James Mattis

Donald Trump au roi Abdallah II de Jordanie : «Personne ne fait le travail que vous faites»

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En visite officielle aux Etats-Unis d’Amérique depuis plusieurs jours, le roi Abdallah II de Jordanie a rencontré lundi, à la Maison Blanche à Washington, le président Donald Trump. Accompagné lors de cette rencontre -qui s’est tenue au Bureau ovale- de son épouse la reine Rania, le souverain jordanien s’est vu entendre des propos pour le moins étonnants et surprenants de la part du président américain.

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Le «Roadtrip» américain, complet et détaillé, de MBS révélé

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Le prince héritier d’Arabie Saoudite, qui effectue actuellement une tournée de deux semaines aux États-Unis, traversera l’Amérique de bout en bout pour faire la promotion de son pays. Il y a rencontré, et continue, les personnalités les plus influentes du monde de la politique, des affaires, des hydrocarbures et du divertissement. Placé notamment sous le signe du business et des milliards de dollars, l’itinéraire complet de la visite de deux semaines aux Etats-Unis du prince héritier saoudien a fuité dans la presse israélienne.

Au début du mois d’avril, Mohammed Ben Salmane achèvera son voyage sur la côte ouest où il sera l’invité d’honneur d’un dîner de gala organisé à Los Angeles par le président de William Morris Endeavor, Ari Emanuel, une entreprise de production artistique dans laquelle l’Arabie Saoudite vient d’acquérir une participation à hauteur de 400 millions de dollars.

Mercredi, MBS l’avait consacré à rencontrer les dignitaires juifs influents de l’establishment de la capitale fédérale, parmi lesquels les dirigeants du puissant AIPAC, l’American Israel Public Committee, de la Conférence des Présidents, des Fédérations juives d’Amérique du Nord, de l’Anti-Defamation League, une organisation non gouvernementale visant à soutenir les juifs contre toute forme d’antisémitisme et de discrimination, du Comité des juifs américains, et du B’nai B’rith, organisation internationale réunissant des juifs de toutes origines.

La veille, mardi, le prince héritier Mohammed Ben Salmane s’était entretenu, à New York, avec Henry Kissinger, Bill Clinton, Hillary Clinton, le sénateur Chuck Schumer, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et l’homme d’affaires et ancien maire de New York Michael Bloomberg.

MBS a également réuni lors d’un dîner à New York, tout le gotha de la presse et des journalistes qui comptent : Rupert Murdoch, Thomas Friedman, Jeffrey Goldberg, et les board de The Atlantic, du New York Times, du Washington Post, du Wall Street Journal, du Los Angeles Times, du San Francisco Chronicle ainsi que des entrevues avec Time et Vanity Fair.

Auparavant, à Washington, MBS s’était entretenu à la Maison Blanche avec le président américain Donald Trump, avant de tenir des réunions de travail avec les hauts responsables de l’Administration américaine, à leur tête le vice-président Mike Pence, le secrétaire d’État Mike Pompeo, le directeur de la CIA, le secrétaire à la Défense, James Mattis et le conseiller-gendre du président, Jared Kushner.

Le prince héritier saoudien a rencontré aussi les patrons des grandes d’entreprise et multinationales américaines dont Bill Gates, Elon Musk, Peter Thiel, Tim Cook, ainsi que les PDG de Microsoft, Boeing, Amazon, Uber, Walt Disney et Lockheed Martin.

L’ambassadeur d’Arabie saoudite au Yemen s’envole pour Washington après de lourdes pertes saoudiennes sur le front sud

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L’ambassadeur du royaume d’Arabie saoudite au Yémen, Mohammed Ben Saïd Al-Jaber, s’est entretenu d’urgence hier soir à Washington avec un certain nombre de hauts responsables du State Department, du Pentagone et du Capitole. Il a notamment été question des lourdes pertes subies par les forces armées saoudiennes durant ces dernières semaines dont des officiers supérieurs avec le grade de Commandant et Colonel.

Mohammed Ben Saïd Al-Jaber, qui occupe également les fonctions de directeur exécutif du Centre d’appui aux opérations humanitaires au Yémen, a tout d’abord rencontré des membres du Comité des forces armées des États-Unis au Sénat.

Au Sénat, l’ambassadeur Al Jaber a aussi rencontré plusieurs hauts responsables de la Commission des Affaires étrangères des États-Unis.

Au cours de ces réunions, les deux parties, saoudienne et américaine, ont discuté des situations politiques, militaires et humanitaires sur le front sud au Yémen et des résultats du plan global des opérations humanitaires.

Le diplomate saoudien a accusé l’Iran d’entretenir un «rôle destructeur au Yémen» par son soutien aux «milices putschistes» des Houthis» et leur assistance avec des missiles, des armes tactiques et des experts.

D’autre part, l’ambassadeur Mohammed Ben Saïd Al-Jaber, a également rencontré la chercheuse et académicienne américaine Katherine Zimmerman de l’American Enterprise Institute de Washington.

Au cours de la réunion, ils ont discuté des situations politique et sécuritaire au Yémen. Katherine Zimmerman, qui est reconnue pour son travail approfondi sur la mouvance d’Al-Qaïda dans la région du golfe d’Aden, en Afrique du Nord et de l’Ouest, dispose de plusieurs publications sur les écosystèmes terroristes dans la péninsule arabique, au Yémen et en Somalie.

Dans moins de deux semaines, le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, qui se trouve actuellement en visite officielle en Grande-Bretagne, après une étape égyptienne, se rendra à Washington pour un très attendu sommet avec le président américain Donald Trump. Les deux dirigeants, qui aborderont ensemble les grands dossiers chauds du moment, Syrie, Yémen, Irak, Libye, Qatar, énergie, Vision 2030, et l’influence iranienne, auront aussi à préparer le sommet USA/CCG prévu pour le mois prochain à Camp David.

Embargo sur le Qatar : Trump appelle Cheikh Tamim

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Le président américain, Donald Trump, s’est entretenu aujourd’hui au téléphone avec l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani. Durant cet entretien, les deux chefs d’Etat ont passé en revue les contrecoups de la décision de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Bahreïn et de l’Egypte de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar et de procéder à un embargo total sur Doha.


Hier, dans une première réaction à la décision de ces quatre pays, Donald Trump s’en était félicité via Twitter avant d’être sommé par son ministre de la Défense, Jim Mattis, d’atténuer son «enthousiasme digital.»
Et suite à une confcall tripartite qui a réuni Trump, Mattis et le ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, il a été décidé, au sein du Conseil national de Sécurité, qu’il reviendrait au chef de la diplomatie américaine de gérer le dossier, tout en conseillant au président Trump d’appeler le Prince Tamim et lui exprimer que Washington n’a pas changé de politique vis-à-vis de Doha.

Pour rappel, le Qatar abrite la plus grande base américaine au Moyen-Orient, As-Sayliyah Army Base, pas loin de la capitale Doha.

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Trump enfonce le Qatar, Macron propose ses bons offices

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Depuis que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, l’Égypte ont rompu les relations avec le Qatar il y a 48 heures, créant par-là la pire crise diplomatique qui a frappé les États arabes du Golfe depuis des décennies, les yeux étaient braqués sur la Maison Blanche pour connaître la position des Etats-Unis. Le président Donald Trump semble avoir donné raison à la décision de certains pays du Golfe de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, cet important allié américain. En revanche, le président français Emmanuel Macron, se propose en missi dominici.

«Au cours de mon récent voyage au Moyen-Orient, j’ai déclaré qu’il n’y avait plus de place pour le financement de l’idéologie radicale. Les dirigeants ont pointé du doigt le Qatar», a-t-il tweeté.

Le tweet pourrait poser des difficultés aux États-Unis pour expliquer pourquoi le Qatar demeure l’hôte de la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, As-Sayliyah Army Base.

Les trois pays du Golfe et l’Égypte accusent le Qatar de soutenir le terrorisme et de déstabiliser la région. Le Qatar – qui partage sa seule frontière terrestre avec l’Arabie Saoudite – a rejeté ces accusations, les qualifiant d’«injustifiées» et «sans fondement».

Les citoyens du Qatar ont été informés qu’ils ont 14 jours pour quitter l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahrein, et ces trois pays ont également interdit à leurs propres citoyens d’entrer au Qatar. Pour leur part, le Yémen et les Maldives ont également réduit leurs liens avec le Qatar.

La profonde crise entre les alliés du Golfe les plus proches de Washington pourrait perturber les efforts des États-Unis pour lutter contre DAECH, surtout que ces pays forment ensemble la coalition dirigée par Washington contre ce groupe extrémiste et c’est le Qatar qui accueille la base aérienne américaine As-Sayliyah Army Base, dite Al-Udeid, qui se trouve être le principal centre interrégional pour les missions aériennes stratégiques et de coordination de toutes les opérations aériennes. Le Secrétaire américain à la Défense,James Mattis, a estimé que cette crise ne perturberait pas cette coopération militaire. D’ailleurs, au de son voyage le mois dernier au Moyen-Orient, Donald Trump avait déclaré que les relations américaines avec le Qatar étaient «extrêmement bonnes».

Macron à la rescousse

Voyant la crise s’amplifier et éventuellement évoluer vers des situations de non-retour, le président français, Emmanuel Macron, en véritable chef de guerre et commandant en chef des armées de son pays, a décroché son téléphone et appelé l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, pour proposer une possible mission de bons offices entre Doha d’une part et Ryadh, Abu Dhabi, Manama et Le Caire, d’autre part.

La France, qui est liée au Qatar par un Accord militaire de Défense, accueille, principalement via le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), des investissements très importants dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier, du sport et des médias, ainsi que des participations dans les fleurons de l’économie française, à l’instar de Lagardère, EADS, Vinci, Veolia Environnement, Total, Vivendi, Orange etc. Outre le Paris Saint Germain, les investisseurs qataris, entre autres l’opérateur étatique Katara Hospitality, spécialisé dans l’hôtellerie de luxe, possèdent entièrement ou en partie de grands hôtels de luxe en France, parmi lesquels l’hôtel Martinez à Cannes, l’hôtel Palais de la Méditerranée à Nice, l’hôtel Concorde Lafayette à Paris, l’hôtel du Louvre à Paris, l’hôtel Raffles – Royal Monceau à Paris, l’hôtel Peninsula à Paris, l’hôtel Majestic Barrière à Cannes, l’hôtel Gray d’Albion à Cannes, l’hôtel Carlton de Cannes ou encore le lido à Paris.

La France, qui demeure l’une des premières cibles pour les investissements massifs du Qatar au niveau international, ne peut pas rester indifférente à l’embargo imposé à ce dernier car il va de milliers d’emplois qui risquent de s’évaporer en cas d’escalade. Malgré des appels à la suppression des avantages fiscaux du Qatar en France, exprimés par le ministre français de la justice, François Bayrou, cette affaire reste pour Paris une question de sécurité nationale. Et Emmanuel Macron en est conscient. Il s’agira donc pour la diplomatie française, et pour le président français, de mener une vraie course contre la montre pour tenter d’éteindre ce feu naissant et éviter qu’il se propage. On peut dire qu’il s’agit pour Macron sa première grosse épreuve, en ce sens qu’il est question d’un sujet de politique étrangère qui a un impact direct sur l’économie du pays.

 

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Memorial Day : Donald Trump choque l’Amérique avec son comportement enfantin

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Donald Trump brave encore tous les codes de respect de la mémoire des soldats morts au combat, en se dandinant et balbutiant jovialement l’hymne national créant un contraste flagrant avec les postures solennelles et les visages fermés du général Joseph Dunford et du secrétaire à la Défense James Mattis, lors de la cérémonie du Memorial Day.

Jour férié aux Etats-unis, le Memorial Day est un événement annuel qui a lieu au cimetière national d’Arlington, dans la banlieue de la capitale Washington D.C., pour rendre hommage aux membres des forces armées de son pays morts au combat toutes guerres confondues. L’attitude du Président Donald Trump a fait réagir les américains qui ont jugé son comportement d’enfantin.

D’autres ont rappelé le fait que Trump avait esquivé d’être recruté dans les forces armées américaines à cinq reprises lorsqu’il était plus jeune – quatre fois à cause de ses études à l’université, et une fois parce qu’il disait qu’il avait des «éperons osseux» sur ses talons.

D’aucuns se sont souvenus alors de ce que le président avait dit au sujet des anciens combattants lors de la campagne électorale. En effet, en juillet 2015, Trump avait taclé publiquement le républicain John McCain, qui a été capturé, détenu en tant que prisonnier de guerre et torturé en servant au Vietnam.
«Il n’est pas un héros de guerre, il est appelé héros de guerre que parce qu’il a été capturé», avait déclaré Trump. «J’aime les personnes qui n’ont pas été capturées».

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Trump nomme un sioniste en Israël et une milliardaire aristocrate au Vatican, Ryadh toujours sans ambassadeur

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Quelques jours avant la visite de Donald Trump au Vatican, en Israël et en Arabie saoudite, dans lesquels le poste d’ambassadeur des Etats-Unis est vacant depuis plusieurs mois, Washington tente de combler ce vide en accélérant les procédures d’accréditation. Si les missions américaines à Tel-Aviv et au Saint-Siège ont été vite pourvues, Ryadh demeure sans ambassadeur ce qui soulève moult interrogations dans les chancelleries de la région.

 

Désigné en décembre 2016 en qualité d’ambassadeur des Etats-Unis en Israël et d’Envoyé spécial du président Trump auprès de l’Etat hébreux, David Friedman, qui a obtenu le feu vert du Congrès américain pour rejoindre ses nouvelles fonctions, a remis hier, le jour de la commémoration du 69ème anniversaire de la Nakba, ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin.

De confession juive orthodoxe, David Friedman est le fils de l’ancien Grand rabbin de New York et membre émérite du Congrès sioniste mondial, Rabbi Morris Friedman. Parlant couramment le hébreu, il est aussi un fervent défenseur de la colonisation et de l’annexion par Israël des territoires palestiniens sous occupation.

David Friedman est un membre influent de l’American Friends of Bet El Institutions, une organisation qui milite contre la solution des deux Etats (Palestine et Israël) et donatrice de 2 millions de dollars annuels à la colonie Bet El en Palestine occupée.

Cet avocat d’affaires de 59 ans, spécialiste des banqueroutes, est considéré comme un faucon relevant de l’aile droite du parti républicain qui ne cesse de faire campagne pour le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte d’Al-Qods. D’ailleurs, dès sa prise de fonction, il s’est empressé d’aller se recueillir sur le Mur des Lamentations, haut lieu du Judaïsme.

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Autre urgence, le poste sensible d’ambassadeur des Etats-Unis au Vatican doit être pourvu avant la visite officielle de Trump au Saint-Siège pour y rencontrer le Pape François. Le choix s’est porté sur Callista Gingrich, épouse de l’ancien président républicain de la Chambre des représentants auprès duquel elle a fait campagne pour son investiture à la primaire du Parti républicain à l’élection présidentielle américaine de 2012. Femme d’influence, elle est la présidente de Gingrich Productions, une société de multimédias et de communication basée à Washington DC qui produit des documentaires et des films institutionnels pour le gouvernement américain.

Callista Gingrich nouvelle ambassadrice des USA au Vatican avec son mari l’ancien président républicain de la Chambre des représentants

En revanche, il n’y a toujours pas d’ambassadeur (ni de nomination en vue) pour la mission américaine en Arabie saoudite alors que Donald Trump compte réunir à Ryadh un soi-disant «axe sunnite composé de pays arabo-islamiques afin de contrer l’hégémonie iranienne.» Les autorités saoudiennes, qui vont accueillir ce forum unique en son genre, ne comprennent pas pourquoi Washington tarde à nommer un ambassadeur chez eux alors que, paradoxalement, chez le voisin émirati, à Abu Dhabi, l’ambassadrice Barbara Leaf n’a pas bougé depuis 2014. Est-ce un choix stratégique ou juste une saute d’humeur de la part de Trump?

Si l’on voit les égards avec lesquels le président américain a reçu, lundi, le Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayd al-Nahyane, et les éloges qu’il n’a pas tari sur le numéro 2 de l’Etat des émirats arabes unis, on saisit l’importance de l’axe Washington-Abu Dhabi chez les stratèges du Département d’Etat américain et du Conseil de la Sécurité nationale.

D’ailleurs, Mohammed Ben Zayd a eu de longs entretiens avec le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, et le Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avec lesquels il a passé en revue la préparation du Sommet de Ryadh où sont attendus quelque 50 pays islamiques.

Abdellah EL HATTACH