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L’OMS refuse toute crainte excessive sur la variante du coronavirus

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde lundi contre toute crainte excessive vis-à-vis de la variante hautement contagieuse du nouveau coronavirus découverte en Grande-Bretagne, jugeant que cela faisait partie de l’évolution normale d’une épidémie.

Les responsables de l’OMS ont même jugé que la découverte de cette nouvelle souche, qui a amené des pays proches de la Grande-Bretagne comme la France à fermer partiellement leurs frontières, prouvait l’efficacité des dispositifs de veille sur le coronavirus.

«Nous devons parvenir à un équilibre. Il est très important d’avoir de la transparence, il est très important de dire au public comment sont les choses, mais il est aussi important de faire passer le message selon lequel c’est un élément normal de l’évolution d’un virus», a dit Mike Ryan, directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS, au cours d’une conférence en ligne avec des journalistes.

«Etre en mesure de suivre un virus de si près, de manière si attentive, de manière si scientifique en temps réel est un développement vraiment positif pour la santé publique mondiale et les pays effectuant ce genre de surveillance devraient être félicités», a-t-il ajouté.

Citant des données en provenance de Grande-Bretagne, les responsables de l’OMS ont déclaré qu’aucun élément ne montrait que cette variante du coronavirus était plus grave ou plus mortelle que les souches déjà connues, même si elle semble se répandre plus rapidement.

Coronavirus: Le programme COVAX double ses commandes de vaccins à 2 milliards de doses

Le programme COVAX d’accès mondial à un vaccin contre le coronavirus a annoncé vendredi disposer d’accords lui permettant de pratiquement doubler ses approvisionnements à près de deux milliards de doses qui devraient commencer à être livrées début 2021.

Ce programme, codirigé par l’alliance du vaccin GAVI et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), prévoit de distribuer 1,3 milliard de doses de vaccins à 92 pays pauvres ou à revenus intermédiaires.

Les 190 pays inscrits au programme COVAX auront «accès aux doses au premier semestre 2021, les premières livraisons devant commencer au premier trimestre 2021 – sous réserve des autorisations réglementaires et de l’état de préparation des pays à leur livraison», écrit dans un communiqué l’initiative COVAX.

Dans le cadre de ces annonces, le programme a conclu un accord avec AstraZeneca pour 170 millions de doses et un accord de principe avec Johnson & Johnson pour 500 millions de doses.

Richard Hatchett, directeur général de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), membre du programme COVAX, a déclaré que l’alliance était également en discussions avec le consortium Pfizer et BioNtech, dont le vaccin contre le COVID-19 a été homologué en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. COVAX négocie également avec le laboratoire américain Moderna dont le candidat vaccin devrait être approuvé sous peu.

Coronavirus: Le possible échec du programme de l’OMS priverait les pays pauvres d’un vaccin jusqu’en 2024

Alors qu’elle doit permettre l’accès à un vaccin contre le COVID-19 aux pays les moins développés, l’initiative COVAX risque d’échouer et de priver des milliards de personnes de vaccination jusqu’en 2024, montrent des documents internes consultés par Reuters.

Reuters

Piloté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’alliance pour les vaccins Gavi, le projet COVAX vise à fournir au moins 2 milliards de doses d’ici fin 2021 pour vacciner 20% des personnes les plus vulnérables dans 91 pays pauvres et à revenu intermédiaire, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Dans un document confidentiel de Gavi, les partisans du projet affirment que l’initiative pourrait ne pas atteindre son objectif en raison d’un manque de fonds, des risques liés à l’approvisionnement et des conditions contractuelles compliquées.

«Le risque d’échec du programme COVAX est très élevé», lit-on dans un rapport interne de Gavi.

Un tel échec pourrait priver les populations des pays pauvres d’un accès aux vaccins contre le COVID-19 jusqu’en 2024, explique l’un des documents.

Dans une note du 25 novembre, jointe aux documents soumis au conseil d’administration de Gavi, les conseillers de Citigroup ont déclaré que le plus grand risque pour le programme provenait des clauses présentes dans les contrats d’approvisionnement.

Les pays pourraient en effet refuser d’acheter les volumes pré-commandés du vaccin s’ils préfèrent en obtenir d’autres ou s’ils parviennent à les acquérir par le biais de projets différents, d’une façon plus rapide ou à de meilleurs prix.

Interrogé sur les documents consultés, un porte-parole de Gavi a déclaré que l’organisme restait confiant dans sa capacité à atteindre ses objectifs.

Pour vacciner au moins 20% des personnes dans les pays pauvres l’année prochaine, COVAX dit avoir besoin de 4,9 milliards de dollars (4,02 milliards d’euros) en plus des 2,1 milliards que le projet a déjà collecté.

Selon une étude de Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, une personne sur quatre n’aura pas accès au vaccin contre le coronavirus avant au moins 2022.

Sanofi renouvelle son partenariat avec l’OMS

Sanofi a renouvelé pour cinq ans son partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre certaines maladies tropicales négligées et la soutenir dans son engagement à éliminer durablement la maladie du sommeil avant 2030.

Reuters

Le laboratoire apportera une contribution de 25 millions de dollars pour accompagner la prise en charge des maladies, le dépistage des populations, l’organisation de campagnes de sensibilisation, le renforcement des capacités, ainsi que les dons de médicaments, dit-il dans un communiqué.

«Sanofi collabore depuis 20 ans avec l’Organisation mondiale de la Santé pour lutter contre les maladies tropicales négligées. Le renouvellement de cette collaboration témoigne avec éloquence de l’engagement durable de notre entreprise en faveur de la santé mondiale», a déclaré Paul Hudson, directeur général de Sanofi.

L’OMS ne juge pas nécessaires de nouveaux confinements généralisés en Europe

L’Europe peut vivre avec le COVID-19 sans vaccin et sans retour nécessaire à de nouveaux confinements généralisés, a déclaré mardi le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Vieux Continent.

Reuters

“Le jour où nous vaincrons la pandémie ne sera pas nécessairement celui d’un vaccin. Il se produira lorsque nous aurons appris à vivre avec la pandémie, et ce jour peut être demain”, a dit Hans Kluge sur Sky News.

Prié de dire s’il s’attendait à de nouveaux confinements généralisés dans les prochains mois pour éviter une seconde vague d’infections, le directeur pour l’Europe de l’OMS a répondu: “Non”.

“Je suis optimiste, a-t-il ajouté, mais nous ne pouvons pas exclure des confinements localisés.”

Le point sur la pandémie dans le monde – mercredi 8 juillet 2020

Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19 dans le monde.

Les Etats-Unis quittent l’OMS

Les Etats-Unis ont confirmé avoir officiellement notifié l’ONU du retrait américain de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), accusée par Washington d’avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus pour ménager Pékin.

La notification sera effective au terme d’un délai d’un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain.

Bolsonaro positif

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s’est distingué en minimisant la pandémie, a annoncé avoir été testé positif au coronavirus. « Les médecins m’ont donné de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine (un antibiotique) et après je me suis senti mieux. Je vais parfaitement bien », a-t-il assuré.

Violences à Belgrade

Une soixantaine de personnes ont été blessées et une vingtaine d’autres arrêtées lors de violentes manifestations mardi soir à Belgrade contre la réintroduction d’un couvre-feu pour lutter contre un rebond de la pandémie du coronavirus.

Des milliers de manifestants furieux s’étaient rassemblés devant le Parlement après l’annonce par le président Aleksandar Vucic que les habitants allaient à nouveau devoir rester chez eux pendant le weekend.

Supermarchés dévalisés à Melbourne

Les rayons des supermarchés de Melbourne ont été dévalisés mercredi, à quelques heures de l’entrée en vigueur, pour six semaines, de nouvelles mesures de confinement pour les cinq millions d’habitants de la deuxième plus grande ville d’Australie à compter de minuit mercredi soir.

Le numéro un des supermarchés en Australie, Woolworth, a décidé de rationner à nouveau ses ventes de pâtes, de légumes et de sucres à la suite d’une ruée des clients dans ses magasins de l’Etat de Victoria.

Menace de famine au Yémen

Le Yémen est de nouveau au bord de la « famine » et l’ONU n’a pas les « ressources nécessaires » pour prévenir la catastrophe en pleine crise mondiale du Covid-19, selon la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour ce pays ravagé par la guerre.

Des millions de familles vulnérables pourraient rapidement passer de « la situation où elles peuvent encore tenir à celle où elles seront en chute libre », a estimé Lise Grande dans une interview à l’AFP depuis Sanaa.

Plus de 540.000 morts

La pandémie a fait au moins 544.311 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi à 11H00 GMT.

Après les États-Unis (131.480 morts), les pays les plus touchés sont le Brésil (66.741 morts), le Royaume-Uni (44.391 morts), l’Italie (34.899 morts) et le Mexique (32.014 morts).

Colombie: l’ELN propose une trêve

La dernière guérilla active en Colombie, l’Armée nationale de libération (ELN), propose un cessez-le-feu bilatéral de trois mois au gouvernement, en réponse à l’appel de l’ONU à stopper les hostilités dans les pays en conflit pour faciliter la lutte contre le nouveau coronavirus.

L’ONU alerte sur les trafics

La pandémie de nouveau coronavirus a entraîné une augmentation du trafic de masques, de désinfectants et d’autres produits médicaux de mauvaise qualité ou contrefaits, susceptibles de mettre en danger leurs utilisateurs, a averti l’ONU mercredi.

Golf: Ryder Cup repoussée ?

L’édition 2020 de la Ryder Cup, qui oppose tous les deux ans les Etats-Unis à l’Europe, sera reportée d’un an en raison de la pandémie de Covid-19, a annoncé la chaîne américaine ESPN, affirmant qu’une annonce officielle interviendrait mercredi.

La 43e Ryder Cup, prévue du 25 au 27 septembre à Whistling Straits, dans le Wisconsin, sera reportée d’un an, à 2021, a indiqué ESPN, citant une source non habilitée à s’exprimer publiquement.

AFP

Trump met fin à la relation spéciale avec Hong Kong et coupe tous les ponts avec l’OMS

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi qu’il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les Etats-Unis désormais remise en cause. Il a également fait-part durant le même point de presse de sa décision de mettre fin de la relation des États-Unis avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Chine «n’a pas tenu sa parole donnée au monde d’assurer l’autonomie de Hong Kong», a lancé Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, lors d’une déclaration au ton ferme mais limitée en détails.

«C’est une tragédie pour le peuple de Hong Kong, pour la Chine, et pour le monde entier», a-t-il martelé.

Cette déclaration intervient dans un climat explosif: Donald Trump a haussé le ton ces dernières semaines en accusant Pékin d’être responsable de la propagation du nouveau coronavirus à travers la planète, et a promis des représailles.

Les Etats-Unis dénoncent depuis plusieurs jours la loi controversée sur la sécurité nationale que Pékin veut imposer à Hong Kong. Ils estiment qu’il s’agit d’une manière déguisée de museler l’opposition hongkongaise et de rogner les libertés, ce que dément fermement la Chine.

«Je demande à mon gouvernement de lancer le processus d’élimination des exemptions qui accordent à Hong Kong un statut spécial», a lancé Trump.

«Cette décision aura un impact sur l’ensemble des accords que nous avons avec Hong Kong», a-t-il ajouté, évoquant en particulier le traité d’extradition et certains privilèges commerciaux, avec cependant quelques exceptions.

La rétrocession de Hong Kong s’est faite au nom du principe «Un pays, deux systèmes» qui a permis au territoire de conserver des libertés inconnues en Chine continentale, en particulier une économie libre, une justice indépendante, la liberté d’expression et un Parlement partiellement élu au suffrage universel.

Ces dérogations ont amené nombre de pays, comme les Etats-Unis, à voter des lois les autorisant à traiter Hong Kong comme une entité commerciale distincte du régime autoritaire chinois.

Les Étudiants chinois dans le viseur de Trump

Affichant sa volonté de mieux sécuriser la recherche universitaire «vitale pour le pays», Donald Trump a par ailleurs annoncé la suspension de l’entrée de «certains ressortissants» chinois identifiés comme «potentiels risques» à la sécurité nationale des Etats-Unis.

Le président américain est cependant resté évasif sur la portée exacte de cette décision et sur le nombre d’étudiants qui pourraient être concernés.

D’après l’Institut de l’éducation internationale (IIE), les Chinois sont les étudiants étrangers les plus nombreux aux Etats-Unis, avec près de 370.000 d’entre eux en 2018-2019, soit un tiers du total.

L’ambassadeur britannique en exercice auprès de l’ONU, Jonathan Allen, a estimé que si la loi voulue par la Chine était appliquée, elle exacerberait «les divisions profondes» dans la société à Hong Kong.

Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie mènent la fronde internationale contre le projet, lequel prévoit de punir les activités séparatistes et «terroristes», la subversion, ou encore l’ingérence étrangère dans le territoire autonome chinois.

Ce texte de loi intervient après les manifestations monstres à Hong Kong en 2019 contre l’influence de Pékin, au départ pacifiques mais également marquées par des violences et du vandalisme. Elles ont renforcé un courant pro-indépendance jadis marginal.

La Chine, qui avait bloqué mercredi une demande américaine de réunion formelle du Conseil de sécurité sur Hong Kong, a jugé à l’issue de la visioconférence vendredi que la démarche occidentale était vaine.

«Toute tentative d’utiliser Hong Kong pour interférer dans les affaires internes de la Chine sont vouées à l’échec», a insisté l’ambassadeur chinois à l’ONU Zhang Jun.

Rupture des liens des États-Unis avec l’OMS

Donald Trump a annoncé au début de son intervention la fin de la relation des États-Unis avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le président américain a expliqué qu’il coupait les ponts avec l’organisation, parce qu’elle n’avait pas engagé les réformes que les États-Unis avaient exigées d’elle.

Donald Trump reproche notamment à l’OMS son manque d’indépendance par rapport à la Chine dans le dossier de la pandémie de COVID-19. Selon lui, l’organisation a dissimulé des informations sur la transmission du coronavirus, de concert avec le pays asiatique.

Les officiels chinois ont ignoré leurs obligations de faire état de [leur situation sanitaire] à l’OMS et ont mis de la pression sur celle-ci pour pouvoir mentir à la planète quand le virus a été découvert en Chine, a-t-il déclaré vendredi.

Le président avait dit en substance la même chose lorsqu’il avait annoncé la suspension du financement de l’organisation en avril, en affirmant que, aux yeux de l’OMS, la Chine a toujours raison.

Donald Trump avait été particulièrement agacé par les critiques de l’OMS contre sa décision, à la fin de janvier, d’interdire l’entrée aux États-Unis aux voyageurs en provenance de Chine, un choix dont il a refait mention vendredi.

Ils ont recommandé de ne pas bannir les gens qui viennent de Chine et je l’ai fait quand même, a rappelé le président. Et j’ai pris la bonne décision.

La planète a besoin de réponses de la Chine sur le virus. On a besoin de transparence, a-t-il également ajouté.

Donald Trump a indiqué ne pas comprendre cette emprise de la Chine sur l’organisation mondiale, puisque le financement qui lui est accordé par le pays asiatique est beaucoup moins élevé que celui qu’allouait auparavant les États-Unis.

Ils ont payé seulement 40 millions de dollars par année comparativement à ce que les États-Unis paient, approximativement 450 millions de dollars par année, a-t-il mentionné.

Le président affirme que les fonds attribués à l’OMS seront redirigés vers d’autres organisations de santé publique.

Avec AFP