Mohammed Ben Zayed Al-Nahyan

Entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et le prince héritier des E.A.U Mohammed Ben Zayed

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Mohammed ben Zayed Al Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi a reçu un appel du Roi Mohammed VI, durant lequel les deux Chefs d’Etats ont passé en revue les perspectives de consolider davantage les relations fraternelles dans l’intérêt supérieur des deux nations et de leurs peuples, rapporte l’agence de presse émiratie WAM.

Dans le cadre de la coordination et des consultations constantes entre les dirigeants des deux pays sur diverses questions et sujets pour le bien commun de la région et sa prospérité, le Roi Mohammed VI et le prince héritier des Emirats Arabes Unis se sont entretenus au téléphone, dans la soirée de ce jeudi 10 décembre.

Durant cet entretien, précise la dépêche de l’agence de presse émiratie WAM, MBZ a salué la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Royaume sur le Sahara marocain et sa décision de reprendre les contacts officiels et les relations diplomatiques avec Israël. Il a également souligné que ces mesures positives consolideront la quête commune de stabilité, de prospérité et de paix dans la région.

Mohammed ben Zayed a été l’un des premiers chefs d’Etats à réagir à la décision des États-Unis de reconnaitre la marocanité du Sahara.

«Nous nous félicitons de la déclaration des États-Unis à propos de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et la décision de Rabat de reprendre les relations diplomatiques avec l’État d’Israël. Une mesure qui contribue à renforcer notre quête commune de stabilité, de prospérité et de paix juste et durable dans la région» a tweeté Mohammed Ben Zayed, le prince héritier émirati quelques temps après l’annonce officielle américaine.

De son côté, rapporte la même source, le roi Mohammed VI a exprimé ses sincères remerciements au prince héritier pour sa position sincère en faveur de la souveraineté du Maroc. «Le souverain a réaffirmé sa fierté des relations fraternelles de longue date entre les Émirats arabes unis et le Royaume du Maroc et leur détermination à développer la coopération sur tous les fronts.» poursuit l’agence de presse.

Les EAU condamnent l’assassinat attribué au Mossad, du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh

La diplomatie émiratie vient de prendre ses distances avec l’assassinat du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh de peur de représailles de l’Iran avec qui MBZ entretient des relations ambiguës. Alors que le pays du Golf accélère la mise en œuvre des accords d’Abrahams signés avec Trump et Netanyahu, dans le but de mettre devant le fait accompli la nouvelle administration Biden, les rumeurs de la liquidation du père du programme iranien par le Mossad, non démenties par Tel-Aviv, compliquent la position de l’émirat qui se préparait à reprendre son rôle de facilitateur des négociations sur le nucléaire iranien voulues par Biden et l’Europe.

L’agence de presse officielle WAM, vient de publier un communiqué de la diplomatie des EAU, dans lequel elle condamne l’assassinat de Mohsen Fakhrizadeh qu’elle a qualifié de «crime odieux» et met en garde sur les risques d’escalade dans la région.

«Le Ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale a affirmé que l’instabilité de notre région et les problèmes de sécurité auxquels elle est confrontée nous incitent tous à œuvrer pour éviter les actions qui conduiraient à une escalade, qui menace la stabilité de toute la région», met en garde Abdallah ben Zayed, ministre des affaires étrangères dans son communiqué.

« Les Émirats arabes unis, fondés sur leur ferme conviction de la nécessité de rechercher tous les éléments de stabilité dans la région, condamnent le crime odieux d’assassinat qui a visé M. Mohsen Fakhrizadeh, qui conduirait à un état d’alimenter le conflit dans la région.» a déclaré le ministère dans le même document.

Avant de rajouter que «compte tenu de ce que traverse la région, les Émirats arabes unis appellent toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue pour éviter que la région ne sente à de nouveaux niveaux d’instabilité et menace la paix.».

Réconciliation avec le Qatar, le cadeau de MBS à Biden

Après la défaite électorale du président américain Donald Trump, l’Arabie saoudite a intensifié ses efforts pour résoudre son différend qui dure depuis trois ans avec le Qatar, rapporte le Financial Times citant des sources biens informées.

Avec FT

La décision de mettre fin au blocus de leur voisin riche en gaz par les États du Golfe est perçue comme une tentative du prince héritier Mohammed ben Salmane de s’attirer les faveurs de la nouvelle administration Biden et de remettre un cadeau de départ à Donald Trump, écrit le Financial Times dans un article publié ce vendredi.

Le prince Mohammed Ben Salmane, le chef de facto du royaume saoudien, a noué des liens très étroits avec l’administration Trump et le président a soutenu le prince héritier dans l’une des plus graves crises qui a mis en équation son ambition d’intronisation.

Un épisode que Donald Trump rappelle à son entourage en se vantant d’avoir « sauvé la peau » du prince héritier d’Arabie saoudite, accusé par le Congrès américain d’être responsable de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi,

« J’ai sauvé sa peau », avait lancé le 22 janvier Trump au journaliste d’investigation Bob Woodward.

« J’ai réussi à faire en sorte que le Congrès ( de majorité démocrate ) le laisse tranquille. J’ai réussi à les stopper », a-t-il ajouté. Une déclaration que le journaliste a publié dans son livre «Rage».

Toutefois la défaite de Donald Trump sonne comme un cauchemar pour le régent de l’Arabie Saoudite. L’administration entrante du président élu Joe Biden devrait être moins conciliante avec MBS qui avait suscité de virulentes critiques de la part des démocrates sur le meurtre de Khashoggi, la guerre d’Arabie saoudite au Yémen et la détention de dizaines d’activistes, d’hommes d’affaires et de membres de la famille royale saoudienne (l’affaire Ritz-Carlton).

«Le prince Mohammed Ben Salmane se sent comme dans la ligne de mire après la victoire électorale de Joe Biden et veut un accord avec le Qatar pour signaler qu’il est disposé et prêt à prendre des mesures dans ce sens» a déclaré un conseiller de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

«C’est un cadeau pour Biden», a-t-il ajouté .

Ali Shihabi, un analyste saoudien proche de la cour royale, a déclaré que les dirigeants des on pays étaient depuis des mois «disposés à mettre cette question sur la table». «Depuis un certain temps, ils s’activent à tourner la page de plusieurs dossiers brûlants et clairement celui-ci en est un», a-t-il déclaré.

«On pense que le différend du Qatar est l’une des questions les plus faciles à résoudre pour MBS», renchérit la même source.

C’est en juin 2017, que l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte ont rompu les relations diplomatiques et ont instauré un blocus commercial et aérien au Qatar, alléguant que Doha parrainait des groupes islamistes et serait trop proche de l’Iran.

Des allégations que le pays le plus riche du monde par habitant, nie toujours, face à des voisins qui ont jusqu’à présent refusé de faire des concessions, résistant aux pressions de Washington pour trouver une issue à la crise.

L’administration Trump craignait que le différend n’affaiblisse l’alliance arabe qu’elle a cherché à forger contre l’Iran et s’est montrée frustrée que Téhéran en profite financièrement, car l’embargo oblige les vols à destination et en provenance du Qatar à utiliser l’espace aérien iranien.

Les derniers pourparlers pour résoudre le conflit ont été menés par les États-Unis et le Koweït dans le but de jeter les bases de négociations directes entre Riyad et Doha, a déclaré un diplomate informé des pourparlers.

Le Qatar veut s’assurer qu’il y a des conditions préalables avant toutes négociations bilatérales. Celles-ci pourraient inclure une mesure de «confiance» telle que la levée de l’embargo aérien, a déclaré le diplomate.

Une autre possibilité serait d’autoriser la libre circulation des citoyens qataris vers les pays qui ont imposé l’embargo, même si Doha voudrait des garanties sur leur sécurité .

Robert O’Brien, le conseiller américain à la sécurité nationale, a déclaré ce mois-ci qu’il espérait voir Qatar Airways être en mesure de survoler les pays arabes en boycottant «dans les 70 prochains jours» avant la fin de la présidence de Trump.

Le conseiller de Riyad et d’Abou Dhabi a déclaré que les dirigeants saoudiens et émiratis voulaient que le Qatar «atténue» la ligne éditoriale du réseau de télévision Al Jazeera, qu’ils accusent d’être un outil de propagande pour Doha, et mette fin à ses critiques à l’égard de l’Arabie saoudite.

Après l’imposition de l’embargo, Riyad et Abu Dhabi ont présenté à Doha une liste de 13 demandes comprenant la fermeture d’Al Jazeera, la réduction des relations de Doha avec l’Iran et la fermeture d’une base militaire turque. Mais le conseiller de MBS et MBZ a déclaré que les médiateurs koweïtiens avaient conclu un nouvel accord pour remplacer les 13 termes «ouvrant la voie à une embrassade et une réconciliation».

Un dégel des relations entre le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, et ses voisins du Golfe pourrait également inclure l’acheminement de GNL vers le Bahreïn, selon des personnes proches des négociations.

Cependant, rapporte le FT citant une personne informée de la position de Doha, qu’aucun détail des mesures de confiance n’avait été discuté. Les responsables du Golfe ont mis en garde contre toute percée significative à court terme. La même source révèle que la position de MBZ freine ce processus de réconciliation.

D’ailleurs, rien que la semaine dernière, Yousef al-Otaiba, l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Washington, a déclaré que mettre fin au différend avec le Qatar n’était pas une priorité, soulignant les différences notables entre les deux pays sur l’orientation future du Moyen-Orient.

En dépit de ces déclarations, des responsables occidentaux et des analystes régionaux estiment que les Émirats arabes unis finiraient à suivre les pas de son plus grand allié, l’Arabie saoudite.

Michelle Divon, une journaliste israélienne, couvre les élections américaines pour une chaine émiratie

Abraham Accords c’est aussi ça. Une journaliste et animatrice de télévision israélienne basée à New-York, couvre pour le compte de la chaine émiratie Khaleej Times, les élections américaines.

Michal Michelle Divon, une journaliste et animatrice de télévision israélo-américaine vivant à New York et travaillant comme présentatrice et reporter pour News12 et i24NEWS couvre depuis le lundi 2 novembre, les élections américaines pour Khaleej Times un média basé aux Emirats Arabes Unis.

Michal Michelle Divon, fervente partisane du dialogue entre arabes et israéliens

A peine son baccalauréat en poche, décroché au lycée Ashbury à Ottawa au Canada en 2004, Michal Michelle Divon va fonder Peace Camp Canada une initiative qui réuni des jeunes Israéliens et Palestiniens. Ainsi durant plus de 3 ans elle va codiriger avec un palestinien un programme axé sur le dialogue, les arts créatifs et le renforcement du leadership et tout cela en plein deuxième Intifada.

En 2010, elle ira s’installer à Herzliya en Israël pour suivre ses études universitaires tout en dirigeant un site web d’information dédié à l’innovation israélienne, NoCamels.com.

En été 2013, titulaire d’une Licence ès lettres Administration, Diplomatie et Stratégie en poche, Michal Michelle Divon fera partie de la première équipe de rédaction de la toute nouvelle chaine israélienne i24NEWS. Depuis Jaffa elle va animer une émission documentaire quotidienne appelée High Definition.

Dès son arrivée dans la ville, Michelle Divon a été sollicitée pour animer divers événements, y compris le défilé annuel d’Israël co-ancré avec Fox5. Elle a également assuré l’animation d’événements pour diverses organisations, notamment le WJC, JNF, FIDF, UJA, Soroka Medical Center, Batsheva Women, JCRC, AICF et le ministère du Tourisme du Portugal.

En 2018, elle décide de s’installer à New York et deviendra correspondante de la chaîne de télévision News 12, disponible sur le câble dans l’Etat de New York et qui appartient au même groupe qui détient i24NEWS, l’empire des médias et télécoms Altice, propriété du magnat franco-maroco-portugo-israelien Patrick Drahi, .

Michal Michelle Divon est restée particulièrement attaché à la région où ont vécu ses parents , le Néguev. Un désert au sud de la Palestine, limité à l’ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza et, à l’est, par la vallée de l’Arabah qui constitue la frontière internationale entre Israël et la Jordanie.

C’est d’ailleurs non sans émotion qu’elle va évoquer en public l’histoire de son grand-père médecin qui va construire en 1948, le premier centre hospitaliser au Néguev qui sauvera la vie de son fils 21 années plus tard, blessé dans la guerre d’usure qui a opposé officiellement Israël à l’Égypte de mars 1969 à août 1970.

Coopération Michelle Divon / Khaleej Times, fruit des «Abraham Accords»

Michal Michelle Divon a été particulièrement active et impliquée dans la couverture médiatique du processus de normalisation diplomatique entre Abou Dhabi et Tel-Aviv.

La journaliste israélienne a été présente à la Maison Blanche le 15 septembre, date de signature des Abraham Accords entre les Etats-unis, les EAU et Israël en présence de Trump, le frère de MBZ et Netanyahu.

https://twitter.com/michelledivontv/status/1305926355373240320

En véritable ambassadrice des Abram Accords signés avec les Emirats Arabes Unis, Michal Michelle Divon inondera les réseaux sociaux de messages de paix et d’amitiés entre Israël et les EAU.

Dans sa lancée elle va avoir l’interview exclusif du rabbin new-yorkais Elie Abadie, deuxième religieux à s’installer à Dubaï. Depuis le 1er novembre 2020, il y exerce en effet les fonctions de rabbin principal de la communauté juive de Dubaï, petite mais en pleine croissance.

La journaliste israélienne se déplacera à Dubaï où elle va se lier d’amitié avec des locaux impliqués dans la diplomatie culturelle et les médias. Ses publications sur les réseaux sociaux mettront en valeur la destination touristique de Dubaï.

https://twitter.com/michelledivontv/status/1313908456739438593

Michal Michelle Divon donnera l’exemple de la normalisation des relations avec les EAU en signant sa première coopération professionnelle officielle avec un média local qui a pignon sur rue, Khaleej Time, à l’occasion de l’élection présidentielle américaine.

Le Khaleej Times est un journal quotidien en langue anglaise publié à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Propriété du groupe Galadari Printing and Publishing, il était le premier quotidien en langue anglaise aux Émirats arabes unis lors de son lancement en 1978.

Les Émirats Arabes Unis disloquent le Yémen

Trente ans après l’unification des anciens Etats du Nord et du Sud du Yémen en un seul pays, ce dernier semble sur le point de se disloquer, sous l’effet d’un profond désaccord entre deux alliés de la région l’Arabie saoudite et les Émirats Arabes Unis.

En 2011, dans le sillage du Printemps arabe, le Yémen qui faisait face à la montée de groupes jihadistes et à de graves difficultés économiques a subit son lot de contestations. En fin politicien, le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis la réunification du pays en 1990, laissera sa à Abd Rabbo Mansour Hadi.

Les Houthis, un mouvement rebelle yéménite chiite, concentré dans les montagnes du nord-ouest du pays, à la frontière de l’Arabie saoudite et appuyé par l’Iran, s’engouffrent dans la brèche et prennent la capitale, Sanaa en 2014.

Les rebelles vont prendre le contrôle du palais présidentiel et de la capitale du Yémen, Sanaa. Un coup d’état qui a poussé le gouvernement dirigé par Abdrabbo Hadi, d’abord replié à Aden puis réfugié en Arabie saoudite, à demander l’aide de Riyad, son allié historique.

Mohamed ben Salmane alors fraichement nommé ministre de la défense à l’âge de trente ans et sous influence totale de Mohammed Ben Zayed, prince héritier des EAU, met en place sous son commandement une coalition de pays arabes voisins pour combattre les Houthis et soutenir les forces loyales au Président Hadi.

Le jeune ministre de la défense va déployer des moyens colossaux pour cette guerre par procuration avec l’Iran qu’il pensait finir en quelques semaines. MBS ne réalisait pas qu’il s’était embourbé dans un conflit qui allait éclater le Conseil de coopération du Golfe, épuiser les finances du Royaume et arrêter ses plus grands champs pétroliers.

L’été 2019, éclateront au grand jour les divergences profondes entre les deux principaux alliés de ce conflit, Ryadh et Abu Dhabi. Les forces militaires engagées par les Emirats arabes unis, vont bombarder et tuer pas moins de 40 soldats du gouvernement appuyé par l’Arabie saoudite. Des bombardements qui vont permettre la prise par des séparatistes du palais présidentiel à Aden, capitale provisoire du pays.

Cette bataille d’Aden avait opposé le groupe armé appelé «Cordon de sécurité», financé par Abu Dhabi et les unités loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par Ryadh. Tous sont pourtant théoriquement alliés contre les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa, au nord.

Cette grave escalade qui a mis à nu la fragilité de l’alliance des deux grands pays du Golfe, a été annonciatrice selon plusieurs observateurs d’un «shift» révélateur des réelles ambitions des EAU au Yémen. Alors que MBS cherchait à se protéger de son ennemi juré l’Iran. MBZ qui entretient de très bonnes relations avec les Ayatollahs, cherche à contrôler le sud du Yémen dans le cadre de son appétence à l’hégémonie et son obsession de vouloir contrôler les principaux chokepoints maritimes de la région.

En fait, Ben Zayed a passé à l’offensive au moment où il s’était rendu compte, que le leader qu’il avait choisi pour diriger l”Arabie Saoudite n’allait pas survivre longtemps à la pression internationale et interne après la multiplication des scandales qui ont détruit la réputation du jeune réformateur de l’Arabie saoudite.

MBZ acte la division du Yémen

Le 22 mai 1990, les dirigeants de la République du Yémen du Nord et du Yémen du Sud annoncent à Sanaa, la capitale, la naissance d’un seul et unique pays dans l’euphorie générale. C’était l’aboutissement du «rêve de toute une génération de Yéménites» , témoigne le politologue Saleh al-Baidhani.

Mais aujourd’hui, ce rêve s’est envolé et le pays est empêtré dans des conflits sans fin, avec une mosaïque de zones rivales.

Sanaa et de larges zones du nord du pays sont désormais entre les mains des rebelles Houthis, tandis que le gouvernement contrôle la zone centrale de Marib et des provinces de l’est.

Le sud-ouest, lui, reste aux mains du général Tarek Saleh, neveu de l’ancien président Ali Abdallah Saleh, tandis que les séparatistes du Conseil de transition du sud (STC), qui revendiquent l’indépendance du Sud, tiennent la grande ville d’Aden et des pans de cette partie du pays.

https://twitter.com/StrategicNews2/status/1254550575267696640

Les affrontements entre les séparatistes financés par les Emirats Arabes Unis les forces progouvernementales soutenues par l’Arabie Saoudite ont entériné la fin du Yémen tel qu’il avait été imaginé en 1990.

Interrogé par l’AFP, Ali al-Sarari, conseiller du Premier ministre Maïn Abdelmalek Saïd, ne voit que deux options pour le futur: «un Yémen fragmenté ou un Yémen décentralisé et fédéral» qui naîtrait d’un accord politique.

Lequel paraît pour l’instant illusoire: le conflit au Yémen a fait depuis 2014 des milliers de morts, essentiellement des civils, selon les organisations humanitaires, et le pays est confronté à la pire crise humanitaire au monde d’après l’ONU.

Et avec la proclamation le 26 avril de l’autonomie du Sud par les séparatistes –dont des éléments étaient formés par l’allié de Ryad, les Emirats arabes unis–, la division du Yémen semble actée.

«L’unité du Yémen dans son état actuel n’existe plus», confirme Majed al-Mathhaji, à la tête d’un centre de réflexion à Sanaa. «La guerre a créé une nouvelle réalité sur le terrain.»

Mohammed ben Zayed appelle les Emiratis à mettre fin à la culture de l’excès qui met en péril la sécurité alimentaire de leur pays!

Les mauvaises nouvelles se bousculent aux Émirats arabes unis. Crise économique sans précédent, en raison de l’effondrement du tourisme et du pétrole. Échecs sur tous les fronts militaires, du Yémen à la Libye. La situation est tellement critique que le pays commence à craindre pour sa sécurité alimentaire. Mercredi, les services de communication de Mohammed ben Zayed ont largement diffusé une intervention de ce dernier appelant à lutter contre les dépenses inutiles et le gaspillage alimentaire et à protéger les ressources naturelles des Émirats.

Une fois n’est pas coutume, Mohammed bin Zayed, se laisse filmer, micro ouvert, alors qu’il s’exprimait durant une vidéo-conférence avec des membres de son gouvernement. Une vidéo partagée sur toute les plateformes sociales.

Il s’agit d’une action de communication calculée, à travers laquelle, l’homme fort du pays a voulu alerter l’ensemble de ses concitoyens sur la gravité de la situation économique du pays.

C’est à l’occasion d’un «Majlis» ramadanesque, virtuel, pandémie oblige, sous le thème «Nourrir la nation: la sécurité alimentaire aux EAU», que MBZ, s’adressant à la ministre d’État à la Sécurité alimentaire, Mariam Mohamed Al-Mheiri, a appelé à arrêter le gaspillage et en finir avec la culture de l’excès pour ne pas mettre en péril la sécurité alimentaire du pays, menacée par la crise sanitaire du Coronavirus.

En soulignant, que le public serait réceptif à la nécessité de s’éloigner des mauvaises habitudes, à travers de la sensibilisation à l’école et dans les média, ben Zayed a estimé que la sécurité alimentaire est un écosystème holistique qui concerne non seulement la production alimentaire, mais aborde également la culture de transport et stockage des aliments ou la culture du rationalisme tou en évitant la surutilisation et le gaspillage.

Ces propos étaient accompagnés par le défilement de la caméra entre deux grands plans, celui de MBZ dans son fauteuil et celui de l’écran de la vidéo-conférence dont les 2/3 étaient occupés par la ministre Mariam Mohamed Al-Mheiri. La vidéo montrait également, furtivement, le vice-premier ministre et ministre des Affaires présidentielles, Mansour ben Zayed Al Nahyane, acquiesçant aux directives de son frère.

«Nous avons l’habitude de l’excès que nous devons restreindre. Si cet excès ou ces dépenses excessives sont pour une bonne cause, comme la charité, c’est une bonne chose et nous les soutenons. Toutefois les dépenses excessives sans raison sont un péché.» a-t-il ajouté.

«Il s’agit d’un élément clé de la stratégie de sécurité alimentaire: comment penser nos différentes ressources naturelles telles que l’eau, les sources de nourriture, l’énergie et autres.» souligne l’homme fort du régime.

«L’excès est culturel chez nous, nous devons nous se séparer de ces mauvaises habitudes, et ça ne sera pas sans difficultés », a martelé ben Zayed.

«Les citoyens et les résidents des EAU sont très réceptifs et réactifs. Nous pouvons sensibiliser notre population aux EAU à ce problème et nous assisterons au changement très rapidement.» a-t-il conclut.

Le majlis, a été l’occasion à la ministre d’État à la Sécurité alimentaire de donner un aperçu des mesures prises par son ministère pour faire face aux menaces de la pandémie du Covid-19 sur la sécurité alimentaire dees Émirats. Mariam Mohamed Al-Mheiri, a dévoilé durant cette réunion que le pays obtenait sa nourriture principalement grâce aux importations et qu’à cause du coronavirus de très grandes quantités ont été achemenées de l’étranger.

Pour l’amour de Dieu, Ssi Nasser, éclairez-nous. Sommes-nous fâchés, ou pas avec les EAU ?

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Les spéculations sur la dégradation des relations entre Rabat et Abu Dhabi vont bon train. Il y a eu d’abord toute une polémique sur la prise de contrôle par des officiels émiratis de l’un des plus anciens sites web d’information marocains, Hespress. Maghreb Intelligence lancera dans un deuxième temps, le pavé dans la mare, en dévoilant au grand jour des projets médiatiques qui seraient financés par le couple MBS-MBZ de nature à amplifier « la gravité des mouvements sociaux » au royaume. Puis il y a eu ce silence strident de notre diplomatie suite à l’exclusion de l’étape Émirats Arabes unis de la tournée de Nasser Bourita dans le Golfe et à l’hypothétique rappel de l’ambassadeur émirati, Ali Salem Al Kaâbi. Une succession d’évènements qui font les choux gras de la presse nationale et internationale et installent un climat de doute, d’inquiétude et d’appréhensions à la veille d’une visite royale imminente et très attendue à Riyadh et à Amman.

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