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Jens Stoltenberg

Biden annonce la plus grande expansion militaire en Europe depuis la guerre froide

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Le président Biden a annoncé mercredi la création d’un quartier général permanent pour les forces américaines stationnées en Pologne, ainsi que de nouveaux déploiements de troupes et d’armes en Europe dans le contexte de la guerre que mène actuellement la Russie en Ukraine.

Les États-Unis vont procéder à leur plus grande expansion militaire en Europe depuis la guerre froide, avec notamment leur première présence permanente de troupes en Pologne, alors que l’OTAN se prépare à accueillir deux nouveaux membres en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Cette annonce, qui fait suite à l’engagement pris par l’OTAN cette semaine de multiplier par sept ses forces à haut niveau de préparation, intervient malgré les efforts de Washington pour déplacer l’attention des États-Unis vers la Chine et offre une nouvelle preuve de la façon dont la guerre de la Russie bouleverse la sécurité internationale.

Une expansion militaire historique

«Les États-Unis ont réagi rapidement et efficacement, en étroite coopération avec leurs alliés de l’OTAN, à la crise de sécurité européenne provoquée par l’agression de la Russie contre l’Ukraine» a déclaré le département d’Etat américain à La Défense dans un communiqué publié ce mercredi.

«Les contributions des États-Unis à la réponse de l’Alliance ont été rendues possibles par les forces importantes que nous avions déjà stationnées et déployées en Europe, y compris de robustes équipements et stocks déployés d’avance, ainsi que par des investissements substantiels dans l’infrastructure et la mobilité militaire rendus possibles par le financement de l’Initiative européenne de dissuasion», poursuit le communiqué.

Preuve de cet engagement, le nombre de soldats américains déployés en Europe qui a grimpé à 100 000 hommes dans le sillage de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, dont 10 500 membres des services américains stationnés en Pologne.

Ce mercredi 29 juin, le président Joe Biden a fait l’annonce au sommet de l’OTAN à Madrid d’engagements supplémentaires pour «renforcer la sécurité européenne» :

Pologne

«En Pologne, nous allons stationner en permanence le poste de commandement avancé du quartier général du Vème Corps, un quartier général de garnison de l’armée de terre et un bataillon de soutien sur le terrain», a déclaré le président américain.

«Ces forces – les premières forces américaines permanentes sur le flanc oriental de l’OTAN – amélioreront nos capacités de commandement et de contrôle, notre interopérabilité avec l’OTAN et la gestion des équipements prépositionnés. Cette action s’appuie sur le rôle central que la Pologne a joué dans le soutien à la dissuasion et à la posture de défense crédibles au combat de l’OTAN» a-t-il souligné.

Les États-Unis continueront également à maintenir, et chercheront à renforcer, leur importante présence de forces de rotation en Pologne, notamment une équipe de combat de brigade blindée, un élément de brigade d’aviation de combat et un élément de quartier général de division, ce qui permet au ministère de la Défense de déployer des forces de combat le long du flanc oriental.

Roumanie

En Roumanie, les États-Unis positionneront immédiatement une équipe de combat de brigade rotative, ainsi qu’une brigade supplémentaire sur le flanc oriental. Cette brigade supplémentaire, dont le quartier général se trouve en Roumanie, maintiendra la capacité de déployer des éléments subordonnés sur le flanc est. Cette brigade viendra compléter les autres Brigade Combat Teams stationnées et opérant en Europe.

Baltique

Dans la région de la Baltique, les États-Unis amélioreront leurs déploiements par rotation – qui comprennent des forces blindées, d’aviation, de défense aérienne et d’opérations spéciales – pour renforcer la sécurité de la Baltique, améliorer l’interopérabilité et démontrer la flexibilité et la préparation au combat des forces américaines.

Les États-Unis maintiendrons une présence persistante, talon-pointe, dans la région et intensifierons l’entraînement avec leurs alliés baltes pour maintenir des capacités crédibles au combat dans la région.

Espagne

En Espagne, les États-Unis collaborent avec le gouvernement pour faire passer de quatre à six le nombre de destroyers stationnés à Rota, dans la province de Cadix.

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, les États-Unis renforceront leur présence par de chasseurs de cinquième génération et leur capacité à soutenir les Alliés dans toute l’Europe en postant à l’avant deux escadrons de F-35 à RAF Lakenheath.

Allemagne

En Allemagne, les États-Unis vont stationner à l’avant un quartier général de brigade d’artillerie de défense aérienne, un bataillon de défense aérienne à courte portée, un quartier général de bataillon de soutien au combat et un quartier général de brigade du génie, soit environ 625 militaires au total. Ces forces amélioreront les capacités de défense aérienne du ministère de la Défense et son soutien en matière de soutien en Europe, ce qui apportera un renforcement essentiel aux capacités de l’OTAN et permettra au ministère de la Défense de réagir plus efficacement aux menaces contre le flanc oriental de l’OTAN. Ces forces s’appuient sur le récent stationnement avancé de la Multi Domain Task Force et du Theater Fires Command en Allemagne, que le secrétaire Austin a annoncé en avril 2021.

Italie

En Italie, les États-Unis vont stationner à l’avant une batterie de défense aérienne à courte portée, soit environ 65 personnes. Cette batterie est une unité subordonnée au bataillon de défense aérienne à courte portée que le ministère de la Défense stationne en Allemagne.

https://twitter.com/deptofdefense/status/1542148163506782208?s=21&t=mlw2I-8ziaJ_NvNvA98MZQ

Dépenses américaines : 3,8 milliards en 2022, 4,2 milliards de dollars en 2023

«Toutes ces forces et facilitateurs crédibles au combat sont soutenus par des investissements importants dans la présence américaine à long terme en Europe» souligne le communiqué du département américain de défense (DoD).

Au cours de l’année fiscale 2022, le DoD continue d’exécuter 3,8 milliards de dollars de financement de l’initiative de dissuasion européenne (avec 4,2 milliards de dollars supplémentaires demandés pour l’année fiscale 23) consacrés aux :

  • forces de rotation,
  • exercices,
  • infrastructure (construction d’installations de stockage, modernisation des aérodromes et complexes d’entraînement)
  • équipements prépositionnés.

Des troupes supplémentaires seront également déployées en Roumanie sur une base rotative et des améliorations seront apportées aux déploiements de troupes stationnées dans les États baltes.

L’Europe ne peut pas se défendre sans les Etats-Unis

«Aujourd’hui, j’annonce que les États-Unis vont améliorer leur dispositif de forces en Europe pour répondre à l’évolution de l’environnement sécuritaire, ainsi que pour renforcer notre sécurité collective», a déclaré M. Biden.

«Ensemble, nos alliés, nous allons faire en sorte que l’OTAN soit prête à faire face aux menaces venant de toutes les directions, dans tous les domaines – terre, air et mer», a-t-il ajouté.

Lors du sommet, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a déclaré que l’alliance se trouvait «au milieu de la plus grave crise de sécurité à laquelle nous ayons été confrontés depuis la Seconde Guerre mondiale.»

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Zbigniew Rau, a déclaré la semaine dernière que la crise sécuritaire actuelle illustrait le fait que l’Europe ne pouvait pas se défendre sans les Etats-Unis.

Pour la Pologne, l’engagement des États-Unis dans la sécurité européenne est une «condition fondamentale de la paix en Europe», a-t-il ajouté.

Le Qatar scelle un nouvel accord avec l’OTAN

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Le Qatar et l’OTAN ont signé mercredi un accord militaire qui permet aux forces et au personnel de l’OTAN d’entrer et de transiter par le pays et d’y utiliser la base aérienne d’Al-Udeid.

Le secrétaire général de l’Alliance Atlantique, Jens Stoltenberg, qui recevait l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani au siège de l’OTAN à Bruxelles, a indiqué que cet accord facilitera les missions et les opérations de l’OTAN dans la région, y compris la mission d’appui en Afghanistan.

Jens Stoltenberg a rappelé à cet égard que les forces de l’OTAN et du Qatar ont déjà opéré côte à côte dans plusieurs théâtres d’opération que ce soit dans la région du Golfe, en Méditerranée ou en Somalie.

Au mois de janvier dernier, le général de brigade Tariq Khalid M. F. Alobaidli, chef du Département de la coopération militaire internationale au sein des forces armées de l’État du Qatar, et Rose Gottemoeller, secrétaire générale déléguée de l’OTAN, avaient signé un important protocole d’accord sécuritaire entre les deux parties dans le cadre de l’Initiative de coopération d’Istanbul.

Cet accord de sécurité sert de cadre pour la protection des échanges d’informations sensibles classifiées, tel qu’il a été défini par les 29 pays membres de l’Alliance. Cela permettra une mise en œuvre aussi efficace que possible des programmes individuels de partenariat et de coopération conclus avec l’OTAN par les pays de l’Initiative de Coopération d’Istanbul.

Arrivé lundi 5 mars à Bruxelles, l’Emir du Qatar Tamim Ben Hamad Al-Thani a eu des entretiens avec les plus hautes autorités de Belgique. Il s’est d’abord entretenu avec le Premier ministre, Charles Michel, en présence de plusieurs membres du gouvernement fédéral, visité les grandes institutions du pays, notamment le Sénat, avant de dîner avec le roi Philippe.

L’OTAN souhaite intégrer les cybercapacités au même titre que les forces terrestre, maritime et aérienne

Le Maroc, représenté par une délégation marocaine conduite par Abdellatif Loudiyi, ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, a pris part à Bruxelles à la réunion des ministres de la Défense des pays de la coalition contre l’organisation terroriste Daech. La réunion, à laquelle ont pris part une trentaine de ministres chargés de la Défense des pays membres de la coalition anti-Daech, a fait le point sur les mesures prises pour lutter contre cette organisation terroriste. Cette rencontre, présidée par le secrétaire d’État américain à la Défense Jim Mattis, en présence du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, s’est déroulée en marge de la réunion des ministres de la Défense des États membres de l’Alliance Atlantique qui a décidé de la création d’un commandement central de cyber-opérations qui contribuera à intégrer la cyber-sécurité dans la planification et les opérations de l’OTAN, à tous les niveaux.

Face à la menace croissante que représentent les cyberattaques, les ministres de la Défense de l’OTAN ont entériné une série de principes déterminant comment l’Alliance peut intégrer les cybercapacités de ses pays membres dans les opérations militaires qu’elle mène. Les ministres se sont accordés sur la création d’un centre d’opérations cyber, qui contribuera à intégrer la cyber-sécurité dans la planification et les opérations de l’OTAN, à tous les niveaux. Cette décision fait suite aux mesures prises l’an dernier, consistant à reconnaître le cyber comme domaine opérationnel, au même titre que les domaines terrestre, maritime et aérien.

En réponse aux changements intervenus dans l’environnement de sécurité en Europe, les ministres se sont également mis d’accord sur le projet conceptuel d’une structure de commandement de l’OTAN adaptée qui sera dotée de nouveaux commandements pour faciliter le mouvement des troupes à travers l’Atlantique et au sein de l’Europe.

En avril dernier, l’Allemagne a mis en place sa propre cyber-armée, une force séparée au sein de la Bundeswehr, aux côtés de la marine, de l’armée de Terre et de l’Air, une première parmi les 28 pays membres de l’OTAN.

Chine, Russie et Corée du Nord, une urgence absolue

Les ministres de la Défense de l’OTAN ont discuté des «programmes illégaux» menés par la Corée du Nord dans le domaine nucléaire et des missiles balistiques. Le secrétaire général a souligné que les sanctions de l’ONU devaient être appliquées pleinement et en toute transparence. Jens Stoltenberg a précisé que la Russie et la Chine avaient un rôle spécial à jouer, en tant que pays voisins et aussi en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Afghanistan toujours prioritaire

Les ministres de la Défense ont décidé d’augmenter les effectifs de Resolute Support, la mission OTAN de formation en Afghanistan, dont le nombre passera de 13 000 hommes environ à quelque 16 000 hommes. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a fait cette annonce à la fin d’une réunion de deux jours des ministres de la Défense des pays de l’Alliance, à Bruxelles. Jens Stoltenberg s’est félicité du fait que « les forces afghanes font des progrès, même si la situation reste très difficile ». Les ministres sont également convenus de l’importance de financer les forces de sécurité afghanes et ont salué la volonté de l’Afghanistan de progresser encore davantage sur la voie des réformes et de la réconciliation.

LE1

Un convoi de l’Otan piégé devant l’ambassade américaine à Kaboul

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Un attentat à la voiture piégée a frappé le centre de Kaboul en Afghanistan ce mercredi matin. Il a fait au moins huit morts et plus d’une vingtaine de blessés. Parmi eux, trois soldats de la coalition internationale et de nombreux civils dont on soupçonne des membres de services de renseignement occidentaux.

 

Cette attaque, revendiquée dans la foulée par DAESH, visait un convoi blindé de troupes étrangères qui patrouillait à proximité de l’ambassade américaine à Kaboul et du quartier général de la mission «Resolute Support», opération relevant de l’ONU en Afghanistan.

8 400 Américains stationnés en Afghanistan sous mandat de l’Otan agissent sous couvert de l’ONU dans le cadre de l’Opération «Resolute Support», et ce depuis de le retrait de la majorité des forces étrangères, fin 2014, pour former et appuyer les forces afghanes contre des positions d’Al-Qaïda et de DAESH.
Outre les troupes américaines, 5 000 soldats de pays alliés de l’Amérique sont déployés sous la bannière de l’Otan.

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Rappelons que le ministre américain de la défense, James Mattis, qui a effectué une visite surprise à Kaboul le mois dernier, au moment où les États-Unis réfléchissent à leur stratégie à venir pour l’Afghanistan, avait prédit «une année difficile» pour les troupes stationnées en Afghanistan. Le général John Nicholson, commandant des troupes américaines et alliées en Afghanistan, a réclamé, lui, l’envoi de «quelques milliers» d’hommes supplémentaires sur le terrain en support et soutien aux forces en place.

De son côté, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a vivement condamné l’attentat de Kaboul perpétré ce matin, a déclaré dimanche que l’Alliance Atlantique étudiait une augmentation des effectifs de sa mission en Afghanistan, «Resolute Support», pour sortir de l’impasse actuelle.

Nombre de spécialistes s’accordent à dire que cet attentat est une réponse de DAESH au largage par les Etats-Unis le 13 avril dernier de la plus puissante bombe non nucléaire jamais utilisée dans des combats, baptisée «mère de toutes les bombes», et destinée à détruire des souterrains utilisés par DAESH dans la province de Nangarhar, dans l’est de l’Afghanistan.

L’utilisation de la «mère de toutes les bombes» était elle-même intervenue une semaine après le bombardement d’une base aérienne utilisée par le régime syrien accusé d’être derrière l’attaque chimique de Khan Cheikhoun.

 

LE1

André Azoulay en «VRP» du Maroc au #MSC2017

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Devant un parterre de 500 personnalités, civiles et militaires, toutes triées sur le volet, le Conseiller du Roi Mohammed VI, André Azoulay, a représenté le Maroc à la 53e édition du Munich Security Conférence (MSC2017).

Ce panel dirigé par le Professeur Felbermayr, directeur de l’Institut Info Center for International Economics, comprend outre M. André Azoulay Conseiller du Roi Mohammed VI, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et Dirk Hoke, Président exécutif (CEO) d’Airbus Defence and Space (DS) Ce Side Event traitant de l’immigration a été organisé en marge du #MSC2017 par l’Institut du commerce Allemagne-Afrique dit AFRIKAVEREIN.

Le Forum de Munich sur les politiques de défense –ou Wehrkunde en allemand -, fondé en 1962 par l’éditeur allemand Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin sous le nom de Wehrkundetagung, est une rencontre annuelle, qui s’étale sur trois jours, et consacrée aux questions de sécurité internationale. Elle permet à des ministres, de hauts responsables militaires, des diplomates et autres scientifiques et représentants des médias d’avoir des échanges informels sur les questions de politique étrangère et de politique de défense qui se posent à l’Europe et à l’Amérique, notamment.

Cette année, les 500 participants ont débattu en profondeur des relations transatlantiques mais aussi de l’Afrique. André Azoulay, qui intervenait au nom du Maroc, a tenu à affirmer, que le Roi Mohammed VI, «tournant le dos sans état d’âme et sans frilosité à tous les postulats qui ont longtemps enfermé la relation de l’Afrique avec le monde occidental dans une équation dissymétrique et parfois archaïque, a d’entrée de jeu et sans ambiguïté installé le Maroc dans une dialectique et une stratégie qui disent à nos partenaires africains que le moment est venu pour l’Occident de passer d’un esprit de conquête à un esprit de partage.» Pour le Conseiller du souverain, «c’est à une véritable refondation de la relation Sud-Sud que le Roi Mohammed VI s’est attelé, inspiré par une révision radicale des paramètres qui, depuis la fin de la période coloniale, ont déterminé un modus vivendi qui s’est longtemps accommodé du seul instinct de conservation des intérêts acquis et de la préservation archaïque du statu quo d’un autre temps

Et c’est cette refondation exemplaire qui a l’ambition d’installer une dynamique qui, à terme, portera la signature du Maroc pour «sceller la fin du pacte post-colonial en proposant une répartition plus juste des richesses créées en commun en Afrique et pour une gouvernance d’une nouvelle génération qui sera à la hauteur des attentes et des espoirs d’un continent qui dépassera les trois milliards d’habitants à l’horizon 2050», soit près du tiers de la planète.

La 53e Conférence de sécurité de Munich, marquée notamment cette année par la présence du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, le président du Conseil européen, Donald Tusk, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, ou encore le vice-président des États-Unis Mike Pence, des ministres russe, saoudien et iranien des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, Adel Al-Jubair et Jawad Zarif, ainsi que du ministre israélien de la Défense, Avigdor Libermann, fut une excellente tribune pour André Azoulay de mettre en exergue l’exceptionnelle percée des entreprises marocaines dans le continent Africain, notamment dans le secteur bancaire, celui des engrais, des télécommunications ou des services.

Et c’est justement dans le cadre de ce rôle avant-gardiste joué par le Royaume du Maroc dans toute la région, et notamment dans la recherche d’une solution juste et durable à la Cause palestinienne, qu’André Azoulay a appelé les participants à ce «Davos de la Défense», de protéger et encourager la solution de deux Etats –Palestine/Israël- rappelant au passage tous les efforts consentis par le Maroc durant plus d’un demi-siècle pour éviter la fragilisation des acquis au Moyen-Orient.

Et si deux jours avant l’intervention d’André Azoulay à Munich, le Maroc prenait part à Bruxelles, à la réunion des ministres de la défense des pays de la coalition contre l’organisation terroriste Daech en Syrie et en Irak, avec une importante délégation conduite par Abdellatif Loudiyi, ministre chargé de l’Administration de la Défense nationale, pour discuter des défis de la lutte antiterroriste, André Azoulay a achevé son intervention au Wehrkundetagung en appelant à une accélération de la reconnaissance de l’État de Palestine, seule réponse concrète et valable que la communauté internationale peut apporter aux menaces qui pèsent sur ce processus, et seul moyen susceptible, demain, d’apporter la paix, le respect mutuel, la dignité, la justice, les droits à tous les peuples de la région et aux générations montantes.

Abdellah EL HATTACH