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Koweït

Le Koweït dément avoir effacé la dette de la Mauritanie

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Dans un communiqué du ministère des Finances koweïtien publié par l’agence de presse officielle du pays, KUNA, le Koweït dément les rumeurs selon lesquelles il a été décidé d’annuler la dette mauritanienne et précise qu’il compte bien récupérer sa dette. Des rumeurs que Nouakchott a bien laissé courir au lendemain la visite officielle au Koweït du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et qui ont été largement reprises par la presse internationale.

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Palestine : La Marche du Retour se transforme en bain de sang et Israël sévit en toute impunité

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L’armée d’occupation israélienne a commis vendredi 30 mars une énième boucherie contre le peuple palestinien lors de la Marche pacifique du «Retour» organisée par les habitants de Gaza à l’occasion de la commémoration du 42ème anniversaire de la Journée internationale de la Terre, le long du mur de la honte. Le bilan encore provisoire s’élève selon le ministère palestinien de la santé à 16 morts et plus de 1400 blessés.

Le Conseil de sécurité a accouché d’une souris et n’a abouti à aucune décision

L’occupant a mobilisé tout son arsenal répressif et posté des centaines de snipers pour canarder à balles réelles les dizaines de milliers de pacifistes palestiniens. Il a même eu recours à des drones pour larguer des bombes lacrymogènes contre les marcheurs.

Le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a décrété ce samedi, une journée de deuil. Le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni d’urgence vendredi soir à la demande du Koweït pour débattre de la situation sur le terrain et du bain sanglant qui s’en est suivi.

Fidèle à son habitude quand il s’agit du dossier palestinien, le Conseil de sécurité a accouché d’une souris et n’a abouti à aucune décision. D’ailleurs, depuis la création d’Israël, des centaines de résolutions sont restées lettres mortes. Pratiquement, la seule et unique résolution onusienne respectée par Israël est celle de son acte de naissance.

De ce fait, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’est contenté de réclamer une «enquête indépendante et transparente» sur ce qui s’est passé à Gaza. La belle affaire !

Même si Tayé-Brook Zerihoun, numéro deux du département des affaires politiques de l’ONU avait déclaré : «Israël doit assumer ses responsabilités dans le cadre des droits humains et du droit humanitaire international. La force létale doit être autorisée en dernier recours et les décès qui pourraient en découler doivent faire l’objet d’une enquête en bonne et due forme de la part des autorités ».

En désespoir de cause de voir leur cause renvoyée aux calendes grecques, surtout en raison du manque de soutien de la part d’un monde arabe , déchiré et paralysé par des querelles intestines depuis la nuit des temps, se contentant toujours à l’instar de la Ligue arabe de communiqués laconiques de condamnation et de solidarité avec le peuple palestinien, une solidarité beaucoup plus formelle que réelle.

Et l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche avec dans ses valises tout un plan pour remodeler le Moyen Orient et imposer son diktat aux Palestiniens au grand bonheur d’Israël, les Palestiniens n’ont plus aucun choix que de compter sur eux-mêmes.

Ils l’ont compris bien qu’ils soient gangrénés par des divisions, et un bras de fer à non plus finir entre le Hamas et l’OLP, et c’est dans cette logique que s’inscrit cette «Marche du Retour » qui doit en principe se poursuivre jusqu’au 15 mai prochain, date anniversaire de la Nakba, qui a vu la naissance d’Israël sous la Palestine et l’expulsion de centaines de milliers de palestiniens, forcés à l’exil ou prisonniers dans leur propre pays.

Après l’Arabie Saoudite et le Bahreïn, le Koweït appelle ses ressortissants à quitter le Liban

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Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a appelé tous les citoyens koweïtiens actuellement au Liban à le quitter immédiatement en raison de la situation politique du pays.

Une source officielle au ministère des Affaires étrangères a déclaré jeudi, que cette décision a été prise suite à la complication de la situation politique au Liban et en anticipation à toute répercussion négative sur  la sécurité des citoyens koweïtiens. Un numéro de téléphone d’urgence (0096171171441) a été mis en place.

Le Koweït et le 3ème pays du Golfe à demander à ses ressortissants de quitter le Liban, après le Bahreïn et quelques heures après l’Arabie Saoudite.

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Qatar : Le Port-Hamad, une structure qui remodèle l’architecture économique et commerciale dans le Golfe Persique

Si un tiers du trafic maritime pétrolier mondial transite par le détroit de Ormuz en raison de la richesse en hydrocarbures de tous les pays de la région, la construction par le Qatar du nouveau Port-Hamad s’inscrit quant à elle dans l’optique de la Vision 2030 qui cherche à remanier le modèle économique du pays et préparer la période de l’après-pétrole. Les pays du Conseil de coopération du Golfe ont, depuis leur création, adopté diverses mesures pour garantir la navigation dans le détroit en sécurisant les exportations de pétrole en vue de contrecarrer l’influence de l’Iran. Mais avec le blocus économique imposé par quelques pays du CCG à un pays membre qu’est le Qatar, ce dernier, en inaugurant le plus grand port du Moyen-orient, rééquilibre ainsi les rapports de force qui se déploient dans la région au détriment des intérêts des populations locales.


Depuis trois mois et demi que dure la crise politique qui oppose l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn au Qatar, chaque jour qui passe sans confrontation militaire est un jour de gagné. Car, dans une région en ébullition, où l’Iran, sous l’égide de Moscou, prend de plus en plus d’ampleur militaro-diplomatique, l’Arabie saoudite vit mal les victoires successives du régime de Bachar al-Assad appuyé par Téhéran et le Hezbollah libanais. La froideur de la relation entre Doha et Ryad, et l’animosité qui caractérise la relation entre l’Arabie saoudite et l’Iran, a fait se réchauffer les relations bilatérales entre le Qatar et Téhéran. L’espace aérien iranien a permis aux aéronefs du Qatar d’amortir le choc du blocus, de même pour l’espace maritime. C’est ainsi que la politique des pays du CCG de se positionner face à l’Iran et de déployer toute leur diplomatie en vue de déstabiliser le puissant voisin perse s’est vu profiter pleinement au couple Téhéran-Doha qui a su tirer son épingle du jeu face aux pressions de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.

Et l’inauguration par l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, du nouveau Port-Hamad, entre le cadre d’un vaste plan qui vise à augmenter les exportations non pétrolières vers le reste du monde et dont l’immense marché iranien sera un des premiers clients et bénéficiaires.

Cela permettra tout d’abord d’assurer la sécurité alimentaire du Qatar et ensuite de promouvoir la diversification économique du pays, sa souveraineté et son indépendance. Ainsi, les grands navires vont désormais pouvoir directement décharger leurs conteneurs au niveau du nouveau complexe Port-Hamad.

D’une capacité annuelle de 7,5 millions de conteneurs (à titre de comparaison, Tanger-Med est à 2,9 millions de conteneurs annuels), les terminaux et quais du Port-Hamad sont dédiés aux céréales, aux véhicules et au bétail. L’actuel port de Doha sera transformé en un terminal international de plaisance et de croisière, alors que la nouvelle superstructure Port-Hamad, inaugurera de nouvelles routes maritimes vers Oman, le Koweït, l’Inde, la Chine, le Pakistan et la Turquie.

Les Etats-Unis d’Amérique suivent de très près ces évolutions. Ils voient d’un très mauvais œil l’hégémonie iranienne et la suprématie grandissante des russes sur les différents dossiers du Moyen-orient. Et le Qatar –également allié de la Turquie- qui se greffe à ce duo gagnant n’est pas pour plaire à Washington, encore moins aux israéliens secoués par la visite secrète de Hassan Nasrallah à Damas sous couverture irano-russe.

Le Maroc à l’honneur

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Placé à la droite de Cheikh Tamim par le protocole qatari, Habib Malki a eu une présence remarquée aux côtés de l’Emir du Qatar lors de cette cérémonie. La forte délégation marocaine, qui comptait aussi dans ses rangs l’influent ministre Moulay Hafid Elalamy, réputé très proche des hautes sphères du pouvoir au Maroc, a véhiculé un signal fort du Maroc quant à la nouvelle orientation de la politique étrangère du royaume. Le Maroc n’a pas d’ennemis éternels, ni d’amis éternels. Seuls les intérêts comptent et demeurent. Rabat a compris que le centre du pouvoir mondial a migré de l’Occident vers l’Orient, tant sur le plan diplomatique qu’économique et militaire. Mais les américains ne s’avoueront jamais vaincus. Washington tente d’exploiter au maximum la crise en Corée pour dévier les regards de l’opinion internationale de ce qui se passe au Moyen-Orient et de perpétuer, chez la nouvelle alliance gagnante, un puissant foyer de tension en vue de l’empêcher d’étendre encore plus son influence, militaire notamment.

De nouvelles alliances se font et se défont. Des choix sont à faire. Des alignements s’imposent. La réunion au sommet des pays du BRICS tenue à Pékin a mis davantage de pression sur les Etats-Unis et aura un impact majeur sur la politique extérieure américaine, non pas dans les mois ou semaines à venir, mais dans les jours, voire les heures, qui viennent.

C’est pour cela qu’il est intéressant de suivre de très près la politique du Qatar et ses choix stratégiques car ils nous guideront inéluctablement vers les fondamentaux qui feront les alliances de demain.

Le blocus qui cherchait à isoler le Qatar de son environnement régional et international a eu l’effet contraire. Doha a su exploiter cette crise majeure qui compte parmi les plus importantes de son histoire contemporaine, afin de s’offrir de nouvelles perspectives : aller de l’avant dans les réformes, nouer de nouvelles alliances, créer de nouvelles opportunités économiques, s’imposer comme maillon de solution et s’affirmer comme acteur d’ouverture sur le monde.

Le Maroc devrait s’inspirer de cette expérience et en faire un vrai cas d’école : ne pas avoir peur des crises mais au contraire les affronter et en sortir fort et renforcé.

Abdellah El Hattach

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Crise du Golfe : Bourita en missi dominici de Mohammed VI

Le Maroc suit avec une grande préoccupation la détérioration des relations entre le Royaume d’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Royaume du Bahreïn et d’autres pays arabes d’un côté, et l’Etat du Qatar de l’autre. Et depuis le déclenchement de cette crise, le Roi Mohammed VI a maintient un contact étroit et permanent avec les différentes parties.

C’est dans ce cadre-là que Nasser Bourita est actuellement en tournée dans certains pays du Golfe pour remettre des messages du Roi Mohammed VI aux dirigeants de ces pays. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a ainsi rencontré hier, Cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, prince héritier d’Abu Dhabi, auquel il a remis un message verbal du souverain. Ce matin, Bourita était au Koweït où il a transmis un message similaire à l’Emir du Koweït Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah lors d’une audience au palais Bayan à Koweït City.

Le Maroc s’est dit disposé à offrir ses bons offices dans cette crise en vue de favoriser un dialogue franc et global entre les différentes parties, sur la base de la non-ingérence dans les affaires intérieures, la lutte contre l’extrémisme religieux, la clarté dans les positions et la loyauté dans les engagements.

Lundi, le Maroc a décidé d’envoyer des avions chargés de produits alimentaires à destination du Qatar qui connaît un blocus aérien et terrestre au niveau des approvisionnements en produits alimentaires suite à sa crise avec certains pays du Conseil de la Coopération du Golfe.

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Le discours vérité du Roi Mohammed VI au sommet Maroc -CCG

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Le texte intégral du Discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI, mercredi 20 avril 2016 à Ryad, à l’occasion du sommet Maroc-CCG:

«Louange à Dieu.
Paix et salut sur le Prophète.
Sa famille et Ses compagnons.
Mes Frères, Vos Majestés, Vos Altesses, Excellences,
Je viens aujourd’hui, le cœur plein d’affection et de fierté, celles-là mêmes que Je ressens chaque fois que je Me rends dans la région du Golfe arabe.
Mais Je voudrais, tout d’abord, exprimer Mes remerciements à notre frère, le Serviteur des deux Saintes Mosquées, le Roi Salmane bin Abdelaziz Al-Saoud, qui a bien voulu accueillir cet important Sommet, ainsi qu’à tous les Chefs d’Etat des pays du Conseil de Coopération du Golfe, qui y participent.
Je tiens également à vous dire combien je suis fier et sensible au soutien matériel et moral que vous apportez au Maroc, dans la réalisation de ses projets de développement et la défense de ses justes causes.
En effet, notre rencontre aujourd’hui traduit la profondeur des liens de fraternité et de considération qui nous unissent, et la solidité des relations de coopération et de solidarité qui existent entre nos pays.
Nonobstant les distances géographiques qui séparent nos pays, nous demeurons unis, grâce à Dieu, par des liens solides, qui ne reposent pas seulement sur la langue, la religion ou la civilisation, mais qui s’appuient également sur un attachement commun aux mêmes valeurs et principes et aux mêmes orientations constructives.
Nous partageons aussi les mêmes défis et faisons face aux mêmes menaces, surtout dans le domaine sécuritaire.
Mais pourquoi ce Sommet, le premier du genre? Et pourquoi aujourd’hui précisément?
Mes frères, Vos Majestés, Vos Altesses,
Nous sommes parvenus, grâce à notre volonté commune, à poser les solides fondations d’un partenariat stratégique, issu d’un processus fructueux de coopération au niveau bilatéral.
En effet, le partenariat entre le Maroc et les pays du Golfe n’est pas le produit d’intérêts conjoncturels ou de calculs éphémères. Il puise plutôt sa force dans la foi sincère en la communauté de destin et la concordance des vues concernant nos causes communes.
Nous nous réunissons donc aujourd’hui pour donner une forte impulsion à ce partenariat, qui a atteint un tel degré de maturité que nous nous devons, désormais, d’en développer le cadre institutionnel et les mécanismes opérationnels.
C’est la meilleure démonstration que l’Action arabe commune ne se réalise pas à coups de réunions et de discours, ni au moyen de Sommets périodiques de forme, ou de résolutions toutes prêtes, mais inapplicables.
En revanche, elle requiert des efforts soutenus et une coopération tangible, ainsi que le renforcement et l’exploitation judicieuse des expériences réussies, dont et au premier chef, l’expérience pionnière du Conseil de Coopération des Etats du Golfe Arabe.
C’est un message d’espoir pour nous-mêmes, et un signal fort pour nos peuples quant à notre capacité à élaborer des projets mobilisateurs communs.
Majestés, Altesses,
Ce Sommet se tient dans une conjoncture délicate. La région arabe vit, en effet, au rythme de tentatives de changement de régimes et de partition des Etats, comme c’est le cas en Syrie, en Irak et en Libye, avec tout ce que cela comporte comme tueries, exodes et expulsions d’enfants de la patrie arabe.
Après ce qui fut présenté comme un printemps arabe qui a occasionné tant de ravages, de désolations et de drames humains, nous voilà vivre aujourd’hui un automne calamiteux, avec le dessein de faire main basse sur les ressources des autres pays arabes et de briser les expériences réussies d’autres Etats, comme le Maroc, en portant atteinte à son modèle national original qui le distingue.
Nous respectons la souveraineté des Etats et respectons leurs choix et leurs orientations, pour établir et développer leurs relations avec les partenaires qu’ils veulent. Nous ne sommes pas ici pour demander, les uns aux autres, des comptes sur nos choix politiques et économiques.
Il y a cependant de nouvelles alliances qui risquent de conduire à des divisions et à une redistribution des cartes dans la région. Ce sont, en réalité, des tentatives visant à susciter la discorde et à créer un nouveau désordre n’épargnant aucun pays, avec des retombées dangereuses sur la région, voire sur l’état du monde.
Pour sa part, tout en restant attaché à la préservation de ses relations stratégiques, le Maroc n’en cherche pas moins, ces derniers mois, à diversifier ses partenariats, tant au niveau géopolitique qu’au plan économique.
Et c’est dans ce cadre que s’inscrit Notre visite réussie en Russie, le mois dernier, visite marquée par le développement de nos relations hissées au niveau de partenariat stratégique approfondi et par la signature d’accords structurants dans de nombreux domaines vitaux.
Nous nous acheminons également vers le lancement de partenariats stratégiques avec l’Inde et la République Populaire de Chine, où Nous nous rendrons en visite officielle bientôt, si Dieu le veut.
Le Maroc est libre dans ses décisions et ses choix et n’est la chasse gardée d’aucun pays. Il restera fidèle à ses engagements à l’égard de ses partenaires, qui ne devraient y voir aucune atteinte à leurs intérêts.
C’est dire que la tenue de ce Sommet n’est dirigée contre personne en particulier, surtout parmi nos alliés. C’est une initiative naturelle et logique de la part d’Etats qui défendent leurs intérêts, comme le font tous les Etats. Il est un fait que nos frères du Golfe supportent le coût et les conséquences des guerres successives que connaît la région.
Majestés, Altesses,
La situation est grave, surtout au regard de la confusion patente dans les prises de position et du double langage dans l’expression de l’amitié et de l’alliance, parallèlement aux tentatives de coups de poignard dans le dos.
Que veulent-ils de nous?
Nous faisons face à des complots visant à porter atteinte à notre sécurité collective. Ceci est clair et n’a pas besoin d’analyse. Ils en veulent à ce qui reste de nos pays, qui ont pu préserver leur sécurité, leur stabilité et la pérennité de leurs régimes politiques.
J’entends par là, les Etats du Golfe arabe, le Maroc et la Jordanie, qui constituent un havre de paix et de sécurité pour leurs citoyens, et un élément de stabilité dans leur environnement.
Nous faisons face aux mêmes dangers, aux mêmes menaces, si variées qu’en soient les sources et les manifestations.
En effet, la défense de notre sécurité n’est pas uniquement un devoir commun, elle est une et indivisible. De fait, le Maroc a toujours considéré que la sécurité et la stabilité des pays du Golfe Arabe sont indissociables de la sécurité du Maroc. Ce qui vous porte préjudice nous affecte aussi et ce qui nous touche vous touche également.
Il s’est toujours attaché à le montrer en tous temps et en toutes circonstances en contrecarrant toutes les menaces auxquelles la région est confrontée, que ce soit lors de la première guerre du Golfe ou à l’occasion de l’opération de restauration de la légalité au Yémen, outre la coopération continue en matière de sécurité et de renseignement.
Mes Frères, Vos Majestés, Vos Altesses,
Les plans d’agression attentatoires à notre stabilité se poursuivent toujours et ne cesseront pas. En effet, après avoir morcelé et détruit nombre de pays du Machreq Arabe, les voilà qui s’en prennent aujourd’hui à son flanc occidental. Le dernier en date concerne les manœuvres orchestrées contre l’intégrité territoriale de votre deuxième pays, le Maroc.
Rien de nouveau, puisque les adversaires du Maroc déploient tous les moyens, directs et indirects, dans leurs menées flagrantes.
Ils tentent, selon les conjonctures, soit de délégitimer la présence du Maroc dans son Sahara, soit d’appuyer l’option de l’indépendance et la thèse séparatiste, ou encore d’affaiblir l’Initiative d’autonomie dont la communauté internationale atteste le sérieux et la crédibilité.
Avec la persistance de ces manigances, le mois d’avril, qui coïncide avec les réunions du Conseil de Sécurité sur l’affaire du Sahara, est devenu un épouvantail qu’on agite à la face du Maroc et, parfois, un moyen de pression ou d’extorsion.
Majestés, Altesses,
Nous saisissons cette occasion pour vous exprimer la fierté et la considération que nous inspire votre soutien constant à notre pays dans la défense de son intégrité territoriale. En effet, les pays du Golfe ont toujours fait leur l’affaire du Sahara marocain et cela ne nous surprend guère de votre part.
Car, déjà, en 1975, ont participé à la Marche Verte lancée à l’époque pour la récupération de nos provinces du Sud, des délégations d’Arabie Saoudite, du Koweït, du Qatar, du Sultanat d’Oman et des Emirats, avec la présence marquante de Notre Frère, Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nehyane, Prince Héritier d’Abou Dhabi, qui avait 14 ans à l’époque.
Depuis lors, les Etats du Golfe n’ont ménagé aucun effort pour faire triompher notre Cause juste et défendre la souveraineté du Maroc sur l’ensemble de son territoire. Une position que vous avez réaffirmée pendant la dernière crise avec le Secrétaire général des Nations Unies.
Mais cette fois-ci, la situation est grave et inédite dans l’histoire de ce conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara.
Les choses en sont arrivées au point d’engager une guerre par procuration où le Secrétaire général des Nations Unies est instrumentalisé pour essayer de porter atteinte aux droits historiques et légitimes du Maroc concernant son Sahara, comme en témoignent les déclarations partiales du responsable onusien et ses agissements inacceptables afférant au Sahara Marocain.
Mais ne vous en étonnez pas car dès lors qu’on connait les raisons, il n’y a plus de mystère. En effet, que peut faire le Secrétaire général alors qu’il admet ne pas avoir une connaissance complète du dossier du Sahara Marocain, comme c’est le cas pour de nombreuses autres affaires? Mieux encore, il ignore le détail des développements et les véritables dessous du dossier.
Par ailleurs, que peut faire le Secrétaire général alors qu’il est l’otage de certains de ses collaborateurs et de ses conseillers, auxquels il délègue la supervision de la gestion de nombre de dossiers importants, en se contentant, lui, d’appliquer les propositions qu’ils lui présentent?
L’on sait aussi que certains parmi ces fonctionnaires ont des parcours nationaux et des backgrounds politiques particuliers, et qu’ils servent les intérêts d’autres parties, sans respect de l’obligation de neutralité et d’objectivité à laquelle ils sont tenus du fait de leur appartenance à l’Organisation des Nations Unies, et qui se trouve être le fondement de l’action onusienne.
En effet, le Secrétaire général, en dépit de l’estime personnelle que Nous lui portons, n’est en définitive qu’un homme. De ce fait, il lui est impossible deºcerner toutes les affaires soumises aux Nations Unies et de trouver les solutions qu’il faut à toutes les crises et à tous les différends qui éclatent dans le monde.
Je tiens ici à souligner que le Maroc n’a aucun problème ni avec les Nations Unies dont il est un membre actif, ni avec le Conseil de Sécurité dont il respecte les membres avec lesquels il interagit en permanence. Le problème est, plutôt, avec le Secrétaire général, et plus particulièrement avec certains parmi ses collaborateurs en raison de leurs positions hostiles au Maroc.
Le Maroc a toujours coordonné, au sujet ce conflit artificiel suscité autour de son intégrité territoriale, avec ses amis traditionnels, comme les Etats Unis d’Amérique, la France et l’Espagne, et avec ses frères arabes, notamment les pays du Golfe, et africains comme le Sénégal, la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Gabon.
Mais le problème reste posé avec les responsables des administrations qui changent en permanence dans certains de ces pays.
A chaque changement, il faut déployer de grands efforts pour informer ces responsables du dossier du Sahara Marocain, de toutes ses dimensions et de ses véritables dessous et leur rappeler que ce conflit, qui dure depuis plus de quarante ans, a fait de nombreuses victimes et occasionné d’importants coûts matériels, et que le dossier du Sahara est l’affaire de tous les Marocains, et non seulement celle du Palais Royal.
Majestés, Altesses,
L’heure de la sincérité et de la vérité a sonné. Le monde arabe traverse une période critique car ce que vivent certains pays n’est pas une exception, mais il s’inscrit plutôt dans le cadre de plans programmés qui nous visent tous.
En effet, le terrorisme ne fait pas que nuire à la réputation de l’islam et des musulmans. Certains s’en servent aussi comme un prétexte pour diviser nos pays et pour y semer la zizanie.
Cette situation exige d’ouvrir un débat franc et profond entre les différents rites pour corriger les mystifications, mettre en lumière la véritable image de l’Islam et réactiver les valeurs de tolérance qui sont les nôtres.
Il ne s’agit pas d’une affaire liée à un pays donné, mais bien de notre besoin d’une prise de conscience collective par rapport à ces défis et d’une volonté réelle de renouveler notre pacte stratégique scellé avec nos partenaires selon des termes bien définis devant régir nos relations pour les décennies à venir.
Nous vivons une période charnière entre ce que nous voulons et ce que les autres veulent que nous soyons.
Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de positions unies et claires rassemblant tous les pays arabes. Car, soit nous nous agrégeons les uns aux autres comme une seule entité et à l’image d’une structure bien charpentée, soit nous serons à l’inverse de ce que nous voulons être.
Puisse Dieu guider nos pas dans l’intérêt bien compris de nos peuples et de notre Oumma.
Wassalamou Alaïkoum Warahmatullahi Wabarakatuh.»