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Hassan Rohani

Reprise des prières collectives dans les mosquées en Iran

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé samedi la reprise des prières collectives dans les mosquées de son pays, où l’épidémie de Covid-19 semble repartir à la hausse.

«Il a été décidé d’ouvrir les mosquées dans l’ensemble du pays et non seulement dans les zones blanches, ce qui donne aux croyants la possibilité de faire leurs prières journalières en respectant les règles (d’hygiène) qui s’imposent», a déclaré M. Rohani dans une allocution télévisée, sans donner plus de précisions.

Pays du Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie de Covid-19, l’Iran a commencé à alléger en avril les restrictions imposées à la population pour lutter contre la propagation de l’épidémie et a instauré une classification du territoire en zones blanches, jaune orangé et rouges reflétant une plus ou moins grande présence du virus SARS-CoV-2.

Fermées progressivement dans toute la République islamique dans les semaines ayant suivi l’annonce des premiers cas de Covid-19 en février, les mosquées avaient été autorisées à rouvrir leurs portes pendant le ramadan (25 avril au 24 mai), dans les zones blanches, mais uniquement pour des prières individuelles.

Quelques exemptions pour les prières collectives et hors des zones blanches avaient été accordées, notamment pour la fête du Fitr, qui marque la fin du mois du jeûne musulman.

Alors que tous les fonctionnaires iraniens travaillant encore de chez eux étaient censés reprendre physiquement leur poste dans leur administration samedi, Rohani a annoncé la levée des restrictions horaires imposant aux centres commerciaux de fermer à 18h.

Le président iranien a également mis en garde la population contre la tentation de croire que le pays était débarrassé du virus, prévenant que celui-ci était là pour durer.

Il a exhorté la population a respecter scrupuleusement les règles de distanciation sociale.

Selon les derniers chiffres officiels annoncés samedi par le ministère de la Santé, le virus a tué 57 personnes supplémentaires depuis vendredi, ce qui porte à 7.734 morts le bilan de la pandémie en Iran.

Au cours des dernières 24 heures, 2.282 nouvelles contaminations au virus ont été recensées à l’échelle du pays, ce qui porte à 148.950 le nombre de cas officiellement déclarés en Iran depuis février.

Les chiffres officiels témoignent d’une accélération de la propagation de la maladie depuis le début du mois de mai. Vendredi, le nombre de nouveaux cas quotidiens annoncés a atteint un plus haut en près de deux mois, à 2.819 personnes.

Avec AFP

Coronavirus: l’Iran compte officiellement plus de 3.000 morts

Les autorités iraniennes ont annoncé mercredi 138 nouveaux décès dus au coronavirus, ce qui porte à plus de 3.000 morts le bilan officiel de la pandémie en Iran, un des pays les plus touchés par la maladie du Covid-19.

Dans ce contexte de pandémie, le président iranien Hassan Rohani a de son coté estimé que les Etats-Unis avaient raté une «opportunité historique» de lever leurs sanctions contre Téhéran.

Officiellement, l’Iran a recensé au total 3.036 décès dus au nouveau coronavirus et 2.987 nouveaux cas ces dernières 24 heures, portant le total des cas confirmés à 47.593, a indiqué Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse quotidien en ligne.

Emergency medical staff wearing protective suits, sit in an ambulance while transferring a patient with coronavirus disease (COVID-19) to Masih Daneshvari Hospital, in Tehran, Iran March 30, 2020. WANA (West Asia News Agency)/Ali Khara via REUTERS

Il a précisé que 15.473 personnes hospitalisées étaient guéries.

Evoquant la pandémie, Rohani avait auparavant critiqué les Etats-Unis, en estimant qu’ils avaient manqué une «opportunité historique (…) de prendre une voie inverse que la leur, mauvaise, et pour une fois, de dire à leur nation qu’ils ne sont pas contre le peuple iranien».

Les Etats-Unis «n’ont pas retenu la leçon même durant cette situation mondiale difficile (…). C’était une question humanitaire. Personne ne les aurait accusés de revenir» sur leur position, a-t-il ajouté durant une réunion gouvernementale retransmise à la télévision.

Le président américain Donald Trump s’est retiré unilatéralement en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien, et a rétabli des sanctions économiques dures, visant principalement les secteurs pétrolier et bancaire iranien.

Les biens humanitaires, notamment le matériel médical et les médicaments, sont techniquement exempts.

L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, encore parties à l’accord, ont récemment indiqué avoir livré du matériel médical à l’Iran dans le cadre du mécanisme de troc Instex permettant de contourner les sanctions américaines, utilisé pour la première fois.

Créé en janvier 2019 par les Européens pour contourner les sanctions américaines, Instex a pour but d’encourager le commerce de biens non sanctionnés, dans lequel les entreprises hésitent aussi à s’aventurer, par peur de se retrouver dans le viseur américain.

L’Iran a également reçu des équipements médicaux ou une aide financière de plusieurs pays comme l’Allemagne, l’Azerbaïdjan, la Chine, les Emirats arabes unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon, le Qatar, la Russie et la Turquie.

Après avoir tout fait pour éviter d’imposer des mesures de confinement ou de quarantaine, le gouvernement iranien a décidé le 25 mars d’interdire tout déplacement entre les villes. La mesure, qui est entrée en vigueur deux jours plus tard et s’applique jusqu’au 8 avril, pourrait être prolongée.

Sans être officiellement confinés, les habitants sont appelés depuis plusieurs semaines à rester chez eux «autant que possible».

Rohani assure que l’Iran reste «prêt à discuter» avec Washington

Le président iranien Hassan Rohani a assuré mercredi que son pays restait «prêt à discuter» avec Washington si les Etats-Unis lèvent les sanctions qu’ils ont rétablies contre son pays depuis leur sortie de l’accord international sur le nucléaire iranien.

Il ne saurait être pour autant question de négociations bilatérales directes irano-américaines: Rohani a pris soin de limiter tout éventuel dialogue avec Washington à un cadre strictement multilatéral.

A ce stade, a indiqué le président iranien, de telles discussions, pourraient avoir lieu dans le cadre de rencontres entre Téhéran et le groupe dit P5+1 des six pays ayant conclu avec la République islamique l’accord international sur le nucléaire iranien, à Vienne en 2015 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

«S’ils sont prêts à mettre de côté les sanctions, nous sommes prêts à discuter et à négocier, même au niveau des dirigeants des pays du 5+1», a déclaré Rohani lors d’un discours retransmis par la télévision d’Etat.

Rohani avait tenu des propos similaires en septembre avant de se rendre à l’assemblée générale des Nations unies à New York, où l’idée, portée par la France, d’une rencontre au sommet entre le président iranien et son homologue américain Donald Trump n’a pu être matérialisée.

Cette nouvelle main tendue survient alors que Paris et Berlin ont menacé en novembre d’activer un mécanisme de règlement des différends prévu par l’accord de Vienne et susceptible de mener au renvoi du dossier nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui, pour Téhéran, consacrerait la mort de l’accord.

Mensonges absolus

Elle survient aussi après qu’une centaine de villes iraniennes ont été touchées mi-novembre par un mouvement de contestation ayant suivi l’annonce surprise d’une forte hausse du prix de l’essence.

Les autorités disent avoir ramené le calme après quelques jours de manifestations et de violences, qu’elles ont qualifiées «d’émeutes» soutenues et encouragées par des «ennemis» de la République islamique, comme les Etats-Unis, Israël ou l’Arabie saoudite.

Téhéran a rejeté mardi comme des «mensonges absolus» les bilans de certaines ONG de défense des droits humains, comme Amnesty International, selon laquelle «au moins 208» contestataires ont été tués dans la répression de cette contestation.

Le président américain a jugé pour sa part «terrible» que beaucoup, beaucoup de gens aient été «tués en Iran pour le simple fait de manifester».

Aux termes de l’accord de Vienne, Téhéran a accepté de réduire drastiquement ses activités nucléaires, afin de garantir leur nature exclusivement civile, en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie.

Les Etats-Unis sont sortis unilatéralement de ce pacte en mai 2018 avant de rétablir les sanctions qu’ils avaient levées contre l’Iran, et qu’ils ne cessent depuis lors de durcir.

Le retour des sanctions américaines, qui a pour effet de pratiquement couper l’Iran du système financier international et de tarir ses exportations de pétrole a plongé l’Iran dans une violente récession.

Pacte «violé», «piétiné»

Rohani a qualifié les sanctions américaines «d’injustes, cruelles, illégales, inappropriées et terroristes» mais assuré que son pays n’avait «pas fermé la porte aux négociations». D’ailleurs le Fonds monétaire international a prévu le recul de 9,5% du PIB iranien cette année.

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui décide en dernier ressort sur les questions de sécurité et de politique étrangère, a, lui, fermé la porte en septembre à toute discussion directe entre les Etats-Unis et l’Iran.

A propos de l’accord de Vienne, Rohani a répété la position iranienne selon laquelle les Etats-Unis «ont violé» le pacte en s’en retirant unilatéralement, et que les autres Etats parties «ont piétiné» l’accord en ne faisant pas tout leur possible pour épargner l’Iran des conséquences du retour des sanctions américaines.

En riposte à la sortie des Etats-Unis de l’accord de Vienne, l’Iran a commencé en mai à s’affranchir progressivement de certains de ses engagements, en espérant faire pression sur ses partenaires afin qu’ils l’aident à contourner ces sanctions.

L’Iran enrichit désormais de l’uranium à un degré supérieur au plafond prévu par l’accord de Vienne (3,67%) et conserve des quantités d’uranium enrichi et d’eau lourde dans des quantités interdites par ce texte.

«Même si nous sommes en train de réduire nos engagements, nous continuons d’agir dans le cadre» de l’accord de Vienne, a déclaré Rohani. A l’inverse, Paris, Berlin et Londres appellent Téhéran «à revenir sur toutes [ses] mesures contraires» à l’accord et à son application «pleine et entière».

Source AFP

Bachar al-Assad en visite surprise à Téhéran : Concertation et coordination avec Khamenei

Le président syrien Bachar al-Assad s’est rendu ce lundi à Téhéran où il a rencontré le guide suprême Ali Khamenei et le président Ali Rohani, rapporte la chaîne iranienne AlamaTV. Il s’agit de la première visite qu’effectue al-Assad dans ce pays depuis 2011. AlalamTV précise que le Chef de l’Etat syrien est venu féliciter les responsables et le peuple iranien à l’occasion du quarantième anniversaire de la Révolution et les remercier du soutien et de l’aide apportés à la Syrie face aux interventions étrangères.

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Iran : L’Ayatollah Javadi-Amoli met en garde contre une possible chute du régime des mollahs

L’Ayatollah et homme politique conservateur iranien, Abdollah Javadi-Amoli a mis en garde contre un soulèvement du peuple iranien en raison de la détérioration de la situation dans le pays en affirmant que «si le peuple se soulève, les dignitaires religieux et les responsables n’auront pas un endroit pour s’échapper et les révoltés les jetteront à la mer». Selon le site Tabnak des « Gardiens de la Révolution », Javadi-Amoli a mis l’accent, lors d’une rencontre avec le ministre du travail, Ali Rabii, sur la nécessité de la conjugaison des efforts de tout le monde afin de trouver une solution aux problèmes et griefs auxquels fait face le peuple iranien, tout en le conseillant d’être très prudent.

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Intense ballet diplomatique au Moyen-Orient en préparation du sommet USA/CCG

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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se trouve aujourd’hui à Téhéran où il a eu des entretiens avec son homologue iranien Jawad Zarif. Le chef de la diplomatie française et ancien ministre de la défense de François Hollande, sera également reçu par le président Hassan Rohani. Ce dernier s’est entretenu dimanche soir au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron lequel a aussi eu un échange téléphonique avec le président turc Erdogan. Pendant ce temps, l’Emir du Koweit  qui a envoyé des émissaires en Arabie saoudite, au Bahreïn et au Qatar, recevait le représentant spécial US pour le CCG, le général Anthony Zinni.

Après l’escale de Koweït City, le général Zinni, ancien Commandant en chef du Central Command se trouve ce lundi à Doha où il a été reçu par Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani. Et alors que le Roi Salmane Ben Abdelaziz recevait les lettres de créances d’un nouvel ambassadeur de Turquie à Ryad, son héritier Mohammed Ben Salmane était en visite officielle en Egypte, pendant que son ministre de l’Intérieur, le prince Abdelaziz Ben Saoud Ben Nayef Ben Abdelaziz Al-Saoud se trouve aujourd’hui en Algérie où il a été reçu en grande pompes.

Cet intense ballet diplomatique vise à circonscrire la crise que vit la région du Golfe arabo-persique après le blocus imposé au Qatar mais aussi à trouver une concrétisation sur le terrain de la trêve dans la Ghouta orientale en Syrie, votée par le Conseil de sécurité.

Si les pays occidentaux font une pression monstre sur la Russie à travers le dossier syrien et celui sur le nucléaire iranien, Moscou et Téhéran disposent eux aussi d’une carte de pression sur l’occident d’une part et l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’autre part, et ce à travers le dossier du Yémen. Sans ambages, et à la veille de la visite de Jean-Yves Le Drian à Téhéran, Hassan Rohani, lors de son entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, a explicitement accusé Ryad et Abu Dhabi de crime de guerre et de crime contre l’humanité en raison de leur guerre au Yémen.

Tous ces sujets-là sont à l’ordre du jour de l’agenda diplomatique du président américain durant les mois de mars, avril et mai. Donald Trump, qui recevra séparément à Washington, l’Emir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, l’héritier du Trône saoudien, Mohammed Ben Salmane Al-Saoud, et le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayd Al-Nahyane, et ce dans une le cadre d’une opération de bons offices entre “frères ennemis” du Conseil de Coopération du Golfe, cherche à baliser le terrain pour dérouler, dans les meilleurs conditions, la programmation d’un sommet entre les Etats-Unis d’Amérique et le Conseil de la coopération du Golfe.

Syrie et Yémen seront bien évidemment à l’ordre du jour de ce sommet, mais ce qui intéresse le plus le président Donald Trump, c’est de faire plaisir à son ami et allié Benjamin Netanyahu qui lui a pleinement signifié que l’Etat d’Israël ne serait jamais tranquille tant que le programme nucléaire iranien était maintenu. D’ailleurs, le premier ministre israélien, qui est impliqué dans des affaires de corruption, est arrivé dimanche soir à Washington pour participer aux travaux de l’AIPAC, la plus importante organisation du lobby juif pro-israélien aux Etats-Unis, et durant lesquels la question iranienne est en pole-position.

Mohammed VI adresse un message de condoléances au Président iranien Rohani

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de compassion au président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani, suite aux attaques criminelles ayant ciblé le Parlement iranien et le mausolée de l’ayatollah Khomeiny, faisant plusieurs victimes.

Dans ce message, Mohammed VI exprime au président Rohani et à travers lui au peuple iranien frère, Ses vives condoléances et Ses sincères sentiments de compassion et de solidarité en cette douloureuse circonstance.

Le Souverain dénonce vigoureusement ces actes terroristes ignobles, qui ne respectent pas la sacralité du Mois béni du Ramadan, réaffirmant au président iranien la condamnation du Royaume du Maroc du terrorisme odieux qui est aux antipodes des valeurs et principes de l’islam tolérant.

Le Roi Mohammed VI exprime à Hassan Rohani et aux membres des familles éplorées Ses vives condoléances, implorant le Tout-Puissant en ce mois béni de Ramadan d’avoir les innocentes victimes en sa Sainte miséricorde et souhaitant prompt rétablissement aux blessés.

LE1 avec MAP