecté des dizaines de milliers de personnes.

Samedi, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), a annulé la décision d’un groupe de conseillers, qui n’ont pas pu parvenir à un consensus, et a déclaré une «urgence de santé publique de portée internationale», une désignation que l’OMS n’utilise actuellement que pour deux autres maladies, le Covid-19 et la polio.

«Nous sommes face à une épidémie qui s’est propagée rapidement dans le monde entier par de nouveaux modes de transmission, dont nous ne savons pas grand-chose, et qui répond aux critères» d’une urgence de santé publique, a déclaré le Dr Tedros aux journalistes.

L’incapacité du comité à parvenir à un consensus souligne également la nécessité d’un meilleur processus pour décider quels événements représentent des urgences de santé publique. C’est apparemment la première fois que le directeur général passe outre ses conseillers pour déclarer une urgence de santé publique.

https://twitter.com/WHO/status/1550847224963371010

«Ce processus démontre une fois de plus que cet outil vital doit être affiné pour être plus efficace», a déclaré le Dr Tedros, en faisant référence aux délibérations de l’OMS. Les pays membres étudient les moyens d’améliorer le processus, a-t-il ajouté.

La déclaration de l’OMS signale un risque pour la santé publique nécessitant une réponse internationale coordonnée. Cette désignation peut amener les pays membres à investir des ressources importantes dans le contrôle d’une épidémie, à mobiliser davantage de fonds pour la réponse et à encourager les nations à partager les vaccins, les traitements et d’autres ressources essentielles pour contenir l’épidémie.

Il s’agit de la septième urgence de santé publique depuis 2007, la pandémie de Covid en est la plus récente. Certains experts de la santé mondiale ont critiqué les critères utilisés par l’OMS pour déclarer de telles urgences, les qualifiant d’opaques et d’incohérents.

Lors d’une réunion en juin, les conseillers de l’OMS ont conclu que si la variole du singe représentait une menace croissante, elle ne constituait pas encore une urgence internationale. Le groupe n’a pas pu prendre de décision jeudi, a déclaré le Dr Tedros.

De nombreux experts ont vivement critiqué le processus, le qualifiant de myope et de trop prudent.

Rapports sexuels entre les hommes

On dénombre plus de 16 000 cas de variole du singe en dehors de l’Afrique, soit environ cinq fois plus que lors de la réunion des conseillers en juin. Presque toutes les infections sont survenues chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

À ce samedi, les États-Unis avaient enregistré près de 3 000 cas, dont deux enfants, mais le bilan réel serait bien plus lourd, car les tests commencent seulement à être intensifiés. La Grande-Bretagne et l’Espagne ont chacune environ autant de cas, et le reste est réparti dans environ 70 pays.

Un grand nombre des personnes infectées dans ces pays ne signalent aucune source d’infection connue, ce qui indique une propagation communautaire non détectée.

Vaccin et antiviraux

Selon une étude de Nature Medicine publiée le mois dernier, les premières données suggèrent que le virus mute plus rapidement que prévu.

Il existe des contre-mesures efficaces, notamment un vaccin, normalement utilisé contre la variole, et un antiviral.

Les gouvernements se sont empressés de s’approvisionner en ces deux produits et, dans certains endroits – notamment au Royaume-Uni, à New York et dans certaines régions du Canada – les autorités sanitaires ont élargi les conditions de vaccination afin d’atteindre un plus grand nombre de personnes potentiellement vulnérables. Certains pays européens envisagent de faire de même, selon les responsables.

Les pays africains montent au créneau

Durant les débats houleux au sein des commissions de l’OMS traitant le monkeypox, les gouvernements africains se sont insurgés.

«Nous avons la variole du singe depuis des décennies et vous ne vous en rendez compte que maintenant, et c’est parce que les pays riches du nord ont quelques cas et que vous faites tout ce bruit.» se sont-ils indignés.

Une autre personne ayant connaissance des débats a déclaré que l’hésitation était due à la crainte que l’organisme de santé ne soit accusé d’en faire trop.

En 2020, l’OMS a été accusée d’avoir tardé à déclarer Covid comme une pandémie, les critiques affirmant que le processus était devenu profondément politisé.

La variole du singe se propage parmi les homosexuels dans le monde entier

Key points

  • 550 cas du #Monkeypox ont été officiellement confirmés par l’OMS dans 30 pays.
  • La plupart des cas recensés jusqu’à présent concernent des hommes homosexuels et bisexuels.
  • Les autorités sanitaires britanniques ont exhorté toute personne dont le test de dépistage du virus de la variole du singe est positif à s’abstenir de tout rapport sexuel jusqu’à ce que ses symptômes aient disparu.
  • L’Agence britannique de sécurité sanitaire a également recommandé aux personnes précédemment infectées de continuer à utiliser des préservatifs pendant une période de huit semaines après la disparition du virus afin de lutter contre l’augmentation des cas.
  • Avec 179 cas, la Grande-Bretagne est le pays qui compte le plus grand nombre de cas de monkeypox dans l’épidémie actuelle.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a maintenant confirmé près de 550 cas de monkeypox dans plus d’une vingtaines de pays, le plus grand nombre se trouvant au Royaume-Uni. Si la plupart des cas recensés jusqu’à présent concernent des hommes homosexuels et bisexuels, les responsables de la santé soulignent que tout le monde peut contracter le virus par contact personnel étroit.

L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a signalé le premier cas de l’épidémie actuelle le 7 mai chez un homme qui avait récemment voyagé au Nigeria, où la monkeypox est endémique. Ce cas a été rapidement suivi de deux autres cas qui partagent un même foyer et de quatre cas chez des hommes homosexuels et bisexuels, qui semblent tous avoir contracté le virus localement. Au 23 mai, l’UKHSA a signalé 70 cas confirmés en Angleterre et un en Écosse.

La dernière mise à jour de l'OMS faisait état de 179 cas confirmés. Après le Royaume-Uni, c'est en Espagne et au Portugal que le plus grand nombre de cas a été signalé, et dans plusieurs autres pays européens, au Canada, aux États-Unis et en Australie. Un décompte informel de Global.health, établi à partir de diverses sources, faisait état de plus de 599 cas confirmés ou suspects dans le monde au 31 mai.

Selon l'OMS, les cas recensés jusqu'à présent ont été identifiés «principalement mais pas exclusivement parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes». Parmi les cas de Global.health dont le sexe et l'âge sont connus, tous sauf trois sont des hommes jeunes ou d'âge moyen. Beaucoup des hommes touchés s'identifient comme gays ou bisexuels ou ont cherché à se faire soigner dans des cliniques de santé sexuelle. Plusieurs cas seraient liés à un sauna en Espagne et à un festival fétichiste en Belgique. De nombreux hommes ont déclaré avoir récemment voyagé à l'étranger.

La variole du singe

La variole du singe, qui est apparentée à la variole, n'est pas une maladie nouvelle. Malgré son nom, elle est le plus souvent associée aux rongeurs. Bien qu'elle soit principalement observée en Afrique centrale et occidentale, des cas isolés sont occasionnellement signalés en Europe et ailleurs, souvent chez des voyageurs. L'épidémie actuelle est la plus importante jamais observée en dehors de l'Afrique.

La vaccination contre la variole prévient également la variole du singe, et les cas de variole du singe ont augmenté au cours des dernières décennies depuis l'arrêt de la vaccination systématique contre la variole ; l'OMS a déclaré que la variole avait été éradiquée dans le monde entier en 1980. Cela signifie que seules les personnes âgées ont une immunité induite par le vaccin.

Moins grave que la variole, la variole du singe provoque généralement des symptômes semblables à ceux de la grippe (fièvre, fatigue, douleurs musculaires, etc.), un gonflement des ganglions lymphatiques et une éruption cutanée. L'éruption peut apparaître sur le visage, les organes génitaux, les paumes, la plante des pieds et ailleurs sur le corps. Les lésions peuvent être plates, surélevées ou remplies de pus, et peuvent ressembler à d'autres affections telles que l'herpès, la syphilis ou la varicelle. Dans l'épidémie actuelle, plusieurs cas ont d'abord présenté une éruption génitale, et certains n'ont pas signalé d'autres symptômes. La période d'incubation du virus peut aller jusqu'à trois semaines, et la maladie dure généralement de deux à quatre semaines.

Le virus de la variole du singe se transmet par un contact personnel étroit, y compris le contact peau à peau et les baisers. Les contacts étroits peuvent concerner les membres de la famille et les travailleurs de la santé. Le virus peut également se transmettre par les vêtements ou le linge de maison qui ont été en contact avec le liquide des lésions. Les autorités sanitaires affirment que la variole du singe peut être transmise par des gouttelettes respiratoires à faible distance, mais le virus ne semble pas se propager dans l'air sur de longues distances de la même manière que le coronavirus SRAS-CoV-2 à l'origine du COVID-19.

Les experts ont toujours pensé que le virus de la variole du singe ne se transmettait pas facilement entre humains, et l'on ne sait pas pourquoi il se propage maintenant de manière plus importante. Certains ont suggéré que le virus pourrait avoir évolué pour devenir plus facilement transmissible, mais jusqu'à présent, le séquençage génétique ne soutient pas cette hypothèse. Il est plus probable que le virus ait pénétré par hasard dans un réseau social ou sexuel et qu'il y ait trouvé des conditions favorables à sa transmission.

Tedros Adhanom rempile à la tête de l’OMS

Les membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont réélu Tedros Adhanom Ghebreyesus au poste de directeur général à une forte majorité pour cinq nouvelles années, a annoncé mardi le président de l’Assemblée mondiale de la santé. Les alliés occidentaux n’ont pas pu trouvé un meilleur candidat que M. Tedros, voix de la science et de la médecine et instrument incontournable de la propagande médiatique et de la gestion par la peur de«s» pandémie«s».

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a été réélu mardi pour un second mandat de cinq ans, aucun autre candidat ne lui ayant contesté le poste dans un contexte de pandémie de coronavirus.

Le vote à bulletin secret, annoncé par Ahmed Robleh Abdilleh de Djibouti lors d’une importante réunion annuelle, a été considéré comme une formalité puisque Tedros était le seul candidat en lice.

Les ministres et les délégués se sont relayés pour serrer la main de M. Tedros, ancien ministre de la santé de l’Éthiopie, qui a dirigé l’agence des Nations unies pendant une période turbulente dominée par la pandémie de COVID-19. Le président a dû utiliser un marteau à plusieurs reprises pour interrompre les applaudissements.

Plusieurs pays, dont l’Allemagne et les États-Unis, ont rapidement adressé leurs félicitations.

Le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach, a tweeté que Tedros avait obtenu 155 voix sur 160, qualifiant ce résultat de spectaculaire. «Félicitations, entièrement méritées».

L’Allemagne a récemment dépassé les États-Unis en tant que premier donateur de l’agence de santé de l’ONU.

Pour se faire réélire, concession et instrumentalisation de la guerre en Ukraine

Sous la direction de Tedros, l’OMS a d’abord vivement recommandé aux pays riches de renoncer aux injections de rappel en raison d’une disparité mondiale en matière de vaccins. Un groupe consultatif de l’OMS s’est ensuite prononcé en faveur d’un large accès à ces vaccins.

Il a aussi récemment critiqué la stratégie extrême de la Chine, le «zéro COVID», qu’il jugeait non viable. Elle a permis de sauver des vies de manière significative, mais a également entraîné des pénuries alimentaires.

Le chef de l’OMS n’a pas hésité à verser des larmes en évoquant la crise actuelle en Ukraine et la mort de son jeune frère, décédé d’une maladie infantile dans un contexte de guerre et de pauvreté il y a plusieurs décennies en Éthiopie.

«Quand j’ai visité l’Ukraine, j’ai vu en particulier les enfants… C’est l’image d’il y a plus de 50 ans qui m’est venue à l’esprit, si visible, si poignante. L’odeur, le son et l’image de la guerre. C’est ce que je ne veux pas qu’il arrive à qui que ce soit.»

L’OMS refuse toute crainte excessive sur la variante du coronavirus

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde lundi contre toute crainte excessive vis-à-vis de la variante hautement contagieuse du nouveau coronavirus découverte en Grande-Bretagne, jugeant que cela faisait partie de l’évolution normale d’une épidémie.

Les responsables de l’OMS ont même jugé que la découverte de cette nouvelle souche, qui a amené des pays proches de la Grande-Bretagne comme la France à fermer partiellement leurs frontières, prouvait l’efficacité des dispositifs de veille sur le coronavirus.

«Nous devons parvenir à un équilibre. Il est très important d’avoir de la transparence, il est très important de dire au public comment sont les choses, mais il est aussi important de faire passer le message selon lequel c’est un élément normal de l’évolution d’un virus», a dit Mike Ryan, directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, au cours d’une conférence en ligne avec des journalistes.

«Etre en mesure de suivre un virus de si près, de manière si attentive, de manière si scientifique en temps réel est un développement vraiment positif pour la santé publique mondiale et les pays effectuant ce genre de surveillance devraient être félicités», a-t-il ajouté.

Citant des données en provenance de Grande-Bretagne, les responsables de l’OMS ont déclaré qu’aucun élément ne montrait que cette variante du coronavirus était plus grave ou plus mortelle que les souches déjà connues, même si elle semble se répandre plus rapidement.

Coronavirus: Le programme COVAX double ses commandes de vaccins à 2 milliards de doses

Le programme COVAX d’accès mondial à un vaccin contre le coronavirus a annoncé vendredi disposer d’accords lui permettant de pratiquement doubler ses approvisionnements à près de deux milliards de doses qui devraient commencer à être livrées début 2021.

Ce programme, codirigé par l’alliance du vaccin GAVI et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), prévoit de distribuer 1,3 milliard de doses de vaccins à 92 pays pauvres ou à revenus intermédiaires.

Les 190 pays inscrits au programme COVAX auront «accès aux doses au premier semestre 2021, les premières livraisons devant commencer au premier trimestre 2021 – sous réserve des autorisations réglementaires et de l’état de préparation des pays à leur livraison», écrit dans un communiqué l’initiative COVAX.

Dans le cadre de ces annonces, le programme a conclu un accord avec AstraZeneca pour 170 millions de doses et un accord de principe avec Johnson & Johnson pour 500 millions de doses.

Richard Hatchett, directeur général de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), membre du programme COVAX, a déclaré que l’alliance était également en discussions avec le consortium Pfizer et BioNtech, dont le vaccin contre le COVID-19 a été homologué en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. COVAX négocie également avec le laboratoire américain Moderna dont le candidat vaccin devrait être approuvé sous peu.

Coronavirus: Le possible échec du programme de l’OMS priverait les pays pauvres d’un vaccin jusqu’en 2024

Alors qu’elle doit permettre l’accès à un vaccin contre le COVID-19 aux pays les moins développés, l’initiative COVAX risque d’échouer et de priver des milliards de personnes de vaccination jusqu’en 2024, montrent des documents internes consultés par Reuters.

Reuters

Piloté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’alliance pour les vaccins Gavi, le projet COVAX vise à fournir au moins 2 milliards de doses d’ici fin 2021 pour vacciner 20% des personnes les plus vulnérables dans 91 pays pauvres et à revenu intermédiaire, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Dans un document confidentiel de Gavi, les partisans du projet affirment que l’initiative pourrait ne pas atteindre son objectif en raison d’un manque de fonds, des risques liés à l’approvisionnement et des conditions contractuelles compliquées.

«Le risque d’échec du programme COVAX est très élevé», lit-on dans un rapport interne de Gavi.

Un tel échec pourrait priver les populations des pays pauvres d’un accès aux vaccins contre le COVID-19 jusqu’en 2024, explique l’un des documents.

Dans une note du 25 novembre, jointe aux documents soumis au conseil d’administration de Gavi, les conseillers de Citigroup ont déclaré que le plus grand risque pour le programme provenait des clauses présentes dans les contrats d’approvisionnement.

Les pays pourraient en effet refuser d’acheter les volumes pré-commandés du vaccin s’ils préfèrent en obtenir d’autres ou s’ils parviennent à les acquérir par le biais de projets différents, d’une façon plus rapide ou à de meilleurs prix.

Interrogé sur les documents consultés, un porte-parole de Gavi a déclaré que l’organisme restait confiant dans sa capacité à atteindre ses objectifs.

Pour vacciner au moins 20% des personnes dans les pays pauvres l’année prochaine, COVAX dit avoir besoin de 4,9 milliards de dollars (4,02 milliards d’euros) en plus des 2,1 milliards que le projet a déjà collecté.

Selon une étude de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, une personne sur quatre n’aura pas accès au vaccin contre le coronavirus avant au moins 2022.

Sanofi renouvelle son partenariat avec l’OMS

Sanofi a renouvelé pour cinq ans son partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre certaines maladies tropicales négligées et la soutenir dans son engagement à éliminer durablement la maladie du sommeil avant 2030.

Reuters

Le laboratoire apportera une contribution de 25 millions de dollars pour accompagner la prise en charge des maladies, le dépistage des populations, l’organisation de campagnes de sensibilisation, le renforcement des capacités, ainsi que les dons de médicaments, dit-il dans un communiqué.

«Sanofi collabore depuis 20 ans avec l’Organisation mondiale de la Santé pour lutter contre les maladies tropicales négligées. Le renouvellement de cette collaboration témoigne avec éloquence de l’engagement durable de notre entreprise en faveur de la santé mondiale», a déclaré Paul Hudson, directeur général de Sanofi.

L’OMS ne juge pas nécessaires de nouveaux confinements généralisés en Europe

L’Europe peut vivre avec le COVID-19 sans vaccin et sans retour nécessaire à de nouveaux confinements généralisés, a déclaré mardi le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Vieux Continent.

Reuters

“Le jour où nous vaincrons la pandémie ne sera pas nécessairement celui d’un vaccin. Il se produira lorsque nous aurons appris à vivre avec la pandémie, et ce jour peut être demain”, a dit Hans Kluge sur Sky News.

Prié de dire s’il s’attendait à de nouveaux confinements généralisés dans les prochains mois pour éviter une seconde vague d’infections, le directeur pour l’Europe de l’OMS a répondu: “Non”.

“Je suis optimiste, a-t-il ajouté, mais nous ne pouvons pas exclure des confinements localisés.”

Le point sur la pandémie dans le monde – mercredi 8 juillet 2020

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Les Etats-Unis quittent l’OMS

Les Etats-Unis ont confirmé avoir officiellement notifié l’ONU du retrait américain de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), accusée par Washington d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus pour ménager Pékin.

La notification sera effective au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain.

Bolsonaro positif

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s’est distingué en minimisant la pandémie, a annoncé avoir été testé positif au coronavirus. « Les médecins m’ont donné de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) et après je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien », a-t-il assuré.

Violences à Belgrade

Une soixantaine de personnes ont été blessées et une vingtaine d’autres arrêtées lors de violentes manifestations mardi soir à Belgrade contre la réintroduction d’un couvre-feu pour lutter contre un rebond de la pandémie du coronavirus.

Des milliers de manifestants furieux s’étaient rassemblés devant le Parlement après l’annonce par le président Aleksandar Vucic que les habitants allaient à nouveau devoir rester chez eux pendant le weekend.

Supermarchés dévalisés à Melbourne

Les rayons des supermarchés de Melbourne ont été dévalisés mercredi, à quelques heures de l’entrée en vigueur, pour six semaines, de nouvelles mesures de confinement pour les cinq millions d’habitants de la deuxième plus grande ville d’Australie à compter de minuit mercredi soir.

Le numéro un des supermarchés en Australie, Woolworth, a décidé de rationner à nouveau ses ventes de pâtes, de légumes et de sucres à la suite d’une ruée des clients dans ses magasins de l’Etat de Victoria.

Menace de famine au Yémen

Le Yémen est de nouveau au bord de la « famine » et l’ONU n’a pas les « ressources nécessaires » pour prévenir la catastrophe en pleine crise mondiale du Covid-19, selon la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour ce pays ravagé par la guerre.

Des millions de familles vulnérables pourraient rapidement passer de « la situation où elles peuvent encore tenir à celle où elles seront en chute libre », a estimé Lise Grande dans une interview à l’AFP depuis Sanaa.

Plus de 540.000 morts

La pandémie a fait au moins 544.311 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 11H00 GMT.

Après les États-Unis (131.480 morts), les pays les plus touchés sont le Brésil (66.741 morts), le Royaume-Uni (44.391 morts), l’Italie (34.899 morts) et le Mexique (32.014 morts).

Colombie: l’ELN propose une trêve

La dernière guérilla active en Colombie, l’Armée nationale de libération (ELN), propose un cessez-le-feu bilatéral de trois mois au gouvernement, en réponse à l’appel de l’ONU à stopper les hostilités dans les pays en conflit pour faciliter la lutte contre le nouveau coronavirus.

L’ONU alerte sur les trafics

La pandémie de nouveau coronavirus a entraîné une augmentation du trafic de masques, de désinfectants et d’autres produits médicaux de mauvaise qualité ou contrefaits, susceptibles de mettre en danger leurs utilisateurs, a averti l’ONU mercredi.

Golf: Ryder Cup repoussée ?

L’édition 2020 de la Ryder Cup, qui oppose tous les deux ans les Etats-Unis à l’Europe, sera reportée d’un an en raison de la pandémie de Covid-19, a annoncé la chaîne américaine ESPN, affirmant qu’une annonce officielle interviendrait mercredi.

La 43e Ryder Cup, prévue du 25 au 27 septembre à Whistling Straits, dans le Wisconsin, sera reportée d’un an, à 2021, a indiqué ESPN, citant une source non habilitée à s’exprimer publiquement.

AFP

Trump met fin à la relation spéciale avec Hong Kong et coupe tous les ponts avec l’OMS

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les Etats-Unis désormais remise en cause. Il a également fait-part durant le même point de presse de sa décision de mettre fin de la relation des États-Unis avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Chine «n’a pas tenu sa parole donnée au monde d’assurer l’autonomie de Hong Kong», a lancé Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, lors d’une déclaration au ton ferme mais limitée en détails.

«C’est une tragédie pour le peuple de Hong Kong, pour la Chine, et pour le monde entier», a-t-il martelé.

Cette déclaration intervient dans un climat explosif: Donald Trump a haussé le ton ces dernières semaines en accusant Pékin d’être responsable de la propagation du nouveau coronavirus à travers la planète, et a promis des représailles.

Les Etats-Unis dénoncent depuis plusieurs jours la loi controversée sur la sécurité nationale que Pékin veut imposer à Hong Kong. Ils estiment qu’il s’agit d’une manière déguisée de museler l’opposition hongkongaise et de rogner les libertés, ce que dément fermement la Chine.

«Je demande à mon gouvernement de lancer le processus d’élimination des exemptions qui accordent à Hong Kong un statut spécial», a lancé Trump.

«Cette décision aura un impact sur l’ensemble des accords que nous avons avec Hong Kong», a-t-il ajouté, évoquant en particulier le traité d’extradition et certains privilèges commerciaux, avec cependant quelques exceptions.

La rétrocession de Hong Kong s’est faite au nom du principe «Un pays, deux systèmes» qui a permis au territoire de conserver des libertés inconnues en Chine continentale, en particulier une économie libre, une justice indépendante, la liberté d’expression et un Parlement partiellement élu au suffrage universel.

Ces dérogations ont amené nombre de pays, comme les Etats-Unis, à voter des lois les autorisant à traiter Hong Kong comme une entité commerciale distincte du régime autoritaire chinois.

Les Étudiants chinois dans le viseur de Trump

Affichant sa volonté de mieux sécuriser la recherche universitaire «vitale pour le pays», Donald Trump a par ailleurs annoncé la suspension de l’entrée de «certains ressortissants» chinois identifiés comme «potentiels risques» à la sécurité nationale des Etats-Unis.

Le président américain est cependant resté évasif sur la portée exacte de cette décision et sur le nombre d’étudiants qui pourraient être concernés.

D’après l’Institut de l’éducation internationale (IIE), les Chinois sont les étudiants étrangers les plus nombreux aux Etats-Unis, avec près de 370.000 d’entre eux en 2018-2019, soit un tiers du total.

L’ambassadeur britannique en exercice auprès de l’ONU, Jonathan Allen, a estimé que si la loi voulue par la Chine était appliquée, elle exacerberait «les divisions profondes» dans la société à Hong Kong.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie mènent la fronde internationale contre le projet, lequel prévoit de punir les activités séparatistes et «terroristes», la subversion, ou encore l’ingérence étrangère dans le territoire autonome chinois.

Ce texte de loi intervient après les manifestations monstres à Hong Kong en 2019 contre l’influence de Pékin, au départ pacifiques mais également marquées par des violences et du vandalisme. Elles ont renforcé un courant pro-indépendance jadis marginal.

La Chine, qui avait bloqué mercredi une demande américaine de réunion formelle du Conseil de sécurité sur Hong Kong, a jugé à l’issue de la visioconférence vendredi que la démarche occidentale était vaine.

«Toute tentative d’utiliser Hong Kong pour interférer dans les affaires internes de la Chine sont vouées à l’échec», a insisté l’ambassadeur chinois à l’ONU Zhang Jun.

Rupture des liens des États-Unis avec l’OMS

Donald Trump a annoncé au début de son intervention la fin de la relation des États-Unis avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le président américain a expliqué qu’il coupait les ponts avec l’organisation, parce qu’elle n’avait pas engagé les réformes que les États-Unis avaient exigées d’elle.

Donald Trump reproche notamment à l’OMS son manque d’indépendance par rapport à la Chine dans le dossier de la pandémie de COVID-19. Selon lui, l’organisation a dissimulé des informations sur la transmission du coronavirus, de concert avec le pays asiatique.

Les officiels chinois ont ignoré leurs obligations de faire état de [leur situation sanitaire] à l’OMS et ont mis de la pression sur celle-ci pour pouvoir mentir à la planète quand le virus a été découvert en Chine, a-t-il déclaré vendredi.

Le président avait dit en substance la même chose lorsqu’il avait annoncé la suspension du financement de l’organisation en avril, en affirmant que, aux yeux de l’OMS, la Chine a toujours raison.

Donald Trump avait été particulièrement agacé par les critiques de l’OMS contre sa décision, à la fin de janvier, d’interdire l’entrée aux États-Unis aux voyageurs en provenance de Chine, un choix dont il a refait mention vendredi.

Ils ont recommandé de ne pas bannir les gens qui viennent de Chine et je l’ai fait quand même, a rappelé le président. Et j’ai pris la bonne décision.

La planète a besoin de réponses de la Chine sur le virus. On a besoin de transparence, a-t-il également ajouté.

Donald Trump a indiqué ne pas comprendre cette emprise de la Chine sur l’organisation mondiale, puisque le financement qui lui est accordé par le pays asiatique est beaucoup moins élevé que celui qu’allouait auparavant les États-Unis.

Ils ont payé seulement 40 millions de dollars par année comparativement à ce que les États-Unis paient, approximativement 450 millions de dollars par année, a-t-il mentionné.

Le président affirme que les fonds attribués à l’OMS seront redirigés vers d’autres organisations de santé publique.

Avec AFP