Abdellatif Jouahri

Intelligence économique : Jouahri se plug aux Douanes

Key Points

  • Bank Al-Maghrib a signé une convention avec l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) visant au partages de donnés, d’études et de travaux de recherche à caractère économique et financier.
  • Abdellatif Jouahri renforce le développement d’un pôle d’expertise économique et financière dans le cadre du plan stratégique 2019-2023.

Que se passe-t-il ?

Bank Al-Maghrib et l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) ont signé, jeudi, une convention de partenariat ayant pour objectif la mise en place d’un cadre formalisé pour l’échange de données et d’expériences dans les domaines d’intérêt commun des deux institutions, annonce une dépêche de la MAP.

Ce nouveau cadre de coopération permettra l’échange de données et l’accès aux informations et études produites par les deux institutions dans le cadre de leurs missions respectives, indique le communiqué conjoint des deux institutions.

Pourquoi est-ce important ?

En plus de son rôle de régulation du marché financier et et la préservation de la valeur du dirham, Bank Al-Maghrib est en charge de l’élaboration et la publication des statistiques monétaires du pays, l’élaboration d’un certain nombre de rapports notamment le rapport remis annuellement au roi Mohammed VI.

Abdellatif Jouahri, est devenu au fil du temps une personnalité influente dans le paysage médiatique en ce qui concerne la conjoncture économique du pays. Une posture qui s’est révélée avec sa sortie tonitruante, annonçant le report de la libéralisation du dirham contre l’avis de l’ancien ministres des finances Mohamed Boussaid. Ses conférences de presse, désormais diffusées en directe sur les réseaux sociaux, sont devenues de véritables évènements médiatiques. Sa disponibilité et le ton marocain du grand oncle, font de lui un excellent client de la presse.

Jouahri fait face à plusieurs défis et à des ruptures historiques, notamment la relance économique post-Covid, la pression européenne sur le dossier de blanchiment et la monnaie digitale. C’est dans ce contexte qu’il a prévu, dans son plan stratégique 2019-2023, le développement d’un pôle d’expertise économique et financière.

La présente convention avec la douane est un exemple de partenariats à travers lesquels, BAM souhaite consolider une remontée d’information fiable et rapide à même de permettre d’accroître la robustesse de l’analyse économique et de la stabilité financière mais aussi de renforcer les techniques de contrôle.

Votre Briefing du Jeudi

#1 – Couvre-feu Ramadanien : les marocains résignés à moitié

La communication déplorable du gouvernement a mis les marocains en émoi à l’annonce du couvre-feu nocturne durant le Ramadan. Le vide laissé par le Chef de gouvernement Saad Dine El Otmani et le ministres des affaires religieuses, Ahmed Toufiq, a créé une grande confusion profitant à des mouvements répertoriés extrémistes. Du pain béni pour Hassan al-Kettani, qui entre deux posts sur les tarawih, glisse une menace de déstabilisation à la Jordanienne. Cette troisième vague semble mal supportée par les populations, de par le monde, lassées et épuisée des mesures de restriction sanitaires et les contradictions générées par le grand écarts des gouvernements impuissants devant l’ampleur de la menace économique, sociale et sécuritaire.

Au Maroc, la campagne de vaccination et une grande flexibilité des autorités acquise au fil du temps, ont certes amélioré les libertés de circulation et la vie sociale en comparaison avec les pays européens, mais la menace économique est très importante. Dans l’absence d’aides directes, de plan volontariste et puissant de relance Saad Dine El Otmani, a fini par grippé à la machine de production au risque de mettre en équation la paix sociale du pays.

Fait insolite en relation avec le couvre-feu Ramadanien, le président de la Commune de Louta, près d’Al Hoceïma, Mekki El Hannoudi, a annoncé sur sa page Facebook, qu’il allait permettre aux habitants de sa commune qu’il allait les laisser sortir jusqu’à onze heure du soir et qu’il en assumerait les conséquences. A des fins purement électoralistes, cet usfpéiste prend le risque de créer un mouvement de désobéissance au niveau national.

#2 – Les images des arrestations violentes des jeunes manifestantes émeuvent les femmes au Maroc

Les autorités publiques perdent pour la seconde fois la bataille de l’image face à un mouvement des enseignants contractuels, de plus en plus organisé et de plus en plus imprévisible. Les vidéos de l’arrestation ciblée de deux jeunes femmes , identifiées comme leaders du mouvement ont choqué de par leur violence. Des scènes que les féministes n’ont pas voulu laisser passer. Elles rappellent que trop les violences quotidiennes dont sont victimes les femmes marocaines. Militantes de gauche, actrices ou collectif Masaktach ont exprimé sur les réseaux sociaux leur colère et ont demandé la libération immédiate de ces jeunes femmes dont Nezha Majdi qui avait dénoncé le harcèlement et les agressions sexuelles des forces de l’ordre dans une précédente manifestation.

20 manifestants sont tours en état d’arrestation.

#3 – Cryptomonnaie : Benchaaboun calme les ardeurs de Jouahri

Le Benkirane de l’économie et des finance, Abdellatif Jouahri, qui à force de vouloir vulgariser Keynes, sa langue a fourché le mardi 24 mars en traduisant «Souverain» par «Moul Chi» créant une dangereuse confusion sur un dossier aussi sensible que celui des ententes des pétroliers, s’est fait corriger par Mohammed Benchaaboun sur les cryptomonnaies.

«La crise a démontré que le digital et le numérique vont prendre de plus en plus d’importance, pas uniquement dans les domaines du commerce et des échanges, mais également sur le plan monétaire. J’ai dis à mes équipes que nous devons absolument être agiles et proactifs», avait déclaré tout sourire le gouverneur de la banque centrale.

Notre Binebine de l’économie avait également assuré les médias qu’il avait mis sur pied un comité, «en bonne et du forme, dont les membres se dédient à cette problématique, avec pour mission d’identifier et d’analyser les avantages».

Mais, comme les transformations consomment beaucoup de bande passante, un luxe que le Ministre de l’Economie et de Finance semble ne pas en disposer pour le moment, vu les montagne de problèmes plus urgentes à traiter, Benchaaboun décide de mettre fin au débat par une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Une vidéo sur laquelle les logos du Ministère et celui de BAM ont bien été mis en évidence, une voix off nous explique la dangerosité de l’investissement dans la cryptomonnaie.

«Intaha Al Kalam».

#4 – Le Maroc dézingue, Moul El Bendir, le Chef de la gendarmerie des séparatistes … par le biais d’un drone de combat chinois

Le héros national s’appelle désormais, Wing Loong 1, un drone de combat d’altitude de croisière moyenne et de longue autonomie (MALE), construit par l’entreprise chinoise China Aviation Industry Corporation.

Dah El Bendir, le chef du corps de la «gendarmerie» du groupe séparatiste du Polisario, qui tentait une incursion dans la région de Touizgui en territoire marocain, en tête d’une milice armée, a été abattue mardi 7 avril par les Forces Armées Royales par le drone Wing Loong 1.

Il s’agit de la première opération du genre à être médiatisée en raison du grade de la cible.

La presse officielle a pleuré Dah El Bendir, le qualifiant de martyre.

#5 – La séduction à la française, salie par #MeToo

Depuis le début de l’année, rappel The New York Times, un certain nombre d’hommes puissants dans certains des domaines les plus importants de la France ont fait l’objet d’accusations directes et publiques d’abus sexuels et d’insecte. La plupart de ces accusations ont surgi après des années de silence. L’effet a été immédiat, des enquêtes officielles lancées, des accusés ont perdu leur poste et d’autres ont été purement et simplement bannis de la vie publique.

La liste des noms est déjà longue et s’allonge : Gérard Depardieu, la plus grande star de cinéma française, Gérald Darmanin, le puissant ministre de l’Intérieur, Olivier Duhamel, un intellectuel éminent, Richard Berry, un acteur célèbre et PPDA, ancien roi des JT.

Ces accusations ont également conduit à repenser la masculinité française, y compris l’archétype des Français en tant que séducteurs irrésistibles, souligne Natasha Frost, journaliste au NYT.

#6 – Une large campagne appelant au boycott des E.A.U trouve son échos en Arabie Saoudite

Le hashtag مقاطعه_الامارات# ( Boycott des Emirats ) est un trending twitter dans plusieurs arabes depuis mardi 6 avril. Il s’agit de la première campagne digitale de boycott d’un pays arabes jamais lancée sur les réseaux sociaux. Israël et la France ont souvent fais les frais de mobilisations de ce genre.

Les lanceurs de cette campagne ont trouvé le liant idéal : la Palestine et le rapprochement entre MBZ et Netanyahu. Mais les véritables raisons sont d’ordre géopolitique et économique.

Le plus surprenant et que l’analyse de cette campagne révèle que plus de 60% des utilisateurs avaient des adresses IP saoudiennes. Le Yémen, la Libye, l’Algérie et le Koweït viennent après.

La crise en Jordanie, les difficultés dans lesquels est confronté Sissi en Egypte, la reconsidération du dossier iranien sont des signaux d’une reconfiguration en cour de la géopolitique de la région MENA.

Coronavirus : Abdellatif Jouahri appelle les établissements de crédit à suspendre la distribution des dividendes

Afin de pouvoir jouer pleinement leur rôle dans le financement de l’économie durement impactée par la pandémie, grâce entre autres à des fonds propres suffisants, les banques et autres sociétés financières ont été invitées par Bank-Al Maghrib à suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toute distribution de dividendes au titre de l’exercice 2019.

La gouverneur de la banque centrale, Abdellatif Jouahri, annonce dans un communiqué, avoir invité les établissements de crédit à conserver des fonds propres suffisants pour faire face aux effets de la crise pandémique du Covid-19, et préserver ainsi leur capacité d’octroi de financement dans ces circonstances exceptionnelles.

M. Jouahri a ainsi appelé ces établissements à suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toute distribution de dividendes au titre de l’exercice 2019 et de renforcer leur rôle dans le financement de l’économie.

Il est noté que Bank Al-Maghrib BAM a déjà adopté un ensemble de mesures de politique monétaire et prudentielles visant à faciliter l’accès au crédit bancaire au profit à la fois des ménages et des entreprises.

Abdellatif Jouahri, assure dans son communiqué que la banque centrale continuera de suivre de près les implications de la crise sanitaire sur l’économie nationale et le système financier et prendrait, le cas échéant, les mesures nécessaires pour y faire face.

Le roi Mohammed VI loue les compétences de Abdellatif Jouahri et fustige le GPBM

Dans un discours très attendu à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire d’octobre, et au lendemain du remaniement ministériel, le Roi Mohammed VI a défendu le droit des jeunes à accéder au financement. Le souverain qui a loué la solidité du système financier marocain grâce à la qualité et le travail des organes de régulations, a fustigé les banques marocaines au sein desquelles subsistent encore des mentalités qui entravent le développement et l’investissement.

Lire ici

Programme de privatisation : La dream Team de Mohammed VI

Le roi Mohammed VI a choisi la dream team qui a va être en charge de la mise en oeuvre du programme de privatisation annoncé en 2018. Une dream team composée de femmes et d’hommes qui ont tous un point commun : la discrétion et le sérieux. S’agit-il d’un signal aux différents responsables réputés pour leur médiocrité et leur incompétence à la veille d’un séisme politique salutaire ?

Lire ici

Bank al-Maghrib réagit à une communication frauduleuse concernant Abdellatif Jouahri

Plusieurs personnes ont constaté la présence dans leur courrier électronique d’un message en provenance d’un certain «Abdellatif Jouahri» invitant les destinataires à effectuer les démarches nécessaires pour être reconnus bénéficiaires d’un compte bancaire d’un montant de 34,5 millions d’Euros qui n’aurait pas été mouvementé depuis 3 ans et qui risque de passer sous la tutelle du trésor public si aucun ayant droit ne se manifeste.

Pour lever tout équivoque et parer à toute mauvaise interprétation, Bank Al-Maghrib a publié ce vendredi un communiqué dans lequel la banque centrale du royaume tient à préciser que le Gouverneur Abdellatif Jouahri, «n’est d’aucune manière l’expéditeur de ce courrier.»

Bank Al- Maghrib dit décliner «toute responsabilité par rapport au contenu du message.»

L’institut d’émission ne précise cependant pas si une quelconque enquête a été ouverte ou si le parquet a été saisi pour élucider cette affaire pour le moins louche.

En l’absence de Fouad Ali El Himma, Jouahri et Jettou esquissent un sombre tableau de la situation socio-économique du Maroc

En pointant du doigt dans son discours du trône ceux qu’ils a désignés comme des «négativistes, nihilistes et autres marchands d’illusions» qui usent «du prétexte de certains dysfonctionnements pour attenter à la sécurité et à la stabilité du Maroc ou pour déprécier ses acquis et ses réalisations», le roi Mohammed VI reconnaît «l’ampleur du déficit social et les modalités de réalisation de la justice sociale et territoriale» qui sont parmi les principales raisons qui ont incité le souverain à appeler au renouvellement du modèle de développement national. Le roi Mohammed VI, qui rappelle qu’il «est insensé que plus de cent programmes de soutien et de protection sociale, de différents formats [mobilisant] des dizaines de milliards de dirhams, soient éparpillés entre plusieurs départements ministériels et de multiples intervenants publics», dénonce cette pratique selon laquelle «les programmes [sociaux] empiètent les uns sur les autres» péchant par manque de cohérence jusqu’à ne pas parvenir à cibler les catégories effectivement éligibles. «J’ai le sentiment que quelque chose continue à nous faire défaut en matière sociale» a martelé le souverain ! Pour arriver à ce constat, le roi s’est appuyé sur deux rapports : le premier du Gouverneur de la Banque centrale, Abdellatif Jouahri, le second de Driss Jettou, président de la Cour des comptes, tous deux présentés au souverain le jour-même du discours du trône dans deux audiences séparées au siège de la préfecture d’Al Hoceima.

Lire ici