fbpx

Nasser Bourita - Page 2

Le Maroc, Israel, l’Arabie saoudite, les EAU, l’Irak et le Koweït appellent leurs ressortissants à quitter l’Ukraine

L’Ambassade du du Maroc à Kiev a recommandé samedi aux citoyens marocains se trouvant en Ukraine de quitter le pays pour leur sécurité via les vols commerciaux disponibles. La mise en garde du Maroc vient plusieurs heures après celles des Émirats arabes unis, d’Israël, d’Arabie saoudite, d’Irak et du Koweït de quitter l’Ukraine immédiatement.

Vers 17h00 heure marocaine, l’agence de presse MAP a publié un communiqué de l’Ambassade du Royaume du Maroc à Kiev qui «recommande» aux citoyens marocains se trouvant en Ukraine de quitter le pays pour leur sécurité via les vols commerciaux disponibles. Des numéros de téléphones ont été mis à à disposition de tous les marocains se trouvant dans ce pays de l’Europe de l’Est que la Russie risque d’envahir à n’importe quel moment.

L’Ambassade appelle également les citoyens marocains désireux de se rendre en Ukraine à reporter leur voyage à l’heure actuelle, selon la même source.

SI le Maroc s’est contenté de diffuser un communiqué laconique, Israël a pris la menace russe très au sérieux en tenant ce samedi une réunion présidée par le premier ministre à laquelle ont participé le Chef de la diplomatie et les Chefs de la sécurité nationale et intérieur. Ce comité de crise a décidé d’organiser les conditions de rapatriement des diplomates mais également des israéliens présents en Ukraine. Ainsi, la compagnie aérienne Arkia a été mobilisée pour programmer des vols spéciaux, et un renfort de fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ont été envoyé en renfort au consulat de Kiev pour gérer le flux des demandes de documents de voyage en Israël.

Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont été les premiers à appeler ses ressortissants à quitter l’Ukraine immédiatement, suivi par l’Irak, le Koweït et l’Arabie saoudite.

Irina et Touhfa attisent «les feux du désamour» entre Biden et MBZ devant notre porte

/

Le 17 janvier dernier, Abu Dhabi fut le théâtre d’une attaque par drones des rebelles houthis du Yémen faisant trois victimes civiles. Un coup très dur, porté aux Émirats Arabes Unis qui puisent leur puissance du dynamisme de leur place financière et de la sécurité de leurs terres. Inattendue et spectaculaire cette agression a fait couler beaucoup d’encre. Pour plusieurs analystes, cet évènement est la confirmation du désamour chronique entre Joe Biden et Mohammed Ben Zayed. Ce dernier, se retrouve pour la première fois menacé et son pays non protégé. MBZ ne se faisait pas d’illusion sur la politique de la nouvelle administration américaine envers son régime. Avant même son investiture, Biden a déclenché les hostilités en arrêtant son lobbyeur Thomas Barrack et son conseiller George Nader, en bloquant le contrat de vente des F35 et en supportant le Qatar.

Il n’était que question de temps pour que ces vives tensions deviennent publiques et que leurs répliques arrivent jusqu’à notre pays. Aujourd’hui, tout porte à croire que nous y sommes.

Après des rumeurs sur l’échec de la dernière visite de Aziz Akhannouch à Abu Dhabi, deux phénomènes des réseaux sociaux se sont subitement mis à parler. Il s’agit de l’israélienne Irina Tsukerman et du YouTubeur marocain «Touhfa». Appartenant à deux mondes parallèles, rien ne semble les lier. Pourtant la semaine écoulée, ils se sont synchronisés pour que chacun de son côté tire à l’arme lourde sur les relations entre le Maroc et Israël d’une part et le Maroc et les Émirats Arabes Unis d’autre part. Irina Tsukerman s’en est pris à Nasser Bourita et Jared Kushner, tandis que Touhfa s’est chargé de Mansour ben Zayed et Tahnoun ben Zayed, deux hauts responsables émiratis. Une double-campagne lancée le jour même de part et d’autre, soit le 24 janvier 2022, et neuf jours avant l’annonce de la visite officielle d’une délégation ministérielle menée par le Chef de Gouvernement marocain à Doha.

Ces épiphénomènes sont ce qu’on appelle dans le jargon de la communication, des signaux faibles d’une crise en devenir. Ils peuvent être également des escarmouches de gens bien informés sur les orientations stratégiques du Royaume. Seule certitude est que le monde, assiégé par la pandémie, s’engage davantage dans la voie de la guerre que celle de la paix où plus rien n’est acquis et où plus rien n’est permanent.

Comme Donald Trump, Mohammed Ben Zayed doit se demander nuit et jour, pourquoi est-il traité de la sorte par l’administration américaine et d’une partie du gouvernement israélien. Lui qu’il a fait pour l’Etat hébreu ce que jamais un autre émir de son pays ou de tout le Golfe n’a réalisé.

Après avoir sauvé la face à Netanyahu et Trump, qui ont échoué à mettre sur pied un accord de paix définitif entre palestiniens et israéliens, en soutenant les accords d’Abraham, MBZ n’a reçu en retour que des déceptions.

George Nader, conseiller de MBZ, arrêté pour pédophilie puis accusé de complot contre les États-unis

Avant même son ascension au pouvoir, Joe Biden, dans sa guerre contre Donald Trump, a fait tomber l’un des principaux conseillers et lobbyeurs de MBZ auprès de la Maison Blanche, l’homme d’affaires américano-libanais George Nader.

Interrogé une première fois par le procureur spécial Robert Mueller en sa qualité de témoin sur l’ingérence de la Russie dans l’élection de présidentielle américaine de 2016, George Nader s’est enfui à Abu Dhabi, avant d’être arrêté le 4 juin 2018 à l’aéroport JFK de New York pour possession d’images pédopornographiques. Il sera condamné fin juin 2020 à 10 ans de prison ferme pour trafic de sexe et de pornographie enfantine.

La pression sur l’ancien conseiller de MBZ ne va baisser avec l’arrivée de Biden. Le 16 janvier 2022, George Nader, plaide coupable pour le rôle qu’il a joué en aidant les Émirats arabes unis à donner des millions de dollars de contributions de campagne illégales dans le système politique américain pendant l’élection présidentielle de 2016.

Tom Barrack, le milliardaire et ami de Trump arrêté pour avoir travaillé secrètement pour MBZ

Le milliardaire américain et ami de Donald Trump a été arrêté en juillet 2021 pour «avoir tenté d’influencer la politique étrangère lors de la campagne présidentielle de Trump en 2016 et pendant les premières années de l’administration Trump».

Sept chefs d’inculpation ont été retenus contre Thomas Barrack, accusé de s’être servi de son accès à Trump pour promouvoir les objectifs de politique étrangère des Émirats arabes unis.

L’acte d’inculpation stipule que Barrack et deux autres individus agissaient et conspiraient en vue d’agir comme des agents des Émirats entre avril 2016 et avril 2018.

Les investigation ont également révélé que la société d’investissement immobilier et privé de Tom Barrack a reçu environ 1,5 milliard de dollars de la part de l’Arabie saoudite et des EAU juste entre la période allant de l’investiture de Trump à Juin 2021.

Biden et Bennett bloquent la vente des F35, MBZ dépité, claque 19 milliards de dollars dans le plus grand deal d’achat de Rafales de l’histoire de la France

MBZ tenait à ses F35. Ces avions dernière génération que les alliés des États-unis s’arrachent, tellement ils apporteraient une suprématie aérienne manifeste. L’acquisition de ces appareils, était d’ailleurs une des conditions que le prince héritier des E.A.U avait imposé à Donald Trump pour signer les accords d’Abraham. Netanyahu avait signifié clairement son désaccord mais l’ancien président américain avait réussi à décrocher le feu vert du Congress.

Arrivé au pouvoir, Biden ne dira pas non à la vente des F35 à MBZ mais pose de nouvelles conditions: Les Émirats n’en auront qu’une version sous-équipée tout en se soumettant à l’obligation systématique d’un accord du Pentagone avant toute utilisation.

MBZ rejète l’offre et signifie son irritation pour non respect d’engagement de l’accord ratifié par l’administration Trump. La riposte du dirigeant émirien sera à la hauteur de sa colère. Le 3 décembre 2021, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron à Abu Dhabi, MBZ offre au président-candidat le plus grand bon de commande de l’histoire du constructeur français Dassault. «80 avions de chasse pour Abu Dhabi, soit une commande d’environ 19 milliards de dollars sans les armements, c’est du jamais-vu pour Dassault et une somme exceptionnelle pour l’industrie française. » avait titré LesEchos.

Avec cet accord, MBZ n’a pas réussi qu’à faire perdre au Pentagone 19 milliards de dollars mais à faire gagner Emmanuel Macron le double de la marge nette qu’il allait constaté en vendant ses sous-marins à l’Australie. Ce fameux «deal du siècle» de la marine française, capoté à la dernière minute par l’alliance AUKUS, l’alliance militaire entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Le Qatar, l’allié préféré des démocrates au Moyen-Orient, propulsé nouvel allié majeur de l’OTAN

Les démocrates ont cultivé depuis l’ère Obama une affinité particulière avec le Qatar. La puissante influence médiatique de la péninsule a joué un rôle décisif durant le printemps arabe et a constitué un relais efficace aux médias pro-démocrates dans la guerre du Yemen et les affaires Khashoggi et Pagasus.

C’est aussi au régime du Qatar que Biden a confié le rôle d’intermédiation et de gestion du retour des Taliban au pouvoir, excluant de facto le parrain historique du mouvement l’Arabie Saoudite ainsi que les Émirats arabes unis.

L’avènement du conflit en Ukraine va positionner davantage Doha sur la scène internationale en sa qualité d’allié indéfectible de Washington. D’ailleurs pour rassurer l’Allemagne, Biden a demandé au Qatar de se préparer à fournir du gaz naturel à l’Europe en cas de déclenchement de guerre avec la Russie. La concurrence entre Tamim et MBZ n’en a fait que s’amplifier.

En effet, au moment où le président israélien visitait Dubaï, l’Émir du Qatar Tamim ben Hamad était reçu par Joe Biden à la Maison Blanche. Le président démocrate le couvre d’éloges, le qualifie de «bon ami» et le désigne officiellement «allié majeur de l’OTAN». Une désignation qui a été refusée auparavant à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.

Pour enfoncer le clou et montrer une autre preuve de son désamour pour MBZ, Biden annonce en présence de Tamim et devant les caméras la signature d’un contrat de vente de 50 Boeing 737 MAX au Qatar. Et comme dans la politique la vengeance est toujours un plat qui se mange froid, le montant de ce juteux «deal» annoncé par le président américain s’élève à 20 milliards de dollars. Soit 1 milliard de dollars de plus que la contrat des Rafales signé entre Mohammed Ben Zayed et Emmanuel Macron, deux mois plus tôt.

«Abu-Dhabi n’est plus protégée»

Pour la troisième fois depuis le début du mois de janvier et en deux semaines seulement, les Émirats arabes unis ont été la cible d’attaques de drones et de missiles lancés par les rebelles houthis du Yémen. Ce lundi 31 janvier, un missile balistique visant Abu Dhabi a certes été intercepté par le système de défense aérien du pays, sans faire aucune victime humaine ni de dégât matériel, mais le timing de son lancement est crucial. L’agression a coïncidé avec la visite «historique» du président israélien, Isaac Herzog, aux Émirats.

Longtemps épargné, le régime MBZ se sent pour la première fois menacé et son territoire «non protégé». Rappelons que la première attaque en date du 17 janvier 2022, revendiquée par les Houthis, a fait trois morts, des travailleurs asiatiques, un Pakistanais et deux Indiens.

La réaction officielle des États-unis, outre la condamnation de l’attaque, a été de mettre en garde ses citoyens contre les risques liés aux voyages aux Émirats arabes unis.

«Reconsidérez votre voyage en raison de la menace d’attaques de missiles ou de drones», a publié le département d’État américain sur son site Web.

La pire chose qu’on pourrait faire à MBZ. Qui pour éviter que son pays soit touché par les guerres en Syrie et au Yémen entretenait des relations directe avec l’Iran en dépit de sa position officielle anti-mollahs. Parait-il, le sujet iranien a été un des points traités lors de la visite non annoncée de Naftali Bennett à Abu Dhabi le 13 décembre 2021.

Dommages collatéraux en Egypte et crispation au Maroc

Egypte : al-Sissi met fin à la rébellion des hommes de paille d’Abu Dhabi

Le désamour entre Biden et MBZ a eu des répercussions immédiates en Egypte. Abdelfattah al-Sissi, se préparant à s’émanciper de l’emprise des pays du Golfe sur son pays, a du gérer la pression des démocrates sur la question des droits de l’homme et faire face à une rébellion synchronisée des hommes de paille des Émirats arabes unis dans son pays.

Au sujet des revendications des ONG américaines, al-Sissi a mené une grande campagne de «cosmétique» sur les prisonniers politiques et leurs conditions d’incarcération. Quand à la montée au créneau d’homme d’affaires critiquant l’hégémonie économique des militaires, le «Raiss» a réglé le sujet en direct devant les caméras puis a disqualifié les meneurs, notamment le promoteur milliardaire Naguib Sawiris et le magnat des médias Mohamed Al-Amin. Ce dernier sera même inculpé d’agression sexuelle sur jeunes filles mineurs de son orphelinat.

Les relations entre Biden et al-Sissi restent fortes, en dépit de la pression qu’exercent quelques sénateurs démocrates au sujet des droits de l’homme en Égypte. L’administration américaine vient d’approuver la vente de radars de défense aérienne et d’avions C-130 Super Hercules au Caire pour une valeur combinée de plus de 2,5 milliards de dollars. Al-Sissi a su gagner la confiance de Biden grâce à sa gestion de sa bonne distance avec MBZ et à sa médiation, en avril de l’an dernier, pour aider à mettre fin aux hostilités entre Israël et les militants du Hamas.

Maroc : Les relations avec Israël battent de l’aile, volte-face d’Irina Tsukerman et Touhfa accuse les Émirats d’espionnage

Les répliques des tensions entre les États-unis et les Émirats arabes unis commencent à se faire ressentir au Maroc. Une secousse aurait à ce titre touché le Chef de Gouvernement, Aziz Akhannouch, lors de sa dernière visite à Abu Dhabi. «Elle se serait mal passée» croit savoir un observateur. «D’ailleurs depuis son retour, il semble être en disgrâce» poursuit notre source.

Si c’est le cas, Akhannouch devrait se rattraper lors de son voyage prévu ce weekend au Qatar à la tête d’une délégation ministérielle. Cette visite qui survient au lendemain de la rencontre entre Biden et Tamim, verra la signature de plusieurs conventions bilatérales avec le gouvernement qatari.

L’autre dommage collatéral des tensions USA/E.A.U sont les accords d’Abraham. Mohammed Ben Zayed étant l’un des initiateurs du deal, s’est retrouvé du jour au lendemain sans relais à la Maison Blanche et face à un gouvernement Naftali Bennett, qui tient plus à regagner la confiance de l’administration américaine, que de faire plaisir à son allié arabe.

Les accords d’Abraham se retrouvent ainsi au point mort. Le processus de normalisation entre le Maroc et Israël également.

D’ailleurs, mis à part l’accueil chaleureux réservé au ministre de la défense israélienne, le Général Benny Gantz, Rabat n’a fait aucun pas vers le renforcement des relations diplomatiques avec Tel-Aviv. Le chargé d’affaires israélien David Govrin, dont les sorties médiatiques désastreuses l’ont rendu peu fréquentable, a beaucoup de peine à faire bouger les lignes. Govrin fonctionne avec un logiciel déformé de par les contextes jordaniens et égyptiens dans lesquelles il a évolué depuis le début de sa carrière. De plus, il se retrouve désarmé face à la condition sine qua non du Royaume pour des relations «normales» avec l’Etat hébreu: «la reconnaissance da la marocanité du Sahara».

Ce contexte particulièrement tendu est resté une affaire de coulisses et de diplomates, jusqu’à ce que deux «influenceurs» s’emmêlent. Ils appartiennent certes à deux mondes parallèles mais partagent par contre la même mission celle de propagandistes.

Irina Tsukerman se lâche sur notre «héros national», Nasser Bourita

Depuis le 24 janvier 2022, c’est l’incompréhension totale et la stupéfaction générale sur le Twitter marocain. Irina Tsukerman, fervente défenseur de la cause nationale et des relations maroco-israéliennes s’est mise subitement à s’en prendre à «l’héros national» Nasser Bourita.

Ce n’est pas moins de 114 tweets assassins que l’avocate et propagandiste israélienne a posté en rafale et en 4 salves sur 7 jours.

Méthodique, elle prenait en cible une personnalité et un sujet et disait systématiquement tout le mal qu’elle pensait de Bourita et du Qatar.

Irina Tsukerman : Ses principaux sujets de prédilection

Les 114 tweets s’articulent tous autour de trois principaux «topics» :

  1. Pegassus
  2. Les Houthis
  3. Le Qatar

Irina Tsukerman : Ses cibles à abattre

  1. Jamal Benomar : Elle l’accuse d’espionnage pour le Qatar et d’être pro-Houthis,
  2. Nasser Bourita : Elle l’accuse d’avoir couvert Jamal Benomar et d’avoir mal défendu le Maroc des attaques de l’administration américaine et de l’Elysée,
  3. Jared Kushner : Elle l’accuse d’avoir saboter les Accords d’Abraham en imposant aux E.A.U l’accord d’Al-Ula,
  4. Yariv El Baz : Elle l’accuse de n’avoir d’autres objectifs que de s’enrichir sur le dos des Accords d’Abraham,
  5. Richard Attias : Elle l’accuse d’avoir profiter du Maroc, de l’Arabie saoudite et des E.A.U tout en fermant les yeux sur la campagne de diffamation du journal Le Monde contre ces mêmes pays.

Irina Tsukerman : Ses lignes rouges

  1. Le Roi Mohammed VI
  2. Israël

Irina Tsukerman : Son plaidoyer

L’avocate et propagandiste israélienne affirme que les Accords d’Abraham se désagrégaient et que les relations entre le Maroc et les Etat-unis et Israël allaient dans le mauvais sens. Alarmiste jusqu’au bout, elle prédit une prise de position négative de Joe Biden au sujet du Sahara.

Irina Tsukerman blâme en premier lieu le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita pour :

  1. avoir subit la pression des États-unis sur les droits de l’homme sans montrer aucune résistance ni déployer une stratégie de défense,
  2. n’avoir pas bien exploité les liens prouvés liant le Hezbollah, les Houthis et les séparatistes du Polisario,
  3. avoir été sous l’influence de l’ancien envoyé spécial de l’ONU au Yémen, le marocain Jamal Benomar, accusé d’espionnage pour le Qatar et d’acquaintance avec les Houthis. Une influence qui aurait poussé Bourita à ne pas s’engager dans une campagne anti-yéménite,
  4. avoir laissé faire Richard Attias en faisant appel à son agence de communication Publicis sans lui demander des comptes sur la campagne de diffamation contre le Maroc lancée par le journal LeMonde. Notamment au sujet de l’affaire Pegasus. Une information basée sur un fait qu’elle rapporte affirmant l’existence d’un lien d’actionnariat entre Lagardère, Publicis et LeMonde. Ce qui est faux.

L’influenceuse israélienne s’est également lâchée sur le groupe composé de Jared Kushner, Yariv El Baz et Richard Attias en les accusant «d’escroquerie». Pour elle, cette «clique» aurait vidé les accords d’Abrahams de tout leur sens en cherchent uniquement à s’enrichir.

Pour le gendre de Donald Trump, les accusations de Tsukerman vont plus loin. Elle estime que Kushner a torpillé les Accords d’Abraham le jour même où il a fait pression sur MBZ et MBS au nom de Trump pour lever l’embargo sur Tamim.

«Le Sommet d’Al-Ula qui a débouché sur une reprise complète des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats, le Bahreïn et le Qatar, a donné l’occasion à ce dernier de mener une opération de sabotage des accords de normalisation entre Israël et les pays arabes», affirme-t-elle.

Irina Tsukerman va consacrer autant de tweets injurieux contre le Qatar que contre Nasser Bourita. Un pays qu’elle tient pour responsable de la campagne mondiale contre Pegasus dans le but de «ruiner un pan entier de l’industrie israélienne» et tuer dans l’oeuf les Accords d’Abraham. Elle accuse également Doha d’encourager les Houthis dans leurs attaques contre les Emirats arabes unis.

Le YouTubeur Touhfa : «Les émiratis espionnent les marocains à travers Hespress»

Un autre influenceur, un autre environnement et d’autres éléments de langages. Ce YouTubeur installé en Floride aux Etat-unis qui brasse dans son sillage une large frange des marocains résidents à l’étranger avec une forte audience féminine, s’est engagé dans une campagne anti-émirats. Curieusement, sa première vidéo sur le sujet a été postée exactement le même jour que la première salve de tweets d’Irina Tsukerman, le 24 janvier 2022.

Le plaidoyer de Touhfa est plus simple. Le ministre des Affaires Étrangères des E.A.U, Mansour ben Zayed et le maître-espion d’Abou Dhabi, Tahnoon ben Zayed utilisent des proxies notamment le site web d’information Hespress, racheté en 2019 par les Emirats, pour «espionner et attaquer le Maroc».

Ce sont pratiquement les mêmes accusations portées contre le site d’information quatre années plus tôt. En cette période, les relations entre Rabat et Abu Dhabi étaient au plus bas et Hespress avait adopté une ligne éditoriale anti-Qatar.

Sauf que cette fois-ci, Touhfa va impliquer les cheikhs sus-cités, deux des plus hauts responsables émiratis après MBZ et Ben Rachid. Pour le YouTubeur, Mansour ben Zayed, ministre des Affaires étrangères serait aigri de ne pas avoir accès au Roi Mohammed VI. Cela l’aurait poussé à manoeuvrer contre les intérêts du Maroc en soutenant entre autres l’Algérie et en «espionnant les hauts responsables du pays», notamment à travers Hespress.

Rapprochement avec le Qatar en marche !

L’annonce ce mardi de la visite officielle d’une délégation ministérielle menée par Aziz Akhannouch, au lendemain de la rencontre importante entre Joe Biden et Tamim ben Hamad est un signal fort donné par le Maroc sur sa nouvelle orientation stratégique de sa diplomatie. C’est aussi sans aucun doute une conséquence de l’isolement de MBZ sur la scène internationale suite à son bras de fer avec Biden.

Rappelons que le Prince hériter émirati avait réussi à froisser son ancien ami, Mohammed ben Salmane qui s’est mis dans la tête de mener une guerre économique avec les E.A.U afin de réaliser les objectifs de sa vision 2030.

Concernant ce nouveau rapprochement avec le Qatar, Akhannouch qui entretient de bonnes relations avec le père de Tamim, aura sans aucun doute plus de facilité à mener à bien cette mission.

Un monde de tous les dangers

Depuis la crise financière de 2008, la planète est entrée dans une zone de turbulence avec des cycles de crises relativement longs. Les pays se doivent de piloter leur économie et leur sécurité avec peu de visibilité en prenant beaucoup de risques.

Les grandes démocraties vacillent. On l’a vu durant l’assaut du Capitole et on le voit aujourd’hui avec ce spectacle dramatique que nous offrent les présidentielles françaises ainsi qu’avec cet émerveillement prononcé de l’intelligentsia allemande et française devant la montée en puissance du nouveau Tsar russe Vladimir Poutine.

La fragilité et la versatilité sont devenues l’une des principales caractéristiques des relations internationales de notre époque. Nos dirigeants s’y adaptent, les citoyens les subissent.

Seul remède à ses gueules de bois à répétition est de rester unis autour d’un projet de société et autour de notre leader.

Orange se retirera-t-elle du Maroc ?

Des rumeurs persistantes font état d’un éventuel départ du Maroc de l’opérateur télécom français Orange. Raison évoquée, la dégradation des relations en Rabat et Paris.

«Autrefois la France jouait avec les gouvernements locaux (Afrique de l’Ouest, ndlr) comme on jouait avec des cubes. Depuis, elle a perdu la main, l’envie et le savoir-faire» affirme Vincent Hervouet, Chef du service « Étranger » de LCI.

Au Maroc, le constat est le même. L’Etat français a perdu la main, l’envie et le savoir-faire de coopérer en intelligence avec le Royaume, devenu libre et émancipé des derniers résidus nocifs du diktat colonial.

Les dossiers qui fâchent s’empilent: les tergiversations de l’Elysée sur le Sahara marocain, le rapprochement sécuritaire et militaire entre Rabat et Tel-Aviv, la crise silencieuse de l’affaire Pegasus, l’accueil et la médiatisation de Youtubeurs marocains, le ralliement du Maroc à l’alliance américaine et anti-française «Africa Focus Group», la basse attaque du Magazine Elle proche de Brigitte Macron, le soutien du Maroc au gouvernement de transition malien et la tentative de manipulation judiciaire du parquet français du décès de la touriste française à Tiznit.

Jamais les relations entre le Maroc et la France ne se sont aussi dégradée. La seule variante dans l’histoire est le déclassement de la France en Afrique et un manque de lucidité d’une intelligentsia française dépassée et sans repères.

Si l’Elysée tente de faire pression sur le Maroc en retirant ses investissements du pays notamment Orange, le Royaume n’en sera que très satisfait. Nos champions nationaux n’attendaient que cette opportunité pour se développer davantage. Dan sa folie, Emmanuel Macron est bien capable à quelques mois de la fin de son mandat, et pour avoir le contrôle de l’opérateur téléphonique, de provoquer un effet de boule de neige avec la «Trafalgar posthume» pour Bernard Tapie poussant à la démission le président d’Orange Stéphane Richard, éclaboussé.

La politique de la terre brulée de la France de Macron

Emmanuel Macron se venge de l’échec de sa strategie du maintien par la force de l’influence française en Afrique de l’Ouest en optant pour la stratégie de la terre brûlée, chère à l’Allemagne nazie.

En retirant subitement ses troupes du Sahel, Emmanuel a déclenché une réaction en chaîne dans les trois pays les plus fragiles de la région, le Tchad, le Mali et tout récemment le Burkina Faso.

Au Burkina, le crime est signé. Le président malien Roch Marc Christian Kaboré s’est fait renversé, arrêté et retenu par des putschistes dont le Chef a fait l’École de Guerre à Paris, au moment où les forces spéciales françaises étaient basées à l’aéroport de Ouagadougou. Et LeMonde de fêter l’opération en titrant : «Au Burkina Faso, un coup d’état militaire salué par la rue».

«Ce coup d’Etat au Burkina Faso montre l’étendue de son échec, d’abord la multiplication des coups d’Etats au Sahel enterrent tous les discours sur la bonne gouvernance, l’Etat de droit qu’on répète comme des perroquets depuis Mitterand», fustige Vincent Hervouet.

Le colonisateur français qui sommeille dans l’appareil d’Etat français, ne supporte pas cette vague continentale et populaire anti-française. Au Mali, le Chef de la junte au pouvoir a réussi à fissurer le blocus international sur son pays, en organisant des manifestations monstres nourries par un sentiment anti-français largement partagé. En Centrafrique et au Burkina, le phénomène, s’amplifie. Paris cris à la manipulation russe.

«Contre les putschistes maliens, Paris avait tendu un cordon sanitaire. Les frontières sont bouclées, l’Union africaine et la CEDEAO ont pris des sanctions, ça n’a pas dissuadés leurs camarades du Burkina d’en faire autant.» souligne M.Hervouet.

Et de poursuivre, «Au Sahel, La France est embourbée. Elle n’a pas empêché la contagion du Jihad, la contagion du putsch. Son aide n’a pas consolider des États fragiles, c’est même le contraire».

«Le monde a bien changé. A force d’enterrer la Françafrique, elle est bien morte est enterrée», Conclut -il.

Nasser Bourita donne une leçon magistrale de communication à Aziz Akhannouch (Vidéo)

Dans son intervention au parlement lundi 24 janvier 2022, Nasser Bourita a exposé de manière sereine et convaincante la position de L’Etat marocain au sujet de l’ouverture des frontières. Une performance qui contraste avec les gravissimes explications du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors de son entretien télévisé sur les 100 jours du gouvernement.

C’est une véritable leçon de communication qu’a donné le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita au Chef du Gouvernement Aziz Akhannouch, à l’occasion de son intervention au parlement ce lundi 24 janvier 2022.

Le Chef de la diplomatie marocaine a réussi à expliquer de ma manière sereine, logique, scientifique et politique l’imbroglio de la fermeture des frontières du Royaume suite à la vague Omicron qui a touché le pays.

«L’ouverture des frontières est importante mais demeure liée à la garantie des conditions nécessaires, à même de préserver la santé des visiteurs et des citoyens marocains» a rassuré Bourita avec son ton de voix le plus calme.

Il marque une pause et sort la carte de la souveraineté de décision :« Chaque pays adopte ses propres mesures selon sa situation épidémiologique». Une affirmation qui déstabiliserait tout réfractaire.

Bourita a fait remarquer que la question d’ouverture des frontières est actuellement en cours de discussion, relevant que «le Maroc surveille le développement de la situation épidémiologique dans les pays ayant ouvert leurs frontières et décidera de ce qui pourra être entrepris».

Cette intervention plutôt réussie de Bourita contraste avec le triste spectacle que nous livré le Chef de Gouvernement le 19 janvier dernier, à l’occasion de son entretien télévisé sur les 100 jours du gouvernement.

Interrogé sue le même sujet par Abdellah Tourabi, Aziz Akhannouch a fait du Abdelilah Benkirane, mesquineries, victimisation et messages empoisonnés à destination du palais.

«Au gouvernement nous nous posons les mêmes questions que vous (pourquoi garder les frontières fermées, ndlr). Mais mois je reçois les directives de la commission scientifique et de la commission ministérielle que je suis obliger d’appliquer sans avoir d’explications», s’est-il hasardé à répondre alors même que l’émission était préenregistrée avec une armada d’équipe de communication qui veillait au grain.

La sagesse et la finesse dont a fait preuve Nasser Bourita ce mardi, conforte l’impression générale sur les sérieux handicaps dont souffre Aziz Akhannouch pour mener à bien et à son terme son mandat de Chef de Gouvernement.

Nasser Bourita affirme la solidarité absolue du Royaume avec les EAU lors d’un appel téléphonique avec son homologue émirati

Nasser Bourita s’est entretenu au téléphone avec le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Abdallah ben Zayed Al Nahyane. Le Chef de la diplomatie marocaine a affirmé la ferme condamnation du Royaume de l’attaque terroriste de la milice terroriste Houthi contre les zones et les installations civiles aux EAU.

Nasser Bourita a également réitéré la solidarité absolue de son pays avec les EAU dans toutes ses mesures pour défendre son intégrité territoriale et la sécurité de ses citoyens.

Il a exprimé sa ferme dénonciation du ciblage des civils dans cet acte terroriste, présentant ses condoléances aux EAU pour les victimes, et exprimant ses vœux de prompt rétablissement à tous les blessés.

L’appel de Bourita vient appuyer la condamnation du Royaume par un communiqué officiel de la diplomatie marocaine.

«Le Royaume du Maroc, Roi, gouvernement et peuple, condamne vigoureusement l’attaque odieuse perpétrée par la milice des Houthis et ceux qui les soutiennent contre la région de Musaffah et l’aéroport d’Abou Dhabi aux Émirats Arabes Unis», affirme le communiqué.

https://twitter.com/MarocDiplomatie/status/1483140515109429255

39 ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Roi Mohammed VI

Le Roi Mohammed VI a reçu, lundi 17 janvier 2022 au Palais Royal de Rabat, plusieurs ambassadeurs étrangers, venus présenter au Souverain leurs lettres de créance en tant qu’ambassadeurs plénipotentiaires et extraordinaires de leurs pays dans le Royaume. Cette audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Avec MAP

La liste des ambassadeurs ayant présentés leurs lettres de créance au le Roi Mohammed est la suivante :

  1. M. Said Bin Mohammad Bin Ali Al Buru’umi, Ambassadeur du Sultanat d’Oman,
  2. M. Krzysztof Karwowski, Ambassadeur de la République de Pologne,
  3. Mme Oksana Vasylieva Yuriivna, Ambassadeur de l’Ukraine,
  4. Mme Dang Thi Thu Ha, Ambassadeur de la République Socialiste du Vietnam,
  5. M. Al Asri Saeed Ahmed Aldhaheri, Ambassadeur de l’Etat des Emirats Arabes Unis,
  6. M. Rafael Puelma Claro, Ambassadeur de la République du Chili,
  7. M. Simon Martin CMG, Ambassadeur du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord,
  8. M. Michael Graeme Bruce Cutts, Ambassadeur d’Australie,
  9. M. Mohamed Hanani, Ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie,
  10. M. Jeroen Roodenburg, Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas,
  11. Mme Zaina Nyiramatama, Ambassadeur de la République du Rwanda,
  12. M. Ebrahim Edries, Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud,
  13. M. Armando Barucco, Ambassadeur de la République d’Italie,
  14. M. Erick Estuardo Escobedo Ayala, Ambassadeur de la République du Guatemala,
  15. Mme Maria Ciobanu, Ambassadeur de la Roumanie,
  16. M. Albashir Ibrahim Saleh Alhussaini, Ambassadeur de la République Fédérale du Nigeria,
  17. M. Li Changlin, Ambassadeur de la République Populaire de Chine,
  18. M. Rajesh Vaishnaw, Ambassadeur de la République de l’Inde,
  19. M. Atumanni Dainkeh, Ambassadeur de la République de Sierra Leone,
  20. Mme Saulekul Sailaukyzy, Ambassadeur de la République du Kazakhstan,
  21. M. Nestor Bankumukunzi, Ambassadeur de la République du Burundi,
  22. M. Leslie J. Baja, Ambassadeur de la République des Philippines,
  23. M. Plamen Stoyanov Tzolov, Ambassadeur de la République de Bulgarie,
  24. M. Amaury Justo Duarte, Ambassadeur de la République Dominicaine,
  25. M. Nontawat Chandrtri, Ambassadeur du Royaume de Thaïlande,
  26. M. Keeyong Chung, Ambassadeur de la République de Corée,
  27. M. Ivan Bauer, Ambassadeur de la République de Serbie,
  28. Mme Filomena Mendes Mascarenhas Tipote, Ambassadeur de la République de Guinée-Bissau,
  29. M. Ladislav Skerik, Ambassadeur de la République Tchèque,
  30. Mme Seynabou Dial, Ambassadeur de la République du Sénégal,
  31. M. Sjur Larsen, Ambassadeur du Royaume de Norvège,
  32. Mme Véronique Petit, Ambassadeur du Royaume de Belgique,
  33. M. Mohammed Shahdat Hossain, Ambassadeur de la République populaire du Bangladesh,
  34. M. Samuel Jojo Effah-Broni, Ambassadeur de la République du Ghana,
  35. M. Ignacio De Cossio Perez De Mendoza, Ambassadeur de la République du Salvador,
  36. M. James Mcintyre, Ambassadeur d’Irlande,
  37. Mme Jumana Suleiman Ali Ghunaimat, Ambassadeur du Royaume Hachémite de Jordanie,
  38. Mme. Patricia Pilar Llombart Cussac, Ambassadeur, Cheffe de la Délégation de l’Union européenne,
  39. M. Yasser Mostapha Kamal Othman, Ambassadeur de la République Arabe d’Égypte.

Coopération militaire Maroc-Brésil approuvée par la Chambre des députés de Brasilia

La Commission des relations extérieures et de la défense nationale de la Chambre des députés brésilienne a approuvé, mercredi 1 décembre, un rapport du membre du Congrès Márcio Marinho sur l’accord-cadre entre le gouvernement de la République fédérative du Brésil et le gouvernement du Royaume du Maroc dans le domaine de la défense.

L’accord signé en juin 2019, lors de la visite au Brésil du ministre des Affaires étrangères du Royaume du Maroc, Nasser Bourita, détermine le partage des connaissances et des expériences entre les pays des opérations des forces armées, y compris les domaines de la recherche et du développement, de la science et de la technologie dans le domaine de la défense, rapporte un communiqué de la Chambre des députés brésilienne.

«L’approbation de ce rapport améliorera les relations bilatérales entre les deux pays qui démontrent leur volonté de travailler ensemble pour promouvoir la paix et la prospérité internationale entre les nations», a déclaré le parlementaire Márcio Marinho.

Selon le texte du rapport, les formes de coopération s’articulent autour de :

  • visites mutuelles de délégations de haut niveau ;
  • échange d’instructeurs et d’étudiants d’établissements d’enseignement militaire ;
  • participation à des cours théoriques et pratiques, à des séminaires, à des conférences, à des débats et à des symposiums dans des établissements des pays.

Lors de sa vite à Brasilia en juin 2019, Nasser Bourita avait signé sept accords de coopération entre le Maroc et le Brésil portant sur les domaines allant de l’investissement à la défense, en passant par l’entraide judiciaire et la non double imposition pour le transport maritime et aérien.

Il est à noter que le Brésil vient de signer un accord similaire, le 17 novembre dernier avec le Qatar.

Nasser Bourita juge «Injustifiée» la décision de la France de durcir les conditions d’octroi de visas aux Marocains

La décision de la France de durcir les conditions d’octroi des visas pour les citoyens marocains est injustifiée et ne reflète pas la réalité de la coopération consulaire en matière de lutte contre l’immigration illégale, a souligné, mardi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

MAP

«Nous avons pris acte de cette décision et la considérons comme injustifiée pour nombre de raisons, dont la première est que le Maroc a toujours traité la question de la migration avec la logique de responsabilité et le nécessaire équilibre entre la facilitation de la circulation des personnes (Etudiants, hommes d’affaires et autres..), la lutte contre l’immigration clandestine et le traitement ferme réservé aux personnes en situation irrégulière», a soutenu M. Bourita lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec son homologue mauritanien, Ismaël Ould Cheikh Ahmed.

Dans le cadre de cette approche, les consulats du Royaume ont délivré, lors des seuls huit premiers mois de l’année courante, 400 laisser-passer au profit de personnes qui étaient en situation irrégulière, a affirmé le ministre. «Partant de cela, l’adoption du paramètre du refus de la délivrance des déclarations consulaires nécessaires au retour des émigrés est inappropriée», a jugé M. Bourita.

Selon lui, le Maroc conditionne le retour de ses ressortissants au fait qu’ils disposent d’un passeport ou d’un laisser-passer, or, dans le sillage de la pandémie de la covid-19, le Royaume exige désormais qu’ils justifient en plus d’un test PCR négatif pour pouvoir accéder au territoire national.

Ce que la France ne déclare pas, a-t-il noté, c’est que nombre d’individus disposant de documents de voyage n’ont pas pu rentrer au Maroc car refusant de réaliser ce dépistage, facultatif en France.

Le problème est franco-français car si la loi française ne permet pas à ses autorités d’obliger les émigrés à se soumettre à ce test pour leur rapatriement, le Maroc n’acceptera pas non plus de changer ses lois pour permettre aux personnes venant de France d’accéder à son territoire sans se faire dépister, a-t-il détaillé.

Toutefois, la décision de la France reste souveraine mais les raisons qui la motivent nécessitent précision et débat, car ne reflétant pas la réalité de la coopération consulaire entre les deux pays en matière de lutte contre l’immigration illégale, a insisté le ministre, affirmant que le Maroc suivra de près cette décision.

Yair Lapid, vice-premier ministre d’Israël, est arrivé à Rabat

/

L’avion transportant le vice-premier ministre d’Israël et ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a atterrit à l’aéroport international de Rabat à 10h45 heure marocaine. Le haut responsable israélien entame ce mercredi une visite de deux jours au Maroc, le premier déplacement officiel d’un haut responsable gouvernemental israélien depuis 2003.

C’est sur Twitter que les membres de la délégation israélienne ont annoncé l’atterrissage de l’avion de la compagnie EL AL à l’aéroport international de Rabat-Salé. Des images qui montrent Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine et David Govrin chef de la mission diplomatique de l’Etat hébreux au Maroc accueillant à sa descente d’avion Yair Lapid.

Selon la presse israélienne, lM. Lapid ouvrira officiellement le bureau de liaison israélien à Rabat dans l’après-midi, et rencontrera son homologue marocain, Nasser Bourita.

Il se dirigera jeudi vers Casablanca pour retrouver des responsables de la communauté juive, et se rendra au Temple Beth-El, la célèbre synagogue de la ville portuaire.

Dans le cadre de ce déplacement, Yaïr Lapid sera notamment accompagné du ministre des Affaires sociales Meir Cohen, né à Essaouira, au Maroc, du directeur général du ministère des Affaires étrangères, Alon Ushpiz, et du président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Ram Ben Barak, rapporte la même source.

Opération Marhaba 2021 : le Roi s’insurge contre les spéculateurs du tourisme

Suite aux nombreuses plaintes de marocains résidents à l’étranger au sujet des prix extrêmement prohibitifs affichés par les différents opérateurs de transport, le roi Mohammed VI a donné ses instructions aux autorités compétentes et à l’ensemble des intervenants dans le domaine du transport, afin d’œuvrer à la facilitation de leur retour au pays à des prix abordables.

Ce qui s’est passé :

Depuis l’annonce de l’ouverture des frontières la réouverture « progressive » de ses frontières aériennes à compter de ce mardi 15 juin 2021, un vent de panique a gagné les marocains résidants à l’étranger.

Dépassé par les évènements, Nasser Bourita n’a pas pris la peine ni de préparer l’accueil des MRE ni de les écouter. Après avoir balancer des listes dans la presse et les réseaux sociaux, il a tourné le dos à une responsabilité qu’il n’a jamais pris au sérieux, celle de Ministre en charge des Marocains Résidents à l’Etranger.

Les marocains qui qui n’ont pas vu leur familles depuis deux ans et ceux qui n’ont pas pu jeter un dernier regard sur un parent parti à cause de la pandémie, se sont retrouvés piégés par les fake-news, les rumeurs et les charognards des transports.

Les réseaux sociaux ont été le dernier recours de ces marocains pour exprimer leur désarrois, leur colère ou leur peine à l’image de ce garçon en pleurs quand ses parents lui ont annoncé qu’ils ne pouvaient pas rentrer au pays.

L’irresponsabilité de Nasser Bourita et son insensibilité au désespoirs de ses compatriotes, a donné l’impression aux MRE que finalement ils allaient servir de pigeon aux spéculateurs du tourisme national. Pire, certaine croyance commence à s’installer selon laquelle les MRE étaient pris au piège du bras de fer entre le Royaume et ses adversaires.

Devant l’incompétence du gouvernement, le Roi Mohammed VI a du intervenir personnellement pour mettre fin à cette mascarade. Il a en effet ordonné à l’ensemble des intervenants dans le domaine du transport aérien, en particulier la compagnie Royal Air Maroc, ainsi qu’aux différents acteurs du transport maritime, de veiller à pratiquer des prix raisonnables qui soient à la portée de tous, ainsi que d’assurer un nombre suffisant de rotations, afin de permettre aux familles marocaines à l’étranger de rentrer au pays et renouer avec leurs familles et proches, particulièrement dans le contexte de la pandémie de la Covid-19.

Cette intervention de Mohammed VI, annoncée dans un communiqué du cabinet royal, concerne également tous l’écosystème du tourisme. En effet, le roi a exhorté les opérateurs du tourisme, aussi bien dans le domaine du transport que de l’hôtellerie, à prendre les dispositions nécessaires afin d’accueillir les membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger dans les meilleures conditions et aux meilleurs prix.

Ce qu’il faut suivre

Les yeux sont actuellement rivées sur le ministère de l’Intérieur, le ministère du Tourisme et les autorités aéroportuaires pour la mise en œuvre des instructions royales.

Avec l’exclusion de l’Espagne et de ses deux conclaves Ceuta et Melilla, en plus de la gestion des flux, le respect des règles sanitaires et le contrôle des prix aux niveaux des opérateurs touristiques ajoutent d’autres contraintes au bon déroulement de cette édition très spéciale de l’opération Marhaba.