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Adel Al-Jubeir

MBS au Pakistan, en Inde et en Chine : Une course aux alliances sur un tapis de pétrodollars

Boudé par l’Occident, le Prince héritier de l’Arabie Saoudite, Mohamed Ben Salmane, après avoir effectué une tournée dans certains pays arabes, a mis le cap sur l’Asie où il a entamé une tournée qui le conduit notamment au Pakistan, en Inde et en Chine. Il est arrivé dimanche à Islamabad au Pakistan où il a été reçu avec les honneurs par le Premier ministre Imran Khan. MBS s’est envolé le lendemain pour l’Inde où il a rencontré le chef du gouvernement Narendra Modi. Il se rendra ensuite en Chine. Deux courtes escales prévues en Indonésie et en Malaisie ont été annulées. Les autorités de Djakarta et de Kuala-Lampur, traditionnellement amies, l’ayant quasiment considéré persona non grata.

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Le roi Salmane dégrade le ministre des Affaires étrangères Adel Al-Joubeir et décharge Turky al-Cheikh

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Le roi Salmane Ben Abdelaziz al-Saoud a signé plusieurs décrets royaux parmi lesquels un réorganisant l’ensemble des structures du Conseil des ministres, un autre nommant Ibrahim Al-Assaf nouveau chef de la diplomatie et un décret royal désignant le prince Abdallah Ben Bandar Ben Abdelaziz, ministre de la Garde nationale.

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L’Arabie saoudite, machine à cash de la France en Afrique

Durant l’été 2017, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir effectuait un roadshow en Afrique pour y rencontrer les principaux leaders du continent afin de leur vendre la nouvelle feuille de route de développement et d’ouverture que le royaume a choisi de suivre. Le chef de la diplomatie saoudienne avait opté pour Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, où se réunissaient les dirigeants africains pour leur sommet. En plus de les informer sur la situation au Proche-Orient et dans le Golfe, Adel al-Jubeir a tâté le pouls du terrain africain où pourraient, dans le futur proche, couler à flot les investissements saoudiens. Sentant l’intérêt pressant de l’Arabie saoudite pour le continent africain, le président français, Emmanuel Macron, s’est vite envolé pour Riyadh pour y voir de plus près et profiter de la manne saoudienne dont il risque de perdre le contrôle.

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#MSC2017 ( @MunSecConf ) et Coalition internationale Vs. DAECH

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La 53e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité s’achève aujourd’hui après 3 jours d’intenses débats et concertations qui ont réuni plus de 500 personnalités, chefs d’États ou de gouvernements, ministres, diplomates, militaires et experts.

Cette édition intervient à deux jours d’intervalle avec la réunion tenue à Bruxelles par les ministres de la Défense des pays de la Coalition contre l’organisation terroriste Daech, à laquelle a pris part le Maroc, représenté par Abdellatif Loudiyi, ministre chargé de l’Administration de la Défense nationale, à la tête d’une importante délégation.

Si la rencontre de Bruxelles, tenue en marge de la réunion des ministres de la Défense des Etats membres de l’OTAN, a été consacrée à l’examen des moyens d’accélérer la lutte contre l’organisation terroriste Daech qui continue de constituer un défi mondial pour lequel tout le monde doit demeurer mobilisé, tout en sachant que ce combat va être long et fastidieux, celle (la rencontre) de Munich avait à l’ordre de jour tous les sujets chauds du moment : les relations États-Unis-Europe, la crise en Ukraine et les relations avec la Russie, la guerre en Syrie, la situation sécuritaire en Asie-Pacifique, la Corée du Nord et l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien. Il était également question lors de ce MSC2017 de terrorisme international, de la guerre de l’information et électronique ainsi que des menaces liées à la santé et au climat.

Selon le président de la Conférence de Munich, Wolfgang Ischinger, «le monde est confronté à un environnement de sécurité internationale qui est sans doute plus volatile qu’à aucun moment depuis la Seconde Guerre mondiale» et, selon lui, «l’ordre libéral que beaucoup d’entre nous ont pris pour acquis est de plus en plus menacé de l’intérieur et de l’extérieur», avant d’ajouter qu’il «il était important de trouver des moyens de défendre et de renforcer les valeurs fondamentales de l’Occident et les institutions d’un système international fondé sur des règles.»

La délégation américaine, emmenée par le vice-président Mike Pence, et les secrétaires à la Défense et à la Sécurité intérieure James Mattis et John Kelly, était sur la défensive cherchant à expliquer et à convaincre les nouvelles orientations de la Maison Blanche concernant la nouvelle politique étrangère américaine très contestée par les européens.

Côté européen, ce sont la Chancelière allemande Angela Merkel et la chef de la diplomatie européenne Frederica Mogherini, ainsi que le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, qui ont eu la lourde tâche d’opposer une fin de non-recevoir aux récentes velléités de Washington, en argumentant que le pire scénario pour l’Europe serait une administration américaine poursuivant une politique aboutissant à la désintégration de l’Europe, insistant au passage que tout accord entre les États-Unis et la Russie ne devait pas se faire aux dépens de l’Europe, et ont unanimement signifié que l’Europe ne soutiendra pas de nouvelles sanctions contre Téhéran si les États-Unis rompaient unilatéralement l’accord sur le nucléaire iranien.

D’ailleurs, au troisième jour des travaux du MSC2017, le dossier iranien était largement débattu, notamment en présence du ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov et son homologue chinois Wang Yi. Et si le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, a saisi l’occasion de critiquer une nouvelle fois l’accord sur le nucléaire iranien, son homologue saoudien, Adel al-Jubeir, s’est joint quant à lui à la symphonie israélienne, estimant que l’Iran «faisait partie du problème et non de la solution» et a rejeté tout dialogue avec Téhéran dans l’immédiat, ce à quoi le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a immédiatement répliqué : «L’Iran n’est pas influencé par les menaces, a déclaré. L’Iran réagit très bien au respect. Nous ne réagissons pas bien aux menaces.»
Si de larges divergences demeurent entre les participants des deux Conférences, à Bruxelles et à Munich, concernant les points de vue politiques et moyens de régler les crises au Moyen-Orient, un seul point a fait l’unanimité lors des deux rendez-vous internationaux, il s’agit de la lutte antiterroriste et le combat contre Daech dans lequel le Maroc est un acteur mondial respecté pour ses prises de position et son grand professionnalisme dans le traitement –pas uniquement sécuritaire- de ces questions d’intégrisme qui virent à la violence.

Abdellah EL HATTACH


Téléchargez le programme et la liste des participants ici. Des photos et des vidéos de la conférence sont disponibles dans cette médiathèque. Vous trouverez également des transcriptions de nombreux discours ainsi que des citations clés faites lors des débats. Consultez les revues de presse et les analyses des débats de Munich pour en savoir plus sur Munich Security Report, un rapport annuel sur les principaux enjeux de la sécurité internationale publié dans la perspective de la conférence de Munich. Un résumé des débats lors de l’événement traditionnel de lancement du MSC, où, le 13 février, le président du MSC, Ischinger, a présenté les thèmes de la prochaine conférence de Munich sur la sécurité, est disponible ici.
Nous avons également résumé dans la colonne de droite toutes les informations relatives à la conférence de Munich sur la sécurité de cette année.

Paul Ryan à Ryad, une visite à forte connotation sécuritaire et militaire

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Le président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, Paul Ryan, actuellement en visite à Ryad, a eu des entretiens de haut niveau avec les plus grands responsables de l’Arabie saoudite.

Reçu respectivement par le Roi Salmane, le Prince héritier Mohammed Ben Nayef et le vice-Prince héritier Mohammed Ben Salmane, Paul Ryan était accompagné d’une très forte délégation comprenant plusieurs Congressmen, notamment le Président de la Commission des Forces armées et député de l’Etat du Texas William Mac Thornberry, le Président du Comité des Renseignements et député de la Californie Devin Newns, le député de l’Ohio Michael Turner, le membre de la Chambre des représentants pour New York Gregory Mix, le député de South Dakota Christie Noam, le membre de la Chambre des représentants du Wisconsin Ron Kind, le membre de la Chambre des représentants du Texas Will Hurd, le chef adjoint du Cabinet du Président de la chambre Jonathan Perks et l’ambassadeur américain à Ryad Joseph Westphal.

US Speaker of the House of Representatives Paul Ryan shakes hands with the Custodian of the Two Holy Mosques King Salman. (SPA)
US Speaker of the House of Representatives Paul Ryan shakes hands with the Custodian of the Two Holy Mosques King Salman. (SPA)

Du côté saoudien, ont assisté à ces réunions, le ministre d’Etat le Dr. Mousaed Ben Mohammed Al-Aiban, le ministre de la Culture et de l’Information Dr. Adel Ben Zaid Altoraifi, le ministre des Affaires étrangères  Adel Al-Jubeir et le Directeur du renseignement, le Général Abdelaziz Houirni.

La présence fort remarquée du Président de la Commission US des Forces armées et celle du Président du Comité US des Renseignements, ainsi que du Général Abdelaziz Houirni, patron du renseignement saoudien, sont des indicateurs que les audiences n’ont pas été juste protocolaires mais que les échanges sont allés dans le fond de la coopération sécuritaire et militaire bilatérale entre Washington et Ryad.