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Felipe VI

«Mariage de raison», l’appel d’Ahmed Charai, sur El Mundo, pour des relations hispano-marocaines pragmatiques et sereines

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C’est sur El Mundo, le deuxième quotidien le plus lu en Espagne, après le sportif Marca, qu’Ahmed Charai a publié une radioscopie des relations maroco-espagnoles dans un éditorial sous le titre «Mariage de raison». L’éditorialiste marocain s’est adressé à une opinion publique ibérique qui a subit durant plusieurs semaines une avalanche de fake-news et une stratégie de désinformation d’un groupuscule séparatiste qui terrorise le peuple sahraoui, viole les résolutions onusiennes et qui tente de saboter les relations économiques marocaines et espagnoles séculaires avec l’Afrique subsaharienne.

C’est une plaidoirie que tout patriote animé par la défense de la cause nationale et la promotion de l’image d’un Maroc moderne, responsable, fiable, ambitieux et respectueux du droits international et des accords bilatéraux devrait lire et en extraire les éléments de langages qui donnent à tout discours, sérénité, sagesse et puissance.

Il faut revenir au contexte dans lequel intervient l’éditorial d’Ahmed Charai, le patron de presse marocain actif dans plusieurs centres de réflexions notamment aux États-Unis.

Aujourd’hui, les marocains ne sont pas peu fiers de l’habilité, la fermeté, l’intelligence, la retenue avec laquelle le pays sous la direction du Roi Mohammed VI a réussi à mettre à nu devant l’opinion publique internationale «une alliance du mal», composée de mercenaires hors la lois et un régime militaire en décomposition. Le temps est désormais révolu où certains pays et certains groupe de pression refusaient de reconnaitre le développement économique et social des populations des provinces du sud marocaines, sous le roi Mohammed VI.

Les investissements dans les infrastructures depuis au moins 2015 et phénoménal et les projets économiques font pâlir d’envie l’alliance du mal et ne cessent d’attirer investisseurs, diplomates et compétences. Outre la présence symbolique de la franchise du fast-food américaine, McDonalds, au cœur de la ville de Laâyoune, la France a ouvert deux bureaux de sa Chambre d’Industrie et de Commerce, plusieurs entreprises européennes, turques, et chinoises veulent s’implanter dans les zones industrielles en cours de réalisation dans les 3 régions du sud et les bailleurs de fonds internationaux participent au financement des grands projets structurants notamment le port de Dakhla.

La réalité économique, politique et sociale sur le terrain a renforcé la position du royaume sur le Sahara dans le concert des nations éprises de paix et de démocratie. Un succès qui s’est matérialisé par l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques à Laayoune et à Dakhla. Les pays africains avec qui le Maroc entretient des relations fortes et durables, arrivent en tête avec pas moins de quinze consulats ouverts en moins de 12 mois.

L’Espagne qui n’est pas totalement remise du séisme provoqué par la crise sécessionniste catalane, a tenu une position ambiguë sur le sujet du passage frontalier de Guerguerat, en dépit de l’impact économique qu’ont subit les entreprises espagnoles à cause de l’obstruction du trafic commercial terrestre entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest par les mercenaires financés par l’armée algérienne.

Une position qui trouve son explication par l’instabilité politique qui est loin d’être réglée deux ans et demi après le référendum d’autodétermination de la catalogne du 1er octobre 2017.

Une ambiguïté qui donne peu de crédit au gouvernement de Madrid qui tout en qualifiant l’indépendantisme catalan d’illégal, laisse faire cette même mouvance séparatiste qui fait du dossier Sahara marocain, une caisse de résonnance au projet similaire du polisario au cœur du pays membre de l’Union Européenne.

Ahmed Charai sur El Mundo : «Les relations hispano-marocaines, essentielles pour la géostratégie mondiale»

«Le monde des émotions mettent en péril l’empire de la raison». Ces mots, ce sont ceux de l’éditorialiste marocain Ahmed Charaï, écrits dans les colonnes du quotidien centriste «El Mundo». Un appel à la raison et au pragmatisme dans un contexte international dangereux.

Une situation géopolitique dont il fait référence dès l’introduction de son article d’opinion : «L’Espagne et le monde entier traversent un moment délicat dans lequel il semble que des valeurs et des principes, inconditionnellement assumés jusqu’à présent, soient remis en question.»

Ce contexte, poursuit l’auteur, fait courir le risque d’une mauvaise lecture des enjeux géostratégiques, ce qui impacterait des relations hispano-marocaines, «essentielles pour les deux pays, bien sûr, mais aussi essentielles en termes géostratégiques mondiaux; essentielles pour l’Europe et essentielles pour l’Afrique».

Ahmed Charaï rappelle que les relations entre Rabat et Madrid ont la particularité d’être stables depuis des décennies et ceci quel que soit le détenteur de la majorité parlementaire en Espagne.

Cette stabilité a pour moteur de puissantes «raisons» objectives mais que la complexité du contexte géopolitique, économique et sanitaire dans le monde risque de mettre en équation à cause des relents du monde des émotions qu’occasionne la crise.

«Cependant, émanent des sentiments qui correspondent davantage au monde des émotions qui mettent en péril l’empire de la raison et qui continuent à empêcher l’extension de cette coopération à des domaines importants tels que le social et la culture, ce qui permettrait une humanisation de la relation.», souligne M. Charaï.

«Dans les années 1970, les économies du Maroc et de l’Espagne étaient à égalité. Aujourd’hui, cela est de l’Histoire» – Ahmed Charaï

Pour illustrer la nature des relations hispano-marocaines, l’éditorialiste va faire la part entre l’économique, le sécuritaire et le socio-culturel.

M. Charaï va étayer l’évolution de l’économie espagnole qui est passée d’une économie comparable à celle du Maroc à une position qui dispute la première place du principal partenaire économique du Royaume.

«Dans les années 1970, les deux économies étaient à égalité. Les productions industrielles apportaient très peu de valeur, tandis que l’agriculture et la pêche étaient très compétitives, notamment par rapport au marché européen.» a-t-il rappelé.

Mais entre temps le dialogue entre les deux pays est passé par des moments complexes surtout après l’entrée de l’Espagne en Europe, souligne l’article. Un dialogue qui se limitait à la pêche hauturière, car le Maroc s’est retrouvé en position désavantageuse face à une l’Espagne privilégiée par l’accord d’association avec l’UE.

«C’était une période très complexe où les deux pays, qui étaient à la recherche d’une voie vers la modernisation structurelle de leurs économies et du système politique, ont été submergés par la faiblesse de leurs économies respectives et la lutte contre la pauvreté, en particulier pour l’Espagne forcée d’atteindre les niveaux du marché européen.» affirme, M. Charaï.

«Mais tout cela est déjà de l’Histoire . Les mutations de l’économie marocaine ont été telles que l’Espagne est désormais en concurrence avec la France pour le rôle de principal partenaire économique.» constate-t-il.

«Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable dans le domaine de la sécurité. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle» – Ahmed Charai

Même durant les périodes de froid diplomatique, la coopération sécuritaire entre Rabat et Madrid est resté constamment stable. Une fiabilité et une responsabilité que les responsables espagnols reconnaissent devant l’Union européenne où ils s’érigent en tant que défenseur du royaume.

«Les deux pays sont nécessairement préoccupés par la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le trafic international de drogue et l’immigration clandestine. Le Maroc se montre comme un partenaire très fiable. Ce sont les dirigeants espagnols eux-mêmes qui l’affirment depuis le début de ce siècle.» rappelle M. Charaï.

La position géostratégique du Royaume s’est davantage renforcée grâce à l’incroyable dynamique enclenchée par le Roi Mohammed VI depuis au moins 2008. Le succès de la stratégie royale a imposé le Royaume comme un leader incontesté du continent.

«L’Espagne, le pays le plus proche de l’Afrique, en est très conscient et promeut par conséquent la coopération bilatérale dans ce sens» assure M. Charaï.

«La politique culturelle déployée depuis Madrid reste trop timide» – Ahmed Charaï

«Il est incompréhensible que les relations culturelles soient à un niveau aussi bas» s’indigne M. Charaï en évoquant le troisième volet de la coopération hispano-marocaine.

Une timidité qui se reflète sur le terrain avec des initiatives qui se comptent sur le bout des doigts et qui ne reflètent pas la hauteur de ce que représente le passé des deux nations, avec un patrimoine fortement basé sur la civilisation islamique et la renaissance européenne.

Pour palier à ce déficit, M. Charaï recommande: 1) le développent d’un système de bourses pour les étudiants marocains, 2) l’amélioration de l’image des émigrants marocains, 3) le renforcement de la présence linguistique, 4) la simplifications des échanges, 5) l’implications des universités, des partis politiques, des médias et des agences gouvernementales.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme» – Ahmed Charai

Partenaire économique de premier plan; partenaire sécuritaire, fiable, responsable et indispensable; voisin avec des liens historiques et culturels séculaires; terre ferme la plus proche du continent «avenir de la planète», sont des fait qui font perdre à la question du Sahara beaucoup de sa pertinence, auprès de l’ancienne puissance coloniale qui connaît très bien la dossier.

«Madrid a rejoint le processus politique, a soutenu la proposition du Maroc pour une autonomie élargie, la qualifiant de sincère et crédible et le Maroc en a pris note. Que le parti Podemos puisse continuer avec ses positions idéologiques anciennes et usées n’est pas pertinent.» écrit M. Charaï.

«Oublier et vouloir changer le fait que le Sahara fait partie de la nation marocaine serait un véritable cataclysme.» poursuit-il. Car d’une part ceci annoncerait des troubles et des conflits sans fin dans une région du sud de la Méditerranée où le Maroc et l’Espagne sont deux nations très attachées à leur unité et à leur intégrité territoriale.

D’autres part, cette région ne peut se permettre aucun effondrement économique. Bien au contraire affirme M. Charaï : «elle a besoin de plus d’intégration, d’un marché plus profond, pour assurer son décollage et satisfaire les aspirations de sa population majoritairement jeune

Des arguments qui trouvent toute leur pertinence dans l’affaire El Guergarat qui a été un laboratoire de gestion de crise où ont été testés et approuvées, la retenue du Royaume du Maroc, son rôle de défenseur actif de la stabilité régionale, sa position névralgique pour le commerce Nord-Sud, ses efforts de lutte contre la banditisme et le terrorisme ainsi que son soft power»

« L’Espagne en convient et cela renforce la permanence et le renforcement de ce mariage de raison », conclut Ahmed Charaï une analyse et une plaidoirie qui restera sans aucun doute une référence dans la timeline des relations hispano-marocaines.


M. Ahmed Charai est éditorialiste et éditeur de presse, Administrateur de Plusieurs Think tank à Washington – Membre du Conseil d’Administration du “Center for Strategic and International Studies” à Washington, – – Membre du Directoire de l’ONG “Search for Common Ground” à Washington, – Membre du Conseil du Directoire de ” The Atlantic Council of United States” à Washington – Membre du Conseil Editorial Consultatif de “The National Interest’s Magazine” à Washington. – Membre du Conseil d’Administration du “The Foreign Policy Research Institute” à Philadelphia– Membre du Conseil d’Administration du International Crisis Group. Mr Charai est aussi membre du conseil Consultatif de Gatestone Institute à New York. Mr Charai, s’exprime souvent dans de grands journaux et médias américains dont le Wall Street Journal, New York Times, Le Monde, Fox News, National Interest Magazine, Huffington Post.

Espagne : Le roi Felipe VI charge Pedro Sanchez de former le gouvernement

Le socialiste Pedro Sanchez, vainqueur des législatives de novembre en Espagne, a été formellement chargé mercredi par le roi Felipe VI de former un nouveau gouvernement même s’il ne compte pas encore les soutiens suffisants pour être investi par les députés.

«C’est un mandat que j’assume avec honneur, avec responsabilité», a déclaré Pedro Sanchez devant la presse à l’issue de deux jours de consultations entre le roi et les dirigeants des partis représentés à la Chambre des députés.

«Les Espagnols sont fatigués des affrontements et des bagarres» politiques, «l’Espagne a besoin d’une période de stabilité», a-t-il ajouté alors que la quatrième économie de la zone euro est empêtrée dans une instabilité chronique depuis 2015 et a connu depuis quatre élections législatives en quatre ans.

Pedro Sanchez, arrivé au pouvoir en juin 2018, est sorti vainqueur mais affaibli du scrutin du 10 novembre, qui a été marqué par un bond du parti d’extrême droite Vox, devenu la troisième force politique du pays.

Le socialiste avait déjà remporté le scrutin précédent du 28 avril mais avait échoué à se faire reconduire au pouvoir, notamment en raison de son incapacité à s’entendre avec la gauche radicale de Podemos.

Les socialistes du PSOE sont parvenus cette fois à sceller un accord avec Podemos juste après le scrutin de novembre en vue de former un gouvernement de coalition.

Mais les deux formations restent loin de la majorité à la Chambre des députés, nécessaire à l’investiture de M. Sanchez comme chef du gouvernement, et ont besoin de l’appui d’autres partis dont les indépendantistes catalans d’ERC.

Le PSOE et ERC négocient depuis plusieurs semaines mais sans succès pour le moment. ERC réclame une négociation avec Madrid sur la crise en Catalogne dans le cadre de laquelle puisse être abordée la question d’un référendum d’autodétermination, ce dont le gouvernement central ne veut pas entendre parler.

Sanchez, qui espérait initalement être reconduit au pouvoir avant la fin de l’année, ne s’est pas avancé mercredi à donner une date pour la session d’investiture à la chambre des députés.

Et il n’a pas voulu non plus donner de détails sur les négociations avec ERC. «Elles doivent être suffisamment discrètes pour que nous puissions arriver à un accord», a-t-il dit.

La Catalogne, qui a été au centre du débat lors du dernier scrutin, a été secouée par des manifestations, parfois violentes, après la condamnation mi-octobre de neuf dirigeants séparatistes, dont le président d’ERC Oriol Junqueras, à la prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

Le Maroc dément formellement tout accord entre Rabat et Madrid sur un nouveau dispositif anti-migratoire

Aucun accord n’a été conclu entre Rabat et Madrid permettant aux bateaux espagnols de sauvetage de migrants d’accoster dans les ports marocains, a affirmé, jeudi à Rabat, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi. Dans un article paru jeudi dans la version digitale en anglais du quotidien espagnol El Pais l’Espagne et le Maroc seraient parvenus dernièrement à un accord sur une stratégie sans précédent pour contenir l’immigration clandestine. Selon cet accord, les services espagnols de sauvetage en mer, Salvamento Marítimo, seraient autorisés à débarquer une partie des migrants sauvés vers des ports marocains. Aujourd’hui, tous les migrants découverts par les services de secours espagnols dans les eaux du détroit de Gibraltar ou de la partie la plus occidentale de la mer Méditerranée sont automatiquement acheminés vers des ports espagnols, même si le sauvetage a eu lieu plus près des côtes marocaines.

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Le roi Mohammed VI réserve un accueil grandiose aux souverains d’Espagne

A l’entame de leur visite officielle au Maroc qui doit durer deux jours, les rois d’Espagne Don Felipe VI et Dona Letizia, ont eu droit à un accueil des plus grandioses qui leur a été réservé par leur hôte, le roi Mohammed VI. Alors qu’en traversant les villes de Salé puis de Rabat les principales artères empruntées par le cortège royal ont été pavoisées de drapeaux marocains et espagnols, l’entrée par Bab Assoufara vers le Mechouar a connu un spectacle digne de l’histoire des deux civilisations marocaine et ibérique.

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Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne en visite officielle au Maroc en février

La visite officielle du Roi d’Espagne Felipe VI et son épouse la reine Letizia au royaume du Maroc, qui a connu plusieurs reports, aura lieu finalement à la mi-février 2019, ont indiqué vendredi des sources diplomatiques à l’agence officielle espagnole Efe.

Bien que la date exacte et l’agenda de la visite royale attendent une confirmation officielle, les gouvernements marocain et espagnol ont accéléré de leur côté les préparatifs de la visite des souverains d’Espagne qui a été validée par le Président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

MBS achève sa visite à Madrid : Des contrats et des milliards

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Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a achevé jeudi 12 avril sa visite d’Etat de deux jours en Espagne qui clôt une tournée qui l’a conduit aux Etats-Unis et en France. L’étape espagnole n’a pas échappé non plus à la signature de plusieurs accords notamment dans le domaine de l’armement entre Madrid et Riyadh.

Six accords, mémorandums d’entente et accords bilatéraux dans les domaines de la défense, du transport aérien et de l’éducation ont été paraphés. Les accords se concentrent également sur des projets culturels, technologiques et d’autres domaines de développement entre le Royaume et l’Espagne, rapporte ce vendredi Saudi Gazette.

Les accords ont été signés en marge de la rencontre entre le prince héritier, également vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense, et le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy.

Dans les détails, a été signé un accord-cadre de 2,2 milliards de dollars sur la coopération dans le domaine de la défense pour l’achat de cinq corvettes au constructeur naval espagnol Navantia. Les deux parties négociaient l’accord des corvettes depuis 2015. Par ailleurs, l’armée espagnole formera du personnel militaire saoudien et des entreprises ibériques construiront un centre de construction navale en Arabie saoudite.

Le texte paraphé stipule également la mise en place d’un projet commun pour le développement et la maintenance des programmes militaires, signé par Ahmed Al-Khatib, président du conseil d’administration des industries militaires saoudiennes (SAMI) et le directeur général de Navantia, Esteban Garcia Vilasánchez.

SAMI et Navantia ont signé aussi un mémorandum d’entente pour créer une joint-venture qui gérera et localisera toute activité des systèmes de combat naval, y compris l’intégration et l’installation de ceux-ci. L’accord de partenariat entre SAMI et Navantia devrait créer 1 000 emplois pour un chiffre d’affaires total de 8 milliards de dollars d’ici 2030.

Les autres accords portent notamment sur le transport aérien, un programme exécutif de coopération culturelle, et un autre protocole d’accord pour la coopération scientifique et technique.

SAMI et Navantia ont également signé une lettre d’intention pour la conception et la construction de 5 corvettes Avante 2200, y compris un système de gestion du combat, pour le compte du ministère de la Défense d’Arabie saoudite.

Al-Khatib a expliqué que l’accord s’inscrit dans la Vision 2030 de l’Arabie saoudite et à la suite de l’annonce du prince Mohammed Ben Salmane de localiser 50% des dépenses militaires totales d’ici 2030. « L’un des résultats ambitieux de la vision du prince héritier est d’explorer toutes les opportunités de collaboration et de localisation pour construire un écosystème d’industries militaires fort et autonome. »

Les entreprises espagnoles ont déjà remporté deux grands contrats d’infrastructure en Arabie Saoudite. Un consortium espagnol, Al-Shoula, construit la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant La Mecque et Médine, et le groupe de construction espagnol FCC dirige l’un des trois consortiums.

Par ailleurs, il est à signaler que le prince héritier saoudien a été accueilli par le roi d’Espagne Felipe VI au palais Zarzuela à la périphérie de Madrid. Il a également rencontré la ministre de la Défense, Maria Dolores de Cospedal, et a déjeuné à la Moncloa avec le Premier ministre Mariano Rajoy.

Lors de son étape britannique, MBS a signé des contrats de quelque 100 milliards de dollars; 400 milliards lors de l’escapade américaine et 18 millards avec les français.

Mohammed Ben Salmane arrive en Espagne pour signer un contrat d’armement de 3 milliards €

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Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane est arrivé en Espagne mercredi 11 avril pour une visite officielle. Madrid et Riyadh devraient signer un contrat d’armement évalué à 3 milliards €.

L’avion du Prince Mohammed ben Salman, en provenance de Paris, a atterri à la base aérienne Torrejón de Ardoz, dans la périphérie de Madrid.

Le roi Felipe VI et Mariano Rajoy et le Premier ministre espagnol, tenteront durant cette visite, de conclure un contrat de vente à l’Arabie saoudite de cinq corvettes navales Avante 2200 de Navantia estimée à 2 milliards €  afin de préserver des milliers d’emplois dans les chantiers navals déficitaires d’Espagne. Cette commande comporte également la fourniture de leurs armements, la formation de 600 marins saoudiens et la modernisation de la base navale de Djeddah, soit un budget supplémentaire de 1 milliard €.

L’Espagne est le troisième pays dans la tournée occidentale de MBS, qu’il a entamée par une visite de 19 jours aux Etats-Unis, au cours de laquelle il a rencontré le président américain Donald Trump, puis une visite de trois jours à Paris où il a été reçu par le Président Emmanuel Macron.

Le président catalan appelle à la suspension du processus d’indépendance et réclame un mandat pour annoncer la république de Catalogne

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Dans son allocution devant le parlement catalan, le président Carles Puigdemont, a annoncé que son gouvernement avait fait un geste de générosité et tendait la main à Madrid pour un dialogue ouvert. Pour lui, il y a un avant et un après 1er octobre, en référence au référendum d’autodétermination. C’est ainsi qu’il a demandé aux catalans de lui conférer un nouveau mandat pour déclarer la République de Catalogne. Un appel certain à des élections anticipées pour une plus grande majorité, plus forte et plus légitime.

Plus d’une semaine après le référendum sur l’autodétermination de la Catalogne qui s’est tenu le 1er octobre 2017, le président de la Generalitat -gouvernement autonome- Carles Puigdemont, s’exprime en ce moment devant le Parlement régional.

Après avoir expliqué qu’il a écouté toutes les parties, il expose les raisons ainsi que les tenants et aboutissants de la tenue du référendum d’autodétermination dans des conditions très difficiles, tout en dénonçant les représailles des autorités centrales de Madrid.

Selon lui, malgré la pression sans précédent du gouvernement fédéral, les votants ont participé massivement au scrutin. Il les a remerciés au passage pour leur mobilisation et leur engagement.

Carles Puigdemont explique que la Catalogne a joué un rôle fondamental dans la construction démocratique du pays depuis la fin du franquisme, mais que ce maillon de l’histoire représente un début à la chaîne démocratique et non un aboutissement.

S’exprimant en langue catalane, Carles Puigdemont assure que les catalans ont respecté tout le processus démocratique et qu’aujourd’hui la Catalogne veut, en toute légitimité, changer le statut d’autonomie, vers plus de liberté. Et le seul moyen d’y arriver est que la Catalogne soit un État indépendant. En toute liberté et par les moyens pacifiques. Il regrette que Madrid ait choisi la réponse policière alors que la volonté de négocier était maintenue jusqu’à la dernière minute, laquelle s’est vu opposer une fin de non-recevoir.

Dans l’absence d’un interlocuteur à Madrid, et que la monarchie s’est éloignée de son rôle de modérateur, nous voulons juste avoir notre mot à dire dit le président de la Catalogne. Si la Constitution est un cadre démocratique, le référendum est l’expression suprême de la démocratie explique Carles Puigdemont : « nous ne voulons pas de coup d’Etat » mais de l’indépendance de la Catalogne.

Solennellement, le gouvernement et moi-même, demandons au parlement de tenir compte des résultats du référendum selon la volonté du peuple catalan.

Par responsabilité, nous nous sommes donnés le temps d’écouter les Espagnols. Aux opérateurs économiques, et aux médias nous leur demandons d’écouter le peuple catalan.

Pour l’intérêt de tous, je demande que le Parlement suspend le processus de la déclaration d’indépendance et qu’on initie un dialogue national et international.

Abdellah EL Hattach

Comme Juan Carlos en 1981, Felipe VI appelle à l’affirmation de l’Etat de droit en Espagne

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À événement exceptionnel, sortie exceptionnelle. Le référendum pour l’indépendance de la Catalogne a été vécu par une partie des Espagnols, establishment en tête, comme une tentative de coup d’Etat. Ce qui a poussé le pouvoir à Madrid à chercher l’appui personnel du Roi Felipe VI en vue d’éteindre les flammes de ce que l’on peut désigner comme étant la plus grande crise politique que traverse le pays depuis le retour à la démocratie il y a quatre décennies.


Comme l’avait fait son père, le Roi Juan Carlos Ier, en 1981 quand il appelé les Espagnols à l’unité et un retour au processus démocratique suite à la tentative de putsch perpétrée par une junte militaire composée de 200 membres de la Guardia Civil emmenés par leur colonel, Felipe VI, faisant face au plus grand défi de son règne, a lui aussi appelé à faire prévaloir l’état de droit.
Le roi d’Espagne a dénoncé le comportement irresponsable des catalans qui ont mené cette tentative de sécession et a reconnu que le pays traversait une crise majeure et difficile.

Fustigeant les indépendantistes, Felipe VI a accusé les sécessionniste de mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de tout le pays.

C’est ainsi qu’il a souhaité un retour immédiat au droit et à l’esprit de la Constitution espagnole.

De leur côté, les dirigeants séparatistes ont dénoncé le discours du Roi et ont menacé de prendre des mesures unilatérales si Madrid n’engage pas rapidement des négociations de fond sur l’avenir de la Catalogne qui a vécu ce mardi un jour de grève générale qui a paralysé presque la totalité des activités dans la province : port de Barcelone fermé, marché de gros rideaux baissés, routes bloquées…et des centaines de milliers de catalans étaient aujourd’hui dans les rues pour dénoncer les violations policières du dimanche dernier lors du scrutin référendaire, et qui ont fait, selon les autorités autonomes, plus de 800 blessés.

Sur fond de perspective sécessionniste, et malgré les menaces du pouvoir central, il s’agit réellement d’une crise profonde : 90% des votants au référendum ont dit oui à l’indépendance et la plupart des sondages vont dans ce sens. Madrid est devant un sujet épineux, complexe, voire inextricable.

Si la crise ne peut (et ne devrait pas) être résolue par la force, elle le sera certainement par consensus et dans le cadre de l’Europe. À défaut, l’Espagne risque l’éclatement dont on ne mesure même pas l’impact et les dommages collatéraux sur le voisinage.

Abdellah El Hattach