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Emmanuel Macron - Page 3

Affaire Pegasus : Macron exige d’Israël le même traitement que les américains et les britanniques

Emmanuel Macron ne décolère pas. La pression sur les épaules du Président-candidat s’accentue crescendo. Aux contraintes internes, présidentielles, crise sociale, économique et sanitaire, s’ajoute une pression externe inédite depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Dans le nouvel ordre mondial qui se dessine, la France est reléguée au groupe des pays en déclin face à l’émergence d’une alliance anglo-saxonne qui fédère ses intérêts stratégiques pour rétablir l’autorité américaine sur le monde. Le Brexit et l’emprise anglo-saxonne sur l’Otan n’étaient que les prémisses de ce mouvement. La naissance du pacte stratégique Aukus (de l’acronyme de Australia, United Kingdom and United States) excluant la France de la sécurité de la zone indo-pacifique et l’affaire des écoutes israéliennes sur les téléphones de l’exécutif français ont fini par réveiller le condescendant et suffisant monarque Emmanuel Macron qui s’essaye désormais à une politique étrangère plus rebelle que disruptive. Dernière manifestation de la colère macronienne, révélée par le journaliste israélien Ravid Barak, a été à l’encontre d’Israël et son logiciel Pegasus. Le président français a ordonné le gel d’une partie importante des contacts politiques, sécuritaires et de renseignement entre son pays et Israël et exige le même traitement que les américains et les britanniques.

Le successeur du marocain Meir Ben-Shabbat, le conseiller à la sécurité nationale d’Israël et Chef du Conseil national de sécurité, Eyal Hulata, s’est rendu secrètement à Paris ces derniers jours où il a rencontré à l’Elysée son homologue français Emanuel Boone, rapporte le site d’information Walla. L’objectif de cette visite était de donner des éclaircissements aux Français sur l’affaire du piratage présumé des téléphones de l’exécutif français par le logiciel Pegasus et de présenter une proposition de sortie de crise.

Le média israélien révèle qu’après le déclenchement de la crise en juillet, Emmanuel Macron a ordonné le gel d’une partie importante des contacts politiques, sécuritaires et de renseignement avec Israël, et surtout des visites réciproques jusqu’à ce que la question soit clarifiée. Et ceci malgré la visite du ministre de la Défense Benny Gantz à Paris pour présenter au ministre français de la Défense des conclusions préliminaires.

Eyal Hulata Conseiller à la Sécurité Nationale et chef du Conseil de sécurité nationale.

Face à la crispation française, Israël a désigné le Chef du Conseil national de sécurité, Eyal Hulata pour mener des négociations discrètes avec l’Elysée qui durent depuis plus de trois mois. Sa récente visite Paris était porteuse d’une première piste de sortie de crise entre les deux pays.

Parmi les clauses de cet accord est qu’Israël s’engage envers la France à ce que tout futur contrat d’exportation de services ou produits de cybercriminalité offensifs vers un pays tiers devrait inclure une clause interdisant le ciblage de numéros français. Une clause similaire à ce qui est appliqué aux États-Unis et à la Grande-Bretagne, apprend-t-on de Walla qui cite de hauts responsables israéliens.

L’Elysée est resté discret sur cette visite, toutefois, le site d’information américain Axios rapporte que les pourparlers avec Tel-Aviv se poursuivaient et que les responsables israéliens espèrent qu’une solution pour mettre fin à cette crise diplomatique pourrait être trouvée dans les prochaines semaines.

Réveil difficile de la France

S’endormant sur ses lauriers, reproduisant les mêmes schémas à l’identique depuis Mitterrand, s’enfermant dans une image désuète et passéiste de soi et se croyant être sur le chemin radieux de la puissance, la France se réveille sur le bruit assourdissant de l’écroulement de son aura et de son influence.

Cette impuissance de la France se manifeste par son incapacité à défendre ses intérêts en Europe et dans ses zones d’influence historiques. Paris est incapable de constituer un front unis au sein de l’UE pour contrer les multiples stratégies d’affaiblissement de l’Europe. Elle n’arrive plus à mener d’actions offensives militaires et économiques en Afrique sans l’appui financier de proxies notamment l’Allemagne, les Emirats arabes unis et l’Arabie Saoudite. Paris échoue à chaque fois quand elle tente d’agir sur le Moyen-Orient. Laquelle région est désormais sous la coupole d’israël.

La gueule de bois française est entrain de transformer profondément le pays et pervertir ses valeurs nobles. La démocratie, l’ouverture et l’humanisme laisse la place au «récationnisme» et à la haine communautaire, jadis nourris pour jouer le rôle de l’épouvantail, aujourd’hui adoptés par l’appareil de l’Etat sous le prétexte de la conquête de la souveraineté.

Urgent – l’Algérie rappelle son ambassadeur à Paris suite aux déclarations de Macron

L’Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur à Paris pour consultations, a annoncé la présidence algérienne ce samedi.

Cette décision a été prise suite aux propos du Président français Emmanuel Macron qualifiant le régime algérien de «système fatigué, fragilisé par le Hirak » et sous-entendant «l’inexistence de nation algérienne avant la colonisation française». Ce rappel survient aussi au lendemain de l’incident militaire entre un sous-marin à propulsion nucléaire israélien pris en chasse par des sous-marins algériens dans les eaux internationales méditerranéennes.

  | «L’Histoire officielle en #Algérie est totalement réécrite». «Est-ce qu’il y avait une nation algérienne avant la colonisation française?». «Le

Ces propos sortent de la bouche d’Emmanuel #Macron. Ils vont provoquer un séisme.

Les détails dans la story 

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Morocco #World #News #Media

La colère française persistante contre les État-unis entache la réunion des américains et européens à Pittsburgh

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De hauts responsables des États-Unis et de l’Union Européenne se sont rencontrés mercredi à Pittsburgh pour tenter d’enterrer la hache de guerre après la colère noire d’Emmanuel Macron causée par le récent accord de Washington de la vente de sous-marins nucléaires à Canberra laissant sur la touche Paris.

La première réunion du Conseil du commerce et des technologies (CCT) UE-États-Unis qui s’est tenue à Pittsburgh a bien failli être annulée en raison de la fureur de Paris suite à l’annulation par Canberra d’un contrat d’achat de sous-marins français d’une valeur de 56 milliards d’euros au profit de sous-marins à propulsion nucléaire et de technologies américaines et britanniques.

Les pourparlers de mercredi se sont finalement déroulés comme prévu, bien que la France n’ait accepté le texte de la déclaration finale qu’après avoir clairement exigé plusieurs changements.

Par exemple, un accord pour se réunir dès le printemps prochain pour la prochaine session du conseil a rencontré le rejet des Français, qui ont également exigé qu’une déclaration formulée de manière positive sur la confiance mutuelle dans la production de semi-conducteurs soit modifiée.

Ce faisant, la France a clairement indiqué qu’après ce qu’elle considère comme la récente trahison de trois alliés proches, l’UE devrait lutter pour une bien plus grande indépendance vis-à-vis de son partenaire atlantique de longue date.

https://twitter.com/MehreenKhn/status/1442508547569471491

Les goulots d’étranglement actuels pour les semi-conducteurs, qui ont conduit, entre autres, à de nombreux constructeurs automobiles incapables de produire suffisamment de véhicules, ont été l’un des principaux sujets de la réunion, ainsi que la coopération dans le domaine de l’Intelligence Artificielle.

L’électronique grand public est rare dans le monde en raison d’une demande en plein essor, la pénurie n’étant exacerbée que par les perturbations du transport et de la production liées à la pandémie.

Selon le texte de la déclaration finale de la réunion, les goulots d’étranglement de l’approvisionnement devraient être surmontés grâce à une meilleure coordination UE-États-Unis et en réduisant la dépendance actuelle vis-à-vis de l’électronique asiatique, et en particulier chinoise.

Le Conseil du commerce et de la technologie a été créé en juin par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président américain Joe Biden, essentiellement pour mettre fin aux conflits sur les tarifs commerciaux qui ont surgi sous l’administration Trump, mais aussi pour aborder des questions telles que sécuriser les chaînes d’approvisionnement et lutter contre les pratiques commerciales déloyales employées par des pays comme la Chine.

Suite à la première réunion du conseil de mercredi, 10 groupes de travail ont été invités à élaborer des plans concrets sur ces sujets et d’autres au cours des prochains mois.

Nasser Bourita juge «Injustifiée» la décision de la France de durcir les conditions d’octroi de visas aux Marocains

La décision de la France de durcir les conditions d’octroi des visas pour les citoyens marocains est injustifiée et ne reflète pas la réalité de la coopération consulaire en matière de lutte contre l’immigration illégale, a souligné, mardi à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

MAP

«Nous avons pris acte de cette décision et la considérons comme injustifiée pour nombre de raisons, dont la première est que le Maroc a toujours traité la question de la migration avec la logique de responsabilité et le nécessaire équilibre entre la facilitation de la circulation des personnes (Etudiants, hommes d’affaires et autres..), la lutte contre l’immigration clandestine et le traitement ferme réservé aux personnes en situation irrégulière», a soutenu M. Bourita lors d’une conférence de presse à l’issue d’un entretien avec son homologue mauritanien, Ismaël Ould Cheikh Ahmed.

Dans le cadre de cette approche, les consulats du Royaume ont délivré, lors des seuls huit premiers mois de l’année courante, 400 laisser-passer au profit de personnes qui étaient en situation irrégulière, a affirmé le ministre. «Partant de cela, l’adoption du paramètre du refus de la délivrance des déclarations consulaires nécessaires au retour des émigrés est inappropriée», a jugé M. Bourita.

Selon lui, le Maroc conditionne le retour de ses ressortissants au fait qu’ils disposent d’un passeport ou d’un laisser-passer, or, dans le sillage de la pandémie de la covid-19, le Royaume exige désormais qu’ils justifient en plus d’un test PCR négatif pour pouvoir accéder au territoire national.

Ce que la France ne déclare pas, a-t-il noté, c’est que nombre d’individus disposant de documents de voyage n’ont pas pu rentrer au Maroc car refusant de réaliser ce dépistage, facultatif en France.

Le problème est franco-français car si la loi française ne permet pas à ses autorités d’obliger les émigrés à se soumettre à ce test pour leur rapatriement, le Maroc n’acceptera pas non plus de changer ses lois pour permettre aux personnes venant de France d’accéder à son territoire sans se faire dépister, a-t-il détaillé.

Toutefois, la décision de la France reste souveraine mais les raisons qui la motivent nécessitent précision et débat, car ne reflétant pas la réalité de la coopération consulaire entre les deux pays en matière de lutte contre l’immigration illégale, a insisté le ministre, affirmant que le Maroc suivra de près cette décision.

Durcissement de l’octroi des visas aux maghrébins, Macron lance officiellement sa campagne électorale

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Après avoir lancé son lièvre Eric Zemmour pour lui baliser le terrain des présidentielles en cultivant peur, racisme et haine, Emmanuel Macron passe à l’acte et montre la direction du monde merveilleux de la «Zemmour Land», la cité blanche, chrétienne et greco-romaine. De toutes les nationalités des migrants, le président-candidat a jeté son dévolu sur les maghrébins, en annonçant le durcissement de l’octroi de visas en représailles de ce qu’il a appelé «le refus de ces pays de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires à l’expulsion de leurs ressortissants».

Emmanuel Macron, ne déroge pas de ses prédécesseurs qui ont transformé cette communauté en souffre-douleur de la politique française surtout en période électorale. Sauf que cette fois-ci, le contexte international explosif menace l’ensemble des équilibres géopolitiques d’après-guère.

Depuis le Maroc, l’agitation nerveuse d’Emmanuel Macron se traduit comme un aveu de faiblesse d’un pays en déclin, au bord de l’implosion social et de l’expression d’une arrogance et d’une condescendance inacceptables.

C’est le porte-parole du gouvernement français lui-même Gabriel Attal, et c’est sur Europe1, la station radio de Vincent Bolloré, Sherpa d’Eric Zemmour, que l’annonce du durcissement des conditions d’obtention des visas à l’égard du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie a été faite.

«C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France», a justifié le porte-parole du gouvernement français sur Europe 1. Il a ainsi confirmé une information de la radio qui évoquait une baisse à venir de 50% du nombre de visas délivrés pour les ressortissants du Maroc et de l’Algérie et de 33% pour ceux de Tunisie, précise l’AFP.

L’attitude de ces pays «freine l’efficacité des reconduites effectives» à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a déclaré Gabriel Attal. 

Ce dernier n’a pas caché que son pays a eu recours à des menaces qui sont actuellement mises à exécution. «il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd’hui on met cette menace à exécution», a-t-il révélé.  

Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre français Jean Castex et de membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, ainsi que des réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a fait valoir qu’«à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles», rapporte l’AFP. 

Interrogé sur la durée d’application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu’elle avait été «décidée il y a quelques semaines» et «va être mise à exécution» pour «pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires». 

«On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu’on puisse faire appliquer nos règles migratoires», a insisté le porte-parole du gouvernement.

La campagne éléctorale de Macron est lancée

Il faut être dupe pour ne pas voir en cette décision du gouvernement français de cibler les maghrebins une stratégie électorale pensée par Macron et financée par Bolloré et qui porte le nom «Zemmour Land».

Eric Zemmour a saturé durant deux semaines l’ensemble des médias français, par la même sémantique et les mêmes éléments de langage qui ont permis aujourd’hui à Emmanuel Macron de lancer sa propre campagne en traduisant par des actes, les souhaits de son protégé.

Interpellé sur le sujet, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a expliqué que le gouvernement n’avait «pas attendu qu’Eric Zemmour en parle pour (lui)-même en parler», les «premières réunions» sur le sujet datant d’«il y a plus d’un an». 

Sauf l’avénement surprise d’un candidat des militaires, Emmanuel Macron sera probablement réélu pour un deuxième mandat. Il devrait toutefois expliquer aux français, que la «Zemmour Land» est une chimère et un piège à cons.

Au Maroc, incompréhension et dépit

La réaction des marocains sur les réseaux sociaux a été unanime. D’aucuns ne comprend cette déferlante de haine de la France contre le pays. L’incompréhension est totale, surtout, qu’à cause de la crise sanitaire et la fermeture des frontières et des services consulaires, les marocains ne voyagent presque plus ni en Europe ni ailleurs d’ailleurs.

«Instrumentalisation électorale» et «décadence du régime français» dominent les commentaires et les réactions des marocains. Quelques appels à abandonner la langue française au profit de la langue anglaise ont également refait surface.

France au Sahel : Emmanuel Macron met fin à l’opération Barkhane

Lors d’une conférence de presse sur les questions internationales, tenue ce jeudi 10 juin, le président français Emmanuel Macron a évoqué la «transformation profonde» de la présence militaire française au Sahel.

Une semaine après l’annonce de l’arrêt de la coopération militaire bilatérale entre le France et le Mali, Emmanuel Macron a annoncé «la fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure pour permettre une opération d’appui, de soutien et de coopération aux armées des pays de la région qui le souhaitent». Les modalités exactes et le calendrier de cette transformation seront présentés dans un premier temps lors d’un rassemblement de la coalition au Sahel, qui doit «se réunir très prochainement», selon le président français.

Emmanuel Macron devrait probablement communiquer à nouveau sur ce sujet avant la fin du mois de juin.

«La poursuite de notre engagement au Sahel ne se fera pas dans un cadre constant», a expliqué Macron en annonçant une «transformation profonde de la présence militaire de la France» dans la région.

«La présence durable dans le cadre d’opérations extérieures de la France ne peut pas se substituer au retour de l’Etat et des services de l’Etat à la stabilité politique et au choix des Etats souverains», a également déclaré le président français.

Opération Barkhane, une course était perdue d’avance

La fin de l’opération Barkhane était un secret de polichinelle. Une analyse publiée par l’Institut Montaigne en date du 17 novembre 2020, avait choisi comme l’intitulé, l’affirmation : Vers la fin de l’opération Barkhane. L’étude prospective ne cachait pas le goût amer de l’échec de l’opération militaire principal acte militaire du règne d’Emmanuel Macron.

«Le problème est qu’avec les faibles moyens déployés dès le début dans l’opération Barkhane, en concurrence avec ceux des autres opérations engagées au même moment, en particulier Sentinelle, et les problèmes structurels des États locaux, cette course était perdue d’avance.» souligne l’étude.

«Barkhane a bien cumulé les succès tactiques au cours des années, mais ceux-ci sont restés insuffisants en nombre pour, au niveau opérationnel, empêcher les organisations ennemies de se renforcer, s’étendre et se diversifier», affirme l’Institut.

Et de recommander : « Le moins que l’on puisse faire dans le nouveau contexte qui peut se dessiner est de défendre nos intérêts sécuritaires et diplomatiques au moindre coût dans la durée».

Brakhane est également un gouffre financier. Emmanuel Macron a essayé d’impliquer l’Europe dans sa conquête du Sahel en s’appuyant sur l’Allemagne, premier contributeur de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

Face à ses échecs à répétition, il utilisera la crise au sein des pays du Golfe pour monnayer son soutien à l’Arabie Saoudite contre un financement partiel de Barkhane. Il se mettra même l’Otan à dos, en lobbyant pour la création d’une armée européenne en pleine crise du Brexit.


Lire aussi : Macron, Chef de guerre


Macron a fait de l’opération Brakhane le moyen de prendre la contrôle de l’Etat-major des armées

12 jours seulement après la prise de ses fonctions en tant que président, Emmanuel Macron s’est rendu à Gao au Mali pour sa première visite à des troupes françaises à l’étranger.

Lors de cette visite, Emmanuel Macron a endossé son costume de chef des armées qui chérit tant et s’est adressé aux 1 600 soldats déployés dans le cadre de l’opération «Barkhane». Il va y passer près de 7 heures.

Premier chef des armées de la Ve République sans aucune expérience militaire, Emmanuel Macron sera obnubilé durant tout son mandat par son ascendant sur l’armée. Dès les premières semaines, il met dans le viseur le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, qui va démissionné avec fracas le 19 juillet 2017. Une première dans la Ve République.

«Une querelle brève et violente s’est nouée entre deux hommes que tout oppose, un président neuf venu du monde des finances, Emmanuel Macron, et un général d’expérience issu de la pure tradition militaire» avait écrit Le Monde.

En 2021, le président français a dû faire face à une levée des boucliers des généraux de l’armée, qui lui ont adressé à semaines d’intervalles deux lettres ouvertes dans lesquelles ils dénoncent « le chaos et la violence » qui frappent le pays en délitement et appellent Macron, les ministres, parlementaires et officiers généraux à assurer la « survie du pays ».  

Les signataires de ces tribunes ont également alerté le président français du risque de l’éclatement d’une guerre civile.

« Si une guerre civile éclate, l’armée maintiendra l’ordre sur son propre sol, parce qu’on le lui demandera », ont écrit les généraux.

Gifle à Macron: 4 mois de prison ferme pour l’agresseur

Le verdict est tombé. L’auteur de la gifle au Président français, Damien T, a été condamné à 18 mois de prison, dont 14 avec sursis.

Avec AFP

Le tribunal correctionnel de Valence a condamné jeudi Damien T. à 18 mois de prison, dont 14 mois avec sursis, avec mandat de dépôt, pour avoir giflé deux jours plus tôt le président Emmanuel Macron lors d’un déplacement dans la Drôme.

Le procureur de la République de Valence avait requis 18 mois de prison pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique. L’homme de 28 ans, qui a reconnu avoir donné cette gifle au chef de l’Etat lors de l’audience, a été incarcéré.

Cette gifle, « parfaitement inadmissible » est un « acte de violence délibérée », a soutenu le représentant du ministère public, face à l’homme de 28 ans, cheveux longs, tee-shirt vert et lunettes sur le nez, qui était jugé en comparution immédiate. Le procureur a réclamé un mandat de dépôt à son encontre, rapporte l’AFP.

Face au juge l’accusé a déclaré qu’il découvrait les images en même temps que vous. » Et d’ajouter : « Dans mes souvenirs, je ne me rappelais pas lui avoir tenu le bras. » Il a également raconté : « Dans la voiture, quand on attendait, on avait envisagé de faire quelque chose de marquant, de l’interpeller sur des sujets politiques, de prendre un gilet jaune ou un drapeau français, mais on s’est ravisés. »

Quant à son geste, « je pense que ma réaction était un petit peu impulsive, mais que mes paroles ont eu un impact pour Macron, tous les Gilets jaunes, et les patriotes », a-t-il expliqué. Et de lancer : « Quand j’ai vu son regard sympathique et menteur qui voulait faire de moi un électeur, j’étais rempli de dégoût. » « L’acte est regrettable, mais je n’ai aucunement envisagé de le commettre », a-t-il ajouté. « Cette claque n’aurait pas eu lieu si Macron ne s’était pas dirigé directement vers moi. […] Sinon, je l’aurais interpellé directement sur des sujets politiques. […] Il avait une démarche élective, ce qui m’a déplu. » « Je pense que beaucoup de monde ressent cette injustice. Je me suis senti investi », a-t-il également déclaré.

Emmanuel Macron reçoit une gifle lors d’un déplacement dans la Drôme

Le président français a reçu une gifle de la part d’un homme alors qu’il était en déplacement à Tain-l’Hermitage dans la Drôme, pour sa deuxième étape de son « tour de France des territoires ». Deux personnes ont été interpellés.

Ce mardi 8 juin, Emmanuel Macron, en sortant du lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage dans la Drôme a décidé d’aller voir les personnes qui attendaient derrière une barrière, avant de rejoindre sa voiture. Le premier homme vers qui il est allé lui a porté une gifle avant d’être interpellé par les gardes du corps du président.

La scène a été filmée et postée sur les réseaux sociaux.

Selon la préfecture, une deuxième personne a été interpellée dans la foulée. L’entourage du président cité par l’AFP évoque une «tentative de gifle». Le président a continué sa visite, a précisé l’Elysée.

Avant de porter un coup vers le visage d’Emmanuel Macron, l’agresseur a crié : «Montjoie Saint-Denis, à bas la macronnie !».

«Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l’acte ? Je suis solidaire du Président», a écrit Jean-Luc Mélenchon.

«Montjoie Saint-Denis, prononcé avant la gifle sur le Président : ce slogan est celui de l’extrême-droite royaliste. Exactement ce qu’est Papacito. Ça y est, vous la prenez au sérieux la violence d’extrême-droite maintenant ? Solidaire du Président», a écrit pour sa part le député Eric Coquerel.

https://twitter.com/ericcoquerel/status/1402246101445586951

Votre Briefing du Jeudi

#1 – Couvre-feu Ramadanien : les marocains résignés à moitié

La communication déplorable du gouvernement a mis les marocains en émoi à l’annonce du couvre-feu nocturne durant le Ramadan. Le vide laissé par le Chef de gouvernement Saad Dine El Otmani et le ministres des affaires religieuses, Ahmed Toufiq, a créé une grande confusion profitant à des mouvements répertoriés extrémistes. Du pain béni pour Hassan al-Kettani, qui entre deux posts sur les tarawih, glisse une menace de déstabilisation à la Jordanienne. Cette troisième vague semble mal supportée par les populations, de par le monde, lassées et épuisée des mesures de restriction sanitaires et les contradictions générées par le grand écarts des gouvernements impuissants devant l’ampleur de la menace économique, sociale et sécuritaire.

Au Maroc, la campagne de vaccination et une grande flexibilité des autorités acquise au fil du temps, ont certes amélioré les libertés de circulation et la vie sociale en comparaison avec les pays européens, mais la menace économique est très importante. Dans l’absence d’aides directes, de plan volontariste et puissant de relance Saad Dine El Otmani, a fini par grippé à la machine de production au risque de mettre en équation la paix sociale du pays.

Fait insolite en relation avec le couvre-feu Ramadanien, le président de la Commune de Louta, près d’Al Hoceïma, Mekki El Hannoudi, a annoncé sur sa page Facebook, qu’il allait permettre aux habitants de sa commune qu’il allait les laisser sortir jusqu’à onze heure du soir et qu’il en assumerait les conséquences. A des fins purement électoralistes, cet usfpéiste prend le risque de créer un mouvement de désobéissance au niveau national.

#2 – Les images des arrestations violentes des jeunes manifestantes émeuvent les femmes au Maroc

Les autorités publiques perdent pour la seconde fois la bataille de l’image face à un mouvement des enseignants contractuels, de plus en plus organisé et de plus en plus imprévisible. Les vidéos de l’arrestation ciblée de deux jeunes femmes , identifiées comme leaders du mouvement ont choqué de par leur violence. Des scènes que les féministes n’ont pas voulu laisser passer. Elles rappellent que trop les violences quotidiennes dont sont victimes les femmes marocaines. Militantes de gauche, actrices ou collectif Masaktach ont exprimé sur les réseaux sociaux leur colère et ont demandé la libération immédiate de ces jeunes femmes dont Nezha Majdi qui avait dénoncé le harcèlement et les agressions sexuelles des forces de l’ordre dans une précédente manifestation.

20 manifestants sont tours en état d’arrestation.

#3 – Cryptomonnaie : Benchaaboun calme les ardeurs de Jouahri

Le Benkirane de l’économie et des finance, Abdellatif Jouahri, qui à force de vouloir vulgariser Keynes, sa langue a fourché le mardi 24 mars en traduisant «Souverain» par «Moul Chi» créant une dangereuse confusion sur un dossier aussi sensible que celui des ententes des pétroliers, s’est fait corriger par Mohammed Benchaaboun sur les cryptomonnaies.

«La crise a démontré que le digital et le numérique vont prendre de plus en plus d’importance, pas uniquement dans les domaines du commerce et des échanges, mais également sur le plan monétaire. J’ai dis à mes équipes que nous devons absolument être agiles et proactifs», avait déclaré tout sourire le gouverneur de la banque centrale.

Notre Binebine de l’économie avait également assuré les médias qu’il avait mis sur pied un comité, «en bonne et du forme, dont les membres se dédient à cette problématique, avec pour mission d’identifier et d’analyser les avantages».

Mais, comme les transformations consomment beaucoup de bande passante, un luxe que le Ministre de l’Economie et de Finance semble ne pas en disposer pour le moment, vu les montagne de problèmes plus urgentes à traiter, Benchaaboun décide de mettre fin au débat par une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Une vidéo sur laquelle les logos du Ministère et celui de BAM ont bien été mis en évidence, une voix off nous explique la dangerosité de l’investissement dans la cryptomonnaie.

«Intaha Al Kalam».

#4 – Le Maroc dézingue, Moul El Bendir, le Chef de la gendarmerie des séparatistes … par le biais d’un drone de combat chinois

Le héros national s’appelle désormais, Wing Loong 1, un drone de combat d’altitude de croisière moyenne et de longue autonomie (MALE), construit par l’entreprise chinoise China Aviation Industry Corporation.

Dah El Bendir, le chef du corps de la «gendarmerie» du groupe séparatiste du Polisario, qui tentait une incursion dans la région de Touizgui en territoire marocain, en tête d’une milice armée, a été abattue mardi 7 avril par les Forces Armées Royales par le drone Wing Loong 1.

Il s’agit de la première opération du genre à être médiatisée en raison du grade de la cible.

La presse officielle a pleuré Dah El Bendir, le qualifiant de martyre.

#5 – La séduction à la française, salie par #MeToo

Depuis le début de l’année, rappel The New York Times, un certain nombre d’hommes puissants dans certains des domaines les plus importants de la France ont fait l’objet d’accusations directes et publiques d’abus sexuels et d’insecte. La plupart de ces accusations ont surgi après des années de silence. L’effet a été immédiat, des enquêtes officielles lancées, des accusés ont perdu leur poste et d’autres ont été purement et simplement bannis de la vie publique.

La liste des noms est déjà longue et s’allonge : Gérard Depardieu, la plus grande star de cinéma française, Gérald Darmanin, le puissant ministre de l’Intérieur, Olivier Duhamel, un intellectuel éminent, Richard Berry, un acteur célèbre et PPDA, ancien roi des JT.

Ces accusations ont également conduit à repenser la masculinité française, y compris l’archétype des Français en tant que séducteurs irrésistibles, souligne Natasha Frost, journaliste au NYT.

#6 – Une large campagne appelant au boycott des E.A.U trouve son échos en Arabie Saoudite

Le hashtag مقاطعه_الامارات# ( Boycott des Emirats ) est un trending twitter dans plusieurs arabes depuis mardi 6 avril. Il s’agit de la première campagne digitale de boycott d’un pays arabes jamais lancée sur les réseaux sociaux. Israël et la France ont souvent fais les frais de mobilisations de ce genre.

Les lanceurs de cette campagne ont trouvé le liant idéal : la Palestine et le rapprochement entre MBZ et Netanyahu. Mais les véritables raisons sont d’ordre géopolitique et économique.

Le plus surprenant et que l’analyse de cette campagne révèle que plus de 60% des utilisateurs avaient des adresses IP saoudiennes. Le Yémen, la Libye, l’Algérie et le Koweït viennent après.

La crise en Jordanie, les difficultés dans lesquels est confronté Sissi en Egypte, la reconsidération du dossier iranien sont des signaux d’une reconfiguration en cour de la géopolitique de la région MENA.

Face au risque de mouvements sociaux, le gouvernement français se réapprovisionne en LBD

Le gouvernement français s’attend-t-il à une autre vague de mouvements sociaux similaire à celle des gilets jaunes? Une interrogation suscitée par la commande effectuée par l’Etat français de munitions marquantes pour ses armes à létalité réduite.

Que se passe-t-il ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a publié un appel d’offres le 14 mars pour la fourniture de pour des «munitions cinétiques de défense unique de calibre 40 mm au profit des forces de la sécurité intérieure». Il s’agit de 170.000 balles de lanceurs de balles de défense (LBD). L’Etat français envisage l’acquisition de 160.000 « munitions de défense unique» et 10.000 « munitions de défense marquante visible », un nouveau type de munition qui s’inscrit dans une logique de contrôle et de traque.

En quoi est-ce significatif ?

Révélé par le quotidien Libération, cet appel d’offre survient au moment où l’utilisation desdites munitions a été condamnée par la justice française suite à plusieurs plaintes de victimes.

En effet, le ministère de l’Intérieur a reconnu le 16 mars, la responsabilité de l’État dans les blessures d’un jeune lycéen strasbourgeois de 15 ans, grièvement blessé par un tir de LBD en marge d’une manifestation de «gilets jaunes» en janvier 2019, tandis qu’un policier a été mis en examen pour l’éborgnement d’une jeune femme, par un tir de lanceur de balles de défense lors d’une manifestation des «gilets jaunes» en décembre 2018 à Paris.

Malgré ces condamnations et la mobilisation des syndicalistes, militants et élus, Gérald Darmanin a refusé de donner suite à la proposition d’une commission d’enquête parlementaire qui souhaitait restreindre l’usage du LBD face aux «mouvements de foule».

L’usage des LBD a été massif dans les opérations de maintien de l’ordre face aux manifestation des «Gilets Jaunes», 19.000 tirs rien qu’en 2018. Le mouvement de protestation a mis à mal le maintien de l’ordre « à la française » dont les images du chaos au cœur de la capitale Paris avaient défrayé la chronique faisant le tour du monde.

Le sentiment de mauvaise gestion de la pandémie, l’impopularité du premier ministre Jean Castex, la crise économique et la fièvre des présidentielles de 2022 autant de catalyseurs d’une explosion sociale latente qui pourrait donner lieu à manifestations violentes d’une population à bout.