Mohamed Sajid

Pour l’amour de Dieu, Ssi Nasser, éclairez-nous. Sommes-nous fâchés, ou pas avec les EAU ?

/

Les spéculations sur la dégradation des relations entre Rabat et Abu Dhabi vont bon train. Il y a eu d’abord toute une polémique sur la prise de contrôle par des officiels émiratis de l’un des plus anciens sites web d’information marocains, Hespress. Maghreb Intelligence lancera dans un deuxième temps, le pavé dans la mare, en dévoilant au grand jour des projets médiatiques qui seraient financés par le couple MBS-MBZ de nature à amplifier « la gravité des mouvements sociaux » au royaume. Puis il y a eu ce silence strident de notre diplomatie suite à l’exclusion de l’étape Émirats Arabes unis de la tournée de Nasser Bourita dans le Golfe et à l’hypothétique rappel de l’ambassadeur émirati, Ali Salem Al Kaâbi. Une succession d’évènements qui font les choux gras de la presse nationale et internationale et installent un climat de doute, d’inquiétude et d’appréhensions à la veille d’une visite royale imminente et très attendue à Riyadh et à Amman.

Lire ici

Inédit – M’dina Bus : L’audit de KPMG cloue au pilori la ville de Casablanca et 4 milliards de DH à trinquer pour le contribuable

Le discours royal devant les deux Chambres du parlement, lors de l’ouverture législative du mois d’octobre 2013, avait mis à nu la gestion calamiteuse de la ville de Casablanca, par le couple Boussaid et Sajid. 5 ans après, les élus du PJD et leurs alliés à qui les habitants de la ville ont donné massivement leurs voix, ont démontré leur incompétence dans la gestion d’une des plus grandes métropoles d’Afrique. Et pour cause, le conseil de la ville de Casablanca, présidé par le champion du cumul des mandats, Abdelaziz El Omari, devra s’acquitter de 4 milliards de dirhams en faveur de M’dina Bus selon un audit effectué par le cabinet KPMG diligenté…par le conseil lui-même (!!) et sous le contrôle hiérarchique de l’autorité de tutelle en la personne du ministre de l’Intérieur, et ce suite à une série d’incendies qui a frappé les bus de la ville de Casablanca, révélant au grand jour l’état catastrophique, délétère et dangereux du parc des bus de la mégapole qui abrite Casablanca Finance City.

Lire ici

Tourisme et Culture, meilleurs ingrédients pour rapprocher la Chine et le Maroc

/

Les relations entre le Maroc et l’Empire du milieu portent l’amertume d’un travail non abouti et de multiples tentatives de rapprochement avortées. Les causes sont diverses : précipitation, instabilité géopolitique et vision hégémonique de la néo-puissance internationale. Après plusieurs essais non transformés pour un rapprochement économique entre les deux pays, la dernière en date la cité Tanger tech qui s’est avérée être un fiasco total, les domaines de la culture et du tourisme semblent être une alternative pour donner un nouvel élan aux relations sino-marocaines. C’est dans ce contexte qu’intervient la visite de travail qu’a effectué, au Maroc, le vice-ministre chinois de la Culture et du tourisme, Li Jinzao. Une visite marquée par la forte hausse du flux touristique chinois au Maroc et la volonté de la Chine de promouvoir des relations bilatérales à travers la culture.

Lire ici

Valyans fait le job pour Mounia Boucetta : la ministre de la coopération internationale sur les traces de Lamia Boutaleb

///

Dans le gouvernement El Othmani, un scandale peut en cacher un autre. Alors que le ministre du Tourisme, Mohamed Sajid, remue tout son réseau d’influence pour faire taire les informations relatives au scandale dit de Southbridge qui a éclaboussé le département ministériel dont Lamia Boutaleb a la tutelle aux côtés du secrétaire général de l’Union constitutionnelle et ancien maire de Casablanca, et mettant en scène l’homme d’affaires Hassan Belkhayat, membre du bureau politique du RNI, voilà qu’un autre gros scandale fait émersion : il met en cause la secrétaire d’Etat à la coopération internationale, Mounia Boucetta, bras droit de Nasser Bourita et collègue de Lamia Boutaleb dans l’équipe d’El Othmani.

Si Lamia Boutaleb a commandé , pour 13 millions de dirhams, à la société nouvellement créée Southbridge, propriété de Hassan Belkhayat, membre de la majorité gouvernementale, une étude d’ajustement de la Vision touristique 2020 (ce qu’est empressé Mohamed Sajid de démentir sans convaincre), voilà qu’une autre entité, Valyans Consulting, plus connue celle-là, vient en aide à Mounia Bouceta, pour lui concocter une étude sur les accords signés par le Maroc avec les pays africains.

Mounia Boucetta, qui a effectué en juillet dernier une tournée africaine à la tête d’une forte délégation, et qui l’a conduite entre autres en Ethiopie, au Rwanda, en Tanzanie, à Madagascar, en Zambie, en Guinée et au Sénégal, devait remettre un rapport sur l’état d’avancement des projets lancés par Mohammed VI dans ces pays.

Mais au lieu de plancher elle-même sur la rédaction de ce rapport très confidentiel (car destiné au Roi en personne), aidée bien sûr par les cadres de son administration, de ceux de l’AMCI et de tout le réseau diplomatique marocain en Afrique qui est mis à sa disposition, la ministre a préféré sous-traiter cette opération de sécurité nationale et offrir, sur un  plateau d’or -en plus des 3 millions de dirhams de rémunération que touchera le Valyans Consulting, tout le fruit d’une stratégie chiffrée au détail près, les contacts, le contenu des négociations, les deals et autres contrats diplomatiques, économiques et militaires portés par le Maroc.

Valyans Consulting, qui est un acteur économique en Afrique, a eu accès, unilatéralement et d’une manière exclusive, à des sujets sensibles et stratégiques et à l’intégralité du contenu de tout l’effort consenti par le royaume en Afrique.

Car quand Valyans audite ces projets, le Cabinet de consulting cher à Mounia Boucetta bénéficie ainsi d’un accès direct décideurs des pays africains et s’exprime au nom du royaume du Maroc, ce qui constitue un privilège inestimable pour son développement commercial propre.

Valyans et Mounia Boucetta, une vieille histoire d’amour

Quand Ahmed Réda Chami officiait à la tête du ministère du Commerce et de l’Industrie, Mounia Boucetta dirigeait le secrétariat général du département. Durant tout son mandat à ce poste stratégique, l’actuelle secrétaire d’Etat à la coopération internationale, avait l’habitude de sous-traiter à Valyans des projets du ministère, évalués à l’époque à quelque 120 millions de dirhams.

La nomination de Moulay Hafid Elalamy à la tête du département du Commerce et de l’Industrie viendra mettre un terme à la collaboration du ministère avec Valyans Consulting. Surtout quand le nouveau ministre mettra la main sur une étude payée rubis sur ongle par son administration à Valyans laquelle vendra sans vergogne le même document à la CGEM, ce qui mettra hors de lui MHE qui décidera de stopper net toute relation avec le Cabinet conseil, ce qui ne fera pas pour arranger la relation déjà tendue entre le ministre et Miriem Bensalah Chaqroun.

De retour aux affaires publiques, Mounia Boucetta perpétue sa manière de faire et reconduit son style de management hérité de ses pratiques au ministère de l’Industrie du temps de Ahmed Réda Chami. Elle n’oublie pas au passage de penser à ses anciens amis de Valyans auxquels elle livre un projet de choix, sensible, un projet stratégique pour le Maroc et ses intérêts supérieurs.

LE1

Loi OEF : Un appui de taille de Habib El Malki

Lors d’une séance plénière tenue ce mardi à la Chambre des Représentants, Othman El Ferdaous, Secrétaire d’Etat auprès de Moulay Hafid Elalamy chargé de l’Investissement, a présenté les grandes lignes politiques portant sur la création de l’Agence Marocaine de Promotion des Investissements et des Exportations qui remplace l’Agence Marocaine de Développement des Investissements (AMDI) et Maroc Export, fusionnant ainsi leurs activités respectives.

Devant un hémicycle déserté par la moitié de l’exécutif, en mission dans le nord, le jeune ministre a eu un soutien de taille : la présence du Président de la Chambre des Représentants, l’Usfpéiste Habib El Malki himself, qui a remplacé au pied levé Amina Maelainine, l’enfant terrible du PJD, qui présidait jusqu’alors la séance. Un gage de poids et de choix pour le Secrétaire d’Etat aux Investissements, sachant qu’historiquement, ce n’était pas le grand amour entre les partis des deux Bouabid, feus Si Abderrahim et Si Maati. Ce rapprochement initie une nouvelle page politique entre les deux Unions, socialiste et constitutionnelle, augurant une remodélisation future du champ politique national.

Venu expressément soutenir la création de l’Agence portée par le projet de loi 60.16, Habib El Malki renvoie ainsi l’ascenseur à Mohamed Sajid qui a fortement lobbyé pour son “élection” au perchoir et, ultérieurement, l’entrée de l’USFP au gouvernement d’El Othmani.

Notons que la nouvelle agence aura pour mission de développer des investissements directs étrangers, de promouvoir les exportations du Maroc, de mieux marketer la marque “Maroc” et de rationnaliser la stratégie commerciale du royaume en coordonnant d’une manière plus efficace le développement de son attractivité.

LE1

Mohammed VI désigne un gouvernement d’action

//

Le Roi Mohammed VI a nommé, ce mercredi, les membres du nouveau gouvernement. Après un blocage institutionnel qui a duré près de six mois, l’équipe de l’Exécutif est fin prête. De prime abord, la principale observation relevée dans la composition de l’équipe proposée par le Chef du Gouvernement Saad-Eddine El Othmani, est son architecture réorientée en pôles de compétences.

Composé de 39 membres, dont 2 (deux) ministres délégués auprès du Chef du Gouvernement (Défense et Affaires générales), 2 (deux) ministres délégués (Intérieur et Affaires étrangères) et 12 (douze) Secrétaires d’Etat, le nouvel exécutif est un véritable gouvernement d’action.

Nabil Benabdallah, facilitateur auprès de l’Etat et grand architecte de cette nouvelle formation pour avoir été durant des mois au four et au moulin en vue de faire réussir l’expérience d’un second gouvernement PJD, est propulsé à la tête d’un grand département qui réunit l’Aménagement du territoire national, l’Urbanisme, l’Habitat et la Politique de la ville, alors que dans le gouvernement sortant il était en charge uniquement de l’Habitat et de la Politique de la ville. Il dispose d’une Secrétaire d’Etat sous son autorité, en la personne de Fatna Lkhiyel membre du bureau politique du Mouvement Populaire.

De son côté, Aziz Akhannouch hérite lui aussi d’un super-ministère. Outre l’Agriculture et la pêche maritime, le département de Akhannouch englobe désormais le développement rural et les eaux et forêts. Avec en prime deux Secrétaires d’Etat sous ses ordres : Mbarka Bouaida du Rassemblement National des Indépendants qui quitte les Affaires étrangères et Hamou Ouheli du Mouvement Populaire, un grand revenant après avoir siégé au gouvernement de Abderrahmane Youssoufi. Une question reste posée : est-ce que ce nouveau format mettra fin à l’existence du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts dirigé par Abdeladim Lhafi ? Les semaines à venir nous le diront.

Toujours dans le volet superstructures, Mohamed Hassad est désigné à la tête d’un département englobant tous les niveaux de l’Enseignement, fondamental et supérieur, en plus de la Formation professionnelle et la Recherche scientifique. Deux Secrétaires d’Etat serviront sous les ordres de l’ancien ministre de l’Intérieur (remplacé par le wali de Rabat Abdelouafi Laftit), à savoir Khalid Samadi et l’ancien puissant Directeur général de l’OFPPT, Larbi Bencheikh, qui a été de tous les voyages du roi Mohammed VI en Afrique.

Mohamed Hassad travaillera en bonne intelligence avec le conseiller royal Omar Azziman, Président délégué du Conseil Supérieur de l’Enseignement, aux côtés duquel il tentera de mettre en oeuvre les recommandations ad hoc du Conseil supérieur notamment en termes de programmes et de vision stratégique mais également en ce qui concerne la gestion à bon escient des actifs immobiliers et du foncier dont jouit le département.

En revanche, la grande surprise reste l’éjection de Charki Draiss de son poste de «numéro deux de l’Intérieur». Il fait apparemment les frais de sa gestion «trop sécuritaire» de la situation dans le Rif. C’est Noureddine Boutayeb, Wali-Secrétaire général du ministère de l’Intérieur qui lui succède à cette fonction charnière et sensible. Et c’est une première : le ministre délégué est d’habitude un «monsieur sécurité». Là c’est différent. Il s’agit d’une transformation en profondeur dans l’approche de ce département. Le duo Laftit-Boutayeb est davantage porté sur la gestion du territoire, le développement local et humain et les montages financiers, compétences idoines pour accompagner la régionalisation avancée.

Si des ministres de souveraineté comme Ahmed Taoufiq et Abdellatif Loudiyi ont été maintenus, respectivement aux Affaires islamiques et à l’Administration de la Défense nationale, Driss Dahhak, par contre, quitte le Secrétariat général du gouvernement. Ce haut magistrat de carrière, compétent et intègre, est pressenti président-délégué du Conseil supérieur de la Magistrature. Dahhak, est remplacé par Mohamed El Hajjoui, grand commis de l’Etat et longtemps secrétaire général de la Primature. Il connaît parfaitement les rouages et les arcanes de l’Administration.

De son côté, l’équipe gouvernementale qui a piloté la COP22, à sa tête Salaheddine Mezouar et Hakima El Haité, n’a pas été retenue par El Othmani. Et le département de l’Environnement disparaît de la nouvelle architecture pour laisser place à un autre chargé du «développement durable». Il s’agit-là d’un signal fort qui met en exergue une réorientation de l’Etat dans son approche globale de la gestion de l’environnement. Une collaboration étroite avec la Fondation Mohammed VI pour le développement durable n’est pas à exclure.

Mustapha El Khalfi, quant à lui, quitte le ministère de la Communication hérité par un inconnu du bataillon, Mohamed Laaraj, mais demeure Porte-parole du gouvernement en plus d’être ministre chargé des relations avec le parlement et la société civile.

Et au moment où Aziz Rabbah et Abdelkader Amara se sont échangés les maroquins, la patronne de la banque d’affaires Capital Trust, Lamia Boutaleb, pilotera la département du Tourisme sous la tutelle de Mohamed Sajid. Son alter ego, la Pjdiste Jamila El Moussali, hérite de son côté du portefeuille de l’économie sociale, également sous l’autorité du patron de l’Union Constitutionnelle qui, après une gestion en dents de scie du Conseil de la Ville de Casablanca, se retrouve à la tête d’un grand ministère qui réunit le Tourisme, le Transport aérien, l’Artisanat et l’Economie sociale, aura des défis énormes à relever et une situation complexe à gérer.

Enfin, si Mohamed Boussaid et Moulay Hafid Elalamy sont des «intouchables», un jeune loup fait son entrée dans le gouvernement de El Othmani. Othmane El Ferdaous, ancien directeur-chargé de mission chez Mena Media Consulting, travaillera sous l’aile de MHE en tant que Secrétaire d’Etat en charge de l’Investissement.

 

Abdellah EL HATTACH.