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Nancy Pelosi

Pandémie: Trump rejette le plan de relance du Congrès et le qualifie de «honte»

Le président américain Donald Trump a rejeté mardi soir le plan de relance de quelque 900 milliards de dollars adopté la veille par le Congrès après des mois de blocage, en le qualifiant de «honte» et en réclamant une augmentation du montant des chèques envoyés aux familles.

AFP

«Je demande au Congrès d’amender ce projet de loi et d’augmenter les ridiculement faibles 600 dollars à 2.000 dollars ou 4.000 dollars pour un couple. Je demande également au Congrès de se débarrasser des éléments inutiles et coûteux de cette loi», a exigé Donald Trump dans une vidéo publiée sur Twitter.

Jugé essentiel pour remettre sur les rails la première économie mondiale, le plan adopté par les parlementaires américains lundi soir afin de soutenir les ménages et entreprises affectés par la pandémie de Covid-19 ne peut entrer en vigueur sans la signature du président.

Or ce dernier laisse entendre dans la vidéo qu’il n’est pas prêt à le parapher sans les changements demandés.

Le milliardaire républicain demande en effet que lui soit envoyée une proposition de loi amendée «convenable», sans quoi il pourrait revenir à « la prochaine administration » d’adopter un plan de relance. «Et cette administration, ce sera peut-être moi», a glissé M. Trump, qui ne reconnaît toujours pas sa défaite face à Joe Biden le 3 novembre.

«C’est vraiment une honte», a-t-il lâché, alors que la Maison Blanche a été impliquée dans les négociations sur le texte par le biais du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin.

«Elle s’appelle loi d’aide au Covid mais elle n’a presque rien à voir avec le Covid», a ajouté le président, citant pêle-mêle les aides contenues dans le texte pour le Cambodge ou la Birmanie et les financements destinés à l’armée égyptienne alors que cette dernière, dit-il, «va aller acheter de l’équipement militaire quasi exclusivement russe».

La présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, a semblé mettre le président républicain et son camp au défi de concrétiser l’appel lancé par vidéo.

«Les républicains ont de manière répétée refusé de dire quel montant le président voulait pour les chèques directs. Enfin, le président est d’accord pour 2.000 dollars – les démocrates sont prêts à amener cela dans l’hémicycle cette semaine à l’unanimité. Faisons-le!», a-t-elle réagi dans un tweet.

Le sénateur républicain Lindsey Graham a de son côté jugé nécessaire que le plan d’aide, même s’il est «imparfait», entre en vigueur. «Le plus tôt sera le mieux», a-t-il écrit sur Twitter.

Biden demandera un autre plan

C’est dimanche, après des mois de blocage, que démocrates et républicains ont annoncé être parvenus à un accord de principe sur des mesures comprenant notamment des chèques aux familles les plus fragilisées, des aides aux petites entreprises et aux écoles, des allocations chômage supplémentaires de 300 dollars par semaine ou encore une enveloppe pour la distribution équitable de vaccins contre le Covid-19.

La première économie du monde est tombée dans une profonde récession au printemps, la pire depuis celle des années 1930, en raison de l’arrêt de l’activité, destiné à endiguer le nouveau coronavirus et qui a provoqué un chômage massif.

La pandémie est repartie de plus belle à l’automne, mettant un coup d’arrêt aux créations d’emplois et à la reprise de l’activité enclenchée à l’été.

Le premier plan, d’un montant gigantesque de 2.200 milliards de dollars, avait été voté en urgence fin mars, lors de la première vague de la pandémie.

Il comprenait des allocations chômage exceptionnelles de 600 dollars par semaine et l’envoi de chèques de 1.200 dollars par adulte.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a quant à lui estimé mardi que le plan d’aide de 900 milliards était «un premier pas» mais qu’il ne serait pas suffisant, et a annoncé qu’il demanderait l’an prochain au Congrès de voter un nouveau plan de soutien à l’économie américaine.

«Nous devons travailler en impliquant les deux partis (républicain et démocrate). C’est seulement ainsi que nous nous en sortirons», a ajouté celui qui est un habitué des allées du pouvoir à Washington après plus de 35 ans passés sur les bancs du Sénat et huit ans comme vice-président.

Urgent – Les démocrates garderont le contrôle de la Chambre des représentants

Les démocrates conserveront le contrôle de la Chambre des représentants et élargiront leur majorité d’au moins cinq sièges, rapporte les prévisions de Fox News.

Il s’agit d’une réalisation majeur pour la présidente de la Chambre démocrate Nancy Pelosi, qui s’est engagée à annuler une grande partie du programme du premier mandat de Trump s’il perd sa réélection.

Tollé après le refus de Trump de s’engager à transmettre pacifiquement le pouvoir

Donald Trump s’attirait jeudi des réactions outrées jusque dans son camp républicain après avoir refusé de promettre un transfert pacifique du pouvoir si son rival Joe Biden l’emportait lors de la présidentielle américaine du 3 novembre, certains le comparant à un dictateur.

Avec AFP

Allié du président, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s’est senti obligé de réaffirmer aux Américains que le résultat du scrutin serait respecté.

«Le vainqueur de l’élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier» comme prévu, a tweeté le conservateur. «Il y aura une transition en bon ordre comme tous les quatre ans depuis 1792», date de la deuxième élection présidentielle des Etats-Unis avec un mandat de quatre ans.

Sa grande ennemie, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est, elle, scandalisée.

Il faut «lui rappeler: vous n’êtes pas en Corée du Nord, vous n’êtes pas en Turquie, vous n’êtes pas en Russie M. le président. Et d’ailleurs, vous n’êtes pas en Arabie saoudite. Vous êtes aux Etats-Unis d’Amérique. Nous sommes une démocratie», a-t-elle martelé en conférence de presse.

Dans un contexte tendu, à moins de six semaines de l’élection dans une Amérique profondément divisée, le tollé est né d’un court commentaire mercredi soir de Donald Trump, qui joue régulièrement avec l’idée de ne pas reconnaître les résultats de l’élection. Il avait formulé la même menace lors du scrutin de 2016 qu’il avait remporté face à Hillary Clinton.

En réponse à une question, le président a refusé de s’engager à garantir un passage sans violence du pouvoir, quel que soit le résultat de l’élection qui l’opposera au démocrate Joe Biden.

«Il va falloir que nous voyions ce qui se passe», a-t-il répondu lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

Ces transferts de pouvoir sont un pilier de la démocratie américaine. Et donnent traditionnellement lieu à des échanges courtois, parfois touchants et empreints de dignité même entre partis rivaux, comme lorsque George W. Bush avait laissé une lettre à Barack Obama en 2009.

Une élection entre Donald Trump et la démocratie

Actuellement en retard dans les sondages, le président républicain se plaint régulièrement des conditions d’organisation du scrutin et affirme que le vote par correspondance est source de fraudes potentielles. Cette assertion n’est pas démontrée, mais le vote par courrier devrait être beaucoup plus utilisé cette année du fait de la pandémie de Covid-19.

Jeudi, la porte-parole de la Maison Blanche a réaffirmé que Donald Trump «acceptera(it) le résultat d’une élection libre et juste».

Le président a semblé la veille appeler à une annulation des bulletins envoyés par la poste. «Débarrassons-nous de ces bulletins et ce sera très pacifique, il n’y aura pas de transfert vraiment, ce sera une continuation», a-t-il dit. Et a répété jeudi, sur Fox News, que les bulletins par courrier étaient «une horreur».

Si la Cour suprême décidait que Joe Biden avait gagné, en cas d’une course très serrée, «je serais d’accord avec cela mais je pense que nous en sommes encore loin», a-t-il précisé.

Le directeur du FBI Christopher Wray a pourtant encore réaffirmé jeudi matin que ses services n’avaient jamais «constaté, dans l’histoire, de tentative coordonnée à l’échelle nationale de fraude électorale pour une élection majeure, que ce soit par courrier ou autre».

Joe Biden avait immédiatement réagi aux propos de Donald Trump

«Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles, je ne sais pas quoi dire», a déclaré le candidat démocrate.

Le sénateur républicain Mitt Romney, qui s’oppose régulièrement au président, s’est insurgé.

«Le transfert pacifique du pouvoir est fondamental pour notre démocratie; sans cela, c’est le Belarus. Toute suggestion par un président qu’il puisse se soustraire à cette garantie constitutionnelle est à la fois impensable et inacceptable», a-t-il affirmé sur Twitter.

Et Liz Cheney, l’une des chefs de la minorité républicaine à la Chambre et fille de l’ancien vice-président américain, s’est aussi clairement démarquée jeudi des propos du 45e président des Etats-Unis. «Le transfert pacifique du pouvoir est inscrit dans notre Constitution et essentiel à la survie de notre république», a-t-elle tweeté.

Chez les démocrates, l’ancienne rivale du milliardaire Hillary Clinton a dénoncé, sur Twitter, le comportement digne «d’un aspirant dictateur désespéré». «C’est pathétique. Mais parce qu’il est président, nous devrions prendre sa menace au sérieux».

Le sénateur Bernie Sanders a lui longuement pris la parole sur le sujet jeudi, dénonçant une menace pour la démocratie «comme jamais auparavant». «Il ne s’agit pas seulement d’une élection entre Donald Trump et Joe Biden. C’est une élection entre Donald Trump et la démocratie. Et la démocratie doit gagner», a-t-il affirmé, en réclamant la constitution d’un comité réunissant républicains et démocrates pour surveiller l’élection.

«Injections d’eau de javel pour tuer le covid-19», la bourde monumentale de Donald Trump

Donald Trump n’est pas connu pour sa rigueur scientifique. Mais ses propos confus sur de possibles injections de désinfectant pour lutter contre le coronavirus ont suscité la stupéfaction.

«Je ne suis pas médecin mais je suis le genre de personne qui fonctionne bien d’ici», a lancé jeudi le président américain, en montrant son cerveau, lors d’un briefing sur le Covid-19 particulièrement chaotique.

Tout est parti de la présentation d’une étude – encore embryonnaire – selon laquelle le nouveau coronavirus s’affaiblit dans une atmosphère chaude et humide ainsi que sous les rayons du soleil.

Au cours de ses explications, Bill Bryan, haut responsable gouvernemental, a évoqué rapidement les études en cours sur le rôle que peuvent jouer les désinfectants pour combattre le virus sur certaines surfaces.

Mais lors d’une séquence de questions/réponses dont il est friand, le président de la première puissance mondiale a rebondi sur ce thème de façon stupéfiante.

«Je vois que le désinfectant l’assomme (le coronavirus) en une minute. Une minute. Et est-ce qu’il y a un moyen de faire quelque chose comme ça avec une injection à l’intérieur ou presque comme un nettoyage?», a-t-il déclaré.

Un peu plus tard, il a précisé qu’il parlait «du nettoyage et de la stérilisation de certaines surfaces». Mais la confusion était semée.

Interrogé vendredi dans le Bureau ovale sur ses propos qui ont suscité un tollé, Trump a assuré qu’il s’était exprimé de façon «sarcastique».

Un peu plus tôt, sa porte-parole Kayleigh McEnany avait avancé une autre explication, affirmant que les mots du locataire de la Maison Blanche avaient été «sortis de leur contexte».

«Le président Trump a déclaré maintes fois que les Américains devaient consulter leurs médecins au sujet des traitements pour le coronavirus, un point sur lequel il a encore insisté pendant le briefing d’hier», avait-il insisté.

Le fabricant du désinfectant Lysol, utilisé par des dizaines de millions d’Américains, s’est senti obligé de faire une mise au point écrite «en raison des spéculations intenses et de l’activité sur les réseaux sociaux».

«Nos produits désinfectants ne doivent, en aucune circonstance, être administrés dans le corps humain (que ce soit pas injection, ingestion ou par quelque autre voie)».

La chef démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est indignée que le président des Etats-Unis «demande aux gens de s’injecter du Lysol dans les poumons». «Cela démontre combien les républicains rejettent la science», a-t-elle ajouté.

Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle, n’a pas raté l’occasion pour critiquer Trump. Sur twitter il a suggéré le président de faire plutôt plus de tests et de fournir plus de matériel médical au lieu d’injections de désinfectants. «La santé des américains n’est une blague» s’est-t-il indigné.

Il a aussi appelé les américains à ne pas suivre les conseils du président et de ne surtout pas ingérer des produits de nettoyage.

Forte gêne des conseillers de Trump

Les images de la gêne manifeste du Dr Deborah Birx, membre de la cellule de crise de la Maison Blanche, assise près du président pendant ses déclarations, ont fait le tour des réseaux sociaux.

Pour Brett McGurk, ancien émissaire pour la lutte contre le groupe EI, qui a travaillé pour Barack Obama puis Donald Trump avant de démissionner, ces images étranges résument la difficulté – voire l’impossibilité – d’occuper un rôle de premier plan auprès de Donald Trump.

«Si vous êtes conseiller à haut niveau, votre intégrité est mise à rude épreuve», a-t-il souligné.

L’ancien homme d’affaires de New York n’en est pas à sa première polémique liés à ses propos sur de possibles traitements face à cette pandémie qui a fait plus de 50.000 morts aux Etats-Unis.

Après avoir longtemps vanté avec un enthousiasme débordant les possibles effets de la chloroquine, un antipaludéen qu’il a qualifié de possible «don du ciel», il s’est fait plus discret ces derniers temps.

«Nous avons eu des très bons résultats et nous avons des résultats qui n’étaient peut-être pas très bons. Je ne sais pas», a-t-il déclaré jeudi, avant de rapidement changer de sujet.

Jour après jour, c’est la légèreté avec laquelle il évoque différentes pistes au mépris de toute rigueur scientifique, et au risque de susciter de faux espoirs, qui provoque la consternation dans la communauté médicale.

«Il y a une rumeur, une très belle rumeur, selon laquelle vous allez au soleil ou vous avez chaud et cela a un impact sur d’autres virus. Mais cette fois, cela vient d’un des plus grands laboratoires du monde«, a-t-il ainsi avancé jeudi en évoquant l’étude présentée quelques minutes avant.

Lorsque qu’un journaliste du Washington Post lui a fait remarquer que sa parole avait un poids particulier, que les Américains qui regardent le briefing quotidien étaient en quête d’informations et de conseils, pas de rumeurs, Donald Trump a explosé.

«Je suis le président et vous êtes Fake News!».

Trump : Nous gagnerons le combat de la destitution

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a donné jeudi un coup d’accélérateur à la procédure de destitution contre Donald Trump, en demandant que soit rédigé l’acte d’accusation contre le président américain, coupable selon elle «d’abus de pouvoir». Trump de son côté exige une procédure accélérée afin de pouvoir être jugé «équitablement» au Sénat, contrôlé par les républicains.

«Nous gagnerons» la bataille, a réagi le locataire de la Maison Blanche en se disant pressé du procès au Sénat, où la majorité républicaine devrait en toute probabilité l’acquitter, peut-être dès janvier.

«Si vous me devez me mettre en accusation, faites-le maintenant, vite, afin que nous ayons un procès équitable au Sénat, et pour que notre pays puisse se remettre au travail», a-t-il aussi tweeté, s’adressant avec défi aux démocrates du Congrès, majoritaires à la Chambre des représentants. 

Dans une allocution formelle, Nancy Pelosi a demandé à la commission judiciaire de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, d’entamer la rédaction des articles de mise en accusation du président «impeachment».

«Le président ne nous laisse pas d’autre choix parce qu’il a de nouveau essayé de corrompre nos élections pour son propre bénéfice» a-t-elle justifié sur un ton solennel. Il «a commis un abus de pouvoir, affaibli notre sécurité nationale et mis en danger l’intégrité de nos élections», a-t-elle encore assené.

Les démocrates ont ouvert une enquête en destitution contre Donald Trump après avoir appris qu’il avait demandé à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l’affronter lors de la présidentielle de 2020.

Leurs investigations, marquées par l’audition de 17 témoins, ont montré qu’une invitation à la Maison Blanche au président Volodymyr Zelensky avait été conditionnée à l’annonce des investigations sur Joe Biden.

Une aide de près de 400 millions de dollars destinée à l’Ukraine, en conflit armé avec la Russie, a, selon de hauts responsables, également servi de moyen de pression.

«Je prie tout le temps pour le président»

Après cette phase d’enquête, les parlementaires ont entamé mercredi le débat juridique pour savoir si les faits reprochés au président correspondent à l’un des motifs de destitution prévus par la Constitution: «trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs».

Trois professeurs de droit d’universités prestigieuses, invités par les démocrates, ont répondu par l’affirmative. Un quatrième, convié par les républicains, a jugé les preuves «insuffisantes».

Sur cette base, la speaker démocrate a souhaité passer à la mise en accusation du président. «Nous le faisons sans joie», a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse marquée par un vif échange avec un journaliste.

Celui-ci a sous-entendu qu’elle était animée par une «haine» envers Donald Trump. «Je suis catholique», a-t-elle répliqué, «je ne déteste personne. Je prie tout le temps pour le président. Il ne faut pas me chercher avec ce type de mots !»

Malgré cette mise en garde, le leader de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy, a accusé les démocrates d’être motivés par leur «animosité» envers le président.

Selon lui, il n’y a «ni corruption, ni entrave à la justice ni abus de pouvoir» dans l’affaire ukrainienne.

«Si vous devez me mettre en accusation, faites-le maintenant, vite»

Ces chefs d’accusation pourraient figurer dans les articles qui seront mis au vote en séance plénière à la Chambre des représentants, sans doute avant Noël.

Compte tenu du rapport de force dans cette enceinte, Donald Trump est quasi assuré de devenir le troisième président de l’Histoire mis en accusation au Congrès, après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998.

Comme eux, il devrait être acquitté au Sénat. Il faudrait une majorité des deux tiers pour le destituer, ce qui paraît très improbable tant les élus de son parti font bloc autour de lui.

«Les républicains n’ont jamais été aussi unis. Nous allons gagner», a tweeté Donald Trump après l’annonce de Nancy Pelosi.

Le président américain a laissé entendre qu’il utiliserait son procès comme tribune politique. «Nous révélerons, pour la première fois, à quel point le système est corrompu», a-t-il affirmé.

David Axelrod, ancien conseiller politique du président démocrate Barack Obama, a résumé la situation en un tweet: «La Chambre va mettre (le président) en accusation avant la fin de l’année parce que ce qu’il a fait le justifie. Le Sénat organisera un procès en janvier sans le condamner, en dépit des preuves, parce qu’il a un contrôle absolu sur son parti. Et on passera à autre chose.»

chp/la

Ahmed Charai : l’Alliance transatlantique inefficace face à l’Empire du Milieu

Soixante-quatorze ans après la conférence de Yalta, ayant réuni les Présidents, américain Roosevelt, britannique Churchill et soviétique Staline pour préparer l’après 2ème guerre mondiale, trois conférences se sont succédées durant ce mois de février 2019 à savoir : le Sommet de Varsovie, le Sommet de Sotchi et le Sommet de Munich sur la Sécurité. Trois rencontres de très haut niveau qui ont dévoilé au monde entier les divergences profondes qui séparent et minent les relations entre les grandes puissances. Devant le flux considérable d’informations contradictoires que continue de diffuser chacune des parties prenantes, un climat d’inquiétude s’est installé depuis, de par le monde, jetant l’ombre grandissante d’un avenir incertain et dangereux, un monde au bord d’un conflit majeur au coeur de l’Europe, au Moyen Orient et en Amérique latine.

Au #MSC2019 de Munich, un marocain a pu observer de près les coulisses de la conférence qui a été le théâtre de confrontation entre l’Europe et l’administration Trump. Il s’agit d’Ahmed Charai, patron de presse et membre de prestigieux think-tanks américains,- le dernier en date qu’il ait rejoint est le prestigieux International Crisis Group (IGG)-. Il livre une analyse qu’il a publiée dans les colonnes de la célèbre revue américaine, The National Interest, où il apporte quelques clés de lectures pour tenter d’y voir un peu plus clair dans la cacophonie ambiante. Et il n’ira pas de main morte. Pour Ahmed Charai, « L’Europe est lilliputienne et, même unie, elle ne peut retenir un Gulliver déterminé comme la Russie ». Elle est, à ses yeux, incapable de rivaliser avec la puissance militaire américaine. Quand à la Russie, malgré sa puissance de feu, elle ne dispose que d’une petite économie et d’une faible influence culturelle. Enfin, Ahmed Charai va relever un fait majeur: ni Varsovie, ni Munich n’ont été capables de mettre sur la table le véritable casse-tête, qui n’est autre que celui de l’Empire du Milieu, la Chine.

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Donald Trump décrète l’urgence nationale sous forte contestation des démocrates

Le président américain a signé ce vendredi le décret instaurant l’urgence nationale, annonce faite dans un tweet par l’attachée de presse de la Maison Blanche, Sarah Sanders où on y lit : « Le président Donald Trump signe la déclaration d’urgence nationale pour faire face à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière sud ».

Par cette manoeuvre, Donald Trump va pouvoir débloquer l’argent nécessaire our la construction de «son» mur sur la frontière avec le Mexique. Il a en même temps promulgué la loi adoptée début de semaine par le Congrès prévoyant l’octroi d’1,4 milliard de dollars pour l’édification d’un mur long de 90 kilomètres.

Dans un point de presse justifiant sa démarche en affirmant qu’Israël a bien édifié son mur et personne ne s’en est soucié en soulignant : « Nous allons le construire ce mur. Nous voulons empêcher la drogue, les criminels et les gangs dans notre pays ».

Les démocrates ont immédiatement réagi dans un communiqué conjoint signé par la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer en condamnant la démarche de Trump qualifiant la déclaration d’illégale partant d’une crise qui n’existe pas et viole la Constitution.

C’est vraisemblablement (re)parti pour un nouveau bras de fer et pour une bataille juridique comme l’a fait miroiter hier Nancy Pelosi.

Mur avec le Mexique : Donald Trump va déclarer l’état d’urgence

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Le président américain Donald Trump va déclarer l’«urgence nationale» pour boucler le financement du mur qu’il veut ériger à la frontière avec le Mexique afin de lutter contre l’immigration clandestine, a annoncé jeudi le chef de la majorité républicaine du Sénat.

Selon le sénateur Mitch McConnell, le président « a indiqué qu’il était prêt à signer » le compromis budgétaire obtenu entre parlementaires démocrates et républicains afin d’éviter une nouvelle paralysie budgétaire.

Procédure rare qui autorise le président des États-Unis à contourner le Congrès pour mobiliser des fonds, le recours par Trump à l’«urgence nationale » a été confirmé ce soir par la Maison-Blanche.

Cette annonce divise la classe politique américaine et la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a annoncé ce soir, dans une première réaction, vouloir ester en justice pour stopper la démarche de Trump que lui confère la législation américaine.

En effet, une loi votée en 1976, le National Emergencies Act, autorise le président des États-Unis à invoquer une « urgence » nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires. Le cas échéant, cela permettrait à Donald Trump de contourner le Congrès et de s’appuyer sur l’armée pour construire l’édifice qu’il réclame.

Tous les présidents des États-Unis ont fait usage de ces dispositions, mais dans des circonstances différentes. George W. Bush avait notamment décrété l’urgence après les attentats du 11 septembre 2001 et Barack Obama en avait fait de même lors de l’épidémie de grippe H1N1.

Shutdown : Trump soumet un nouveau plan de sortie, niet des démocrates

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Le président américain Donald Trump a annoncé, samedi soir, dans une allocution en direct de la Maison Blanche que le financement du mur frontalier avec le Mexique se ferait en échange de protections temporaires pour certains immigrants sans-papiers. Il y voit un moyen de sortir du blocage partiel qui durait depuis plusieurs semaines, mais a rapidement été rejeté par les démocrates.


Donald Trump a proposé d’étendre les protections accordées aux bénéficiaires d’une action différée pour les arrivées d’enfants pour trois ans et une prolongation de trois ans du statut protégé pour les détenteurs du statut de protection temporaire en échange de 5 milliards 700 millions de dollars pour son mur.

«Je suis ici pour briser cette impasse et donner au Congrès un moyen d’avancer pour mettre fin à l’arrêt des activités gouvernementales et résoudre la crise à la frontière sud. Si nous réussissons dans cet effort, nous aurons alors les meilleures chances, pour très longtemps, afin de réaliser une véritable réforme bipartisane de l’immigration » a-t-il affirmé tout en soulignant que «les deux parties à Washington doivent simplement se réunir, s’écouter, déposer leur armure, instaurer la confiance, se tourner vers l’autre et trouver des solutions», ajoutant qu’il tentait de «briser le blocage» qui paralyse Washington depuis fin décembre.

Le Shutdown partiel est actuellement à son 29ème jour. Environ le quart des institutions fédérales sont fermées et environ 800 000 fonctionnaires rateront leur deuxième salaire la semaine prochaine, sont en congé ou sont forcés de travailler sans rémunération.


Les discussions entre le président et les dirigeants démocrates du Congrès sont au point mort depuis que le président a quitté une réunion plus tôt ce mois-ci lorsque la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a déclaré qu’elle ne discuterait pas du financement du mur de protection.